
- Il avait adressé un voeu au maire afin que le conseil municipal en débatte et se prononce contre ce mauvais coup. Pour toute réponse, E. Vuillemin a fait état de courriers échangés depuis février dernier avec le recteur et l'inspecteur d'académie, ajoutant que l'association des Maires de France, présidée par le député-maire UMP, Jacques Pélissard, faisait tout son possible pour arrêter la désertification scolaire.
- Se disant "effondré" par les suppressions de postes, le maire n'a pas pour autant accepté de mettre aux voix le voeu du collectif, suivi par toute la droite municipale. On aurait été surpris du contraire à entendre Eric-le-fataliste : "plus rien ne peut évoluer, la carte est figée et les lycées et collèges ne sont pas du ressort de la ville". Il ne faut donc pas compter sur la majorité municipale pour défendre les intérêts des lycéens et collègiens de notre ville. Dans ce dossier, elle n'a fait que brasser mollement du vent. Cette inertie est à mettre en parallèle avec d'autres municipalités de gauche qui mouillent la chemise en se battant pied-à-pied contre la casse de l'Education Nationale organisée par le gouvernement.
- Mais qu'attendre d'une municipalité UMP, dont l'adjointe UMP M.-T. Lucas soutient la politique gouvernementale - soutien qu'elle a d'ailleurs clairement affiché par ses votes au conseil d'administration du lycée Joliot-Curie - et la met en oeuvre à Romilly, tout comme au Conseil régional. Joë Triché et Claude Maitrot ont regretté cette situation et poursuivront la bataille engagée avec le collectif.
- Les parents d'élèves de la FCPE, arborant des pancartes "suppressions de postes = municipalité complice", ont bruyamment marqué leur réprobation et applaudi à une sortie de la salle du maire (qui ne doit pas assister aux débats sur le compte administratif). Tout un symbole.