22/07/2011

TOUS ENSEMBLE, SAUVONS L'EDEN !

Chaque jour, la mobilisation pour sauver notre cinéma Eden s'amplifie.

- Une large majorité de la population romillonne et des environs s'oppose à la réalisation d'un cinéma multiplex sur le parc de l'aérodrome, mettant en péril notre structure cinématographique qui a vu sa renaissance en 1985 grâce à la municipalité de gauche à direction communiste. Inaugurée par des "figures" du cinéma français, Carné et Truffaut, cela a valu à Romilly d'être primée par FR3 Champagne-Ardenne Ville de l'année pour le nombre et la qualité de ses équipements.

- A cette mobilisation grandissante, s'est adjointe celle des commerçants du centre ville dont beaucoup ont apposé cette affichette : "non à la fermeture de notre cinéma Eden". Si cette sombre perspective venait à se concrétiser, ce serait un nouveau coup dur pour l'activité commerciale.

LES ENGAGEMENTS PRIS EN 2007 ET 2008 DOIVENT ETRE RESPECTES
- En 2007, en effet, pour obtenir ce projet, l'actuel promoteur s'était engagé au dernier moment devant les élus de la Communauté de communes à ne pas réaliser de multiplex. De plus, en septembre 2008, le conseil communautaire a voté le projet d'aménagement de la 2ème tranche commerciale sans multiplex. Ce n'est qu'en octobre 2010 qu'il a refait surface. Que s'est-il donc passé entre ce moment et celui où le projet de multiplex avait été abandonné ?

- Pourquoi le maire et le président de la Communauté de communes n'ont-ils pas fait appliquer les décisions de 2007 et 2008 ? Aujourd'hui, un constat s'impose : une grande majorité de la population est opposée à ce projet. Il faut en tenir compte et il revient au promoteur de proposer une autre activité qui n'existe pas dans le secteur. Afin d'obtenir cette sage décision, la mobilisation doit encore s'amplifier.

ROMILLY S'ENDETTE DANGEUREUSEMENT
- Le compte administratif 2010 a permis de constater une progression de l'endettement (+14,5% par rapport à 2009) engendrant une augmentation importante des charges financières. Depuis l'arrivée de la majorité UMP à la gestion de Romilly, l'endettement par habitant a explosé (+30%), passant de 912 € en 2008 à 1 289 € en 2010.

- Pour y faire face, les services à la population sont réduits, les départs à la retraite des agents communaux ne sont pas remplacés et le patrimoine municipal est liquidé au profit de promoteurs privés. Et dire qu'en 2008, certains ont affirmé que cette équipe était mieux à même de gérer les affaires municipales !!!
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh, conseillers municipaux.

18/07/2011

LE COMMERCE DU CENTRE VILLE A L'AGONIE

Il suffit d'aller faire ses courses dans les commerces du centre ville pour sentir qu'un malaise ambiant s'est installé.

- En effet, les affaires ne sont pas "folichonnes", faute à la crise, peut-être, au chômage record à Romilly, sûrement (près de 1 500 chômeurs) ; mais surtout du fait de la présence des grandes et moyennes surfaces qui ont changé les habitudes de consommation de bon nombre d'habitants. Comme on peut le constater, l'apparition des grandes surfaces a marqué la disparition progressive des commerces de proximité du centre des villes moyennes. Le petit commerce souffre de la concurrence des grandes surfaces et le développement inconsidéré de la zone commerciale de la Belle Idée va sans aucun doute amplifier cette agonie.

- On peut déjà dénombrer la disparition de 4 magasins en Boule d'Or (dont Cache-Cache, délocalisé à la Belle Idée) et 6 dans la rue Gornet-Boivin. L'instauration de la zone bleue risque aussi de dissuader les clients potentiels. Pourvu que l'idée ne vienne pas à nos édiles, en plus, d'y installer des parcmètres : la boucle serait bouclée, le noeud coulant resserré !

- L'annonce de l'arrivée de nouvelles activités sur l'aérodrome, qui en condamne d'autres à mort, ne rassure pas les commerçants. La construction d'un multiplex de 6 salles tuera notre beau cinéma Eden. Un comble puisque le promoteur s'était engagé dans son projet à ne pas construire une telle infrastructure. Mais, bizness-bizness, les élus UMP de la municipalité et de la communauté de communes se sont couchés devant les exigences de marchandising du big boss. La colère gronde chez les commerçants et dans beaucoup de vitrines sont apparues des affichettes : "non à la fermeture du cinéma Eden".

- Et puis attention, le multiplex n'est pas le seul danger. Dans les cartons du promoteur, il y a d'autres projets comme la réalisation d'une salle de bien-être et de remise en forme qui pourrait mettre un terme à ce qui existe dans l'associatif. En exerçant de nouvelles pressions sur les élus de la majorité, la future piscine (???) ne pourrait-elle pas rejoindre la zone commerciale ? Et pourquoi ne pas imaginer qu'un jour les marchés du lundi et du samedi se tiennent sur le parking de l'hypermarché ? Avec eux, tout est possible. Il est grand temps aujourd'hui d'arrêter le bras de ces casseurs et requins de la finance dont la seule préoccupation est : le fric, le fric, le fric !
Christian Barthélemy

04/07/2011

LES AUTRES QUESTIONS DU CONSEIL MUNICIPAL

Le conseil municipal-marathon du 23 juin avait aussi à son ordre du jour les questions suivantes.

- Transfert d'emprunts souscrits par la Ville pour le transit et le traitement des eaux usées au syndicat intercommunal des eaux usées des Moulinaires.
- Garantie de 2 prêts à hauteur de 50% contractés par la fédération des APAJH afin de financer le projet de construction d'un foyer d'accueil médicalisé à Romilly.
- Garantie à hauteur de 80% d'un emprunt de 1 400 000 € contracté par la SA MON LOGIS pour la construction de 9 logements rues Diderot, de Martonne et Môquet. Idem pour un autre de 1 641 000 € pour l'amélioration de 8 logements rue P. Semard. Idem pour 389 000 € afin d'acquérir 4 logements place des Martyrs. Idem à hauteur de 31,25% sur 3 200 000 € pour l'acquisition de 13 logements et d'un bâtiment communal.
- Création d'un emploi de technicien territorial, d'un emploi d'ingénieur principal territorial, de 3 emplois d'adjoints territoriaux d'animation principaux, d'un emploi d'agent territorial spécialisé principal. Prolongation de la mise à disposition d'un agent municipal à la MEFER, création d'un emploi d'adjoint technique territorial à 28 h hebdomadaires.
Le mot "création" est inapproprié car il s'agit en fait de promotions internes.
- Fixation des tarifs pour le prochain Village Gourmand.
- Adhésion de la Ville à Aube Initiative (association de soutien à des projets d'entreprises nouvelles).
- Fixation des tarifs de location à la pépinière d'entreprises.
- Bail commercial avec le Coq Sportif pour une location de bâtiments, av. de la Liberté, à hauteur de 114 000 € par an.
- Bail commercial avec Médiapost pour une location à l'hôtel d'entreprises : 19 500 € par an.
- Vente au Département de parcelles communales pour la réalisation de la rocade nord (RD 440).
- Remise de pénalités de retard de paiement de la taxe locale d'équipement.
- Convention de rétrocession de voiries, espaces communaux et réseaux divers de la future zone d'activités de l'aérodrome.
- La route entre le carrefour Diderot-Val Thibault & le carrefour RD 164 (ancienne route de Paris) est baptisée avenue André-Malraux.
- Cession d'un propriété communale, à l'angle de la rue et du passage Julian-Grimau, à Romilly-Immo pour 54 000 €.
- Convention pour le transport et le traitement des effluents de la commune de Maizières vers Romilly et convention d'échange de fourniture d'eau entre ces deux villes.
- Reconduction de la convention pour l'implantation d'un pylône et d'équipements techniques au stade municipal avec la sté Orange France.
- Réfection de la voirie rue Carnot.
- Création d'un poste d'assistant d'enseignement au conservatoire municipal de musique. Augmentation des tarifs : + 3% pour les romillons ; + 5% pour les aubois ; + 10% pour les extérieurs au département.
- Subventions exceptionnelles de 550 € pour l'association des dons d'organes, de 200 € pour l'opération Orange de soeur Emmanuelle, de 5 000 € à l'AFMR.
- Reconduction du droit de pêche dans divers canaux traversant la commune.
- Programmation du fonctionnement du contrat urbain de cohésion sociale en faveur des habitants défavorisés en zone urbaine sensible.
- Réhabilitation du sol du gymnase Bardin-Gousserey.
- Modalités du concours des maisons fleuries.
- Adhésion de la Ville à l'association "La Seine partagée" qui aide les communes à valoriser leur riveraineté et protège le fleuve.
- Proposition d'un règlement de collecte des ordures ménagères pour la communauté de communes.
Un débat plus long aurait été nécessaire sur le projet départemental de coopération intercommunal de l'Aube. Nous y reviendrons.
- Travaux de transformation en multi-accueil de l'école Langevin.
- Mise à disposition d'un bloc sanitaire situé place de la Gare.
- Réhabilitation de la 2ème partie de la friche industrielle du Coq Sportif : demande de subvention au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux.
- Avis favorable pour la création d'un poste supplémentaire d'enseignant à l'école de Lion.

27/06/2011

LES MOULINS A VENT DE LA DROITE

Le collectif contre la suppression de 13 postes d'enseignants à Romilly s'était invité au conseil municipal du 23 juin.

- Il avait adressé un voeu au maire afin que le conseil municipal en débatte et se prononce contre ce mauvais coup. Pour toute réponse, E. Vuillemin a fait état de courriers échangés depuis février dernier avec le recteur et l'inspecteur d'académie, ajoutant que l'association des Maires de France, présidée par le député-maire UMP, Jacques Pélissard, faisait tout son possible pour arrêter la désertification scolaire.

- Se disant "effondré" par les suppressions de postes, le maire n'a pas pour autant accepté de mettre aux voix le voeu du collectif, suivi par toute la droite municipale. On aurait été surpris du contraire à entendre Eric-le-fataliste : "plus rien ne peut évoluer, la carte est figée et les lycées et collèges ne sont pas du ressort de la ville". Il ne faut donc pas compter sur la majorité municipale pour défendre les intérêts des lycéens et collègiens de notre ville. Dans ce dossier, elle n'a fait que brasser mollement du vent. Cette inertie est à mettre en parallèle avec d'autres municipalités de gauche qui mouillent la chemise en se battant pied-à-pied contre la casse de l'Education Nationale organisée par le gouvernement.

- Mais qu'attendre d'une municipalité UMP, dont l'adjointe UMP M.-T. Lucas soutient la politique gouvernementale - soutien qu'elle a d'ailleurs clairement affiché par ses votes au conseil d'administration du lycée Joliot-Curie - et la met en oeuvre à Romilly, tout comme au Conseil régional. Joë Triché et Claude Maitrot ont regretté cette situation et poursuivront la bataille engagée avec le collectif.

- Les parents d'élèves de la FCPE, arborant des pancartes "suppressions de postes = municipalité complice", ont bruyamment marqué leur réprobation et applaudi à une sortie de la salle du maire (qui ne doit pas assister aux débats sur le compte administratif). Tout un symbole.

24/06/2011

CONSEIL MUNICIPAL : LA DETTE S'ENVOLE !

Malgré la fermeture de l'aérodrome, à Romilly la dette continue de s'envoler.

- Fin 2009, l'encours de la dette était en hausse de 18,64% par rapport à l'année précédente, après un an et demi de gestion par la droite. Au conseil municipal du 23 juin, la droite municipale a adopté le compte administratif 2010 qui permet de comparer les réalisations aux prévisions et de déterminer les résultats à la clôture de l'exercice. En 2008, la dette par habitant était de 912 € ; depuis l'ère Vuillemin, elle est passée à 1 289 €, soit une hausse de 30% : Romilly bouge. Il n'est pas inutile non plus de comparer avec les communes de même importance où la moyenne est de 941 € par habitant. Autrement dit, à Romilly, la dette par habitant est supérieure de 27% à la moyenne nationale.

- Pourtant, la politique de l'actuelle majorité répond de moins en moins aux besoins et aux attentes concrètes de la population, dans une ville qui compte près de 1 500 chômeurs. Les dépenses de fonctionnement - les dépenses utiles à nos concitoyens - sont en baisse du fait de suppressions de services, de leur baisse de qualité ou de leur maintien, mais en les faisant payer. En fait, le maire gère comme un patron qui se féliciterait de ses bénéfices après avoir procédé à des économies sur le dos de son personnel.

- Autre satisfecit de la majorité, les recettes de fonctionnement progressent. En fait, cette augmentation, qui ne sera d'ailleurs pas pérenne par sa nature, provient essentiellement de la vente du patrimoine immobilier communal. Le compte administratif fait apparaître que 51% des prévisions seulement ont été réalisées : c'est peu glorieux.

- Au sein des services municipaux, les départ à la retraite ne seront pas remplacés, 135 postes restent vacants et les employés communaux ont de moins en moins les moyens de travailler dans de bonnes conditions. D. Prieur, l'adjoint aux finances n'a pas convaincu dans son argumentaire selon lequel la capacité de désendettement progressait et en expliquant que la hausse de la dette était due au recours à l'emprunt. Il a même évoqué des "coupes sombres", ce que G. Allard a "avoué".

- La baisse des impôts, promise par Vuillemin-candidat, est à ranger dans le placard des éphémères promesses de sa campagne électorale. La municipalité se contente aujourd'hui d'une absence d'augmentation, tout à fait relative d'ailleurs. A un moment où les collectivités locales subissent l'austérité des mesures du gouvernement de Nicolas Sarkozy, l'endettement à Romilly a tout pour nous inquiéter.
Dany Bouteiller

16/06/2011

LA DROITE S'ATTAQUE AUX GENS MODESTES

A Romilly, le revenu moyen mensuel par habitant (788 €) est de 29% inférieur à la moyenne nationale.

- Bon nombre de romillons perçoivent le RSA (revenu de solidarité active) qui garantit une augmentation des revenus et complète les ressources de ceux qui tirent de leur travail des ressources limitées. Il s'est substitué au RMI et à l'allocation de parent isolé. Aujourd'hui, la droite, avec notamment Wauquiez et Copé - les voix de leur maître Sarkozy -, fait le forcing pour porter des mauvais coups au RSA sous prétexte de lutter contre "l'assistanat, cancer de la société française". Elle propose donc d'imposer à ces allocataires de travailler gratuitement 5 à 10 heures par semaine pour une collectivité. Les collectivités, à l'image de la ville de Romilly, suppriment des emplois (rémunérés) qu'ils pourraient ainsi remplacer par du travail gratuit ! La pauvreté condamnerait-elle à une peine d'intérêt général ?

- Wauquiez fait de la démagogie nauséabonde lorsqu'il annonce vouloir plafonner les allocations à 75% du SMIC au prétexte qu'un couple sans emploi percevrait dans certains cas plus qu'un couple avec une personne en activité et touchant le SMIC. Si une telle situation peut effectivement se produire, elle est loin d'être la règle pour la majorité des petites gens. D'autre part, la fraude aux allocations mise aussi en avant par la droite représente moins de 1% des prestations sociales versées. En revanche, le travail au noir, organisé pour l'essentiel par les patrons représente une perte pour la sécu estimée entre 6 et 12 milliards d'euros ! Sans parler de la fraude fiscale des riches et des entreprises qui prive l'état de 45 milliards d'euros de recettes.

- Le RSA n'est pas de l'assistanat mais un moyen de survivre pour ceux qui sont au bout du bout. Limiter les minima sociaux à 75% du SMIC contribuerait à maintenir sous le seuil de pauvreté près de 8 millions de personnes en France qui vivent avec moins de 950 euros par mois. Le fond du problème ne consiste pas à opposer ceux qui ont un emploi à ceux qui en cherchent, il réside dans l'extension sans précédent du chômage. Romilly et son bassin en connaissent les méfaits. Mais qui supprime des emplois pour faire encore plus de profits ? En vérité, ces attaques n'ont qu'un seul but : préserver à tout prix un système en crise profonde, en aggravant les souffrances des peuples, et tenter d'assurer le maintien aux affaires de ses représentants politiques, quitte à jouer avec le feu en tenant un discours raccoleur en direction de l'extrême-droite.

- Il s'agit, non pas de stigmatiser de faux coupables, mais de désigner les vrais : le "cancer" de notre système, c'est par exemple la quarantaine de grands patrons français qui ont touché en 2010 l'équivalent annuel de 13 800 RSA (102,5 millions d'euros) de rémunérations brutes, alors que, pour beaucoup, leurs entreprises sont sous assistanat massif de fonds publics. Le cancer, c'est Rollier, le patron de Michelin, qui a augmenté en début d'année son salaire personnel de 505% et celui de ses employés de 1,4% ! Le cancer, ce sont les patrons cumulards et multi-casquettes qui font la chasse aux places dans les conseils d'administrations. Entre 2008 et 2010, la rémunération des administrateurs (jetons de présence) a augmenté de 15%. Les assistés ne sont pas les gens modestes mais les riches qui fraudent, siphonnent les finances publiques, échappent à l'impôt en toute légalité. Eux aussi ont des "devoirs" : le premier étant celui de rendre des comptes sur l'utilisation des fonds publics, le second de contribuer sans aucun passe-droit à la solidarité nationale.

05/06/2011

COUP DE PROJECTEUR SUR L'IMPOT

La déclaration d'impôts sur le revenu est d'actualité. Il nous semble utile de mettre "un coup de projecteur" sur cette question.

- Les impôts, taxes et prélèvements sociaux sont, par essence, l'expression de la solidarité nationale et le ciment de la cohésion sociale par une redistribution des recettes encaissées par l'état ou les collectivités territoriales. Ils permettent de mettre en oeuvre des politiques publiques dans différents domaines : éducation, santé, retraite, services publics, culture, environnement, recherche, emploi, etc.

- Les impôts progressifs ont des taux qui augmentent en fonction des revenus perçus ; les impôts proportionnels sont à taux unique quelque soit le montant des ressources. L'impôt sur le revenu représente 20% des recettes de l'état. 75% des impôts et taxes sont collectés de manière proportionnelle. Les impôts indirects (notamment la TVA, les taxes sur les carburants...) passent souvent inaperçus, mais moins on est riche, plus ils pèsent dans le budget des ménages.

- En diminuant globalement l'impôt sur le revenu, on répartit différemment l'imposition en la faisant supporter essentiellement - et injustement - par les familles. C'est le cas actuellement avec la politique budgétaire de Sarkozy et Baroin.

- Le bouclier fiscal plafonne l'ensemble des impôts à 50% des revenus. Les autres 50% des revenus des familles riches échappent donc totalement à l'impôt. Ce dispositif pour préserver les hauts revenus est en contradiction avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Le bouclier fiscal concerne 7 676 redevables de l'impôt sur la fortune (ISF) mais comme, si cela ne suffisait pas, 821 d'entre eux ont quitté la France depuis 2008 !

- Les niches fiscales autorisent à déduire certaines dépenses du montant de l'impôt voire de percevoir un crédit. Les plus démunis en profitent le moins. Ces niches représentent pour la nation un manque à gagner de 74,8 milliards d'€ que, compte-tenu de la dette publique et des critères de l'Europe de Maastricht et Lisbonne, il faut bien trouver ailleurs ! Ces niches et autres dispositifs encouragent les riches à se soustraire à l'impôt. Actuellement donc, la fiscalité dans notre pays est très orientée par les dogmes du libéralisme et, en cela donc, particulièrement injuste. Les revenus financiers sont favorisés au détriment des revenus du travail. Contrairement aux dires de la droite, l'efficacité économique ne s'en ressent guère ou très peu.

- Une réforme radicale s'impose : les efforts doivent être équitablement répartis et l'ensemble des revenus participer à la solidarité nationale. Parallèlement, dans un tel cas, il serait possible de réduire les impôts dits "indirects" tels que la TVA, la TIPP... Il y a donc des solutions pour assurer à la nation des moyens permettant une juste répartition et une forte implication publique dans la réponse et la satisfaction des besoins de nos concitoyens.
Dany Bouteiller

29/05/2011

NOUVELLE HAUSSE DU CHOMAGE DANS L'AUBE

L'Aube connaît une nouvelle hausse du chômage avec 13 471 demandeurs d'emploi de catégorie A à fin avril, soit une augmentation de 1% qui s'ajoute à celle de mars (+1,2%).

- Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans aurait diminué. Diminution en trompe-l'oeil, puisque les jeunes, dans une très large proportion, subissent la précarisation du travail dont profitent les employeurs et les agences de placement en intérim. Notons que les services publics ou semi-privatisés comme La Poste, EDF... ont recours de plus en plus au travail précaire. Pour les plus de 50 ans, malgré les annonces de Sarkozy et contredisant les arguments de la droite pour justifier la réforme des retraites, la dégradation s'accentue et le nombre de demandeurs d'emploi parmi les seniors est en nette progression. Phénomène qui va s'amplifier avec le recul de l'âge du droit à la retraite.

- En un an, le chômage a progressé de 7,4% dans l'Aube. Si l'on prend en compte les catégories A,B et C, notre département compte 20 675 chômeurs (+10,2%). Malgré des annonces qui tardent à se concrétiser de la part du maire et de sa majorité, Romilly, avec près de 1 500 privés d'emplois suit cette triste tendance.

- Les médias parlent de sortie de crise. Pour les riches et les banques dont les profits n'ont jamais été aussi élevés, certes. Mais personne ne parle des vraies victimes de la crise qui s'enlisent dans le chômage de longue durée : + 20,8% au niveau national. Les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (78 heures de travail maximum dans le mois) ne cessent de croître. On assiste à une systématisation des CDD avec des périodes d'activité de plus en plus courtes (9 jours en moyenne en 2010). Les "miettes d'emploi" deviennent la règle, l'emploi durable l'exception. Pas un mot sur les 48 000 radiations en 2010 ; pas un mot sur la dégradation alarmante des conditions de travail des employés après la fusion en une seule plateforme de l'ASSEDIC et de l'ANPE.

- Une part de plus en plus importante de la population est fragilisée et les chômeurs sont les premiers entraînés dans la spirale de la pauvreté. Pourtant, on peut crééer des emplois pérennes et bien rémunérés. Mais c'est une autre politique qu'il faut mettre en oeuvre. Supprimer les heures sup' défiscalisées qui sont un frein à l'embauche, conditionner les milliards d'euros d'aides publiques directes et d'exonérations de cotisations sociales patronales à la création d'emplois durables, à des formations qualifiantes pour les salariés, etc. Ce ne sont pas les chômeurs qu'il faut "responsabiliser" mais les patrons et les actionnaires des entreprises. Enfin, revaloriser les salaires, retraites et minima sociaux permettrait de relancer la consommation, donc l'emploi.

23/05/2011

ARRETEZ LA CASSE !

150 manifestants pour dire non à l'école sous tutelle marchande.

- A l'appel des parents d'élèves de la FCPE, des formations politiques de gauche, du conseiller général communiste Joë Triché, des élus de l'opposition municipale, des syndicats CGT, CFDT, SNES, d'enseignants... 150 personnes se sont retrouvées devant la Bourse du Travail, samedi 21 mai, pour protester contre les 13 suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine dans plusieurs établissements d'enseignement romillons. C'est la première initiative de cette ampleur dans le département.

- La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes de l'UMP depuis 2007. Ce n'est pas seulement moins d'école, mais une autre école qui est remodelée sous nos yeux : un enseignement à plusieurs vitesses, une école du "tri" pour ceux qui pourront payer, qui privilégie l'élitisme par des filières et des établissements "d'excellence" ; et une école du "minimum" pour les autres dont les programmes seront adaptés sur les critères définis par les besoins du patronat.

- Avec sa volonté d'imposer la marchandisation de l'enseignement, la droite accroît les inégalités entre territoires, mais surtout entre les élèves des différentes couches sociales. Elle organise la raréfaction de la formation et la pénurie de postes pour pousser, notamment par l'autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants à statut précaire. Elle sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse les maternelles, met en place un socle commun minimum... Dans le même temps, ce ne sont que largesses à l'égard de l'enseignement privé.

- Le ministre de l'Education Nationale travestit son travail de sape de l'enseignement public avec un discours presque irréel sur l'égalité des chances comme traitement de l'échec scolaire. Le mal-être scolaire des enfants, la culpabilisation des familles, la souffrance des enseignants et des personnels éducatifs est pourtant devenue une réalité quotidienne.

- A Romilly, la suppression de 6 postes d'enseignants est prévue au lycée Joliot-Curie, dont 3 professeurs qui vont se retrouver privés d'emploi, alors que les effectifs sont en moyenne de 35 par classe et que certaines salles de cours sont exigües. Au LEP Diderot, 4 postes seront supprimés et la mutation de celui de ferronnerie va obliger le chef d'établissement à faire appel à Pôle Emploi pour son remplacement. Au collège Langevin, le seul professeur d'arts plastiques sera remercié. Un poste est supprimé au collège le Noyer-Marchand ainsi que le psychologue au RASED.

- Aujourd'hui, l'école a besoin d'être défendue et le statut public des enseignants consolidé en refusant toute phase de privatisation-décentralisation dans l'Education Nationale. Après une prise de parole de Mme Bergeron, pour la FCPE, et de Mme Dubuis, représentant les professeurs du lycée Joliot-Curie, le cortège a emprunté les rues Brossolette, Gambetta et De Lattre de Tassigny avant de s'arrêter devant la marie où une délégation a été reçue par les adjoints Allard et Lucas. Un verre de l'amitié offert par la FCPE dans la cours de la Bourse du Travail clôturait une première action revendicative qui n'en restera pas là. Une réunion doit se tenir très rapidement pour définir les initiatives prochaines de la mobilisation.

20/05/2011

UN COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Notre espace citoyen élabore et porte des projets, impulse des débats pour transformer des propositions en revendications majoritaires.

- L'avenir du cinéma Eden a été l'occasion, mardi 17 mai, d'une réunion qui a rassemblé une quarantaine de personnes à l'espace Croizat. L'annonce par la communauté de communes du président Allard (et où siège le maire de Romilly) d'autoriser l'ouverture d'un multiplex de six salles dans la zone commerciale de la Belle-Idée, le met en grand danger.

- Cette décision est contraire aux engagements pris lors de la présentation du projet d'aménagements commerciaux sur la seconde tranche de la Belle-Idée. Dès le lancement de la procédure, le cahier des charges et le règlement d'appel d'offres auraient du interdire les transfert d'activités, rendant non recevables les dossiers qui ne respectaient pas cette règle. Le projet initial SORODI, pour obtenir l'acquisition des terrains, ne comprenait d'ailleurs pas la réalisation d'un multiplex ; il y a donc rupture des engagements pris à l'époque devant les élus de la communauté de communes. Nous nous interrogeons sur le silence de ces élus alors que ce dossier réunit un mélange des genres très préoccupant entre intérêts public et privés.

- L'Eden, avec ses trois salles et un hall d'exposition, répond pleinement aux attentes de la population. Eric Vuillemin évoque une spécialisation dans le cinéma "art et essai" qui pourrait revenir à l'Eden. N'a-t-il pas plutôt l'idée de confier la partie rentable à l'espace ludique privé et ce qui l'est moins au cinéma public ? Et d'ajouter que d'autres vocations pourraient incomber à cet équipement. Très concrètement, le cinéma communal risque de disparaître, victime du business.

- Géré par une association, l'Eden, avec ses 70 000 entrées annuelles, s'autofinance à 90%. L'attitude de M. Vuillemin est surprenante quelques mois après une rénovation pour le 25ème anniversaire de cet équipement. En fait, le multiplex serait surtout une "tête de gondole" pour le centre ludique du promoteur privé. Reste que son succès peut être problématique puisque les études tablent sur 150 000 entrées par an pour atteindre le seuil de rentabilité. On peut donc craindre que la concurrence entre le multiplex et l'Eden tue d'abord ce dernier, avant que le premier, faute d'entrées suffisantes, ne ferme à son tour, avec pour conséquence la disparition totale du 7ème art à Romilly.

- L'implantation en périphérie et son corollaire de problèmes de transports et de désertification accentuée du centre-ville fait aussi partie des inquiétudes que les commerçants présents lors de la réunion ont exprimées, avec aussi des incidences sur l'emploi.

- C'est pourquoi l'Eden doit vivre. Il doit continuer de permettre aux seniors de bénéficier de séances aussi destinées aux pensionnaires de maisons de retraite, de l'hôpital et aux handicapés. Les centres aérés doivent pouvoir y être accueillis pendant les vacances scolaires et les actions éducatives en faveur des jeunes des écoles, collèges et lycées au cours de séances trimestrielles doivent demeurer. Il en va de même pour les tarifs adaptés aux privés d'emplois, retraités et scolaires. Nous souhaitons préserver la liberté du choix des films, notre patrimoine culturel et social.

- Parallèlement à l'Association Eden, nous ne nous résignons pas, à plus forte raison parce que toutes les procédures permettant l'implantation du multiplex sont loin d'être achevées. L'Eden peut être sauvé. C'est pourquoi un collectif de défense de l'Eden s'est créé et va réfléchir sur les actions à mener. L'Eden doit vivre, les moyens de son existence doivent être assurés : c'est notre exigence essentielle.
Dany Bouteiller

19/05/2011

La FCPE de Romilly - La FCPE de l'Aube - Le PCF - Le PS - Le MRC - Le PRG - Le Parti de Gauche - Le Conseiller Général Joë Triché - Les élus de l'opposition de Romilly - La CGT - La CFDT - Des professeurs des lycées Joliot-Curie et Diderot - Des professeurs des Collèges Langevin et Le Noyer-Marchand - Des enseignants des écoles maternelles et primaires - La Section SNES au collège Langevin - Mme Delannée, représentante SNES au lycée Joliot Curie - M. Biannic, représentant CGT au Lycée Diderot - Des parents d'élèves...

Tous appellent à une grande mobilisation et à un rassemblement le
SAMEDI 21 MAI 2011 10 h 00
devant la Bourse du Travail (rue de la Boule-d'Or à Romilly)

- Pour condamner la casse de l'école publique, qui se traduit par 16 000 suppressions de postes dans l'Education Nationale à la prochaine rentrée, cette casse qui va construire une école à plusieurs vitesses, une école du "tri".

Romilly va payer, au prix fort, cette politique de destruction
- Lycée Joliot Curie : - 6 postes
- Lycée Diderot : -4 postes
- Collège Langevin : - 1 poste
- Collège Le Noyer Marchand : Au moins - 1 poste
- Rased : - 1 poste de psychologue (sur 2)
- Effectifs surchargés (35 élèves par classe)
- Profs non remplacés
- CIO de Romilly et de Sézanne regroupés

- Et ce n'est pas fini, puisque le ministère de l'Education Nationale annonce encore 12 000 suppressions de postes supplémentaires pour la rentrée 2012. C'EST INTOLERABLE !

Cette situation concerne chacun et chacune d'entre nous :
- Tous les parents : même si Romilly est plus touchée cette année au niveau secondaire que primaire (1 suppression à Gambetta primaire, 1 ouverture à Lion) c'est bien l'éducation de nos enfants qui est remise en cause (un enfant de maternelle ou de primaire aujourd'hui sera touché de plein fouet par ces mauvaises conditions dans sa future scolarité).
- Tout notre bassin de vie : Les collèges et lycées de notre ville accueillent de nombreux enfants des communes des alentours.
- Toute la population : les deux lycées sont de véritables faire-valoir de notre ville (classement exceptionnel du lycée Joliot-Curie et formations spécifiques sur le lycée Diderot).

- Ensemble mobilisons-nous pour arrêter ce démantèlement, qui consiste à supprimer des postes aveuglément, loin de la réalité du terrain et très loin de l'intérêt de tous les enfants. Ensemble, nous demandons aux instances de l'Education Nationale de revenir sur ces décisions inacceptables.

Rejoignez-nous et signez la pétition : clic

17/05/2011

GREVE TRES SUIVIE CHEZ CARREFOUR MARKET

Samedi 14 mai, une grande partie des salariés de l'enseigne, à Romilly et à Nogent, étaient en grève.

- Des personnels motivés et en lutte au point qu'il a fallu faire venir de Provins des salariés non grévistes pour éviter la fermeture à Nogent-sur-Seine. Le message est clair, s'inscrivant dans un appel national revendicatif avant l'ouverture le 18 mai des négociations annuelles obligatoires (NAO) : les employés de Carrefour Market demandent au minimum les mêmes avantages que leurs homologues des hypermarchés de la même enseigne, notamment des salaires leur permettant de vivre dignement.

- A Romilly, plus de 80% de grévistes : ils estiment être considérés comme les parents pauvres du groupe Carrefour dont les bénéfices à fin 2010 ont progressé de 11,3% sur 2009. Il est vrai que Carrefour, qui se restructure, annonçait en mars dernier 580 millions d'euros "d'économies de coûts" pour l'année dernière, en même temps qu'une dette financière en hausse de 21,2% par rapport au 31 décembre 2009. On imagine aisément comment sont réalisées les "économies de coûts" : par des pressions accrues sur les salaires et les conditions de travail.

- Les revendications portent sur une prime de 220 euros bruts, la renégociation de la prime de vacances, une remise de 10% sur les achats, la mise en place de tickets-restaurant, une hausse des salaires supérieure à celle de 2% accordée en mars dernier, l'augmentation des effectifs en privilégiant le travail à temps complet pour celles et ceux qui le souhaitent.

- Le projet "tous commerçants" est également au centre des préoccupations, n'apportant rien de positif aux salariés sinon une dégradation des conditions de travail. Les salariés demandent la suppression de la poly-activité imposée dans les rayons, l'abandon du chronométrage, des pressions subies et l'arrêt des changements d'horaires imposés. La journée du 14 mai qui a nationalement été un succès aura aussi des retombées locales avec la syndicalisation d'une partie des personnels grévistes.

09/05/2011

ENSEIGNEMENT : SITUATION PREOCCUPANTE A ROMILLY

La situation dans les établissements scolaires devient très préoccupante à Romilly.

Au moins onze postes seront supprimés à la rentrée prochaine dont un psychologue au RASED.

LYCEE JOLIOT-CURIE : - 6 POSTES

- Six postes devraient disparaître au lycée Joliot-Curie dont 3 d'enseignants en place qui se retrouveront sans emploi. Les élèves sont généralement 35 par classes, certaines salles deviennent exigües, ce qui n'est pas sans conséquences sur les conditions de travail. S'y ajoutent un problème de remplacements : ainsi une enseignante absente pour cause de congé maternité n'est pas suppléée depuis plusieurs semaines. Il n'est pas difficile d'imaginer le risque pour des élèves qui vont passer le baccalauréat en juin. Aucune solution, de même, pour remplacer un professeur de sciences et vie de la terre parti à la retraite avant les vacances de Pâques.

LEP DENIS-DIDEROT : - 4 POSTES
- La situation au lycée d'enseignement professionnel n'est guère plus reluisante : moins quatre postes à la rentrée 2011 et la répartition de la dotation horaire globale présentée au conseil d'administration de l'établissement a été refusée. Pour septembre, la mutation d'un professeur de ferronnerie pose problème puisqu'aucun remplaçant n'a été proposé. Le chef d'établissement devra trouver une solution en faisant appel à Pôle-Emploi. Quelle formation auront les postulants ? Que se passera-t-il si le poste n'est pas pourvu ?

DANS LES COLLEGES
- Au collège Paul-Langevin, lors du conseil d'administration de février, la dotation horaire globale n'indiquait pas de suppressions de postes. Surprise quelques semaines plus tard, le rectorat décidait de supprimer le seul poste d'arts plastiques ! Il serait aussi question d'une suppression de poste au collège Le Noyer-Marchand.
- La situation se dégrade également au centre d'information et d'orientation ; les structures de Romilly et ne Sézanne ne feront plus qu'une. Les conseillers seront surchargés de travail et les élèves auront des difficultés pour obtenir un rendez-vous ou des informations. Et ce triste bilan risque d'empirer puisque la politique de l'Education Nationale prévoit la suppression de postes de professeurs pour les prochaines rentrées scolaires.

VIGILANCE DANS LE PRIMAIRE
- Romilly est plus touchée dans le secondaire que dans le primaire : si une suppression de poste est prévue à Gambetta, une ouverture à l'école de Lion est envisagée. Il ressort que l'éducation de nos enfants est gravement remise en cause. Un jeune aujourd'hui en maternelle devra faire face à de mauvaises conditions de scolarité dans les années futures.
- Nos deux lycées sont des atouts pour notre ville, au regard du classement exceptionnel de Joliot-Curie et des formations spécifiques de Diderot. Accueillant des élèves des communes environnantes, tout notre bassin de vie est concerné par leur bon fonctionnement. Mobilisons-nous !

02/05/2011

1ER MAI UNITAIRE A ROMILLY

Une centaine de personnes se sont retrouvées devant la Bourse du Travail pour un 1er mai unitaire dans notre ville.

- Avant le traditionnel cortège revendicatif, Christophe Latrasse a réaffirmé le soutien des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté, portant un message d'espoir. 1er mai aussi de solidarité européenne des salariés et des peuples contre les politiques d'austérité des états de l'union et les institutions au service des ces politiques libérales et régressives. Les salariés et les populations n'ont pas à payer pour faire face à une crise dont ils ne sont en rien responsables.

- En France, la situation de l'emploi est plus que jamais préoccupante et le contexte actuel de crise économique et sociale aggrave les inégalités, étend la précarité. Ainsi, selon la Banque de France, les dépôts de dossiers de surendettement des familles ont progressé de 12% entre décembre 2010 et février 2011. A l'opposé, les bénéfices des grandes entreprises et des banques n'ont jamais été aussi élevés.

- Après avoir évoqué la dégradation au niveau local de la situation de l'emploi, avec récemment l'annonce de la fin de la SIRC à Marigny-le-Châtel, C. Latrasse s'est félicité des luttes syndicales victorieuses chez Tractel et ICOA où "des avancées significatives pour les salaires" ont été obtenues. L'emploi et le pouvoir d'achat étaient donc au coeur de cette journée du 1er mai avec une pensée particulière "pour les jeunes à la recherche d'un premier travail et les seniors qui se battent pour conserver le leur ou en retrouver un". Au-délà, a-t-il poursuivi, "nous devons penser à toutes celles et ceux qui luttent pour le droit à une vie meilleure dans un monde plus juste".
Dany Bouteiller