27/08/2011

TROIS QUESTIONS A JANY ROUSSEAU

Jany, la section cyclotourisme du RS10 a décidé d'être solidaire avec "les musicales du quai de la Pallée". Quelle est votre démarche ?
- "Les musicales du quai de la Pallée" aident les personnes atteintes de déficience mentale à s'intégrer dans la vie de tous les jours. Cette association s'est lancée dans l'autoconstruction d'un établissement de services et d'aide par le travail. Le RS10-cyclotourisme a donc décidé de se montrer solidaire en participant avec ses moyens au financement de la salle de repos. Pour cela, 8 cyclotouristes se rendront à Médicina (Italie), ville jumelée à Romilly, pour effectuer 1 033 kms en 6 étapes au mois de septembre prochain. Chaque kilomètre parcouru est vendu et proposé à 2 euros : les bienfaiteurs peuvent en acheter autant qu'ils le désirent. Chaque euro fera que l'aventure servira une juste cause. Les dons peuvent être défiscalisés. Nous comptons sur la solidarité de chacun.

En pratique, comment vous organiserez-vous ?
- Notre projet sportif a demandé une année de préparation, nous réglons les derniers détails et peaufinons notre condition physique. Le jour du départ, chaque cyclo aura effectué entre 5 000 et 9 000 kms depuis janvier. Jany, Jean-Claude, Hervé Rousseau, François Bourgin, Gérald Pellé, Jean-Pierre Choiselat, Jean-Pierre Beaudoin et Marcel Fessard partiront le 10 septembre à 7 h 30 avec deux départs : l'un devant la mairie, l'autre devant l'ESAT. A Parme, le président des "musicales du quai de la Pallée", Paul Damota, et des cyclistes de Médicina nous rejoindront pour effectuer l'ultime étape. Des jeunes des écoles de cyclisme nous ouvrirons la route dans les derniers kilomètres et, à l'arrivée, les élus nous attendront devant la mairie. Le soir, après le grand spectacle inaugural, nous serons présentés à la population. Pour les 3 jours de la Fête du Jumelage et des fêtes médiévales de Barbarossa, la municipalité a confectionné de grands panneaux expliquant notre démarche et appelant à faire des dons. Ces panneaux seront exposés dans les endroits "stratégiques" de la ville ainsi que des urnes.

De retour à Romilly, quelle suite donnerez-vous à vos efforts ?
- Nous nous sommes engagés à réaliser nous-mêmes les travaux de finitions de la salle de repos dans le futur établissement : pose du sol, du plafond, peinture, aménagement de l'espace (meubles, TV, baby-foot, etc.) selon la somme collectée. Il n'était pas question que notre geste de solidarité s'arrête aux efforts cyclistes. D'ailleurs, plusieurs d'entre nous sont fortement investis dans l'association. Il est à notetr que le coût du raid est entièrement financé par les cyclos, diverses subventions et partenaires et qu'il sera l'occasion de rendre hommage à Michel Bounnat, fondateur de notre club, et 2 cyclos de l'ASCD Médicina : Nilo Cuppini et Gino Selleri. Nous avons souhaité que la salle de repos se nomme salle Médicina. Le maire, que je suis allé voir 3 fois cette année, a donné son accord et a promis qu'un représentant de la municipalité sera présent à l'inauguration de l'ESAT. Ainsi la boucle est bouclée.

14/08/2011

1 500 PERSONNES ONT DEJA REJOINT LE COLLECTIF DE DEFENSE DE L'EDEN

Notre collectif citoyen a organisé au mois de mai une rencontre avec les habitants de Romilly sur l'avenir du cinéma Eden qui a débouché sur la création d'un collectif de défense.

- L’annonce par la communauté de communes, présidée par Guy Allart, d’autoriser l’ouverture d’un cinéma multiplexe de 6 salles sur la zone commerciale de la Belle-Idée met le cinéma Eden en danger. Cette décision est contraire aux engagements pris lors de la présentation du projet d’aménagements commerciaux sur la seconde tranche de cette zone. Aujourd’hui, nous constatons que cela a été rendu possible car le cahier des charges et le règlement de consultation des promoteurs n’étaient pas suffisamment contraignants. Dès le lancement de la procédure, ceux-ci auraient dû interdire tout transfert d’activité, ce qui aurait rendu non recevables les dossiers ne respectant pas cette règle. Toutefois, soulignons que le projet SORODI pour obtenir l’acquisition des terrains ne comprenait pas la réalisation d’un cinéma multiplexe. Il y a donc rupture de l’engagement initial pris devant les élus de la communauté de communes. Nous nous interrogeons par ailleurs sur le silence de la majorité de ces élus alors que ce dossier se noue d’un mélange des genres entre intérêt public et intérêts privés très préoccupant.

FERMER L’EDEN, C’EST RENIER L’HISTOIRE DE LA VILLE :
- Il fonctionne depuis 1913, n’a cessé d’être amélioré pour s’adapter aux transformations de la technique cinématographique (cinémascope dès 1960, dolby en 1985, son numérique en 1997).
Menacé de disparaître à la fin des années 70, c’est toute une génération qui devait se rendre à Troyes pour regarder les films après la fermeture de 1980. Une vaste réflexion fut menée sur une nouvelle création d’un cinéma. Celle-ci partie de la Maison des Jeunes et de la Culture et de la Jeune Chambre Economique puis gagna l’ensemble de la ville, le conseil municipal s’en empara et profita de la politique d’encouragement au cinéma menée par le Ministre de la culture de l’époque Jack Lang. Celle-ci prévoyait de privilégier la réhabilitation des anciennes salles et le choix se porta sur l’Eden.

- Suivra une belle page des 25 dernières années commencée par la réouverture brillante des salles Carné et Truffaut, le classement de la salle Truffaut en salle d’Art et Essai, et une programmation toujours en prise avec l’actualité ponctuée d’avant-premières et d’événements exceptionnels avec la venue d’artistes et de metteurs en scène de premier plan. C’est d’ailleurs cet esprit qui a présidé aux festivités du 25ème anniversaire du cinéma organisé par cette même municipalité qui veut maintenant le rayer de la carte ! Pour toutes les générations, l’Eden représente un lieu de vie, de rencontres, un loisir, un plaisir. Le cinéma a fait revivre notre ville : la culture cinématographique était à la portée de tous ! Nous sommes en présence d’une structure de trois salles et d’un hall d’expositions. Une salle est mise à disposition d’associations et répond pleinement aux attentes de la population. A cet argument, M.Vuillemin a répondu que le cinéma « Art et Essai » pouvait être laissé à l’Eden. M. le Maire n’a-t-il pas l’idée de confier la partie rentable à l’espace ludique privé et ce qui ne l’est pas restant au cinéma public ?
Et d’ajouter qu’une autre vocation pouvait être donnée à cet équipement !

FERMER L’EDEN EST UN CONTRE-SENS CULTUREL :
- Il appartient au patrimoine culturel et social de notre ville. Que deviendra-t-il ? S’il ne fonctionnait pas, la réflexion de la ville serait compréhensible. C’est précisément celle-ci qui a été menée il y a 30 ans. Mais aujourd’hui, le succès est acquis et le cinéma couvre toute une palette du 7ème art. On peut être assuré que le multiplexe privilégiera les films « rentables », laissant dans l’ombre les films plus difficiles, notamment ceux diffusés dans le cadre de l’association des cinémas d’art et essai. L’actuel cinéma présente cet avantage de couvrir le cinéma commercial et le cinéma plus exigeant. Notons que le directeur actuel de l’Eden, Patrick Brouiller, est le Président de l’Association du cinéma d’art et essai qui a su faire de l’équipement de l’Eden un outil à la fois commercial et culturel. Le multiplexe a toute chance de ne plus être qu’un outil commercial, dans l’esprit de l’hypermarché voisin.

FERMER L’EDEN EST UN CONTRE-SENS SOCIAL :
- Dans une ville où l’accès aux biens culturels est difficile à la fois pour des raisons sociologiques et économiques, l’Eden a l’avantage de pratiquer des tarifs sociaux, d’organiser des séances ciblées sur des publics particuliers (scolaires, anciens) avec tarifs adaptés. Aujourd’hui, on nous parle d’argent, de promoteurs qui veulent s’enrichir sur le dos des cinéphiles. Mais à quel prix ? Pour tous les amoureux du 7ème art, le grand écran doit rester à la portée de tous ! Nul doute que la promotion de publics dont l’accès au cinéma est freiné par des considérations économiques et sociologiques n’intéressera pas un cinéma à vocation exclusivement commerciale.

FERMER L’EDEN EST UN CONTRE-SENS ECONOMIQUE :
- Le centre-ville se meurt et le cinéma restait un des derniers éléments attractifs. Le rayer de la carte est une aberration économique. Tout se passe aujourd’hui comme si la ville était livrée à la seule loi du marché : on laisse se dévitaliser des quartiers entiers sans chercher à maintenir les équilibres urbains. On torpille volontairement le cinéma qui fonctionnait bien pour un équipement dont la réussite reste hypothétique. Actuellement, L’Eden est financièrement en équilibre précaire avec 70 000 entrées annuelles. Le multiplexe serait rentable avec au moins le double d’entrées. Qui peut parier sur sa réussite ? Le risque est l’ouverture d’un multiplexe, le fonctionnement quelques années soutenu par l’effet de mode et des promotions commerciales, puis fermer, faute de rentabilité. Comme entre-temps il aura condamné l’Eden, il n’y aura plus de structure ! Faudra-t-il de nouveau se rendre à Troyes, à Sézanne ou à Nogent ? Attachés à la diversité, à l’échange, aux valeurs de solidarité, nous pensons que le cinéma Eden doit vivre, les moyens de son existence doivent être assurés, c’est une exigence essentielle qui doit être entendue. Il appartient désormais aux habitants de notre région et aux cinéphiles de se mobiliser afin que le rideau ne tombe définitivement sur l’écran des salles de l’Eden. 1500 personnes ont déjà rejoint le collectif de défense de l'Eden, des initiatives verront le jour à la rentrée de septembre.
Dany Bouteiller

08/08/2011

FINANCES LOCALES... SUR LA PAILLE ?

Depuis 2008, Eric Vuillemin dirige Romilly et l'endettement a fait un bond de 30%, passant de 912 à 1 289 euros par habitant.

- En plus de la mauvaise gestion de l'UMP locale, d'autres raisons poussent au pessimisme. Chaque année, L'Observatoire des Finances Locales établit un rapport sur leur évolution et selon son président, André Laignel, il est constaté une érosion continue de leurs moyens. Leurs capacités financières limitent leur possibilité de faire face aux attentes des citoyens. En 2010, leurs dépenses de fonctionnement ont évolué de 2,2% alors que la Dotation Globale de Fonctionnement versée par l'Etat ne progressait que de 0,8%. Cet écart confirme et accentue l'effet « ciseau » constaté chaque année sans interruption depuis 2007.

- A la baisse des dépenses d'investissement et la hausse de la dette s'ajoute une chute sans précédent des subventions d'équipements accordés aux communes par les départements (à quand la nouvelle piscine, le stade des Hauts-Buissons, la salle de gym, le dojo... promis ?). Cette situation impacte ainsi par un "effet domino" les capacités futures d'investissements des communes comme des intercommunalités.

- Pour 2011, les perspectives semblent tout aussi préoccupantes. La reprise de l'inflation et la hausse des taux d'intérêt tirent vers le haut alors que les recettes sont, au mieux, stagnantes voire en déclin : baisse de la DGF de 0,21%, à laquelle s'ajoute le gel des autres dotations et notamment de la compensation de la taxe professionnelle. De plus, le bricolage des réformes successives et les fortes incertitudes sur le véritable impact de la suppression de la taxe professionnelle, mais aussi sur le financement de la péréquation et le coût de la nouvelle carte de l'intercommunalité, placent les décideurs locaux dans un contexte instable et imprévisible qui entrave leur capacité à anticiper et limitent leur liberté d'action.

- Tous les éléments d'une aggravation des difficultés financières des communes sont en place, rendant difficile pour les élus locaux de se projeter vers l'avenir en freinant la modernisation des territoires et la qualité des services publics locaux. Très concrètement, cette situation traduit les effets néfastes des politiques de droite, nous en avons l'exemple au niveau local, au niveau départemental comme au niveau national. Vous avez dit préoccupant ?
Dany Bouteiller

01/08/2011

LA VIOLENCE DES CASSEURS

La crèche municipale licencie ! Elle dépend du Centre Communal d’Action Sociale présidé par Marie-Annick Commenil (candidate UMP aux dernières élections cantonales).

- Convoquées le 20 juillet dernier pour un entretien préalable à un licenciement, deux assistantes maternelles se sont vues remettre dans l’après-midi même leur lettre de révocation par la Police Municipale. Dans notre cité, il ne reste donc plus que trois assistantes… Qu’il est loin le temps où plus de 20 étaient employées par la crèche municipale. Mais il est vrai qu’une véritable politique de service public était mise en œuvre en direction des familles et de l’enfance à cette époque.

- Après le non-remplacement des départs à la retraite au sein des services municipaux, les licenciements les ont maintenant supplantés. La conseillère municipale communiste Rolande Barthélemy a rencontré Mme Commenil pour évoquer les conséquences d'une telle politique. Celle-ci a rétorqué que les problèmes trouvaient leur origine du fait d'un manque d'enfants et que les deux dernières personnes embauchées en faisaient les frais.

- Il est toutefois regrettable que cette question n'ait pas été débattue au dernier conseil d'administration du CCAS. D'autre part, un reclassement n'était-il pas possible ? Ces actions ne sont-elles pas un pas vers la suppression des assistantes maternelles ? Dans une ville où le chomage a progressé de plus de 50% depuis qu'Eric Vuillemin en est le maire, ceux qui avaient promis la création de 150 emplois chaque année à Romilly en sont maintenant les casseurs.
Dany Bouteiller

22/07/2011

TOUS ENSEMBLE, SAUVONS L'EDEN !

Chaque jour, la mobilisation pour sauver notre cinéma Eden s'amplifie.

- Une large majorité de la population romillonne et des environs s'oppose à la réalisation d'un cinéma multiplex sur le parc de l'aérodrome, mettant en péril notre structure cinématographique qui a vu sa renaissance en 1985 grâce à la municipalité de gauche à direction communiste. Inaugurée par des "figures" du cinéma français, Carné et Truffaut, cela a valu à Romilly d'être primée par FR3 Champagne-Ardenne Ville de l'année pour le nombre et la qualité de ses équipements.

- A cette mobilisation grandissante, s'est adjointe celle des commerçants du centre ville dont beaucoup ont apposé cette affichette : "non à la fermeture de notre cinéma Eden". Si cette sombre perspective venait à se concrétiser, ce serait un nouveau coup dur pour l'activité commerciale.

LES ENGAGEMENTS PRIS EN 2007 ET 2008 DOIVENT ETRE RESPECTES
- En 2007, en effet, pour obtenir ce projet, l'actuel promoteur s'était engagé au dernier moment devant les élus de la Communauté de communes à ne pas réaliser de multiplex. De plus, en septembre 2008, le conseil communautaire a voté le projet d'aménagement de la 2ème tranche commerciale sans multiplex. Ce n'est qu'en octobre 2010 qu'il a refait surface. Que s'est-il donc passé entre ce moment et celui où le projet de multiplex avait été abandonné ?

- Pourquoi le maire et le président de la Communauté de communes n'ont-ils pas fait appliquer les décisions de 2007 et 2008 ? Aujourd'hui, un constat s'impose : une grande majorité de la population est opposée à ce projet. Il faut en tenir compte et il revient au promoteur de proposer une autre activité qui n'existe pas dans le secteur. Afin d'obtenir cette sage décision, la mobilisation doit encore s'amplifier.

ROMILLY S'ENDETTE DANGEUREUSEMENT
- Le compte administratif 2010 a permis de constater une progression de l'endettement (+14,5% par rapport à 2009) engendrant une augmentation importante des charges financières. Depuis l'arrivée de la majorité UMP à la gestion de Romilly, l'endettement par habitant a explosé (+30%), passant de 912 € en 2008 à 1 289 € en 2010.

- Pour y faire face, les services à la population sont réduits, les départs à la retraite des agents communaux ne sont pas remplacés et le patrimoine municipal est liquidé au profit de promoteurs privés. Et dire qu'en 2008, certains ont affirmé que cette équipe était mieux à même de gérer les affaires municipales !!!
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh, conseillers municipaux.

18/07/2011

LE COMMERCE DU CENTRE VILLE A L'AGONIE

Il suffit d'aller faire ses courses dans les commerces du centre ville pour sentir qu'un malaise ambiant s'est installé.

- En effet, les affaires ne sont pas "folichonnes", faute à la crise, peut-être, au chômage record à Romilly, sûrement (près de 1 500 chômeurs) ; mais surtout du fait de la présence des grandes et moyennes surfaces qui ont changé les habitudes de consommation de bon nombre d'habitants. Comme on peut le constater, l'apparition des grandes surfaces a marqué la disparition progressive des commerces de proximité du centre des villes moyennes. Le petit commerce souffre de la concurrence des grandes surfaces et le développement inconsidéré de la zone commerciale de la Belle Idée va sans aucun doute amplifier cette agonie.

- On peut déjà dénombrer la disparition de 4 magasins en Boule d'Or (dont Cache-Cache, délocalisé à la Belle Idée) et 6 dans la rue Gornet-Boivin. L'instauration de la zone bleue risque aussi de dissuader les clients potentiels. Pourvu que l'idée ne vienne pas à nos édiles, en plus, d'y installer des parcmètres : la boucle serait bouclée, le noeud coulant resserré !

- L'annonce de l'arrivée de nouvelles activités sur l'aérodrome, qui en condamne d'autres à mort, ne rassure pas les commerçants. La construction d'un multiplex de 6 salles tuera notre beau cinéma Eden. Un comble puisque le promoteur s'était engagé dans son projet à ne pas construire une telle infrastructure. Mais, bizness-bizness, les élus UMP de la municipalité et de la communauté de communes se sont couchés devant les exigences de marchandising du big boss. La colère gronde chez les commerçants et dans beaucoup de vitrines sont apparues des affichettes : "non à la fermeture du cinéma Eden".

- Et puis attention, le multiplex n'est pas le seul danger. Dans les cartons du promoteur, il y a d'autres projets comme la réalisation d'une salle de bien-être et de remise en forme qui pourrait mettre un terme à ce qui existe dans l'associatif. En exerçant de nouvelles pressions sur les élus de la majorité, la future piscine (???) ne pourrait-elle pas rejoindre la zone commerciale ? Et pourquoi ne pas imaginer qu'un jour les marchés du lundi et du samedi se tiennent sur le parking de l'hypermarché ? Avec eux, tout est possible. Il est grand temps aujourd'hui d'arrêter le bras de ces casseurs et requins de la finance dont la seule préoccupation est : le fric, le fric, le fric !
Christian Barthélemy

04/07/2011

LES AUTRES QUESTIONS DU CONSEIL MUNICIPAL

Le conseil municipal-marathon du 23 juin avait aussi à son ordre du jour les questions suivantes.

- Transfert d'emprunts souscrits par la Ville pour le transit et le traitement des eaux usées au syndicat intercommunal des eaux usées des Moulinaires.
- Garantie de 2 prêts à hauteur de 50% contractés par la fédération des APAJH afin de financer le projet de construction d'un foyer d'accueil médicalisé à Romilly.
- Garantie à hauteur de 80% d'un emprunt de 1 400 000 € contracté par la SA MON LOGIS pour la construction de 9 logements rues Diderot, de Martonne et Môquet. Idem pour un autre de 1 641 000 € pour l'amélioration de 8 logements rue P. Semard. Idem pour 389 000 € afin d'acquérir 4 logements place des Martyrs. Idem à hauteur de 31,25% sur 3 200 000 € pour l'acquisition de 13 logements et d'un bâtiment communal.
- Création d'un emploi de technicien territorial, d'un emploi d'ingénieur principal territorial, de 3 emplois d'adjoints territoriaux d'animation principaux, d'un emploi d'agent territorial spécialisé principal. Prolongation de la mise à disposition d'un agent municipal à la MEFER, création d'un emploi d'adjoint technique territorial à 28 h hebdomadaires.
Le mot "création" est inapproprié car il s'agit en fait de promotions internes.
- Fixation des tarifs pour le prochain Village Gourmand.
- Adhésion de la Ville à Aube Initiative (association de soutien à des projets d'entreprises nouvelles).
- Fixation des tarifs de location à la pépinière d'entreprises.
- Bail commercial avec le Coq Sportif pour une location de bâtiments, av. de la Liberté, à hauteur de 114 000 € par an.
- Bail commercial avec Médiapost pour une location à l'hôtel d'entreprises : 19 500 € par an.
- Vente au Département de parcelles communales pour la réalisation de la rocade nord (RD 440).
- Remise de pénalités de retard de paiement de la taxe locale d'équipement.
- Convention de rétrocession de voiries, espaces communaux et réseaux divers de la future zone d'activités de l'aérodrome.
- La route entre le carrefour Diderot-Val Thibault & le carrefour RD 164 (ancienne route de Paris) est baptisée avenue André-Malraux.
- Cession d'un propriété communale, à l'angle de la rue et du passage Julian-Grimau, à Romilly-Immo pour 54 000 €.
- Convention pour le transport et le traitement des effluents de la commune de Maizières vers Romilly et convention d'échange de fourniture d'eau entre ces deux villes.
- Reconduction de la convention pour l'implantation d'un pylône et d'équipements techniques au stade municipal avec la sté Orange France.
- Réfection de la voirie rue Carnot.
- Création d'un poste d'assistant d'enseignement au conservatoire municipal de musique. Augmentation des tarifs : + 3% pour les romillons ; + 5% pour les aubois ; + 10% pour les extérieurs au département.
- Subventions exceptionnelles de 550 € pour l'association des dons d'organes, de 200 € pour l'opération Orange de soeur Emmanuelle, de 5 000 € à l'AFMR.
- Reconduction du droit de pêche dans divers canaux traversant la commune.
- Programmation du fonctionnement du contrat urbain de cohésion sociale en faveur des habitants défavorisés en zone urbaine sensible.
- Réhabilitation du sol du gymnase Bardin-Gousserey.
- Modalités du concours des maisons fleuries.
- Adhésion de la Ville à l'association "La Seine partagée" qui aide les communes à valoriser leur riveraineté et protège le fleuve.
- Proposition d'un règlement de collecte des ordures ménagères pour la communauté de communes.
Un débat plus long aurait été nécessaire sur le projet départemental de coopération intercommunal de l'Aube. Nous y reviendrons.
- Travaux de transformation en multi-accueil de l'école Langevin.
- Mise à disposition d'un bloc sanitaire situé place de la Gare.
- Réhabilitation de la 2ème partie de la friche industrielle du Coq Sportif : demande de subvention au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux.
- Avis favorable pour la création d'un poste supplémentaire d'enseignant à l'école de Lion.

27/06/2011

LES MOULINS A VENT DE LA DROITE

Le collectif contre la suppression de 13 postes d'enseignants à Romilly s'était invité au conseil municipal du 23 juin.

- Il avait adressé un voeu au maire afin que le conseil municipal en débatte et se prononce contre ce mauvais coup. Pour toute réponse, E. Vuillemin a fait état de courriers échangés depuis février dernier avec le recteur et l'inspecteur d'académie, ajoutant que l'association des Maires de France, présidée par le député-maire UMP, Jacques Pélissard, faisait tout son possible pour arrêter la désertification scolaire.

- Se disant "effondré" par les suppressions de postes, le maire n'a pas pour autant accepté de mettre aux voix le voeu du collectif, suivi par toute la droite municipale. On aurait été surpris du contraire à entendre Eric-le-fataliste : "plus rien ne peut évoluer, la carte est figée et les lycées et collèges ne sont pas du ressort de la ville". Il ne faut donc pas compter sur la majorité municipale pour défendre les intérêts des lycéens et collègiens de notre ville. Dans ce dossier, elle n'a fait que brasser mollement du vent. Cette inertie est à mettre en parallèle avec d'autres municipalités de gauche qui mouillent la chemise en se battant pied-à-pied contre la casse de l'Education Nationale organisée par le gouvernement.

- Mais qu'attendre d'une municipalité UMP, dont l'adjointe UMP M.-T. Lucas soutient la politique gouvernementale - soutien qu'elle a d'ailleurs clairement affiché par ses votes au conseil d'administration du lycée Joliot-Curie - et la met en oeuvre à Romilly, tout comme au Conseil régional. Joë Triché et Claude Maitrot ont regretté cette situation et poursuivront la bataille engagée avec le collectif.

- Les parents d'élèves de la FCPE, arborant des pancartes "suppressions de postes = municipalité complice", ont bruyamment marqué leur réprobation et applaudi à une sortie de la salle du maire (qui ne doit pas assister aux débats sur le compte administratif). Tout un symbole.

24/06/2011

CONSEIL MUNICIPAL : LA DETTE S'ENVOLE !

Malgré la fermeture de l'aérodrome, à Romilly la dette continue de s'envoler.

- Fin 2009, l'encours de la dette était en hausse de 18,64% par rapport à l'année précédente, après un an et demi de gestion par la droite. Au conseil municipal du 23 juin, la droite municipale a adopté le compte administratif 2010 qui permet de comparer les réalisations aux prévisions et de déterminer les résultats à la clôture de l'exercice. En 2008, la dette par habitant était de 912 € ; depuis l'ère Vuillemin, elle est passée à 1 289 €, soit une hausse de 30% : Romilly bouge. Il n'est pas inutile non plus de comparer avec les communes de même importance où la moyenne est de 941 € par habitant. Autrement dit, à Romilly, la dette par habitant est supérieure de 27% à la moyenne nationale.

- Pourtant, la politique de l'actuelle majorité répond de moins en moins aux besoins et aux attentes concrètes de la population, dans une ville qui compte près de 1 500 chômeurs. Les dépenses de fonctionnement - les dépenses utiles à nos concitoyens - sont en baisse du fait de suppressions de services, de leur baisse de qualité ou de leur maintien, mais en les faisant payer. En fait, le maire gère comme un patron qui se féliciterait de ses bénéfices après avoir procédé à des économies sur le dos de son personnel.

- Autre satisfecit de la majorité, les recettes de fonctionnement progressent. En fait, cette augmentation, qui ne sera d'ailleurs pas pérenne par sa nature, provient essentiellement de la vente du patrimoine immobilier communal. Le compte administratif fait apparaître que 51% des prévisions seulement ont été réalisées : c'est peu glorieux.

- Au sein des services municipaux, les départ à la retraite ne seront pas remplacés, 135 postes restent vacants et les employés communaux ont de moins en moins les moyens de travailler dans de bonnes conditions. D. Prieur, l'adjoint aux finances n'a pas convaincu dans son argumentaire selon lequel la capacité de désendettement progressait et en expliquant que la hausse de la dette était due au recours à l'emprunt. Il a même évoqué des "coupes sombres", ce que G. Allard a "avoué".

- La baisse des impôts, promise par Vuillemin-candidat, est à ranger dans le placard des éphémères promesses de sa campagne électorale. La municipalité se contente aujourd'hui d'une absence d'augmentation, tout à fait relative d'ailleurs. A un moment où les collectivités locales subissent l'austérité des mesures du gouvernement de Nicolas Sarkozy, l'endettement à Romilly a tout pour nous inquiéter.
Dany Bouteiller

16/06/2011

LA DROITE S'ATTAQUE AUX GENS MODESTES

A Romilly, le revenu moyen mensuel par habitant (788 €) est de 29% inférieur à la moyenne nationale.

- Bon nombre de romillons perçoivent le RSA (revenu de solidarité active) qui garantit une augmentation des revenus et complète les ressources de ceux qui tirent de leur travail des ressources limitées. Il s'est substitué au RMI et à l'allocation de parent isolé. Aujourd'hui, la droite, avec notamment Wauquiez et Copé - les voix de leur maître Sarkozy -, fait le forcing pour porter des mauvais coups au RSA sous prétexte de lutter contre "l'assistanat, cancer de la société française". Elle propose donc d'imposer à ces allocataires de travailler gratuitement 5 à 10 heures par semaine pour une collectivité. Les collectivités, à l'image de la ville de Romilly, suppriment des emplois (rémunérés) qu'ils pourraient ainsi remplacer par du travail gratuit ! La pauvreté condamnerait-elle à une peine d'intérêt général ?

- Wauquiez fait de la démagogie nauséabonde lorsqu'il annonce vouloir plafonner les allocations à 75% du SMIC au prétexte qu'un couple sans emploi percevrait dans certains cas plus qu'un couple avec une personne en activité et touchant le SMIC. Si une telle situation peut effectivement se produire, elle est loin d'être la règle pour la majorité des petites gens. D'autre part, la fraude aux allocations mise aussi en avant par la droite représente moins de 1% des prestations sociales versées. En revanche, le travail au noir, organisé pour l'essentiel par les patrons représente une perte pour la sécu estimée entre 6 et 12 milliards d'euros ! Sans parler de la fraude fiscale des riches et des entreprises qui prive l'état de 45 milliards d'euros de recettes.

- Le RSA n'est pas de l'assistanat mais un moyen de survivre pour ceux qui sont au bout du bout. Limiter les minima sociaux à 75% du SMIC contribuerait à maintenir sous le seuil de pauvreté près de 8 millions de personnes en France qui vivent avec moins de 950 euros par mois. Le fond du problème ne consiste pas à opposer ceux qui ont un emploi à ceux qui en cherchent, il réside dans l'extension sans précédent du chômage. Romilly et son bassin en connaissent les méfaits. Mais qui supprime des emplois pour faire encore plus de profits ? En vérité, ces attaques n'ont qu'un seul but : préserver à tout prix un système en crise profonde, en aggravant les souffrances des peuples, et tenter d'assurer le maintien aux affaires de ses représentants politiques, quitte à jouer avec le feu en tenant un discours raccoleur en direction de l'extrême-droite.

- Il s'agit, non pas de stigmatiser de faux coupables, mais de désigner les vrais : le "cancer" de notre système, c'est par exemple la quarantaine de grands patrons français qui ont touché en 2010 l'équivalent annuel de 13 800 RSA (102,5 millions d'euros) de rémunérations brutes, alors que, pour beaucoup, leurs entreprises sont sous assistanat massif de fonds publics. Le cancer, c'est Rollier, le patron de Michelin, qui a augmenté en début d'année son salaire personnel de 505% et celui de ses employés de 1,4% ! Le cancer, ce sont les patrons cumulards et multi-casquettes qui font la chasse aux places dans les conseils d'administrations. Entre 2008 et 2010, la rémunération des administrateurs (jetons de présence) a augmenté de 15%. Les assistés ne sont pas les gens modestes mais les riches qui fraudent, siphonnent les finances publiques, échappent à l'impôt en toute légalité. Eux aussi ont des "devoirs" : le premier étant celui de rendre des comptes sur l'utilisation des fonds publics, le second de contribuer sans aucun passe-droit à la solidarité nationale.

05/06/2011

COUP DE PROJECTEUR SUR L'IMPOT

La déclaration d'impôts sur le revenu est d'actualité. Il nous semble utile de mettre "un coup de projecteur" sur cette question.

- Les impôts, taxes et prélèvements sociaux sont, par essence, l'expression de la solidarité nationale et le ciment de la cohésion sociale par une redistribution des recettes encaissées par l'état ou les collectivités territoriales. Ils permettent de mettre en oeuvre des politiques publiques dans différents domaines : éducation, santé, retraite, services publics, culture, environnement, recherche, emploi, etc.

- Les impôts progressifs ont des taux qui augmentent en fonction des revenus perçus ; les impôts proportionnels sont à taux unique quelque soit le montant des ressources. L'impôt sur le revenu représente 20% des recettes de l'état. 75% des impôts et taxes sont collectés de manière proportionnelle. Les impôts indirects (notamment la TVA, les taxes sur les carburants...) passent souvent inaperçus, mais moins on est riche, plus ils pèsent dans le budget des ménages.

- En diminuant globalement l'impôt sur le revenu, on répartit différemment l'imposition en la faisant supporter essentiellement - et injustement - par les familles. C'est le cas actuellement avec la politique budgétaire de Sarkozy et Baroin.

- Le bouclier fiscal plafonne l'ensemble des impôts à 50% des revenus. Les autres 50% des revenus des familles riches échappent donc totalement à l'impôt. Ce dispositif pour préserver les hauts revenus est en contradiction avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Le bouclier fiscal concerne 7 676 redevables de l'impôt sur la fortune (ISF) mais comme, si cela ne suffisait pas, 821 d'entre eux ont quitté la France depuis 2008 !

- Les niches fiscales autorisent à déduire certaines dépenses du montant de l'impôt voire de percevoir un crédit. Les plus démunis en profitent le moins. Ces niches représentent pour la nation un manque à gagner de 74,8 milliards d'€ que, compte-tenu de la dette publique et des critères de l'Europe de Maastricht et Lisbonne, il faut bien trouver ailleurs ! Ces niches et autres dispositifs encouragent les riches à se soustraire à l'impôt. Actuellement donc, la fiscalité dans notre pays est très orientée par les dogmes du libéralisme et, en cela donc, particulièrement injuste. Les revenus financiers sont favorisés au détriment des revenus du travail. Contrairement aux dires de la droite, l'efficacité économique ne s'en ressent guère ou très peu.

- Une réforme radicale s'impose : les efforts doivent être équitablement répartis et l'ensemble des revenus participer à la solidarité nationale. Parallèlement, dans un tel cas, il serait possible de réduire les impôts dits "indirects" tels que la TVA, la TIPP... Il y a donc des solutions pour assurer à la nation des moyens permettant une juste répartition et une forte implication publique dans la réponse et la satisfaction des besoins de nos concitoyens.
Dany Bouteiller

29/05/2011

NOUVELLE HAUSSE DU CHOMAGE DANS L'AUBE

L'Aube connaît une nouvelle hausse du chômage avec 13 471 demandeurs d'emploi de catégorie A à fin avril, soit une augmentation de 1% qui s'ajoute à celle de mars (+1,2%).

- Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans aurait diminué. Diminution en trompe-l'oeil, puisque les jeunes, dans une très large proportion, subissent la précarisation du travail dont profitent les employeurs et les agences de placement en intérim. Notons que les services publics ou semi-privatisés comme La Poste, EDF... ont recours de plus en plus au travail précaire. Pour les plus de 50 ans, malgré les annonces de Sarkozy et contredisant les arguments de la droite pour justifier la réforme des retraites, la dégradation s'accentue et le nombre de demandeurs d'emploi parmi les seniors est en nette progression. Phénomène qui va s'amplifier avec le recul de l'âge du droit à la retraite.

- En un an, le chômage a progressé de 7,4% dans l'Aube. Si l'on prend en compte les catégories A,B et C, notre département compte 20 675 chômeurs (+10,2%). Malgré des annonces qui tardent à se concrétiser de la part du maire et de sa majorité, Romilly, avec près de 1 500 privés d'emplois suit cette triste tendance.

- Les médias parlent de sortie de crise. Pour les riches et les banques dont les profits n'ont jamais été aussi élevés, certes. Mais personne ne parle des vraies victimes de la crise qui s'enlisent dans le chômage de longue durée : + 20,8% au niveau national. Les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (78 heures de travail maximum dans le mois) ne cessent de croître. On assiste à une systématisation des CDD avec des périodes d'activité de plus en plus courtes (9 jours en moyenne en 2010). Les "miettes d'emploi" deviennent la règle, l'emploi durable l'exception. Pas un mot sur les 48 000 radiations en 2010 ; pas un mot sur la dégradation alarmante des conditions de travail des employés après la fusion en une seule plateforme de l'ASSEDIC et de l'ANPE.

- Une part de plus en plus importante de la population est fragilisée et les chômeurs sont les premiers entraînés dans la spirale de la pauvreté. Pourtant, on peut crééer des emplois pérennes et bien rémunérés. Mais c'est une autre politique qu'il faut mettre en oeuvre. Supprimer les heures sup' défiscalisées qui sont un frein à l'embauche, conditionner les milliards d'euros d'aides publiques directes et d'exonérations de cotisations sociales patronales à la création d'emplois durables, à des formations qualifiantes pour les salariés, etc. Ce ne sont pas les chômeurs qu'il faut "responsabiliser" mais les patrons et les actionnaires des entreprises. Enfin, revaloriser les salaires, retraites et minima sociaux permettrait de relancer la consommation, donc l'emploi.

23/05/2011

ARRETEZ LA CASSE !

150 manifestants pour dire non à l'école sous tutelle marchande.

- A l'appel des parents d'élèves de la FCPE, des formations politiques de gauche, du conseiller général communiste Joë Triché, des élus de l'opposition municipale, des syndicats CGT, CFDT, SNES, d'enseignants... 150 personnes se sont retrouvées devant la Bourse du Travail, samedi 21 mai, pour protester contre les 13 suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine dans plusieurs établissements d'enseignement romillons. C'est la première initiative de cette ampleur dans le département.

- La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes de l'UMP depuis 2007. Ce n'est pas seulement moins d'école, mais une autre école qui est remodelée sous nos yeux : un enseignement à plusieurs vitesses, une école du "tri" pour ceux qui pourront payer, qui privilégie l'élitisme par des filières et des établissements "d'excellence" ; et une école du "minimum" pour les autres dont les programmes seront adaptés sur les critères définis par les besoins du patronat.

- Avec sa volonté d'imposer la marchandisation de l'enseignement, la droite accroît les inégalités entre territoires, mais surtout entre les élèves des différentes couches sociales. Elle organise la raréfaction de la formation et la pénurie de postes pour pousser, notamment par l'autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants à statut précaire. Elle sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse les maternelles, met en place un socle commun minimum... Dans le même temps, ce ne sont que largesses à l'égard de l'enseignement privé.

- Le ministre de l'Education Nationale travestit son travail de sape de l'enseignement public avec un discours presque irréel sur l'égalité des chances comme traitement de l'échec scolaire. Le mal-être scolaire des enfants, la culpabilisation des familles, la souffrance des enseignants et des personnels éducatifs est pourtant devenue une réalité quotidienne.

- A Romilly, la suppression de 6 postes d'enseignants est prévue au lycée Joliot-Curie, dont 3 professeurs qui vont se retrouver privés d'emploi, alors que les effectifs sont en moyenne de 35 par classe et que certaines salles de cours sont exigües. Au LEP Diderot, 4 postes seront supprimés et la mutation de celui de ferronnerie va obliger le chef d'établissement à faire appel à Pôle Emploi pour son remplacement. Au collège Langevin, le seul professeur d'arts plastiques sera remercié. Un poste est supprimé au collège le Noyer-Marchand ainsi que le psychologue au RASED.

- Aujourd'hui, l'école a besoin d'être défendue et le statut public des enseignants consolidé en refusant toute phase de privatisation-décentralisation dans l'Education Nationale. Après une prise de parole de Mme Bergeron, pour la FCPE, et de Mme Dubuis, représentant les professeurs du lycée Joliot-Curie, le cortège a emprunté les rues Brossolette, Gambetta et De Lattre de Tassigny avant de s'arrêter devant la marie où une délégation a été reçue par les adjoints Allard et Lucas. Un verre de l'amitié offert par la FCPE dans la cours de la Bourse du Travail clôturait une première action revendicative qui n'en restera pas là. Une réunion doit se tenir très rapidement pour définir les initiatives prochaines de la mobilisation.

20/05/2011

UN COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Notre espace citoyen élabore et porte des projets, impulse des débats pour transformer des propositions en revendications majoritaires.

- L'avenir du cinéma Eden a été l'occasion, mardi 17 mai, d'une réunion qui a rassemblé une quarantaine de personnes à l'espace Croizat. L'annonce par la communauté de communes du président Allard (et où siège le maire de Romilly) d'autoriser l'ouverture d'un multiplex de six salles dans la zone commerciale de la Belle-Idée, le met en grand danger.

- Cette décision est contraire aux engagements pris lors de la présentation du projet d'aménagements commerciaux sur la seconde tranche de la Belle-Idée. Dès le lancement de la procédure, le cahier des charges et le règlement d'appel d'offres auraient du interdire les transfert d'activités, rendant non recevables les dossiers qui ne respectaient pas cette règle. Le projet initial SORODI, pour obtenir l'acquisition des terrains, ne comprenait d'ailleurs pas la réalisation d'un multiplex ; il y a donc rupture des engagements pris à l'époque devant les élus de la communauté de communes. Nous nous interrogeons sur le silence de ces élus alors que ce dossier réunit un mélange des genres très préoccupant entre intérêts public et privés.

- L'Eden, avec ses trois salles et un hall d'exposition, répond pleinement aux attentes de la population. Eric Vuillemin évoque une spécialisation dans le cinéma "art et essai" qui pourrait revenir à l'Eden. N'a-t-il pas plutôt l'idée de confier la partie rentable à l'espace ludique privé et ce qui l'est moins au cinéma public ? Et d'ajouter que d'autres vocations pourraient incomber à cet équipement. Très concrètement, le cinéma communal risque de disparaître, victime du business.

- Géré par une association, l'Eden, avec ses 70 000 entrées annuelles, s'autofinance à 90%. L'attitude de M. Vuillemin est surprenante quelques mois après une rénovation pour le 25ème anniversaire de cet équipement. En fait, le multiplex serait surtout une "tête de gondole" pour le centre ludique du promoteur privé. Reste que son succès peut être problématique puisque les études tablent sur 150 000 entrées par an pour atteindre le seuil de rentabilité. On peut donc craindre que la concurrence entre le multiplex et l'Eden tue d'abord ce dernier, avant que le premier, faute d'entrées suffisantes, ne ferme à son tour, avec pour conséquence la disparition totale du 7ème art à Romilly.

- L'implantation en périphérie et son corollaire de problèmes de transports et de désertification accentuée du centre-ville fait aussi partie des inquiétudes que les commerçants présents lors de la réunion ont exprimées, avec aussi des incidences sur l'emploi.

- C'est pourquoi l'Eden doit vivre. Il doit continuer de permettre aux seniors de bénéficier de séances aussi destinées aux pensionnaires de maisons de retraite, de l'hôpital et aux handicapés. Les centres aérés doivent pouvoir y être accueillis pendant les vacances scolaires et les actions éducatives en faveur des jeunes des écoles, collèges et lycées au cours de séances trimestrielles doivent demeurer. Il en va de même pour les tarifs adaptés aux privés d'emplois, retraités et scolaires. Nous souhaitons préserver la liberté du choix des films, notre patrimoine culturel et social.

- Parallèlement à l'Association Eden, nous ne nous résignons pas, à plus forte raison parce que toutes les procédures permettant l'implantation du multiplex sont loin d'être achevées. L'Eden peut être sauvé. C'est pourquoi un collectif de défense de l'Eden s'est créé et va réfléchir sur les actions à mener. L'Eden doit vivre, les moyens de son existence doivent être assurés : c'est notre exigence essentielle.
Dany Bouteiller