En cette fin d’année, les Romillons ne sont pas à la fête. Les mauvais coups pleuvent sur les habitants et les acteurs de la vie locale. Après le drame que représente la fermeture de l’activité industrielle d’entretien et de réparation des trains au Technicentre SNCF et la perte importante d’emplois qualifiés que cela représente, il y a les dysfonctionnements de La Poste et de la ligne SNCF.
Les services rendus sont de plus en plus dégradés. Au plan local, ce sont les baisses de subventions à la vie associative, l’augmentation des tarifs et, maintenant, c’est l’heure de payer la très forte augmentation des taxes d’habitation et foncière. Lors de l’adoption de ces mesures proposées par Eric Vuillemin et votées par sa majorité de droite, les élus communistes et partenaires s’y étaient opposé et avaient dénoncé la volonté du maire de «faire les poches des romillons». Aujourd’hui, ils sont à l’initiative d’actions pour mettre un coup d’arrêt à cette fuite en avant qui accable toujours plus ceux qui ont le moins. à la veille de conseils municipaux importants, Pierre Mathieu, conseiller municipal de Romilly, répond à nos questions.
Il semble y avoir un véritable mécontentement concernant l’augmentation des impôts locaux.
Pierre Mathieu : Oui, il y a de l’incompréhension, du mécontentement et de la colère aussi. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ? Quand la vie est déjà si difficile, devoir sortir 100 euros supplémentaires chaque année, et parfois beaucoup plus, comme nous en avons de nombreux exemples, ce n’est pas facile. Pour les foyers les plus modestes qui sont très nombreux dans notre ville, c’est même parfois impossible sans toucher aux dépenses les plus vitales. Pour se faire élire, Eric Vuillemin qui, en tant que maire sortant, n’ignorait rien de la situation de la ville, avait promis de continuer à baisser les impôts. Chacun est aujourd’hui à même de juger le décalage entre sa promesse et sa décision.
30/11/2016
23/11/2016
18EME CONGRES DE L'ANECR :
METTRE EN ŒUVRE TOUS LES ACTES POUR EVITER LA CATASTROPHE ANNONCEE
L’Association nationale des élus communistes et républicains a tenu son congrès le week-end dernier à Saint-Étienne. Dotée d’une nouvelle direction, elle se veut à l’offensive dès 2017.
Près de 400 élu-e-s communistes et républicains, venus des quatre coins du pays, se sont retrouvés le week-end dernier à Saint-Etienne. Jean-Pierre Cornevin, Anna Zajac et Pierre Mathieu représentaient notre département. Des réformes institutionnelles à la vie de l’ANECR, en passant par l’avenir des communes et de la République, l’asphyxie des finances locales et l’évasion fiscale, les inégalités sociales, territoriales et les insupportables thèses sécuritaires et identitaires... Les questionnements, les échanges et les propositions d’actions n’ont pas manqué, dans un remarquable climat d’écoute, de partage et de construction commune. «Si nous ne mettons pas maintenant toutes nos forces dans la bataille, demain la droite et l’extrême droite se prendront la main. Faire obstacle coûte que coûte à ce scénario est un devoir», a affirmé Patrice Bessac, maire de Montreuil (93), élu à la présidence de l’ANECR. «Un renouvellement profond [...] avec une équipe capable d’amener nombre d’innovations», a estimé le président sortant, Dominique Adenot.
Un renouvellement, annoncé et souhaité par la direction sortante. Mais c’est sous le prisme de la mobilisation que cette «force considérable», composée de 7 500 élu-e-s, entend mener la bataille, tant sur la question démocratique que sur celles de l’égalité et de la dignité dans un climat politique enclin à la division. C’est le sens de la campagne «Commune debout», lancée lors du congrès et qui «se veut une contre-offensive dans la durée [...] La pression des élus a amené le gouvernement à diminuer de 1 milliard la sollicitation des collectivités, mais il reste 2,6 milliards» d’économies programmées par le gouvernement, a rappelé la sénatrice Marie-France Beaufils. Avec cette initiative, il s’agit aussi de faire face à la réforme territoriale (grandes régions, métropoles, intercommunalité...) qui ébranle la souveraineté locale.
Près de 400 élu-e-s communistes et républicains, venus des quatre coins du pays, se sont retrouvés le week-end dernier à Saint-Etienne. Jean-Pierre Cornevin, Anna Zajac et Pierre Mathieu représentaient notre département. Des réformes institutionnelles à la vie de l’ANECR, en passant par l’avenir des communes et de la République, l’asphyxie des finances locales et l’évasion fiscale, les inégalités sociales, territoriales et les insupportables thèses sécuritaires et identitaires... Les questionnements, les échanges et les propositions d’actions n’ont pas manqué, dans un remarquable climat d’écoute, de partage et de construction commune. «Si nous ne mettons pas maintenant toutes nos forces dans la bataille, demain la droite et l’extrême droite se prendront la main. Faire obstacle coûte que coûte à ce scénario est un devoir», a affirmé Patrice Bessac, maire de Montreuil (93), élu à la présidence de l’ANECR. «Un renouvellement profond [...] avec une équipe capable d’amener nombre d’innovations», a estimé le président sortant, Dominique Adenot.
Un renouvellement, annoncé et souhaité par la direction sortante. Mais c’est sous le prisme de la mobilisation que cette «force considérable», composée de 7 500 élu-e-s, entend mener la bataille, tant sur la question démocratique que sur celles de l’égalité et de la dignité dans un climat politique enclin à la division. C’est le sens de la campagne «Commune debout», lancée lors du congrès et qui «se veut une contre-offensive dans la durée [...] La pression des élus a amené le gouvernement à diminuer de 1 milliard la sollicitation des collectivités, mais il reste 2,6 milliards» d’économies programmées par le gouvernement, a rappelé la sénatrice Marie-France Beaufils. Avec cette initiative, il s’agit aussi de faire face à la réforme territoriale (grandes régions, métropoles, intercommunalité...) qui ébranle la souveraineté locale.
05/11/2016
NON A LA DÉGRADATION DU SERVICE POSTAL LOCAL !
Depuis plus de quatorze mois, les usagers qui dépendent du bureau de poste de Romilly-sur-Seine subissent les conséquences d'un vaste plan de réorganisation des services de la distribution.
Cette restructuration à La Poste s’est notamment traduite par de nouveaux horaires imposés aux facteurs avec des tournées l’après-midi, de sorte que le courrier - et la presse quotidienne - est, dans certains secteurs, distribué fort tard dans la journée. En outre, de plus en plus souvent, des distributions ne sont plus assurées certains jours, en cas d’absence parmi le personnel et qu’aucun remplacement n’est assuré. Le manque de personnel (neuf titulaires en moins depuis un an à Romilly) et l’organisation du service sont en cause puisque dans ce contexte, le rythme et la charge de travail ont été alourdis ; les tâches imposées sont disproportionnées avec les effectifs actuels. Cette organisation de tournée a engendré une augmentation de charge de travail. Sollicitée depuis plus d’un an à ce propos et en raison d’un mal-vivre très prégnant ressenti par le personnel du centre de distribution de Romilly, l’Inspection du travail semble faire la sourde oreille malgré diverses alertes de l’intersyndicale de postiers. Les facteurs dénoncent le recours systématique à l’intérim (avec des personnels non formés à leurs tâches) qui contribue aussi à la dégradation de la qualité du service public postal local.
Et ce sont les usagers qui subissent de graves désagréments, tant les particuliers que les commerçants et les entreprises (retards de courrier…). Le 17 octobre 2015, sur une proposition des élus communistes et partenaires, le conseil municipal de Romilly avait adopté un vœu à l’unanimité en faveur d'une amélioration de la distribution du courrier. Un an plus tard, force est de constater que la situation s'est encore dégradée et que les usagers font les frais des réductions massives d’effectifs, des objectifs d'économies, d’une diversification et d’une réorientation stratégique de l’activité de La Poste vers les secteurs marchands concurrentiels, au nom de la rentabilité et de la recherche de profits pour l’État, son principal actionnaire. Le élus communistes et partenaires et les communistes romillons vont multiplier les démarches et initiatives pour un retour du service postal local à la hauteur des besoins et avec des moyens humains suffisants, en y associant toutes celles et ceux qui sont attachés à un service public postal de qualité avec de bonnes conditions de travail pour le personnel.
18/10/2016
CONSEIL MUNICIPAL DU 1ER OCTOBRE
C'ETAIT AUSSI A L'ORDRE DU JOUR
HOMMAGE A MARCEL ARTELESA
- En ouverture du dernier conseil municipal, notre groupe communiste et partenaires a tenu à rendre hommage à Marcel Artélésa, dont le talent a marqué la vie de Romilly. Après une carrière de footballeur au plus haut niveau international (participation aux Jeux olympiques, à la coupe du monde 1966 en Angleterre) agrémentée de 298 matches en première division, d’un titre de Champion de France, d’une victoire en coupe de France, d’un titre de meilleur joueur français en 1964, Marcel a terminé sa carrière sportive à Romilly. Il entraîna l'USMR de 1973 à 1997, menant l'équipe première jusqu'en troisième division nationale et dirigeant les équipes de jeunes. Homme aux qualités sportives et humaines, il travailla au sein des services municipaux près de 25 années et resta fidèle à ses engagements envers son club d'adoption et Romilly.
Une minute de silence fut observée par le conseil municipal et sur notre proposition, le maire a convenu que dans un futur proche, un équipement sportif ou un rue à proximité du stade municipal portera son nom.
- En ouverture du dernier conseil municipal, notre groupe communiste et partenaires a tenu à rendre hommage à Marcel Artélésa, dont le talent a marqué la vie de Romilly. Après une carrière de footballeur au plus haut niveau international (participation aux Jeux olympiques, à la coupe du monde 1966 en Angleterre) agrémentée de 298 matches en première division, d’un titre de Champion de France, d’une victoire en coupe de France, d’un titre de meilleur joueur français en 1964, Marcel a terminé sa carrière sportive à Romilly. Il entraîna l'USMR de 1973 à 1997, menant l'équipe première jusqu'en troisième division nationale et dirigeant les équipes de jeunes. Homme aux qualités sportives et humaines, il travailla au sein des services municipaux près de 25 années et resta fidèle à ses engagements envers son club d'adoption et Romilly.
Une minute de silence fut observée par le conseil municipal et sur notre proposition, le maire a convenu que dans un futur proche, un équipement sportif ou un rue à proximité du stade municipal portera son nom.
12/10/2016
SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE :
UN ATOUT PRÉCIEUX A DÉMOCRATISER ET SÉCURISER
Par Pierre Mathieu, membre du secrétariat national de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR).
- Pour résoudre les défis auxquels notre pays est confronté, le service public ferroviaire est un atout précieux. Il faut le démocratiser et lui donner les moyens de remplir ses missions au service de tous les citoyens, de tous les territoires. Nous sommes très loin de cette volonté. Les débats en cours pour 2017 ignorent cette question qui concerne pourtant la vie quotidienne de millions de nos concitoyens. Le récent bricolage gouvernemental pour éviter la fermeture immédiate du site d’Alsthom à Belfort ne peut masquer le désengagement massif de l’Etat en faveur du service public ferroviaire et de la filière industrielle. Celle-ci est une des plus performantes au monde. Mais pour combien de temps encore au train où vont les choses ? Pourtant tout devrait conduire à redonner toute sa place au rail et au service public. Atteindre l’objectif fixé par la COP 21 lors de l’accord de Paris de contenir le réchauffement climatique à 2° C (voire mieux encore à 1,5° C) d’ici 2100 exige un autre mode de développement, une autre politique des transports.
- Les transports représentent 34% des émissions de CO2 et 27% des GES. Le transport routier de marchandises est de très loin le principal émetteur de pollutions. En 20 ans la part des transports non routiers de marchandises a chuté fortement. En 1995, 25% des marchandises (tkm) étaient transportées autrement que par la route. En 2013… 15% dont seulement 9,4% par le rail et la baisse continue… Les politiques menées ont jeté des millions de camions sur les routes.
- Pour résoudre les défis auxquels notre pays est confronté, le service public ferroviaire est un atout précieux. Il faut le démocratiser et lui donner les moyens de remplir ses missions au service de tous les citoyens, de tous les territoires. Nous sommes très loin de cette volonté. Les débats en cours pour 2017 ignorent cette question qui concerne pourtant la vie quotidienne de millions de nos concitoyens. Le récent bricolage gouvernemental pour éviter la fermeture immédiate du site d’Alsthom à Belfort ne peut masquer le désengagement massif de l’Etat en faveur du service public ferroviaire et de la filière industrielle. Celle-ci est une des plus performantes au monde. Mais pour combien de temps encore au train où vont les choses ? Pourtant tout devrait conduire à redonner toute sa place au rail et au service public. Atteindre l’objectif fixé par la COP 21 lors de l’accord de Paris de contenir le réchauffement climatique à 2° C (voire mieux encore à 1,5° C) d’ici 2100 exige un autre mode de développement, une autre politique des transports.
- Les transports représentent 34% des émissions de CO2 et 27% des GES. Le transport routier de marchandises est de très loin le principal émetteur de pollutions. En 20 ans la part des transports non routiers de marchandises a chuté fortement. En 1995, 25% des marchandises (tkm) étaient transportées autrement que par la route. En 2013… 15% dont seulement 9,4% par le rail et la baisse continue… Les politiques menées ont jeté des millions de camions sur les routes.
11/10/2016
MATRAQUAGE FISCAL DE LA DROITE : INACCEPTABLE !
Contrairement à sa promesse électorale des baisser les impôts des romillons, Eric Vuillemin et sa majorité de droite du Conseil municipal viennent de frapper un grand coup.
- En supprimant l’abattement général à la base de 15% mis en œuvre dans les années 1980 par la municipalité à direction communiste, afin de limiter la pression fiscale pesant sur les ménages, ils viennent d’amputer le pouvoir d’achat, déjà en berne, des familles (le revenu fiscal annuel par foyer est inférieur de 20/100 à Romilly par rapport à celui de l'Aube). En effet, la hausse de la taxe d’habitation dépasse très largement, pour nombre d’entre elles, les 100 euros. Si rien ne change, ce matraquage fiscal, il faudra le payer chaque année.
- Depuis la prise de cette décision, par la droite le 22 décembre 2014, nous dénonçons cette agression fiscale. Une première pétition a été lancée et, le 15 février dernier à l’occasion d’une conférence de presse, Pierre Mathieu, au nom des élu-e-s communistes et partenaires, accusait le maire de faire les poches des ménages. Pour nombre de familles, cette agression va bien au-delà : hausse des cantines scolaires de 21 à 27 %, des accueils dans les écoles de 55 %. Ainsi, à Romilly, que l’on soit au RSA, au SMIC ou un peu plus, on paie pratiquement autant que les familles payant l’impôt sur la fortune (ISF). Voilà comment est mise en œuvre dans notre ville l’égalité de la devise de notre République. Ajoutons encore les hausses importantes de différents services municipaux (concessions funéraires, location des salles communales aux habitants, facturation du retrait des encombrants et des déchets verts…) et la baisse des subventions au tissu associatif. Aujourd’hui à Romilly, on paie plus – voire beaucoup plus – pour avoir moins – voire beaucoup moins -. C’est inacceptable. D'autres choix sont possibles que ceux de la droite.
- En supprimant l’abattement général à la base de 15% mis en œuvre dans les années 1980 par la municipalité à direction communiste, afin de limiter la pression fiscale pesant sur les ménages, ils viennent d’amputer le pouvoir d’achat, déjà en berne, des familles (le revenu fiscal annuel par foyer est inférieur de 20/100 à Romilly par rapport à celui de l'Aube). En effet, la hausse de la taxe d’habitation dépasse très largement, pour nombre d’entre elles, les 100 euros. Si rien ne change, ce matraquage fiscal, il faudra le payer chaque année.
- Depuis la prise de cette décision, par la droite le 22 décembre 2014, nous dénonçons cette agression fiscale. Une première pétition a été lancée et, le 15 février dernier à l’occasion d’une conférence de presse, Pierre Mathieu, au nom des élu-e-s communistes et partenaires, accusait le maire de faire les poches des ménages. Pour nombre de familles, cette agression va bien au-delà : hausse des cantines scolaires de 21 à 27 %, des accueils dans les écoles de 55 %. Ainsi, à Romilly, que l’on soit au RSA, au SMIC ou un peu plus, on paie pratiquement autant que les familles payant l’impôt sur la fortune (ISF). Voilà comment est mise en œuvre dans notre ville l’égalité de la devise de notre République. Ajoutons encore les hausses importantes de différents services municipaux (concessions funéraires, location des salles communales aux habitants, facturation du retrait des encombrants et des déchets verts…) et la baisse des subventions au tissu associatif. Aujourd’hui à Romilly, on paie plus – voire beaucoup plus – pour avoir moins – voire beaucoup moins -. C’est inacceptable. D'autres choix sont possibles que ceux de la droite.
07/10/2016
LES ASSOCIATIONS SOUS LE DIKTAT D'ERIC VUILLEMIN ?
Le 12/12/2015, la droite et le Front national adoptaient « une charte de la vie associative ».
- Nous ne participions pas au vote, cette charte représentant une hypocrisie dans une période où les structures locales sont particulièrement mises à mal par Eric Vuillemin et son équipe. D'autre part, les écrits sont sans valeur juridique et restent en décalage avec le quotidien des associations, une réflexion objective et une concertation sur cette question nous semblent indispensables.
- Au dernier conseil municipal, Eric Vuillemin a voulu aller plus loin en décidant que la signature de la charte conditionnerait le versement des subventions aux associations pour 2017 et les années subséquentes. Pour y répondre, Dany Bouteiller a fait la déclaration suivante :
« Le 12/12/2015, nous refusions de voter ce que vous définissiez, non sans une dose de cynisme, comme "les modalités de soutien de la ville au secteur associatif". Nous parlions de mascarade au regard de ce texte et d'un vernis de bons principes alors que la réalité est tout autre. Aujourd'hui encore, les associations ont besoin d'un soutien, d'un partenariat qui implique respect, dialogue, sincérité dans le respect de la parole et des engagements. Cela manque cruellement dans notre ville.
- Nous ne participions pas au vote, cette charte représentant une hypocrisie dans une période où les structures locales sont particulièrement mises à mal par Eric Vuillemin et son équipe. D'autre part, les écrits sont sans valeur juridique et restent en décalage avec le quotidien des associations, une réflexion objective et une concertation sur cette question nous semblent indispensables.
- Au dernier conseil municipal, Eric Vuillemin a voulu aller plus loin en décidant que la signature de la charte conditionnerait le versement des subventions aux associations pour 2017 et les années subséquentes. Pour y répondre, Dany Bouteiller a fait la déclaration suivante :
« Le 12/12/2015, nous refusions de voter ce que vous définissiez, non sans une dose de cynisme, comme "les modalités de soutien de la ville au secteur associatif". Nous parlions de mascarade au regard de ce texte et d'un vernis de bons principes alors que la réalité est tout autre. Aujourd'hui encore, les associations ont besoin d'un soutien, d'un partenariat qui implique respect, dialogue, sincérité dans le respect de la parole et des engagements. Cela manque cruellement dans notre ville.
05/10/2016
RAPPORT ANNUEL SUR L'EAU ET L'ASSAINISSEMENT :
« PAS LA LIMPIDITÉ DE L’EAU DE SOURCE ! »
Lors du conseil municipal du 1er octobre, les élus locaux ont pris acte de la présentation du rapport sur le prix et la qualité des services publics de distribution d'eau potable et de l'assainissement collectif et sur les rapports du délégataire, portant sur l'exercice 2015.
- Pierre Mathieu est intervenu sur cette question :
« Nous sommes sollicités à prendre acte de la présentation de votre rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable. Mais prendre acte de quoi monsieur le Maire ? Des informations manquantes ? Des différences d’informations entre votre rapport et celui fourni par notre délégataire ? Des informations inexactes, de chiffres incohérents ?
Je vous donne quelques exemples :
* Information manquante. En page 4 dans le chapitre Mode de gestion, il n’est même pas indiqué qu’un nouveau contrat d’affermage est entré en vigueur au 1er décembre 2015. S’agirait-il d’une question anecdotique ?
* Différences d’informations entre votre rapport et celui du délégataire et incohérences des chiffres : l’exemple des branchements en plomb.
Si, comme moi, vous avez eu la curiosité de savoir où nous en étions sur la suppression de ces compteurs, vous avez dû comme nous «vous accrocher» pour y comprendre quelque chose. Tout devrait être clairement exposé dans ce rapport. Or, en page 6 il est indiqué qu’il restait, fin 2015, 831 branchements en plomb sur la commune. Comme il est mentionné qu’à fin 2014 ce nombre était de 948, il en découle que 117 compteurs ont été supprimés en 2015. Jusque-là tout va bien.
Mais, cela commence à se corser à la lecture de la page suivante où vous indiquez que 33 branchements ont été supprimés durant l’année 2015. Alors, c’est 33 ou 117 ? Peut-être ni l’un ni l’autre puisque vous indiquez en page 14 un investissement réalisé pour supprimer 60 compteurs. 33, 60 ou 117 ? Il faudrait savoir !
Et comme si cela ne suffisait pas, vous indiquez dans la question n° 22, que nous allons examiner tout à l’heure, qu’en 2016 notre collectivité aura remplacé 150 compteurs et qu’il en reste à ce jour 500. En toute logique cela veut dire qu’en début d’année il y avait 650 branchement plomb quand votre rapport et celui du délégataire en comptabilise 831. Quand dites-vous la vérité ? Tout cela n’a pas la limpidité de l’eau de source !
- Pierre Mathieu est intervenu sur cette question :
« Nous sommes sollicités à prendre acte de la présentation de votre rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable. Mais prendre acte de quoi monsieur le Maire ? Des informations manquantes ? Des différences d’informations entre votre rapport et celui fourni par notre délégataire ? Des informations inexactes, de chiffres incohérents ?
Je vous donne quelques exemples :
* Information manquante. En page 4 dans le chapitre Mode de gestion, il n’est même pas indiqué qu’un nouveau contrat d’affermage est entré en vigueur au 1er décembre 2015. S’agirait-il d’une question anecdotique ?
* Différences d’informations entre votre rapport et celui du délégataire et incohérences des chiffres : l’exemple des branchements en plomb.
Si, comme moi, vous avez eu la curiosité de savoir où nous en étions sur la suppression de ces compteurs, vous avez dû comme nous «vous accrocher» pour y comprendre quelque chose. Tout devrait être clairement exposé dans ce rapport. Or, en page 6 il est indiqué qu’il restait, fin 2015, 831 branchements en plomb sur la commune. Comme il est mentionné qu’à fin 2014 ce nombre était de 948, il en découle que 117 compteurs ont été supprimés en 2015. Jusque-là tout va bien.
Mais, cela commence à se corser à la lecture de la page suivante où vous indiquez que 33 branchements ont été supprimés durant l’année 2015. Alors, c’est 33 ou 117 ? Peut-être ni l’un ni l’autre puisque vous indiquez en page 14 un investissement réalisé pour supprimer 60 compteurs. 33, 60 ou 117 ? Il faudrait savoir !
Et comme si cela ne suffisait pas, vous indiquez dans la question n° 22, que nous allons examiner tout à l’heure, qu’en 2016 notre collectivité aura remplacé 150 compteurs et qu’il en reste à ce jour 500. En toute logique cela veut dire qu’en début d’année il y avait 650 branchement plomb quand votre rapport et celui du délégataire en comptabilise 831. Quand dites-vous la vérité ? Tout cela n’a pas la limpidité de l’eau de source !
29/09/2016
L'EDUCATION PRIORITAIRE : DISCRIMINATION NEGATIVE
Le Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) a publié un rapport scientifique sur l’ampleur des inégalités sociales à l’école. L’école française présente, tout d’abord, des inégalités de traitement qui viennent amplifier les inégalités sociales.
- Depuis le début des années 1980, la France a mis en place une politique d’éducation prioritaire qui certes a augmenté les moyens des établissements défavorisés (par une baisse de la taille des classes (très limitée), des budgets de fonctionnement, un encadrement supérieur des élèves hors personnel enseignant, …) mais sans renforcer les dimensions cruciales dans les apprentissages des élèves (temps d’enseignement, expériences des enseignants, qualité des méthodes pédagogiques utilisées, …). Progressivement, un phénomène de discrimination négative s’est installé entre l’éducation prioritaire et les établissements du secteur ordinaire.
- En 2015, du CP au CM2, l’effectif moyen dans les classes d’éducation prioritaire était de 22,7 élèves, soit seulement 1,4 élèves de moins que dans les écoles hors éducation prioritaire. De plus, cet écart tend à se resserrer (plus de 2 élèves d’écart en 2009). En 2015 toujours, au collège, l’effectif moyen d’une structure (« du nombre moyen d’élèves à chaque cours ») était de 21,7 en éducation prioritaire, soit 2,5 élèves de moins que dans les collèges hors éducation prioritaire.Tant dans le primaire qu’au collège, la différence entre les effectifs par classe entre l’éducation prioritaire et les autres établissements demeure trop faible pour avoir un impact pédagogique positif véritable. Les recherches menées sur la réduction de la taille des classes (Cnesco, 2014) montrent en effet que seule une réduction importante de la taille des classes dès le primaire permet l’amélioration significative des résultats scolaires des élèves socialement défavorisés, à condition qu’elle soit associée à une adaptation des pratiques pédagogiques.
- Le rapport du Cnesco montre que, sur des dimensions centrales dans les apprentissages, les élèves scolarisés en éducation prioritaire ne bénéficient pas d’une qualité d’enseignement identique à celle des élèves scolarisés en établissements du secteur ordinaire. L’étude montre que, sur les deux dimensions centrales dans la réussite scolaire (le temps d’apprentissage et l’expérience professionnelle des enseignants), les élèves issus de l’éducation prioritaire ne bénéficient pas d’une égalité de traitement. Le temps des apprentissages scolaires y est notablement raccourci (problèmes de discipline, exclusions et absences des élèves, absentéisme des enseignants) et le recours à des enseignants contractuels et débutants s’est accru sur la dernière décennie.
- Depuis le début des années 1980, la France a mis en place une politique d’éducation prioritaire qui certes a augmenté les moyens des établissements défavorisés (par une baisse de la taille des classes (très limitée), des budgets de fonctionnement, un encadrement supérieur des élèves hors personnel enseignant, …) mais sans renforcer les dimensions cruciales dans les apprentissages des élèves (temps d’enseignement, expériences des enseignants, qualité des méthodes pédagogiques utilisées, …). Progressivement, un phénomène de discrimination négative s’est installé entre l’éducation prioritaire et les établissements du secteur ordinaire.
- En 2015, du CP au CM2, l’effectif moyen dans les classes d’éducation prioritaire était de 22,7 élèves, soit seulement 1,4 élèves de moins que dans les écoles hors éducation prioritaire. De plus, cet écart tend à se resserrer (plus de 2 élèves d’écart en 2009). En 2015 toujours, au collège, l’effectif moyen d’une structure (« du nombre moyen d’élèves à chaque cours ») était de 21,7 en éducation prioritaire, soit 2,5 élèves de moins que dans les collèges hors éducation prioritaire.Tant dans le primaire qu’au collège, la différence entre les effectifs par classe entre l’éducation prioritaire et les autres établissements demeure trop faible pour avoir un impact pédagogique positif véritable. Les recherches menées sur la réduction de la taille des classes (Cnesco, 2014) montrent en effet que seule une réduction importante de la taille des classes dès le primaire permet l’amélioration significative des résultats scolaires des élèves socialement défavorisés, à condition qu’elle soit associée à une adaptation des pratiques pédagogiques.
- Le rapport du Cnesco montre que, sur des dimensions centrales dans les apprentissages, les élèves scolarisés en éducation prioritaire ne bénéficient pas d’une qualité d’enseignement identique à celle des élèves scolarisés en établissements du secteur ordinaire. L’étude montre que, sur les deux dimensions centrales dans la réussite scolaire (le temps d’apprentissage et l’expérience professionnelle des enseignants), les élèves issus de l’éducation prioritaire ne bénéficient pas d’une égalité de traitement. Le temps des apprentissages scolaires y est notablement raccourci (problèmes de discipline, exclusions et absences des élèves, absentéisme des enseignants) et le recours à des enseignants contractuels et débutants s’est accru sur la dernière décennie.
24/09/2016
"ÉTRANGERS, ET NOS FRÈRES POURTANT..." (LOUIS ARAGON)
Déclaration de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)
- Migrants, réfugiés… ces mots inondent le paysage médiatique et font l’objet d’un déferlement de haine, de contre-vérités et de fantasmes anxiogènes. Comme si quelques milliers de personnes allaient bouleverser l’économie française et le quotidien de 65 millions d’habitants de notre pays.
Comme si ce quotidien souvent très difficile était du fait de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants - dont près de 4 000 d’entre-eux gisent au fond de la méditerranée - fuyant ce que tout être humain fuirait à leur place.
- Comme si les politiques ultralibérales et d’austérité, le démantèlement de la République et des services publics, à l’œuvre depuis des décennies ne seraient pour rien dans les conditions d’existence toujours plus marquées par la pauvreté, la précarité, le recul des idées de progrès pour un nombre croissant de nos concitoyens. Comme si la responsabilité des grandes puissances mondiales, dont la France, n’était pas impliquée dans les désordres que le monde connaît aujourd’hui.
- Que tous ces Wauquiez, Sarkozy, Le Pen et consorts aillent donc vivre quelques jours en Syrie, en Érythrée ou dans d’autres endroits de notre planète en proie au chaos et à la guerre !
- Dans ce contexte, l’Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR) tient à réaffirmer avec force la nécessité de porter haut le drapeau de la fraternité, de la solidarité et de l’accueil qui ont fait la grandeur de la Nation française. Dans la situation d’aujourd’hui humainement insoutenable, il faut des actes !
L’ANECR salue et soutient sans réserve l’initiative de la maire de Paris et du maire d’Ivry-sur-Seine d’ouvrir des centres d’accueil d’urgence et l’ensemble des initiatives d’accueil et de solidarité prises partout sur le territoire national par des élus locaux.
L’ANECR appelle à développer partout les actes de solidarité et d’humanité en direction des réfugiés.
Vendredi 23 septembre 2016
25/08/2016
24/08/2016
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