" Un peuple était debout et ce peuple était grand... *" Plus de 150 personnes dans la salle du conseil municipal, samedi 16 octobre, un encadrement par la gendarmerie et son peloton motorisé, une flopée de drapeaux de la CGT, de la CFDT, de la FCPE, un maire hué à son entrée qui appela au calme sans saluer l'assistance : le ton était donné !
- Alors que les représentants des diverses organisations syndicales demandaient à s'exprimer, le maire précisait que les trois premières questions, relatives au paiement par les familles des études surveillées et à la hausse de la restauration scolaire, seraient votées sans débat. Il s'agissait bel et bien d'une provocation, mais face à l'insistance d'un public nombreux et revendicatif qui ne pouvait être ignoré, il proposa d'abord de rencontrer les syndicats après le conseil municipal.
- Les parents d'élèves de la FCPE demandèrent un débat public sur les questions scolaires, mais E. Vuillemin menaça : "c'est le dernier rappel avant le huis clos !" Menaces mises peu après à exécution : huis clos prononcé pour les trois premières questions ! Haro sur la liberté d'assister aux débats du conseil municipal pour les romillons ! Pour sauver la face, le maire invita finalement les représentants syndicaux et de la FCPE à le rencontrer immédiatement alors que l'assistance devait quitter la salle... ce qu'elle ne fit évidemment pas malgré l'appel des forces de l'ordre.
- Alors que les représentants des diverses organisations syndicales demandaient à s'exprimer, le maire précisait que les trois premières questions, relatives au paiement par les familles des études surveillées et à la hausse de la restauration scolaire, seraient votées sans débat. Il s'agissait bel et bien d'une provocation, mais face à l'insistance d'un public nombreux et revendicatif qui ne pouvait être ignoré, il proposa d'abord de rencontrer les syndicats après le conseil municipal.
- Les parents d'élèves de la FCPE demandèrent un débat public sur les questions scolaires, mais E. Vuillemin menaça : "c'est le dernier rappel avant le huis clos !" Menaces mises peu après à exécution : huis clos prononcé pour les trois premières questions ! Haro sur la liberté d'assister aux débats du conseil municipal pour les romillons ! Pour sauver la face, le maire invita finalement les représentants syndicaux et de la FCPE à le rencontrer immédiatement alors que l'assistance devait quitter la salle... ce qu'elle ne fit évidemment pas malgré l'appel des forces de l'ordre.
- Scène cocasse : un gendarme demanda à l'élu du groupe communiste et partenaires, Christophe Latrasse, de sortir de la salle, ce qu'il n'avait pas à faire puisque conseiller municipal ! "Ici, on est chez nous, la mairie a été payé avec l'argent de nos impôts !" lançait un manifestant. Un long intermède permit de constater la crispation et l'inquiétude dans les rangs de la majorité municipale confrontée à la population romillonne venue exprimer son ras-le-bol de ses mesures antisociales et de sa politique en général.
RETOUR DU MAIRE SOUS LES HUEES :- A leur retour dans la salle, les représentants syndicaux précisaient avoir demandé à Eric Vuillemin (qui fit une seconde entrée dans la salle sous les huées) de faire remonter au Sénat leurs revendications sur le problème des retraites. Mme Bergeron, présidente de la FCPE, avait demandé un moratoire (refusé) sur la hausse du prix de la restauration scolaire (de 21 à 63% selon le quotient familial) et le paiement des études surveillées. Le maire ne voulait s'engager qu'à laisser à 1 euro les études surveillées jusqu'en 2014 et n'augmenter la cantine "que" de 3% par an. Et la représentante de la FCPE de conclure : "C'est une grave erreur de s'attaquer aux plus faibles ; c'est important, des enfants ne pourront plus ni étudier ni manger correctement".
- Sans réponses satisfaisantes donc, le public refusait toujours de quitter la salle. L'heure était maintenant au chantage, Eric Vuillemin lançait : "on ne fera pas de réunions tripartites si vous restez, le dialogue doit être dans les deux sens, les mesures sur l'école ne sont pas faciles à prendre..." Rien n'y fit, le public entonna : "tous ensemble, tous ensemble !" alors que le nombre de gendarmes augmentait, demandant l'évacuation sans plus de succès.
L'OPPOSITION QUITTE LA SEANCE :- Surprise ! Le conseil municipal débutait enfin par la ... 4ème question de l'ordre du jour. Mais, le conseiller général communiste, Joë Triché, outré par ces basses manoeuvres antidémocratiques, lança à la face du maire : "vous êtes responsable de la situation, monsieur le maire. J'ai ici à vous remettre 1 500 signatures de la pétition contre le paiement de l'étude surveillée. Vous avez déclaré en 2008 ne pas vouloir toucher aux services rendus à la population, vous l'avez trompée. La FCPE a demandé un moratoire, elle doit être entendue". Au regard de refus de la droite de débattre sur les questions scolaires, l'opposition a décidé de quitter la séance, ovationnée et suivie par les manifestants qui se retrouvaient pour manifester dans les rues de Romilly à plus de 300 personnes. Pour les mêmes raisons, les membres de notre espace-citoyen décidaient d'en faire autant. Contrairement aux autres conseils municipaux dont nous nous sommes efforcés de faire un compte-rendu fidèle, ici prend fin notre relation de ce Conseil municipal du 16 octobre 2010... qui fera date !
Dany Bouteiller
(*) Victor Hugo - L'année terrible














