Une trentaine de personnes ont participé, le 22 octobre dernier, au premier rendez-vous, organisé par notre collectif citoyen sur la vie associative à Romilly.- Etaient notamment représentées les associations Radio Aube et Seine, Rs10 culturisme, RS10 tennis de table, RS10 billard, RS10 foot, la CGT, Main à Main, ESC Portugais, l'ANACR...
- Dany Bouteiller a rappelé la vocation de l’espace citoyen « Romilly, une ville pour tous » qui souhaite être un mouvement au sein duquel se retrouvent les habitants de notre commune, soucieux d’investir la vie locale. Depuis sa création, une des valeurs affichées par notre collectif est l’associativité. La présence de nombreuses associations dans notre cité est un signe rassurante quant à la volonté de chaque citoyen de vouloir agir pour le développement d’une activité utile à l’épanouissement de tous. L’histoire de Romilly est riche sur le plan associatif, notamment grâce aux politiques mises en œuvre au cours de la seconde moitié du XXème siècle. De belles réussites ornent un glorieux passé, telles que le conservatoire municipal, la Maison des jeunes et de la culture, l'USMR …. Le bénévolat a permis le succès d’associations véhiculant une image positive de notre ville, bien au delà des « frontières » départementales, régionales et parfois nationales.
- Or, nous constatons, depuis les dernières élections municipales, que la nouvelle municipalité ne répond plus aux attentes de nos associations, notamment en réduisant leurs moyens. Les dirigeants, encadrants, pratiquants, que nous rencontrons, ne cachent pas leurs inquiétudes, colères et désarroi. Ils ne se sentent plus soutenus et certains envisagent même de quitter notre ville.
Faute de moyens matériels et financiers, la vie associative est, à terme, condamnée !
- Notre espace offre à chacun la possibilité de s’exprimer et nous tenons à développer des lieux de rencontres, de débats, ouverts à tous les acteurs. Cette première réunion avait pour objectif de dresser un premier état des lieux, d’établir ensuite un bilan et un état des besoins de toutes les activités : sport, culture, caritatif, syndical, mémoire… Enfin de collaborer jusqu’à l’établissement de propositions.
- Christian Barthélemy a rappelé les premières actions enclenchées par la municipalité à l’encontre des associations : hausse de la tarification du conservatoire ; pour le RS10, qui a engagé une procédure auprès du tribunal administratif : refus au premier abord de payer les 30 000 € dus par la ville, non respect des conventions signées avec leurs prédécesseurs, contrainte pour le RS10 foot « d’émigrer » au stade des Droits de l’Enfance...
- L’AFM Romilly, malgré une « rallonge » de sa subvention ne bénéficie toujours pas de l’aide financière méritée au regard de l’évolution de son équipe fanion au niveau régional. La MJC fut l’objet d’attaques envers les Rabardels. L’opération « Quartiers en fête » qui réunissait de nombreux enfants des quartiers populaires a été supprimée sans explication. Le CAP n’a du qu’à une forte réprobation de ses dirigeants de se voir rétablir 500 € sur sa subvention. Aujourd’hui, ce sont aussi les associations de l’aérodrome et la radio Aube et Seine de faire les « frais » de la politique municipale et du conseil communautaire. La piscine municipale a été fermée sans aucune concertation et, à ce jour, on ignore toujours le projet et l’emplacement retenus.
- On peut également ajouter les problèmes de locaux surgis récemment : 3 000 € de loyer annuel réclamé pour le RS10 billard, remise en cause de l’hébergement d’associations du monde syndical, combattant ou autres à la Bourse du travail, Romilly-Patrimoine « invitée » à quitter les locaux de Barbara et à rechercher un autre local. Les récentes assemblées générales des associations revendiquent toutes des moyens matériels, financiers et humains afin de réaliser normalement leurs activités, alors que dans un récent courrier adressé aux présidents des associations, la municipalité écrivait :
« Par ailleurs, conformément au nouveau Code de la Propriété des Personnes Publiques, il s’avère que certaines des mises à disposition (installations et équipements municipaux, personnels, véhicules matériels divers…) seront désormais assujetties à une participation financière de la part des associations. »
- Lors des nombreux échanges et doléances exprimées au cours de cette réunion, nous constatons que : 180 associations existent dans notre ville et on atteint un chiffre proche de 300 en comptabilisant les sections des clubs (20 pour le RS10 par exemple). Impressionné par les installations sportives créées dans les années 1960-80, le monde associatif ressent un manque de respect de la part des élus locaux. On ne les écoute pas ! Tout dirigeant donne de son temps, de son argent et ne bénéficie d’aucune considération.
- Radio Aube et Seine manque cruellement de moyens avec des locaux insalubres et sans soutien. La municipalité favoriserait CANAL 32 au détriment de R.A.S. La Bourse du Travail, symbole de l’histoire ouvrière de Romilly, doit bénéficier d’un bâtiment et de locaux dignes ! Les bureaux des syndicats sont pratiquement insalubres et parfois sans chauffage. Si la Bourse du Travail est transférée malgré l’opposition des syndicats qui refusent une « délocalisation » et désirent simplement une réhabilitation aux normes du bâtiment, que restera-t-il dans le centre ville ? Romilly-Patrimoine s’est, en partie, installé, chez Aube-Chaussettes .
- La municipalité a mieux à faire que de s’occuper du monde associatif. Pourtant, une vie associative riche permet d’améliorer l’image d’une ville, de mettre en valeur son dynamisme, et offre un atout fort pour attirer de nouvelles entreprises et habitants. Notre ville devient « triste », nous sommes loin du prix de « la ville la plus sportive de Champagne Ardenne » décerné au début des années 80. Le RS10 billard ne dispose pas des moyens financiers pour régler le loyer du local proposé et quid de l’électricité, du chauffage ? Totale méconnaissance des élus de l'actuelle majorité envers les contraintes imposées par les fédérations sportives. Le projet du stade des Hauts-Buissons est à relancer. La piscine doit être réhabilitée et bénéficier d’une extension sur le site actuel, à proximité immédiate de 2 500 élèves, tous établissement scolaires confondus, choix d’ailleurs exprimé par les romillons lors d’un sondage. La fermeture de l’école Eugénie-Cotton est programmée.
- Neuf cents jeunes pratiquent une activité sportive au sein du RS10, que deviendront-ils si ce club disparait ? Une nouvelle inquiétude apparait sur l’avenir des organisations avec les récents projets politiques de réforme des collectivités territoriales (département, région), risquant de remettre en cause les subventions allouées par ces collectivités. Les associations déplorent également l’absence fréquente de représentants de la municipalité lors des assemblées générales des sections et clubs.
- Parmi les premiers besoins exprimés, celui de locaux, d'équipements et de soutiens financiers apparaissent les plus criants, notamment pour la piscine, la salle de gymnastique, la salle de billard, celle du tennis de table ; la construction du stade des Hauts-Buissons...
- Une commission chargée d’élaborer un questionnaire à l’intention de tous les dirigeants, afin de réaliser un état complet des besoins a été constituée. Elle est composée de : Didier Zavoli, Maurice Protat, Dany Bouteiller et de Christian Barthélemy.
Une prochaine réunion fera le point de leurs recherches et travaux.
Compte-rendu réalisé par André Diot