20/10/2010

10 MILLIONS D'EUROS GASPILLES

C’est la somme qui pouvait être économisée sur la réalisation de la pépinière d’entreprises et de la nouvelle piscine.

- 10 millions d’euros, c’est considérable au moment où les collectivités voient leurs moyens financiers se réduire avec la politique de Sarkozy et de son gouvernement : suppression de la taxe professionnelle, baisse des dotations de l’Etat qui leur demande pourtant d’assumer de plus en plus de responsabilités. Un exemple : le gouvernement décide de supprimer 8 à 10 000 postes dans la police nationale et la gendarmerie. Cela contraint les communes à créer des « polices municipales ». Coût pour le budget de notre ville : 2 à 300 000 euros par an rien que pour les salaires des policiers. Et la majorité municipale, loin de s’opposer à cette politique, la justifie, l’accompagne et en facilite la mise en œuvre dans notre ville.

PEPINIERE D’ENTREPRISES : 4 A 5 MILLIONS D'EUROS DE DEPENSES INUTILES
- Construite à quelques dizaines de mètres de l’ex usine Olympia, d’une surface de 15 000 m2 et propriété de la ville, cette réalisation pouvait très bien y être implantée. Cela aurait permis une économie de 4 à 5 millions d'euros. La pépinière, actuellement en cours d’achèvement, coûtera 7,4 millions d'euros. Pour combien d’emplois ? Une dizaine à peine sont aujourd’hui annoncés.

CENTRE NAUTIQUE : 5 MILLIONS D'EUROS GASPILLES
- Bien que la population ait à deux reprises choisi une réhabilitation de la piscine actuelle, lors des consultations organisées par le maire, ce dernier n’en n’a pas tenu compte et a imposé son choix. Un choix qui engendre une dépense supplémentaire de 5 millions d'euros par rapport au prix d’une réhabilitation de l’actuelle piscine Jean-Moulin. Le cabinet d’étude missionné par le maire l’avait même estimée à 3,1 millions d'euros, lui recommandant, en outre, la solution d’une réhabilitation plutôt que de construire un équipement neuf, beaucoup plus onéreux. A n’en pas douter, les coûts exorbitants annoncés – et fluctuants à la hausse – ont décidé les communes avoisinantes à refuser leur contribution financière à un tel programme. Cela aurait-il été le cas avec une réhabilitation ? Pas si sûr !
Avec 10 millions d'euros d’économies, sur seulement ces deux dossiers, il était possible de répondre à bien des besoins insatisfaits de la population et de la vie associative.
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh
Groupe des élus-es communistes et partenaires du conseil municipal

16/10/2010

VUILLEMIN ET LA DROITE PIETINENT LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE

" Un peuple était debout et ce peuple était grand... *"
Plus de 150 personnes dans la salle du conseil municipal, samedi 16 octobre, un encadrement par la gendarmerie et son peloton motorisé, une flopée de drapeaux de la CGT, de la CFDT, de la FCPE, un maire hué à son entrée qui appela au calme sans saluer l'assistance : le ton était donné !

- Alors que les représentants des diverses organisations syndicales demandaient à s'exprimer, le maire précisait que les trois premières questions, relatives au paiement par les familles des études surveillées et à la hausse de la restauration scolaire, seraient votées sans débat. Il s'agissait bel et bien d'une provocation, mais face à l'insistance d'un public nombreux et revendicatif qui ne pouvait être ignoré, il proposa d'abord de rencontrer les syndicats après le conseil municipal.

- Les parents d'élèves de la FCPE demandèrent un débat public sur les questions scolaires, mais E. Vuillemin menaça : "c'est le dernier rappel avant le huis clos !" Menaces mises peu après à exécution : huis clos prononcé pour les trois premières questions ! Haro sur la liberté d'assister aux débats du conseil municipal pour les romillons ! Pour sauver la face, le maire invita finalement les représentants syndicaux et de la FCPE à le rencontrer immédiatement alors que l'assistance devait quitter la salle... ce qu'elle ne fit évidemment pas malgré l'appel des forces de l'ordre.

- Scène cocasse : un gendarme demanda à l'élu du groupe communiste et partenaires, Christophe Latrasse, de sortir de la salle, ce qu'il n'avait pas à faire puisque conseiller municipal ! "Ici, on est chez nous, la mairie a été payé avec l'argent de nos impôts !" lançait un manifestant. Un long intermède permit de constater la crispation et l'inquiétude dans les rangs de la majorité municipale confrontée à la population romillonne venue exprimer son ras-le-bol de ses mesures antisociales et de sa politique en général.

RETOUR DU MAIRE SOUS LES HUEES :
- A leur retour dans la salle, les représentants syndicaux précisaient avoir demandé à Eric Vuillemin (qui fit une seconde entrée dans la salle sous les huées) de faire remonter au Sénat leurs revendications sur le problème des retraites. Mme Bergeron, présidente de la FCPE, avait demandé un moratoire (refusé) sur la hausse du prix de la restauration scolaire (de 21 à 63% selon le quotient familial) et le paiement des études surveillées. Le maire ne voulait s'engager qu'à laisser à 1 euro les études surveillées jusqu'en 2014 et n'augmenter la cantine "que" de 3% par an. Et la représentante de la FCPE de conclure : "C'est une grave erreur de s'attaquer aux plus faibles ; c'est important, des enfants ne pourront plus ni étudier ni manger correctement".

- Sans réponses satisfaisantes donc, le public refusait toujours de quitter la salle. L'heure était maintenant au chantage, Eric Vuillemin lançait : "on ne fera pas de réunions tripartites si vous restez, le dialogue doit être dans les deux sens, les mesures sur l'école ne sont pas faciles à prendre..." Rien n'y fit, le public entonna : "tous ensemble, tous ensemble !" alors que le nombre de gendarmes augmentait, demandant l'évacuation sans plus de succès.

L'OPPOSITION QUITTE LA SEANCE :
- Surprise ! Le conseil municipal débutait enfin par la ... 4ème question de l'ordre du jour. Mais, le conseiller général communiste, Joë Triché, outré par ces basses manoeuvres antidémocratiques, lança à la face du maire : "vous êtes responsable de la situation, monsieur le maire. J'ai ici à vous remettre 1 500 signatures de la pétition contre le paiement de l'étude surveillée. Vous avez déclaré en 2008 ne pas vouloir toucher aux services rendus à la population, vous l'avez trompée. La FCPE a demandé un moratoire, elle doit être entendue". Au regard de refus de la droite de débattre sur les questions scolaires, l'opposition a décidé de quitter la séance, ovationnée et suivie par les manifestants qui se retrouvaient pour manifester dans les rues de Romilly à plus de 300 personnes. Pour les mêmes raisons, les membres de notre espace-citoyen décidaient d'en faire autant. Contrairement aux autres conseils municipaux dont nous nous sommes efforcés de faire un compte-rendu fidèle, ici prend fin notre relation de ce Conseil municipal du 16 octobre 2010... qui fera date !
Dany Bouteiller

(*) Victor Hugo - L'année terrible

15/10/2010

L'UTILISATION DU COSEC BIENTOT PAYANTE !

Les mauvais coups de la droite municipale continuent !

- Comme il l'avait déjà annoncé aux responsables du Romilly-Sports 10, Eric Vuillemin a confirmé, lors de l'assemblée générale annuelle de la Maison des Jeunes et de la Culture, qu'à partir du 1er janvier 2011, l'utilisation du complexe sportif évolutif couvert sera payante pour les associations. Le maire, par ailleurs président du syndicat intercommunal qui gère le COSEC veut mettre à contribution toutes les communes. Et les créneaux à disposition de Romilly (contre 45 000 euros annuellement), seront facturés 40 euros l'heure aux structures utilisatrices.

- Les dirigeants sportifs y voient une mesure arbitraire qui va à l'encontre des idéaux du mouvement associatif. D'autant plus que, dans le même temps, les aides financières baissent pour les clubs. Il s'agit d'une double peine pour les sportifs romillons puisque le COSEC a été payé avec leurs impôts ! Et il en est de même avec le matériel municipal, les transports... Plusieurs sections du RS10 risquent d'être étouffées financièrement, tels le badminton, l'athlétisme, le tennis de table, le karaté, mais aussi d'autres associations : Romilly Hand-Ball, l'Association Sportive du Foyer de Romilly, la MJC, l'Association Franco-Maghrébine de Romilly, etc. Ces organisations seront contraintes de payer une nouvelle fois alors qu'elles créent des animations dans la ville pour pouvoir justement financer leurs activités.

- Christian Barthélémy, président-délégué du RS 10 s'interroge : "cela n'est-il pas fait pour masquer ou pallier la misère des installations sportives romillonnes ? La salle de gymnastique et la salle de karaté promises verront-elles le jour ? Le stade des Hauts-Buissons est-il encore d'actualité ?" Il serait souhaitable que cette dangereuse contagion s'arrête mais l'occupation du gymnase Bardin-Gousserey, la salle Equey, les courts de tennis, les terrains de foot, de rugby ne sera-t-elle pas taxée également ?

- Les principes du sport pour tous sont mis à mal. C'est pourtant en s'appuyant sur ses valeurs que Romilly a joui d'une réputation de pratique sportive au bénéfice du plus grand nombre avec des résultats prestigieux. La population risque encore de se manifester si des compensations financières n'accompagnent pas une mesure particulièrement injuste pour son mouvement sportif.

14/10/2010

RETRAITES : 800 DANS LA RUE !

La journée de mobilisation interprofessionnelle du 12 octobre a atteint des niveaux de participation inégalés depuis le début des luttes pour une autre réforme des retraites.

- Romilly a suivi cette logique d'amplification du mouvement avec 800 manifestants sur la RD 619 et l'avenue Diderot. Salariés du secteur public, du secteur privé, sans emploi, retraités ont témoigné une détermination renforcée. Les lycéens et collégiens ont fait une rentrée remarquée dans le mouvement, percevant les enjeux de la réforme et l'importance du combat solidaire entre les générations.

- Derrière les syndicats CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et UNSA, c'est une lame de fond qui monte désormais dans tout le pays. Elle s'appuie sur un soutien majoritaire de la population. C’est une réponse cinglante au gouvernement et au MEDEF qui pensaient, en provoquant un vote précipité au Sénat, couper l'herbe sous le pied aux manifestants et tablaient sur la lassitude et la démobilisation. Il n'en est rien comme le prouvent les 3 millions et demi de manifestants dans le pays et l'irruption des jeunes, malgré les menaces du ministre de l'éducation, le haut-marnais Luc Chatel.

- Il n'y a désormais plus d'autres voies que l'ouverture de négociations sérieuses avec les syndicats sur l'avenir des retraites ; il est indispensable de renoncer à imposer le recul des âges de départ à la retraite. Dès 8 heures, les manifestants ont établi un barrage filtrant au rond-point de la Belle-Idée, avant de rejoindre le parvis de l'Hôtel de Ville puis le départ de la grande manifestation de 16 h 30 devant la bibliothèque.

- Le prochain rendez-vous est fixé samedi 16 octobre dès 8 heures devant la mairie. Hasard du calendrier, le conseil municipal se réunira ce même jour à 8 h 30 et y sera notamment abordé l'impopulaire et injuste projet du paiement des études surveillées dans les écoles primaires. Une volonté de la droite municipale qui provoque un vif mécontentement chez les parents d’élèves et dont la pétition, à l’initiative des élus de gauche du conseil municipal et de la FCPE, a été largement émargée. A noter que les cheminots romillons poursuivent depuis mardi la lutte avec près de 200 grévistes et des actions ponctuelles, telles qu'un barbecue citoyen - et filtrant ! -, le 14 octobre, sur la RD 619. Romilly reste bien une ville de résistance contre l'injustice et la droite !
Dany Bouteiller

- Crédit-photo : Libération-Champagne

08/10/2010

COUP DE CHAPEAU AUX OUBLIES-ES DU COQ SPORTIF

« Retour du Coq Sportif à Romilly » : le maire, les fondateurs, les dirigeants font le « buzz médiatique ».

- Même les machines sont mises en lumière, mais pas un mot sur les ex 500 salariés et en particulier les ouvrières qui ont, elles aussi, participé à la renommée et au développement du Coq.

- Quand je me rappelle cette entreprise de 500 salariés dans les années 70, des dizaines de visages défilent, des prénoms me reviennent en tête. Je revois avec quelle rapidité Jacqueline montait les fermetures éclair, Nicole assemblait les pièces des survêtements sur sa couseuse, Pierrette posait le logo du coq sur sa brodeuse, Sylvie faisait tournoyer les shorts sur son « ourleuse ». Je me souviens de Marie et Alice, repasseuses, en sueur les période d’été. Je suis toujours étonnée quand je repense à la dextérité, l’assurance de Jacqueline matelassant les maillots de rugby avec sa piqueuse deux aiguilles et la ouatine, alors que Marie-Claire, Ginette traçaient des losanges, montaient des collerettes ou les cols en un temps record, Marie-France, Michel coupaient leurs piles de pièces avec leur scie circulaire… Enfin tout un savoir-faire humain ignoré, des pans de vie effacés. Après le Nouveau Romilly débarrassé de « sa connotation ouvrière et étrangère », voilà le coq déplumé de « son histoire ouvrière ».
Pour ma part, je tire mon chapeau à tous ces oubliés-es du Coq Sportif.
Ginette Triché

04/10/2010

ECOLES : POUR UNE AUTRE POLITIQUE MUNICIPALE

La gratuité de l'enseignement est inscrite dans la Constitution française.

Alors que la gauche dirigeait Romilly, le maire communiste de l'époque, Maurice Camuset, avait instauré le service gratuit des études surveillées afin de répondre aux besoins des élèves.

LE SERVICE PUBLIC REMIS EN CAUSE
- 30 mois après son élection, Eric Vuillemin fait des choix budgétaires qui vont à l'encontre du service public municipal. Il veut faire payer aux familles les études surveillées du soir dans les écoles élémentaires. Si ce projet fait grand bruit (lire), ce n'est pas un cas isolé. En effet, les accueils du matin et du soir sont devenus payants, les collations de l'après-midi pour les élèves ont été supprimées (pour lutter contre l'obésité!!!), tout comme l’accueil du midi dans les écoles qui ne proposent pas la cantine. Ces mesures sont néfastes car elles attaquent le pouvoir d'achat des familles.

- 345 jeunes, selon les chiffres donnés par Mme Lucas au dernier conseil muncipal, fréquentent actuellement les études surveillées, ce sont souvent ceux qui en ont le plus besoin du fait de leurs difficultés scolaires. Parmi ceux-ci, des parents travaillent ou n'ont pas la capacité de pouvoir faire réaliser les devoirs à leurs enfants. Cette nouvelle sélection par l'argent va accroître les inégalités, d'autant plus intolérables qu'elle va pénaliser des enfants de 6 à 11 ans.

L'ENSEIGNEMENT : UNE PRIORITE
- L'équipe Vuillemin doit faire face à des choix budgétaires, mais l'enseignement doit impérativement être une priorité. C'est un service municipal payé avec l'argent des contribuables romillons qui pourrait être remis en cause. Au contraire, pour un meilleur suivi des élèves, il est nécessaire de réduire le nombre d'enfants par heure d'étude surveillée (15 devrait être un maximum).

- D'autre part, la dotation accordée pour chaque enfant pour l'achat de matériel pédagogique et les fournitures des élèves n'a pas été réévaluée depuis une dizaine d'années. Elle s'élève à 30 euros, ne couvrant guère plus que l'achat de deux livres par élève chaque année. Le manque est évident pour les enseignants qui doivent suivre les programmes scolaires de chaque matière en sachant que de nouveaux ont été instaurés en 2008. Ils ne peuvent s'appuyer non plus sur l'appui des photocopies puisque leur dotation a aussi fait l'objet de restrictions de la part de la municipalité. Elle n'est même pas d'une par jour et par élève. Très insuffisant ! Malgré les demandes formulées dans plusieurs conseils d'établissements, la majorité municipale de droite continue de faire la sourde oreille. Pour combien de temps encore ?

- La réussite de la pétition (voir ci-contre) initiée par les élus de gauche du conseil municipal et les parents d'élèves de la FCPE contre le paiement des études surveillées pourrait initier une remise en cause de cette politique néfaste. Nous invitons les romillons à la signer massivement.

23/09/2010

LES SYNDICATS OUBLIES DU GUIDE DES ASSOCIATIONS

L'union locale CGT, par la plume de Christophe Latrasse, vient de s'adresser au maire de Romilly.

- Pour la seconde année consécutive - autrement dit depuis l'élection du nouveau maire -, dans le guide des associations publié sous l'autorité d'Eric Vuillemin, ne figurent pas les organisations syndicales, et d'une manière plus générale, aucune organisation ouvrière de notre ville. En 2009, déjà interpellé le premier édile avait prétendu qu'il s'agissait d'un oubli. Une omission qui perdure...

- Rappelons que les syndicats sont régis par un corpus législatif dont une grande partie reprend les dispositifs de la loi de 1901 sur les associations. Ils sont aussi impliqués de manière directe dans la vie économique et sociale locale. Leur objectif est la défense des intérêts des salariés et de l'emploi. Autant de bonnes raisons pour qu'ils soient mentionnés dans un tel guide. Il est d'ailleurs habituel, quelque soit la sensibilité politique des majorités en place, que les syndicats figurent dans les publications municipales. Le maire innoverait-il ?

- Cet oubli interpelle la CGT, d'autant plus qu'il intervient après une série de propos inadmissibles envers les salariés, les privés d'emploi et leurs organisations, dont on pouvait attendre une condamnation ferme de la part du maire de tous les romillons ; ce qui n'a pas été le cas. De manière "insistante", la CGT demande donc que le trou de mémoire soit bouché à l'occasion de la publication du prochain guide des associations. Notons en outre, qu'à ce jour, le maire semblerait avoir aussi oublié de répondre au courrier qui lui a été adressé. Wait and see*, comme disent nos amis d'outre-manche.
Dany Bouteiller

* Attendons et voyons

21/09/2010

BAISSE DES IMPOTS : UN BONHEUR NON PARTAGE

La cotisation foncière des entreprises (CFE) et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) remplacent désormais la taxe professionnelle supprimée par Sarkozy.

- En 2010, elle sera perçue par l'Etat qui versera une compensation aux collectivités et, en 2011, elle sera versée aux communes et groupements de communes. Le produit de la CVAE sera lui réparti entre les communes, leurs groupements, les départements et les régions. Les conseils municipaux ont la possibilité de réduire ce montant jusqu'à 50%.

- La cotisation minimum payée en 2009 par les 119 redevables de Romilly est de 513 euros (dont 223 euros pour la commune). Pour 2011, en prenant en compte une base de cotisation minimum de 1 200 euros, la diminution de recette pour la ville sera de 15 135 euros (à nombre égal de contribuables), soit 127 euros par contribuable pour la part communale. Alors que la majorité municipale veut instituer le paiement des études surveillées et des accueils dans les écoles, touchant les familles les plus modestes, elle réduit les impôts pour une petite catégorie de la population romillonne.

- Comme l'a rappelé Joë Triché, la perte de la taxe professionnelle est une des raisons pour lesquelles le conseil général réduit ses garanties d'emprunts. Elle permettait aux villes d'aménager leurs infrastructures dont bénéficient les salariés des entreprises. Eric Vuillemin a mis en avant que la taxe professionnelle n'existait qu'en France et que, "fidèle à ses engagements", il réduisait les impôts. Pas pour tous : les près de 15 000 romillons oubliés par la baisse sauront apprécier!

LES AUTRES QUESTIONS DU CONSEIL MUNICIPAL :
- Acquisition par la ville de diverses parcelles de terre privées et enclavées au lieudit "la voie blanche", de l'emprise restée privée de l'impasse Claude-Schilling.
- Remise gracieuse de pénalités de retard de paiement de la taxe locale d'équipement acceptée en faveur d'un particulier.
- Vente de locaux industriels et commerciaux situés rue du Colonel Fabien. Achetés 3 millions d'euros en décembre 2007 par la ville, ils seraient mis en vente pour 2 ,7 millions euros. Notre commune engendre-t-elle des moins-values ? Joë Triché a mis en garde contre une éventuelle braderie.
- La ville ne répondra aux prochaines demandes de garanties d'emprunt pour les organismes de logements sociaux qu'à hauteur de 20%.
- Elle garantit deux prêts contractés par l'office public de l'habitat "Aube Immobilier" (montant 1 631 500 euros), auprès de la Caisse des dépôts et consignations pour financer la construction de 17 appartements collectifs (rue Pierre-Curie), deux autres pour 1 346 500 euros pour la construction de 14 appartements collectifs (32, rue Victor-Hugo), deux autres (2 598 800 euros) pour construire 22 pavillons neufs aux Hauts-Buissons, deux autres (2 527 800 euros) pour la construction de 17 appartements neufs rue Guy-Môcquet, deux autres (793 500 euros) pour la constrcution de 8 appartements collectifs neufs 45 rue Partouneaux, et un prêt contracté par Mon Logis (1 400 000 euros) pour construire 9 logements locatifs rues Diderot, De Martonne et Guy-Môcquet.
- Le cinéma Eden sera éxonéré de la cotisation foncière des entreprises.

Lire sur ce même conseil :

17/09/2010

PAIEMENT DE L'ETUDE SURVEILLEE : L'OPPOSITION QUITTE LE CONSEIL !

La 16ème question du conseil municipal du 16 septembre fut la dernière.

- En cause, la volonté de la municipalité Vuillemin de faire désormais payer les études surveillées dans les écoles primaires de la commune. Ces dernières ont déjà été écourtées pour les 345 enfants qui les fréquentent (elles débutent deux semaines après la rentrée et s'achèvent dix jours avant les vacances estivales), et la participation demandée aux familles serait de 1 euro par soir pour les romillons et de 3 euros pour les extérieurs. C'est un mauvais « coût » s’ajoutant aux précédants mauvais « coups » de la droite romillonne contre les familles, notamment les plus modestes ; après l'euro demandé depuis peu à chaque accueil du matin et du soir. D'autre part, rappelons que la collation servie aux enfants à 16 h 30 a été supprimée.

- Une proposition qui fit bondir Claude Maitrot qui s’est insurgé contre l'absence de concertation : les parents, fédérations de parents d'élèves, enseignants et directeurs d'école n'ayant pas été informés. Selon lui, un principe fondamental est mis à mal : celui de la gratuité de l'enseignement public. Dans la salle, des représentants de la FCPE se sont levés, portant à bout de bras des écriteaux sur lesquels on pouvait lire : "paiement des études surveillées, transports scolaires, accueil : mensonges, mépris, racket". Les élus de l'opposition et des membres du PCF présents dans la salle brandissent aussi : "paiement des études surveillées, non au racket des familles !".

- Joë Triché, au nom du groupe communiste et partenaires, a pris la parole pour se dire solidaire des familles que la droite frappe directement au porte-monnaie. Il a dressé une liste des engagements non tenus du candidat Vuillemin qui avait, entre autre, promis une baisse des impôts qui ne remettrait pas en cause les services municipaux à la population. C’est "un véritable hold-up sur les familles" s’exclama-t-il avant d’en chiffrer le montant : entre 120 et 140 € par an et par enfant (muliplié par trois pour les non-romillons !) auxquels il faudrait ajouter le paiement de l’accueil du matin et du soir. L’adjointe UMP à l’éducation, Mme Lucas, ayant déclaré le matin même dans la presse que cette question serait examinée en octobre, le Conseiller général a donc demandé – pour mettre en conformité actes et paroles au sein de la majorité, chose rare en l’occurence – le report de ce point au prochain Conseil municipal d’octobre. Refus borné du maire.

- En signe de protestation, l'opposition a donc décidé de quitter la table du conseil, sonnant le glas de la séance. En effet, sans elle, le quorum n'étant plus atteint, aucune délibération ne pouvait être mise au vote. Eric Vuillemin, en pleine déconfiture et Gros-Jean comme devant, a voulu passer ses nerfs sur l’opposition, les accusant de tous les maux de la terre, concluant sa diatribe colérique par un "félicitations!"... avant de lever la séance. Il a simplement oublié de préciser que si le quorum n'était plus réuni, cela résultait de l'absence remarquée de 11 des 26 élus de la majorité de droite... Ces désaffections seraient-elles dûes à une offensive subreptice et précoce de quelque épidémie droitière ? Nous avons du mal à le croire. Reste donc un mois pour amplifier la mobilisation contre cette mesure injuste, coûteuse pour les familles et empêcher son application.
Dany Bouteiller

PISCINE : LES PRIX MONTENT, MONTENT...

Avant la question relative aux études surveillées, le conseil municipal du 16 septembre avait à son ordre du jour le projet du futur centre nautique.

- La communauté de communes des « Portes de Romilly » qu'il préside ayant décidé de ne pas prendre part financièrement à cet équipement, c'est un Guy Allard bien hésitant qui en exposa les données plutôt confuses puisque son aboutissement dépendra de subventions encore bien hypothétiques à ce jour.

- Il est prévu un "hall bassin" avec deux zones distinctes : une éducative et sportive avec bassin de 25x15 mètres et 6 couloirs, une loisirs-activités regroupant un bassin d'apprentissage de 200 m2 et une pataugeoire de 20 m2, ainsi qu'un espace gradin de 200 places. En options, sont prévus un bassin ludique extérieur de 150 m2, des plages bassins, un solarium minéral et un solarium végétal, "un espace bien-être" spécifiques (autonomes de la piscine). La décision sur ces options sera prise au vu des résultats des appels d'offres.

- En l'état actuel, le coût est estimé à 8 800 000 € HT plus 1 280 000 € pour les options. Le déficit annuel de l'équipement est évalué aux alentours de 450 000 €. La politique tarifaire sera déterminante à cet égard. Il est espéré un niveau de subventionnement de l'ordre de 20 à 40% sur la tranche ferme. Le centre gardera le nom de Jean-Moulin. Si la ville finance seule cet équipement, le mode gestion reste à déterminer... Un appel public à la concurrence pour le mode de construction en maîtrise d'ouvrage publique sera lancé. Le jury sera composé, entre autres, de Guy Allard, Annie Rousseau-Herskowicz, Véronique Paymal, Jean-Marc Berthier et de Joë Triché. Claude Maitrot a regretté le manque de concertation avec les usagers, le coût, et demanda si celui-ci allait engendrer une hausse des impôts voire un ralentissement d'autres investissements. Il s'est dit hostile à une éventuelle gestion privée.

- De son côté, Joë Triché a regretté la succession de contre-vérités sur ce projet. En effet, les élus de la majorité avaient d'abord annoncé un coût de 6,2 millions d'euros. Puis la 1ère adjointe avait déclaré publiquement que l'avis de la population serait suivi (ce qui ne fut pas le cas puisqu'une majorité de nos concitoyens a opté - et à deux reprises - pour une réhabilitation-extension, trois fois moins chère). A l'inverse des déclarations du maire, aucune commune extérieure n'accepte de participer au financement.

- Un rapport présenté dernièrement à la commission municipale des sports parlait d'un projet de 8,4 millions d’€ . Une semaine plus tard, pour le conseil municipal, il était grimpé à 8,8 millions d’€ : 400 000 € de plus en une semaine ! Joë Triché a exprimé ses craintes sur les subventions, compte-tenu du contexte actuel de « rigueur » à tous les niveaux. Quant au mode de gestion : « je crains que la partie déficitaire, à savoir l’apprentissage de la natation scolaire, soit à la charge de la collectivité tandis que les activités bénéficiaires seront confiées au secteur privé » a-t-il déclaré.

En difficulté, car incapable de contredire la véracité des faits qui lui étaient exposés, le maire a piteusement pataugé dans un flot brouillon de paroles et d’accusations aussi déconnectées du sujet que grotesques, suscitant à ses dépens l’hilarité de la salle. On a tout de même retenu sa promesse qu’il n’y aurait aucune augmentation d'impôts. Pour conclure, Guy Allard espère sans l'affirmer une ouverture en 2013, mais il ne s'agit là que "d'un challenge". Attendons et nous verrons !
Dany Bouteiller

14/09/2010

SANTE : OFFRE MEDICALE INSUFFISANTE A ROMILLY

L'offre médicale est insuffisante à Romilly. La publication des chiffres en début d'année 2010 l'a clairement démontré.

- En effet, dans le pays de Seine en plaine champenoise, nous trouvons en moyenne 0,65 médecin pour 1 000 habitants alors que nous devrions être autour de 1 pour 1 000. Sur 13 médecins, 5 ont plus de 55 ans, le taux de renouvellement est très faible. Du côté des spécialistes, la situation n'est guère plus reluisante. Nous comptons 4 dentistes pour 1 000 habitants (alors que l'on ne devrait pas descendre en dessous de 5) et l'attente moyenne pour obtenir un rendez-vous est de 3 mois. Autre exemple parmi d'autres, l'avenir de la maternité pourrait aussi être remis en cause puisque les trois gynécologues ont tous plus de 60 ans. Il est indispensable de conserver des praticiens de proximité. Si pour Romilly, des transferts s'opéraient vers Troyes, les inconvénients se multiplieraient pour nos concitoyens et... les frais de transports seraient très importants pour la Sécurité Sociale !

LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE EN CAUSE :
- Les atlas régionaux de la démographie médicale publiés par le conseil national de l'ordre des médecins confirment l'existence de quasi-déserts. La disparité est grande entre les régions et l'inégalité existe au sein des régions elles-mêmes. Si l'on y ajoute les spécialistes qui pratiquent des dépassements d'honoraires, l'inégalité d'accès aux soins est un réel souci. Cette crise "sanitaire" résulte d'une réduction du numerus clausus (quota sélectif à l'entrée des études) mis en place dans les années 1975 et suivi jusqu'au début des années 2000. Nous sommes passés de 8 500 médecins formés chaque année en 1980 à 3 500 en 2000. Depuis, le numerus clausus a été progressivement relevé pour atteindre 5 000 par an, mais comme il faut entre 10 et 15 ans de formation et d'études, le manque de pratiquants devrait s'aggraver jusqu'en 2025.

- Notons que de 1987 à 2003, la sécurité sociale a incité les actifs âgés de plus de 57 ans à partir à la retraite pour éviter la "pléthore médicale". Les conséquences de cette politique sont catastrophiques. Dans certains petits hôpitaux, des départs à la retraite n'ont pu être remplacés, d'autant que l'écart des revenus entre les médecins hospitaliers et et les médecins libéraux pouvait être de 1 à 3, ou même de 1 à 5 dans certaines spécialités. Face à la pénurie et aux dépassements d'honoraires dérégulés sapant les bases mêmes de la sécurité sociale, le gouvernement ne fait rien ! D'autant que les abus de la médecine libérale servent de prétexte à l'offensive néolibérale menée par les assureurs privés proposant de participer au financement du système de santé à condition d'être directement impliqués dans son organisation.

08/09/2010

RETRAITES : 600 MANIFESTANTS A ROMILLY

Comme partout en France, la manifestation du 7 septembre à Romilly a été le signe d'un rejet de plus en plus massif du projet de Sarkozy sur les retraites.

- Après les mobilisations du début d'année, les initiatives estivales démontrent la détermination des français à faire entendre leurs revendications sur le projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable. L'été a été marqué par l'aggravation de la crise économique, la progression du chômage, l'annonce de mesures de rigueur essentiellement supportées par les salariés et les ménages. Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale ; les inégalités s'accroissent.

- Au moment où le projet de réformes était examiné au parlement, les syndicats rappelaient donc leur opposition à une réforme qui ne répond pas aux enjeux et ne règle rien : la question des inégalités hommes-femmes, la pénibilité... Un financement durable des retraites doit s’appuyer sur une autre répartition des richesses produites. Avec l'actuel projet du gouvernement UMP, 85% des efforts demandés seront supportés par les salariés, alors que les revenus du capital sont 5 fois moins mis à contribution. La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 ans et à 67 ans des âges légaux va pénaliser ceux qui ont commencé à travailler jeunes, ou ayant des carrières incomplètes. Pour les syndicats, rien n'est joué à ce jour : gouvernement et parlementaires doivent entendre la mobilisation et répondre aux revendications en faveur d'autres alternatives.

- Plus de 600 personnes se sont retrouvées devant la salle des fêtes de Romilly pour marquer leur désapprobation. Après une intervention de Christophe Latrasse au nom de l'intersyndicale, les manifestants ont défilé rues Pierre-Brossolette, du Général-Leclerc, Carnot et Gornet-Boivin avant de se disperser sur le parvis de la mairie. Parmi eux, les élus de l’opposition municipale, dont le Conseiller général communiste Joë Triché, et des membres de notre espace citoyen. Hormis, la manifestation, point d'orgue de cette journée revendicative, grèves et débrayages toute la journée ont été plus nombreux dans notre secteur.
Dany Bouteiller

06/09/2010

TRES "CHERE" ELECTRICITE

L'union locale CGT Romilly-Nogent informe les citoyens :

- Jusqu’ici la France, grâce à son parc nucléaire, proposait une électricité 30 % moins chère que dans le reste de l’Europe. Mais cette exception française est sans doute révolue. La loi pour la Nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome), adoptée en juin par l’Assemblée et qui sera examinée mi-septembre au Sénat, va obliger EDF à céder, au nom de la libre concurrence, un quart de sa production nucléaire à prix coûtant à d’autres fournisseurs. Ces entreprises privées pourront ensuite la revendre à un prix bien plus élevé que le tarif actuel. GDF Suez, Poweo et Direct Energie peuvent enfin se frotter les mains!

- Mais comment en est-on arrivé à un tel scénario catastrophe pour le consommateur ? Bruxelles cherche depuis longtemps à mettre en place un marché européen de l’électricité. Mais pour cela, il lui faut en finir avec les tarifs réglementés français. La commission européenne a donc menacé la France de sanctions pour « aide illégale » aux entreprises. Le gouvernement a aussitôt cédé. La loi Nome devrait accélérer la mise en concurrence et préparer l’homogénéisation – par le haut – des prix européens. En commençant par forcer EDF à céder une partie de sa rente nucléaire aux appétits du privé.

- « C’est un véritable hold-up ! La France a investi dans une industrie nucléaire pour permettre son indépendance énergétique. Ce parc, qui appartient à EDF, a été financé par la facture des usagers », a déclaré Marie-Claire Cailleteaud, de la fédération CGT mines-énergie. Les fournisseurs privés pourront à l’avenir vendre l’énergie française à l’étranger, créant sur notre sol une pénurie. « On s’attend à une forte hausse pour les particuliers comme pour les entreprises alors qu’on est en période de crise », se désole Arnaud Faucond, de l’association de consommateurs Indecosa-CGT.

- L’exemple des grandes pannes en Californie après la privatisation du secteur est révélateur. En 2000 et 2001, le courtier Enron avait volontairement provoqué des coupures pour faire augmenter les prix. Les tarifs avaient grimpé de plus de 40 % pour les usagers. Devant l’ampleur de la catastrophe, l’État californien s’était réapproprié le secteur.

29/08/2010

RESISTANCES ET DEVOIR DE MEMOIRE

L’histoire de la France a été marquée par les idées révolutionnaires et les grands hommes qui les répandirent furent nombreux.

- Aujourd’hui un constat s’impose : notre peuple subit sa vie et semble téléguidé dans ses choix politiques, de consommation, de mode de vie… Il doit sans doute manquer aux français une bonne dose de réflexion pour faire avancer et évoluer les problèmes sociétaux que nous rencontrons. Nous sommes les seuls à pouvoir le faire en descendant massivement dans la rue dans la plus large unité qui soit.

- La France, qui s'est honorée pendant la Résistance, vit actuellement - et de nouveau - une déportation de peuples. Mais peut-on savoir réellement qui cela interpelle de voir des Afghans du canal Saint-Martin reconduits violemment à la frontière à 6 h 00 du matin, sans savoir quelles conditions de vie (comme pour les Roms d’ailleurs) les attendent dans leurs pays ? Que penser également de ces images insoutenables à la télévision des expulsés de la Courneuve avec cette femme noire traînée par les CRS avec son bébé sur le dos ? Cela ne rappelle-t-il pas l’époque tragique du gouvernement de Vichy en 1940 !

- Le système actuel engendre l’égoïsme, la concurrence, pire encore : l'indifférence ; chacun pour soi, chacun chez soi. Il est urgent d’appliquer la tolérance zéro pour le racisme d’état. On ne peut au nom d’une soi-disante politique sécuritaire cogner systématiquement et lâchement sur des immigrants, des pauvres et en faire les boucs émissaires de la crise, alors que c’est la grande finance qui nous y a plongé. Pendant ce temps, on protège les grandes fortunes par le bouclier fiscal, on paupérise notre population alors que les banques se gavent de milliards d’euros chaque mois. Et puis maintenant, on parle de pénaliser les maires des communes qui ne voudraient pas s’aligner sur la politique autocratique de Sarkozy!

- Aujourd’hui, plus que jamais nous devons être solidaires des gens du voyage, des Roms, des immigrés, des pauvres, des ouvriers, des salariés, des chômeurs et SDF qui sont agressés par une minorité des prédateurs politiques aux ordres des spéculateurs de la finance et des grands industriels. Ils ne rêvent en fait que d’une chose, c’est de supprimer tous les acquis sociaux résultants de l’application du programme du Conseil National de la Résistance. Leurs objectifs s’inscrivent dans le droit chemin d’un nouvel ordre économique mondial, dans un mondialisme ultralibéral dont le but est de supprimer toute forme de démocratie, faire plier les populations en montant les citoyens les uns contre les autres et en terrorisant les plus faibles et les plus démunis… C’est très dangereux. Cela peut devenir lourd de conséquences.

- Les grandes fortunes françaises (comme Liliane Béthencourt par exemple) et les grands actionnaires sont installés aux manettes de l’état français, et ce n’est pas non plus sans rappeler la période de l’occupation pendant laquelle certains ont ramassé gros. Et comme sous l’occupation, le peuple se doit de résister et riposter pour imposer une société de partage et de solidarité. Notre France, qui n’a souvent pas assumé certains épisodes historiques, j’espère la connaître plus altruiste. Et peut être qu’un jour on pourra dire : « nous étions là quand tout a changé ! ». En tout cas, c’est notre devoir de mémoire car demain, et posons-nous la question : après les Roms et les gens du voyage, à qui le tour ? Non assez, il ne faut pas que Sarkomence !
Christian Barthélemy