S'il est un sujet où les dires des élus de la droite locale sont à écouter avec précaution, c'est bien celui de la future piscine.- Au conseil municipal du 14 mars 2009, Guy Allart faisait part d'un projet intercommunal, puisque 3 communautés de communes avait donné leur accord pour aider au financement de la construction. L'ouverture étant même prévue pour 2012. En décembre 2009, le président Guy Allart annonçait le désistement de sa communauté de communes, comme celui des autres conseils communautaires... Puis vint le conseil municipal du 17 avril 2010 et l'annonce « d'un équipement moderne et performant » pour fin 2013, et même des options possibles (16/9/2010). Entre temps, Eric Vuillemin avait pris soin de consulter à deux reprises les romillons pour l'emplacement de la future construction. Mais, les résultats ne convenant pas à la volonté du maire et de son équipe, il imposa la colline des Hauts-Buissons comme future implantation.
UN PROJET MINIMUM POUR UN COÛT MAXIMUM
- Récemment, les protagonistes de droite ont annoncé un nouveau projet. S'ils sont restés discrets sur le lieu de construction, l'annonce d'une piscine de plus petite taille que l'ancienne pour 8 millions d'euros a retenti comme une provocation. En effet, le choix d'une réhabilitation-extension de la piscine Jean-Moulin aurait coûté 5 millions d'euros et si les travaux avait été entamés dès 2009, les usagers pourraient jouir de l'équipement actuellement. A ce surcoût de 3 millions d'euros pour un équipement de moindre importance, il faudra ajouter les frais de démolition. D'autre part, après l'organisation par la ville de Romilly d'un jury de concours d'architectes, 26 cabinets ont postulé. Quatre d'entre eux ont été retenus et comme tout cela est abandonné, il faudra les indemniser.
QUEL GÂCHIS ! QUEL DESASTRE !
- Nous nous interrogeons également sur le mode de gestion qui sera imposé et le prix d'entrée. Les besoins des clubs sportifs ont-ils été pris en compte ? Et ceux des établissements scolaires ? Remarquons que lorsque certains de nos élus évoquent l'aménagement de la seconde tranche de l'aérodrome, ils parlent d'un bassin de vie de 80 000 personnes qui chute à 20 000 lorsqu'il s'agit de la piscine. Choix imposés, argent public gaspillé, projet revu à la baisse, la copie est à revoir. Et ce n'est pas la maigre contribution annoncée par la communauté de communes qui peut nous rassurer, les romillons supporteront l'essentiel du coût de l'établissement.









