
A moins de 100 jours du 1er tour des élections présidentielles, quel bilan tirez-vous des « années Sarkozy » pour notre bassin d'emploi ?
- Tout d'abord, permettez-moi de présenter mes meilleurs voeux de bonheur, santé et réussite aux salariés, aux retraités et aux chômeurs de notre bassin de vie pour 2012, ainsi qu'à leur famille. Pour que 2012 soit bénéfique à tous, il est certain que la question de l'emploi est souvent primordiale. A 3 mois des élections présidentielles, le bilan des années Sarkozy sur notre bassin est marqué par une forte dégradation de la situation. Nous avons subi des plans sociaux chez Olympia, chez Cycleurope, à la SIRC parmi d'autres exemples, sans oublier les multiples structures moins importantes en nombre de salariés où les licenciements ont été nombreux. Face à cette "purge", nous ne constatons que peu de créations. Certes, sur la zone commerciale de la Belle-Idée, nous observons quelques créations, mais il s'agit essentiellement d'emplois à temps partiel avec de maigres salaires. Sur cette zone, beaucoup de magasins déjà implantés à Romilly sont venus s'installer et nous sommes loin des promesses qui annonçaient des nouvelles enseignes. D'un point de vue plus général, au niveau de la ville, le maire n'a pas tenu ses engagements sur cette question.
Justement, comment jugez-vous l'attitude des responsables des collectivités territoriales sur la question de l'emploi ?
- Je ne prendrai que l'exemple du Joint Français où les salariés se battent pour défendre leur outil de travail. Les responsables de la Communauté de Communes sont totalement absents, notamment Guy Allart qui n'a rien fait ni vis-à-vis de la puissance publique, ni envers l'entreprise alors qu'il est question d'une fermeture à Maizières pour un transfert des emplois en région parisienne. En fait, nos élus de droite ont un double discours, officiellement, ils sont les défenseurs de l'emploi avec des slogans tel le fameux « travailler plus pour gagner plus ». Dans les faits, aucun ne se préoccupe des emplois industriels. A titre personnel, j'ai subi les foudres d'Eric Vuillemin m'accusant d'avoir brûlé son effigie au cours d'une manifestation. Bien sûr, ceci est totalement faux mais au regard de ce que je représente, il veut criminaliser l'action syndicale. C'est totalement inacceptable.
Votre opinion sur le cas Sodimédical ?
- Il s'agit là d'un cas typique où les salariés veulent conserver leur emploi, travailler au pays, alors qu'il est question de délocalisation. Je suis allé les soutenir le 18 janvier. L'Etat a volé au secours de la direction en envoyant les forces de l'ordre. Il est inadmissible que les salaires ne soient pas versés. Une fois de plus, l'attitude de certains élus a été lamentable. Le président du Conseil général Adnot et le ministre Baroin auraient pu intervenir pour faire payer une avance sur les salaires. Nous avons même vu M. Adnot demander aux salariés d'accepter le plan social contre un soutien du Conseil Général. C'est tout dire...