25/05/2012

STOP A FRANCOIS BAROIN !

Le député UMP et ex-ministre du budget, de l'économie, des finances et de l'industrie François Baroin affiche un bilan catastrophique à la fin de son mandat.

- Alors qu'il s'agira d'élire le représentant de la 3ème circonscription de l'Aube les 10 et 17 juin, un rappel de l'action du député s'impose. François Baroin n'a absolument rien fait pour s'opposer aux délocalisations d'entreprises, source de milliers de chômeurs supplémentaires. Dans sa circonscription, le dossier SODIMEDICAL en est un triste exemple. Alors que le plan social est rejeté par tous les jugements des tribunaux, la justice n'est pas appliquée et les salaires ne sont pas versés.

- Avec un cynisme non dissimulé, le maire de Troyes a refusé de voter une aide financière exceptionnelle de soutien aux employés avec sa majorité municipale, ce qui traduit un sens de la solidarité et de l'humanité inexistant. Au cours de sa législature, il n'a fait que soutenir les mesures les plus injustes contre les salariés et les citoyens, organiser la casse du service public (et l'emploi dans ce domaine avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux). Il a également apporté son concours au plan d'austérité qui a mené à la récession, à la crise et développer la précarité.

- En tant que député puis ministre, François Baroin a apporté sa caution à la réforme des retraites, à la hausse de la TVA, la privatisation d'E.D.F, le déremboursement des médicaments, la défense du bouclier fiscal supplanté par la suite par l'allègement de l'impôt sur la fortune, et a fait payer l'impôt à 200 000 foyers modestes supplémentaires alors qu'ils en étaient exonérés. La circonscription à laquelle appartient notre ville doit se mobiliser pour empêcher un nouveau mandat du candidat U.M.P Alors que le changement de Président de la République a soulevé l'espoir d'une nouvelle politique, élire François Baroin serait un frein à la réussite du changement.

PARC DE L'AERODROME : OU SONT LES 250 EMPLOIS PROMIS ?

Moulte fois annoncés dans la presse par le maire, le président de la Communauté de communes, le promoteur, les emplois promis se font bien attendre.

- En 2007, quand le projet de la 1ère tranche d’aménagement commercial de la Belle-Idée a été adopté, des dizaines d’enseignes nouvelles étaient annoncées sur cette zone. De tout cela, pour l’instant, rien n’a vu le jour. Pourtant, tout ce que les promoteurs ont exigé, ils l’ont obtenu. Des prix de terrains les plus bas de l’Aube, la suppression des activités aéronautiques qui, soi-disant, gênaient la venue d’entreprises, une fiscalité, pour ces dernières, la plus basse des intercommunalités du département.

 - Aujourd’hui, s’il n’y avait pas eu les tranferts d’activités du centre de Romilly vers cette zone, ce serait un désert. Des transferts qui engendrent un déséquilibre de plus en plus criant entre le centre-ville et la Belle-Idée.Certes, le chômage, les bas salaires, la précarité et les difficultés de vie des ménages sont les causes profondes d’une mort lente du petit commerce. Mais malgré tout, on ne peut pas oublier les choix politiques, faits dans les années 2005, de faire de l’aérodrome une grande zone commerciale sans mettre de barrière à ces transferts d’activités. A cette époque, nous avons été les seuls à dénoncer ces choix et à alerter sur les dangers qu’ils faisaient courir pour le centre-ville.

 - Et maintenant, force est de constater que les membres de la majorité municipale et du conseil communautaire, en bons libéraux qu’ils sont, ne s’y opposent pas. Mieux, ils contribuent eux-mêmes par leurs choix à aggraver une situation déjà bien périlleuse pour le petit commerce. Leur volonté de transférer l’activité cinématographique de l’Eden sur le parc de l’aérodrome, avec la réalisation d’un multiplexe le démontre. Notre bataille avec vous pour s’y opposer nous fait gagner du temps puisque ce projet annoncé pour 2013 semble reporté en 2015.Mais attention, il menace toujours. D’où la nécessité de rester vigilants et de mobiliser. Nous comptons sur vous car, sans vous, rien ne sera possible.
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh.

20/05/2012

LEGISLATIVES : LA CGT ORGANISE UN DEBAT


Le mercredi 6 juin sera sans doute un moment fort de la campagne des élections législatives à Romilly.

- En effet, l'union locale CGT a décidé d'initier un débat public en invitant les candidats déclarés dans la 3ème circonscription de l'Aube.

- Les candidats seront invités à faire part de leurs positions sur les dix revendications du syndicat : revalorisation des salaires, minimas sociaux et pensions, contrôle des aides publiques aux entreprises, contraintes de celles-ci pour une alternative aux licenciements, suppression des exonérations sociales et fiscales sur les heures supplémentaires, arrêt des suppressions d'emplois, développement des politiques publiques, réforme de la fiscalité, création d'un pôle public financier, taxation des mouvements spéculatifs et éradications des paradis fiscaux, mise en place d'un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.

- A quatre jours du premier tour, dans un bassin d'emploi marqué par les conflits sociaux chez Sodimédical et le Joint Français notamment, la confrontation des avis de chaque candidat permettra de préciser si nécessaire certains points.
 Le débat se déroulera à partir de 18 heures au foyer Ambroise-Croizat.

12/05/2012

HOMMAGE A ANDRE DIOT


Notre Ami André Diot est décédé au mois de juillet dernier, vaincu par une cruelle maladie. Aussi, les membres de l'espace citoyen, "Romilly, une ville pour tous" ont décidé de lui rendre hommage.

- Nous connaissions André de longue date mais c'est au cours de la campagne des élections municipales en 2008 que nos liens se sont resserrés, André était candidat sur la liste d'union PCF-PS-MRC. Malgré notre défaite, il ne se résigna pas et avait décidé de poursuivre le combat avec ses amis de  l'Espace citoyen, qui suivent l'évolution politique de notre ville. André y prit une part active et apporta sa toujours très intéressante contribution.

- Homme intelligent, calme et passionné, il se battait pour une société empreinte de solidarité, source de justice et de liberté par l'autonomie des plus défavorisés. Il appartenait à ceux pour qui la responsabilité doit primer sur le sécuritaire, qui veulent promouvoir des changements économiques, sociaux et politiques afin de transformer  une société où chacun puisse vivre du mieux possible,  avec cette volonté quotidienne d'imposer la justice sociale. Engagé par ailleurs dans l'associativité, André défendait la conviction que le sport et la culture sont des éléments d'épanouissement, une ouverture qui favorise la tolérance.

- Aujourd'hui, nous continuons notre combat sans lui mais ses amis ne l'ont pas oublié et, en présence de son épouse Maud, nous avons déposé une plaque commémorative, signe de notre amitié et de notre reconnaissance.
Dany Bouteiller

02/05/2012

PREMIER MAI UNITAIRE A ROMILLY


Plus de 200 personnes ont été recensées dans les rues du centre-ville de notre ville en ce 1er mai.

- Au nom des syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA, Christophe Latrasse a dressé un rappel historique de ce jour de résistance et rappelé la situation de l'emploi dans notre département où le nombre de chômeurs est passé de 10 000 en 2007 à plus de 22 000 actuellement. Ce rassemblement fut aussi l'occasion de faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, demandeurs d'emploi, jeunes et retraités, et d'exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés.

- La crise ne doit pas être un prétexte pour remettre en cause le système social. Une politique de croissance est indispensable, elle passe par la hausse du pouvoir d'achat et la création d'emploi. A l'opposé, les pressions sur les salaires et les licenciements ne peuvent que la fragiliser, en multipliant les situations de précarité qui touche un nombre croissant de salariés et provoque une pauvreté intolérable. Il n'y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer.

- D'autre part, un service public de qualité doit être promu et les droits des salariés développer, au besoin en passant par d'autres actions pour faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social. Les provocations de Sarkozy sur le thème du vrai travail ont sans doute renforcé la mobilisation. A Romilly-sur-Seine, les manifestants n'ont laissé ni la droite, ni l'extrême-droite salir cette journée internationale de luttes forte de plus d'un siècle d'histoire du mouvement ouvrier, de résistance et de conquête sociale.

27/04/2012

NOUVELLES AMBITIONS POUR LA CGT


Lors du dernier congrès de l'Union locale (secteur Romilly-Nogent) de la Confédération Générale du Travail, le syndicat a fait le constat d'une nouvelle dégradation de l'emploi industriel au cours de trois dernières années dans notre bassin de vie.

- L'action des salariés de Sodimédical a été soulignée et la CGT s'est indignée du refus des villes de Romilly, Nogent et Troyes d'apporter toute aide financière à celles et à ceux qui se dépensent pour le maintien de leur outil de travail dans l'Aube. Une fois de plus, il semble que la politique de casse de l'emploi leur convient.

- Christophe Latrasse (notre photo), nouvellement élu secrétaire général de l'Union locale (Yves Lévêque trésorier et Alex Briquet secrétaire) a déclaré ne pas être surpris par l'attitude d'Eric Vuillemin qui, dès 2008, s'affichait avec le patronat à qui toute présence de structure de défense des salariés semble insupportable. « Nous nous rappelons que ce même patronat du BTP prétendait que les chômeurs ne faisaient aucun effort pour trouver un emploi ». Il en est de même avec la direction de la Maroquinerie de Champagne pour qui les organisations syndicales renvoient une image dégradante de Romilly...

- La CGT reste par ailleurs vigilante quant aux intentions de la municipalité romillonne d'expulser les syndicats de la Bourse du Travail pour les installer en périphérie de ville. Malgré les promesses électorales d'Eric Vuillemin, le taux de chômage ne cesse de progresser dans la seconde ville du département, ce qui est un cinglant échec pour le maire. Un fiasco pour toute la droite auboise au regard de la situation alors qu'elle dirige de nombreuses villes du département et détient les postes de sénateurs et de députés. Malheureusement, l'emploi précaire est très insuffisant pour pallier la disparition des emplois industriels.

- Pour la période 2012-2015, la CGT s'est donnée pour ambition de se développer davantage dans le secteur industriel, notamment dans un certain nombre d'entreprises. Les trois prochaines années seront aussi l'occasion de voir l'organisation syndicale investir les domaines du commerce, des services et de l'action sociale : hôpitaux, cliniques, établissements spécialisés, maisons de retraite... Un nouveau défi pour Christophe Latrasse et son équipe.

20/04/2012

INSTALLATION EN CATIMINI D'UNE ANTENNE-RELAIS RUE MILFORD-HAVEN

Lors du dernier conseil municipal, c'est avec beaucoup de clarté que Rolande Barthélémy a exprimé avoir été interpellée à plusieurs reprises par des riverains de l'installation récente d'une antenne-relais rue Milford-Haven, dans l'enceinte du Centre routier appartenant au Conseil général.

- Si Joë Triché s'était opposé à l'installation dans l'assemblée départementale, une fois de plus, aucune concertation ne s'est produite avec les habitants du quartier. De tels procédés sont inadmissibles du fait des risques encourus pour la population et des troubles occasionnés par les radiofréquences : migraine, fatigue, anxiété, cancers, tumeurs intracrâniennes.

- Le principe de précaution est impératif et l'agence française de la santé émet plusieurs recommandations, notamment le développement de la recherche pour lever les incertitudes, la réduction des expositions. Elle propose de lister les parties du territoire très exposées aux ondes électromagnétiques afin de trouver des solutions pour les réduire. C'est à Romilly la troisième tentative d'installation d'une antenne et celle-ci va à son terme parce qu'elle se réalisa en catimini. Toutefois, les riverains pourraient bien riposter dans les semaines à venir. Eric Vuillemin s'est dit incapable de s'opposer aux antennes sans risque de versements de dommages et intérêts en sa défaveur. Il aurait pu ne pas louer le site cependant.

HOMMAGE A CHARLES MASSON

Il y a 70 ans, le 18 avril 1942, Charles Masson tombait sous les balles des nazis. Pour commémorer ce triste anniversaire, les comités de Romilly de la FNDIRP et de l’ANACR organisaient une cérémonie émouvante qui a réuni une cinquantaine de personnes au cimetière des Hauts-Buissons.

- Au nom des deux comités, Jean Clavier a retracé la brève vie de Charles Masson qui est mort atrocement à l’âge de 29 ans. Mais qui était Charles Masson ? Né en 1912, sa scolarité terminée, il est ce jeune ouvrier du textile qui devient très vite un militant syndical avant d’adhérer au Parti Communiste. De par ses activités d’alors, déjà en avril 1940, il est arrêté, incarcéré à la prison De Dijon.Dans la fièvre de l’arrivée des troupes d’occupation, il réussit à s’en échapper avec deux autres aubois : Maurice Romagon et Marguerite Flavien-Buffard. N’acceptant ni la défaite, ni la présence de l’occupant, il entre dans la Résis- tance, en participant à la 1ère réunion spontanée organisée par le PC clandestin, au lieu-dit « le Château des Cours » à Saint-Julien-les-Villas,dont le responsable est son compagnon de Dijon : Maurice Romagon.Il devient donc l’un des tous premiers résistants aubois.A cette réunion sont prises les dispositions concernant L’organisation clandestine, la propagande, les actions à mener dans le département

- A Romilly, il démarre le 1er embryon de résistance avec entre autres Lucien Roy (dit Coco), André Palisse. Hélas, très tôt des perquisitions ont lieu à son domicile.Il est obligé de partir dans l’Yonne, y est hébergé par Robert Bailly, responsable de ce secteur, qui lui fournit des faux papiers et du travail. Mais il n’était pas venu seul. Avec lui, un certain « Gaston », présenté comme responsable dans la résistance, est lui aussi venu dans ce secteur. Il est arrêté, et hélas dénonce tous les respon- Sables de l’Yonne.Charles est arrêté le 5 Février 1942. Lors de son interrogatoire, alors que son ami Robert Bailly est dans une cellule non loin de la sienne ,Charles réalise qu’il peut « quelque chose » pour lui. Il se met à hurler ce qui attire le policier qui gardait Robert, et permet à celui-ci de s’enfuir rapidement dans la nuit. Il venait de lui sauver la vie ! Robert sera d’ailleurs le seul rescapé de cette dénonciation. Charles sera torturé, mais ne parlera jamais. Il est remis à la Gestapo, qui le ramène à Troyes, et sera fusillé à Montgueux le 18 Avril 1942. Il avait 29 ans ! Il laisse une jeune veuve et une petite fille de 5 mois : Louisette. Le 26 Août 1989, une rue de Romilly portera son nom. C’est l’ex-Chemin du Mesnil, rue où avaient habité ses parents, mais aussi où leur maison fut la 1ère détruite par un bombardement allemand en mai 1940 ! Cette rue symbolise le courage de celui qui fit passer l’amour de son pays et la liberté avant sa propre Vie.

- Parmi les personnalités on notait la présence de Jean Girost Président de l’ANACR, James Romanens Président de la FNDIPRP, Ginette Collot ancienne Résistante, Joë Triché Conseiller Général, Jean Albert Hosdez représentant la municipalité de Romilly, Rolande Barthélemy élue du groupe Communiste et partenaires ainsi que l’ensemble des porte-drapeaux des associations patriotiques et bien sûr Louisette Adani fille du regretté Charles Masson.

15/04/2012

EDEN : A QUAND LA REOUVERTURE ?

Une cinquantaine de personnes était venue assister au conseil municipal du 12 avril où l'avenir du cinéma Eden était abordé à travers 7 questions.

- Si le conseiller délégué à la culture, Christian Rouge, semble définitivement dans l'incapacité de gérer ce dossier, c'est madame Herskowicz qui le présenta pour une reprise par la ville de la mission de service public de cinéma en régie avec la seule autonomie financière, le personnel devant être transféré au sein des effectifs communaux. Un budget annexe est créé en conséquence, les dépenses s'élevant à 483 785 euros pour 2012. Les tarifs d'entrée restent pour le moment les mêmes, alors que quelques boissons, glaces et confiseries seront vendus légèrement moins chères qu'auparavant. L'autorisation d'exercice de la profession d'exploitant d'établissement de spectacles sera sollicitée auprès du Centre National du Cinéma (CNC) et de l'image animée. Une demande d'aides financières ou de subventions auprès du CNC et de tout autre organisme sera réalisée pour contribuer au financement de la numérisation des salles.

- Christophe Latrasse a mis en garde sur les modalités de création d'un service, le non-respect de procédures pouvant conduire à la non-exécution de la délibération. Joë Triché a demandé pour combien de temps était fermé l'établissement (sans aucune réponse précise), soulignant que malgré les promesses du 1er édile, il ne pouvait lui faire confiance, la véracité de ses dires étant sujette à caution. Sous les applaudissements fournis du public, il a rappelé que la majorité municipale était la seule responsable de la fermeture de l'Éden qui aurait pu être évitée sans un mauvais procès à l'association le gérant. La suppression de la subvention n'est que le résultat d'une vengeance à l'égard des opposants au multiplexe.

- Claude Maitrot a demandé la mise en place d'une digne politique culturelle pour Romilly. Il s'associe aux actions de l'association Éden, des commerçants, du collectif de défense. En rappelant les vertus du cinéma communal, il a dénoncé les actions de la majorité municipale lui aussi, sous un nouveau tonnerre d'applaudissements du public. A l'inverse, Éric Vuillemin fut hué lorsqu'il s'exclama « ce n'est pas moi qui a fermé l'Éden », qu'il mit en cause les statuts de l'association avant un grotesque « arrêtez de dire que le cinéma ferme ». Il semble être le seul à Romilly à ne pas le savoir ! En conclusion, la municipalité n'est toujours pas prête à reprendre le cinéma en régie malgré de nouvelles promesses et malheureusement, les Romillons devront se passer de films attractifs dans une période de vacances scolaires et de nombreux jours fériés. Un réel gâchis.

09/04/2012

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Plus de 200 personnes étaient réunies devant le cinéma Éden pour « la dernière séance » du mardi 3 avril.

- En présence de France 3 Champagne-Ardenne et de Canal 32, Dany Bouteiller, animateur du collectif de défense, Anne-Lise Sitkiewicz, au nom de l'association Éden et le conseiller général Joë Triché se sont succédés pour s'adresser aux manifestants. La détermination reste de mise, il ne s'agissait nullement d'un baroud d'honneur.

- Lors d'une assemblée constitutive le 18 avril à 18 h 15 au foyer Monmousseau, le collectif va se transformer en association. Il restera vigilant pour que l'établissement, même en régie municipale, reprenne la diffusion cinématographique dans les meilleurs délais. Rien ne justifie sa fermeture actuelle ! D'autre part, le rassemblement contre l'implantation du multiplexe sur la zone de la Belle-Idée demeure, cette structure serait synonyme, à terme, de la disparition du 7ème art au sein de notre commune. Le collectif de défense de l'Éden se tient prêt, également, à saisir les juridictions compétentes pour faire respecter le bon droit.

- Le jeudi 12 avril, le conseil municipal de Romilly se réunira et traitera la question de l'avenir de l'Éden. Nous appelons à un rassemblement à 17 h 45 devant le cinéma Éden puis à une marche jusqu'à la mairie pour demander de faire respecter nos exigences.

05/04/2012

ROMILLY, VILLE TOUJOURS PLUS ENDETTEE

Le budget 2012 présenté au dernier conseil municipal résulte de l'analyse financière réalisée par la Chambre régionale des comptes. Celle-ci est très préoccupante.

- L'endettement ne cesse de progresser depuis l'arrivée d’Éric Vuillemin à la tête de la commune et pour tenter d'y remédier, les dépenses de fonctionnement sont en baisse. L'emploi est cassé au sein du personnel communal avec pour 2012, une baisse de 360 000 euros des dépenses. Autres victimes de la politique municipale, les associations voient leurs subventions diminuer de 42 000 euros. L'endettement génère des charges financières en progression de 212 000 euros.

- Cette situation met la ville dans l'incapacité de pouvoir emprunter d'ici la fin du mandat et le maire ne pourra tenir ses promesses (une de plus !) de baisse des impôts locaux. En plus du manque de capacité de nos élus de droite, deux autres paramètres asphyxient l'ensemble des collectivités territoriales. Les banques pratiquent une politique d'emprunts trop chers à l'égard des communes, notamment, alors que celles-ci réalisent des équipements utiles tout en soutenant l'emploi dans l'artisanat et les travaux publics. A cela s'ajoutent les emprunts toxiques qui ont plombé les finances. D'autre part, la politique gouvernementale accroît les problèmes avec le gel, voire la baisse, des dotations (moins 170 000 euros pour Romilly en 2012), alors que des transferts de charges s'opèrent. En 2012, l’État ponctionnera 382 551 euros sur la dotation forfaitaire qu'il attribuera.

- Face à cela, de vrais changements doivent s'opérer après les élections présidentielles. La réélection de N. Sarkozy serait catastrophique puisque l'UMP a déjà adopté un projet prévoyant une baisse annuelle moyenne de 2 milliards de dotations aux collectivités locales.

30/03/2012

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Mardi 3 avril au soir, Romilly sera victime d'un film d'horreur puisque la deuxième ville du département de l'Aube va se retrouver sans cinéma.

- Après la fermeture de notre piscine, de notre aérodrome, de notre bibliothèque de la maison de l'enfance, de la salle de gymnastique, de la salle de karaté,etc., c'est le cinéma Eden qui sera la victime des metteurs en scène Vuillemin-Allart et de leur compagnie. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette situation déshonorante pour notre cité, et affirmons que tout cela aurait pu être évité. Malgré les affirmations du maire, l'avenir de la structure est incertain ; notre collectif exprime ses plus grandes réserves.

- La régie directe n'est pas opérationnelle à ce jour. C'est pourquoi, l'association Eden a proposé à la ville de Romilly de rester gestionnaire de l'établissement jusqu'à la fin de l'année 2012 et de bénéficier de la subvention d'équilibre nécessaire à la poursuite de son activité. Ainsi, le coût ne serait pas supérieur pour la ville, alors qu'une régie directe la priverait du loyer annuel. En refusant un accord sur ces bases, Eric Vuillemin et son équipe ont opté pour la politique du pire. Cette décision, dont ils portent l'entière responsabilité, n'est guidée que par la haine et l'esprit de revanche envers une structure qui refuse l'allégeance aux souhaits des élus.

- Notre collectif de défense du cinéma Eden reste vigilant et ne se résignera pas face à une décision qui va faire disparaître toute une partie de la vie culturelle locale. Romilly n'ayant plus grand chose de son histoire, l'Eden et ses 100 ans de vie reste une composante de son patrimoine. Notre attention sera d'autant plus grande que le projet multiplexe est en panne. Les investisseurs sont toujours absents ! Plus que jamais, il semble sans avenir, et pour cause, les 210 000 entrées annuelles indispensables pour son fonctionnement dans un bassin de vie de 25 000 habitants sont irréalisables. La disparition de l'Eden serait probablement synonyme à terme de disparition du cinéma à Romilly.

- Quel cinéma en France implanté dans un bassin de vie similaire au notre réalise plus de 100 000 entrées par an ? C'est pourquoi nous demandons avec la plus grande fermeté le retrait définitif du projet multiplexe sur la zone commerciale de la Belle-Idée. D'autre part, sur un sujet aussi grave, nous ne pouvons passer sous silence l'odieux chantage à l'emploi exercé par le maire de Romilly et le président de la Communauté de Communes. Si les 250 emplois promis en 2007 ne sont pas au rendez-vous, ce n'est pas à cause de l'absence de multiplexe mais en raison de la non venue de nombreuses nouvelles enseignes annoncées il y a 5 ans par le promoteur SORODI. Sans le transfert d'activités du coeur de Romilly vers le parc de l'aérodrome, il n'y aurait rien.

- Nous ne pouvons accepter que le centre-ville meure. Pour poursuivre notre combat, soutenu par plus de 3 000 personnes, nous continuerons notre rassemblement contre le multiplexe et nous nous tenons prêts, en cas de nécessité, à porter l'affaire devant les tribunaux. Pour plus d'efficacité, notre collectif se transformera en association lors d'une assemblée constitutive le 18 avril.

- D'autre part, avant la dernière séance prévue le mardi 3 avril, notre collectif de défense de l'Eden appelle à un grand rassemblement sur le parking du cinéma à 19 h 15.

26/03/2012

PROJET PISCINE : ENFIN LA VERITE ?

Le 14 mars 2009, Guy Allart annonçait le projet intercommunal contenant une nouvelle piscine qui ouvrirait fin 2012.

- Revirement le 23 janvier 2010, monsieur le maire, malgré le choix exprimé à deux reprises par les Romillons, lançait l'idée d'une structure sur la colline des Hauts-Buissons. Une ambition que la ville devait supporter seule puisque nos élus n'ont su convaincre ceux des différentes communautés de communes contactés pour aider au financement. Le 17 avril 2010, il fut question d'un nouveau projet de 8,4 millions d'euros, porté ensuite à 8,8 millions, pour une ouverture prévue fin 2013. Coup de théâtre au dernier trimestre 2011, le maire annonçait une piscine à minima pour 8 millions d'euros, un jury d'architectes était même lancé...

- Et voilà qu'au cours du dernier conseil municipal, Guy Allart propose un projet qui, aux dires d'Eric Vuillemin, « ira au bout ». En base, la piscine serait composée d'un bassin de 25x15 mètres, avec gradins de 50 places, un dispositif de fond mobile couvrant 120 m2, un bassin petite enfance de 30 m2. Si des collectivités voisines s'associent au projet financièrement, un bassin supplémentaire d'initiation et de loisirs de 130 m2 sera installé. Sur la colline des Hauts-Buissons, l'équipement devrait pouvoir répondre aux besoins scolaires, extrascolaires, à la pratique sportive et à l'accueil des plus petits.

- Le montant des travaux est de 3,74 millions d'euros hors taxes, auquel il faudra ajouter les frais d'aménagement de voirie, d'amenée des réseaux sur site, les adaptations spécifiques, les frais d'opération (22% du montant des travaux). Ce serait une piscine sans plongeoir, aux possibilités réduites d'accueil du public lors des rencontres sportives. Avec quelle gestion ? Eric Vuillemin a affirmé vouloir écarter le partenariat public-privé. Patience donc.

21/03/2012

LA DROITE N'EST PAS AVEC CEUX QUI DEFENDENT LEUR EMPLOI

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » Victor Hugo. Parmi le public du dernier conseil municipal, une délégation des salariés de Sodimédical.

- Depuis près de deux ans, ils se battent pour conserver leur emploi, pour vivre et travailler dans l'Aube. Ils refusent la délocalisation de leur production qui est utilisée dans les blocs opératoires des hôpitaux publics notamment. Pour cela, 35 procédures judiciaires ont été intentées par leurs avocats : toutes les décisions de justice leur ont donné raison. La multinationale Lohmann et Rauscher, qui délocalise, n'a pas payé ses salariés depuis octobre 2011. Elle les affame dans l'espoir de les faire plier. Dans notre pays des Droits de l'homme et du citoyen et dans un état de droit où les décisions de justice doivent être appliquées, cette situation intolérable humainement suscite une vive émotion et de la colère parmi la population auboise.

- C'est dans ce contexte que Joë Triché et son groupe au conseil municipal ont proposé que notre ville vote une contribution de solidarité de 1500 euros pour les salariés en lutte. Alors que Romilly se serait honorée d'une telle initiative, Eric Vuillemin n'y a vu qu'une situation « fortement politisée ». Appuyé par madame Commenil, il n'a su que mettre en avant les 2095 euros remis par le Centre Communal d'Action Sociale de Romilly pour les salariées romillonnes de Sodimédical afin de les aider à faire face. Cette seule action pour notre ville est bien restrictive, insuffisante au regard de la détresse des 52 salariés.

- Dans d'autres communes de l'Aube, une aide financière a été décrétée, tout comme au Conseil régional. C'est légitime car si l'employeur a organisé le sacrifice de l'entreprise, la lutte des salariés est axée sur la sauvegarde de l'emploi. Au regard des slogans électoraux incitant à la production française, il aurait été possible pour notre ville de démontrer sa volonté. Cette situation dépasse pourtant le cadre politique, chaque élu doit, avec son cœur, faire preuve de solidarité. Mais ces valeurs ne font pas partie de l'idéal de M.Vuillemin et de sa majorité.

- Christophe Latrasse a souligné que ces 1 500 euros étaient pourtant bien dérisoires au regard du digne combat des Sodimédical et des fonds trop souvent perdus lorsqu'ils sont avancés aux entreprises. Hélène Turquin n'a pas caché son étonnement quant à la réaction du maire car alors que le CCAS ne fait que son travail, il aurait été logique de faire par ailleurs preuve de solidarité. Par une nouvelle mauvaise action, monsieur Vuillemin et son équipe humilient encore un peu plus notre ville.