26/03/2010

TROIS QUESTIONS A FRANCOIS COULON, ENSEIGNANT

La contestation s'amplifie au sein des collèges Paul-Langevin et Le Noyer Marchand. Suppressions de postes, de classes... Romilly subit de plein fouet la politique gouvernementale en matière d'enseignement.

Nous avons rencontré François Coulon, professeur d'histoire-géographie au collège Langevin, il nous a donné son éclairage sur les détails de l'action dans sa structure.

- RVPT : M.Coulon, pouvez-vous nous expliquer ce qui a déclenché votre mouvement ?
François Coulon : Pour la rentrée de septembre 2010, il est prévu la suppression de trois classes au collège Paul-Langevin : une en 6ème, une en 5ème et une en 4ème, alors que notre effectif va décroître de 6 élèves seulement (1,39%, NDLR). Il est aussi prévu la suppression d'un poste de professeur en sciences de la vie et de la terre et d'un autre en éducation physique et sportive. Au total, la dotation en heures d'enseignement diminuera de 12%.
Or, il faut mettre en avant le problème de fond : notre collège a un profil de Zone d'Education Prioritaire (ZEP), 62 % des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles défavorisées. Toutefois, il se voit refuser ce classement depuis plusieurs années.
Nous risquons d'avoir des effectifs par classe très chargés en septembre 2010 (27 à 28 élèves selon les prévisions actuelles), sans aucune marge de manoeuvre pour effectuer des dédoublements. D'autre part, il y a un risque réel de refuser des élèves en section bilingue (anglais-allemand) de 6ème, faute de place. Une seule division est prévue.

- Quelles actions ont été menées suite à ces annonces ?
F.C. : Le conseil d'administration du collège a siègé à trois reprises pour s'exprimer sur les suppressions de postes : un a été boycotté et les deux autres ont abouti à un vote massif contre les suppressions (enseignants, personnel des techniciens, ouvriers et de service, fédérations de parents d'élèves, la FCPE et la PEEP). A deux reprises, une délégation d'enseignants et de représentants de la FCPE a été reçue par l'Inspection académique sans obtenir autre chose qu'une promesse d'un réexamen de la situation du collège à la fin de l'année. Concernant les élus, le conseiller général du canton Joë Triché a fait un courrier à l'inspection académique et agit auprès du Conseil général.
Le 22 mars, un mouvement de grève a été suivi par les 36 professeurs qui devaient exercer au sein du collège ce jour-là. Le matin, une manifestation a eu lieu dans les rues de Romilly avec distribution de tracts sur le marché. L'après-midi, distribution de tracts au rond-point de la Belle-Idée, puis manifestation à Troyes devant l'Inspection académique où une délégation a été reçue.
Le 23 mars, une délégation enseignants/FCPE a rencontré le maire de Romilly et a obtenu son soutien. La grève nationale a été suivie à 50% par les enseignants du collège.
Le 24, la FCPE a lancé un appel aux parents pour qu'ils n'envoient pas leurs enfants en cours, après une semaine d'information par la presse et la diffusion de tracts. Seulement 5 élèves sur 429 se sont présentés.


- Comment pensez-vous organiser les suites de votre action ?
F. C. : Une délégation d'enseignants sera présente à la séance du conseil municipal du 27 mars. D'autres actions seront envisagées au niveau du conseil d'administration du collège quand il aura à se prononcer sur la dotation horaire de manière définitive.
Propos recueillis par Dany Bouteiller


25/03/2010

200 MANIFESTANTS A ROMILLY

La mobilisation du 23 mars sur l'emploi, les salaires et les retraites a rassemblé 200 personnes au rond-point de la Belle-Idée.

- C'est Christophe Latrasse, au nom de l'intersyndicale, qui est intervenu. Il a rappelé le ras-le-bol d'une société à deux vitesses. Notre bassin d'emploi est très touché avec, entre autre, la casse de l'industrie textile, des effectifs amputés de 70% chez Olympia, un avenir incertain à la SIRC... Une table ronde avec les acteurs sociaux s'impose. Les pouvoirs publics n'ont aucune politique industrielle sauf celle de casser les services publics. Le gouvernement doit prendre l'initiative d'une conférence nationale sur les salaires et les retraites insuffisantes (souvent inférieures à 1000 euros) sont inacceptables. La crise est lourdement payée par la population qui n'en est pas responsable mais la Bourse flambe de nouveau.

- Elle a généré des chômeurs qui ne percevront plus de droit à l'horizon de la fin de l'année 2010. Il est pourtant impératif que chacun puisse vivre dignement. Si des sommes colossales ont été débloquées pour les banques au début de la crise, la même démarche s'impose pour les Français, c'est une question de justice sociale. D'autant qu'il s'agissait, nous a-t-on dit en son temps, de prêts accordés aux banques. Les bénéfices revenus, où en sommes-nous du remboursement : mystère ?

- Parmi les manifestants qui ont établi un barrage barrage filtrant, étaient présents de nombreux salariés du secteur privé et du secteur public, sous les drapeaux de la CGT, de la CFDT et de l'UNSA. Des enseignants des collèges Paul-Langevin de Le Noyer Marchand se trouvaient parmi le cortège, tout comme la FCPE. Ils dénonçaient les suppressions de classes, de postes d'enseignants, de futures classes surchargées et des moyens horaires retirés malgré des effectifs quasiment stables (à 2% près). Des membres de notre Espace citoyen se trouvaient dans la manifestation ainsi que les élus du groupe communiste et partenaire C. Latrasse, R. Barthélémy et A. Cheikh.
Dany Bouteiller

22/03/2010

LE 23 MARS : TOUS DANS L'ACTION !

Suite au sommet social du 15 février à l'Elysée, de nombreux syndicats dont la CGT, la CFDT, Solidaires, UNSA, le FSU, ont décidé d'une journée d'action le 23 mars.

- Elle portera sur l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public et les retraites. Un communiqué commun insiste pour "peser sur les rendez-vous" prévus avec N. Sarkozy les prochains mois. Les salariés, les populations ne veulent pas payer les effets d'une crise dont ils ne sont pas responsables. Les mesures gouvernementales n'apportent aucune réponse aux urgences sociales. Allégement des charges patronales, suppression de la taxe professionnelle, aides aux banques... ont conforté les profits des entreprises, sans reprise sur l'activité mais avec un envol du chômage. Le gouvernement persiste à étrangler le service public en supprimant des postes indispensables aux missions de la santé, de l'éducation, de la recherche, de la justice, entre autre.

- Toutes ces mesures alimentent à nouveau les mécanismes qui ont conduit à la crise, alors que le gouvernement n'apporte aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat et les conditions de travail. Les syndicats veulent agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l'ensemble des questions, dans le secteur privé comme dans le public, notamment le niveau des pensions, l'emploi, le financement, la pénibilité, la réduction des inégalités. Alors que le gouvernement et le patronat veulent détruire l'acquis social du droit à partir en retraite à 60 ans, faut-il accepter de travailler plus logtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?

- Les organisations syndicales ont décidé d'appeler à la mobilisation pour le 23 mars. Il s'agit de sécuriser le présent et l'avenir pour des salaires décents, des emplois durables et des retraites de qualité. A Romilly, un rassemblement est prévu à partir de 16 h 30 au rond point de la Belle-Idée, avec distribution de tracts aux automobilistes.
L'espace citoyen, "Romilly, une ville pour tous" invite la population de notre cité à se joindre au mouvement qu'il soutient.

18/03/2010

LA GAUCHE DOIT SE MOBILISER POUR LA LISTE PS-PCF-PRG-EUROPE ECOLOGIE

Au premier tour des élections régionales le 14 mars, la gauche a obtenu un très bon résultat au niveau national.

- A Romilly, la liste PS-PCF-PRG emmenée par Jean-Paul Bachy, totalise 41,9% des voix et arrive largement en tête. Le total des voix de gauche s'élève à 57,7% des suffrages exprimés, alors que l'UMP n'enregistre que 24%. La mauvaise gestion du niveau local au national, l'envol du chômage, la politique anti-sociale, l'arrogance et le mépris, la volonté de séduire l'électorat de l'extrême-droite sont sanctionnés. Le travail de l'équipe Vuillemin n'a en rien enrayé le déclin dans notre cité. L'abstention massive est chargée de signification politique.

DROITE SANCTIONNEE, LA GAUCHE DOIT SE MOBILISER POUR UNE LARGE VICTOIRE
- Si l'essai a été marqué, il doit être transformé dimanche 21 mars avec une large victoire de la gauche au second tour. Pour cela, la mobilisation de tous ses électeurs est indispensable. Dans la diversité des opinions de chacun, il s'agit de mettre un coup d'accélérateur au développement du tissu économique qui permet de combattre le chômage avec un soutien régional à l'innovation, la concrétisation du droit à la formation.

- Seront accentuées, l'aménagement du territoire, l'aide à l'amélioration du cadre de vie de chacun, les services de proximité des quartiers au monde rural, le rééquilibrage des territoires en aidant plus ceux qui ont du retard. De même, c'est le plus sûr moyen de poursuivre l'avancée technologique, de garantir à notre jeunesse les conditions d'une scolarité réussie du lycée ou du CFA à l'enseignement supérieur et d'accompagner leur autonomie pour s'insérer dans la vie active, de rendre plus accessibles le sport et la culture.

- Ce sera la poursuite du plan environnemental de la région afin de faire de la Champagne-Ardenne une "éco-région", en s'appuyant sur la modernisation du monde rural, la promotion des filières agricoles, la valorisation des terroirs. Pour rendre notre région plus attractive, "la gauche en action" continuera de permettre à chacun de se déplacer plus facilement en privilégiant les transports publics moins chers, moins polluants et plus rapides.
Debout la gauche, pas une voix ne doit manquer à la liste conduite par J.-P. Bachy !

12/03/2010

ASSOCIATIONS : NOUVELLE RENCONTRE LE 22 MARS

A l'automne dernier, l'espace citoyen « Romilly, une ville pour tous » a engagé un travail avec les associations de notre ville afin de faire face à l'absence de réponses ou aux attaques de l'actuelle municipalité.

Une 1ère rencontre (voir le compte-rendu) s'est déroulée au mois d'octobre concernant les attentes ; elle déboucha sur le lancement d'un questionnaire. Des associations caritatives, syndicales, sportives, culturelles, de défense des locataires, des citoyens engagés dans le tissu associatif, des professeurs d'E.P.S nous ont répondu.

UN CONSTAT :
- Il ressort que les associations ne se sentent pas respectées par les élus de la majorité municipale. Ils sont trop souvent absents, les contacts sont donc insuffisants, la reconnaissance et la concertation sont négligées. Cela se traduit par trop de démarches pour les rencontrer ou obtenir une décision.

- Les associations sont un atout pour la ville, elles ne doivent pas être perçues comme une contrainte ou un poids financier. Elles s'opposent aux nouvelles mesures de la municipalité qui loue désormais le matériel communal car, si les budgets s'équilibrent, les situations ne permettent pas de supporter de nouvelles charges. De même, l'opposition au paiement de cotisations plus élevées pour les personnes qui n'habitent pas Romilly est réelle. En effet, ces adhérents sont d'un apport important dans le fonctionnement, tout ce qui pourrait les pénaliser serait injuste.

DES PROBLEMES :
- Le souci premier des associations est essentiellement lié à la vétusté ou à l'étroitesse des locaux, qu'ils soient administratifs, d'accueil ou de stockage. Ce problème empêche le déroulement normal et le développement, notamment dans le domaine syndical et caritatif, à l'heure où ce dernier est de plus en plus sollicité. Le transport des sportifs devient un souci permanent.

QUELQUES PROPOSITIONS :
Dans le domaine sportif :
- Remise en fonctionnement d'une piscine.
- Nouveau stade avec piste d'athlétisme.
- Aide aux transports des sportifs.
- Entretien régulier de ce qui existe (cela vaut aussi pour le secteur culturel, syndical). Le COSEC en est un excellent exemple.
- Salle de gymnastique.
- Dojo.
- Création d'une salle de réceptions au stade.
- Aide à la formation de bénévoles.
- Salle et vestiaires de meilleure qualité pour le club de tennis de table qui évolue au niveau national.
- Éviter la fermeture trop fréquente des plaines de jeux et des terrains engazonnés du stade municipal pour assurer les cours d'E.P.S.
- Terrains de jeux adaptés aux conditions hivernales.
- Aides financières augmentées pour faire face à la hausse des charges de fonctionnement.

Dans les autres secteurs :
- Rénovation de la Bourse du Travail sans déplacement des syndicats pour le maintien de leur activité.
- Hausse des subventions aux associations caritatives et aux syndicats.
- Création d'un centre culturel.
- Baisse des tarifs du conservatoire et du cinéma afin de faciliter l'accès à la culture.

D'un point de vue général :
- Il est impératif de cesser l'état de guerre permanent entre élus et associations et il faut définir une vraie politique concertée.
- L'égalité des traitements entre chacune, impliquant la neutralité est indispensable, notamment pour ce qui concerne les subventions exceptionnelles accordées de façon partiale.
- La valorisation s'impose, il faut privilégier ce qui existe par rapport aux intervenants extérieurs.
- Une place doit être accordée dans le bulletin municipal car le mouvement associatif participe à la renommée de la ville.

UN NOUVEAU RENDEZ-VOUS :
- Afin de réfléchir ensemble aux suites que nous devons envisager à partir des difficultés rencontrées, nous donnons rendez-vous au tissu associatif et aux personnes intéressées par la question pour une seconde rencontre,
le lundi 22 mars 2010 A 18 h 30 au foyer Gabriel-Péri.

10/03/2010

LA GAUCHE UNIE POUR VAINCRE

Dans le cadre des élections régionales, la liste de gauche unie (PCF-PS-PRG) a tenu une réunion publique samedi 6 mars à Romilly, ville où la population a besoin de justice sociale et d'égalité.

- Tour à tour, les "ténors" politiques départementaux se sont succédés au micro : Joë Triché, Jean-Marc Massin, Olivier Girardin, Pierre Mathieu, Marc Bauland, avant le Président de la région Champagne-Ardenne Jean-Paul Bachy. C'est le responsable du comité de soutien, Serge Spilman, qui expliqua d'abord à la salle (plus de 80 personnes) que notre vie sera bouleversée par la réforme négative des collectivités territoriales voulue par la droite.

- Celle-ci mettra à mal certains domaines, stoppant le développement de la région Champagne-Ardenne alors qu'il est nécessaire de continuer l'action de l'équipe Bachy, dans un esprit d'ouverture. Si cette élection aura un parfum d'enjeu national (possibilité d'alerter contre la politique Sarkozy), elle pourrait permettre de continuer la mise en place de la politique de gauche en Champagne-Ardenne. Ceci, alors que ses différentes sensibilités sont rassemblées dans une équipe soudée où le respect domine. N'est-ce pas le chemin à suivre pour gagner ?

BILAN DE LA MANDATURE :
- Depuis 2004, le travail de la région s'est voulue porteuse de l'intérêt général ; les uns n'ont pas été sacrifiés pour privilégier les autres. Cet esprit d'ouverture a permis un travail qui, « sans angélisme », a donné des résultats positifs. En témoignent, les compétences en matière budgétaire, la prise en compte des besoins des Champardennais dans un esprit de solidarité : jeunes et habitants aux revenus modestes n'ont pas été laissés de côté.

- Si l'État pilote la question de l'emploi, la région a des compétences limitées en la matière mais son aide s'est concrétisée par 5 000 créations d'entreprises en 2009. Le travail sur le développement de la recherche et de l'innovation a eu des répercussions positives sur l'industrie (création d'une centaine d'emplois chez Soufflet par exemple), d'autant plus que la participation régionale suscite des fonds européens.

- Les aides accordées aux entreprises ont fait l'objet de contrôles. Le plan d'embauches chez Miko à Saint-Dizier n'ayant pas été respecté, l'établissement a du rembourser les fonds. L'apprentissage a progressé de 20%, la formation des salariés en chômage partiel a permis d'accentuer les capacités des bénéficiaires. Les lycées régionaux comptent un ordinateur pour 3 élèves, la carte Lycéo permet à tous les jeunes d'acheter leurs fournitures scolaires.

- La région Champagne-Ardenne est aussi l'une des plus performante au niveau des études supérieures. Enfin, le bilan est annoncé positif dans le domaine des transports, au niveau ferroviaire et fluvial. Les déplacements sont facilités, les transports publics, moins chers, moins polluants, plus ponctuels sont privilégiés, avec des tarifs et abonnements plus accessibles.

DES PERSPECTIVES :
- Si les sondages semblent indiquer une victoire de la gauche le 21 mars, la campagne doit toutefois s'accentuer sérieusement. Il est proposé aux Champardennais pour les 6 années à venir un travail sur l'écologie (plan climat) après des résultats positifs sur le développement durable. Le service public doit être soutenu bien que la droite se plaît à le casser avec des ministres candidats prêts à accentuer le phénomène en cas d'élection.

- La gauche veut donner un coup d'arrêt à la politique nationale à travers cette élection et à ses effets néfastes (hausse du chômage, baisse des salaires, hausse des prix...). Le travail doit continuer au niveau de l'aide à l'apprentissage , du développement agricole par l'innovation technologique, la mise en valeur des ressources naturelles, la sécurité médicale des personnes âgées, l'avancée technologique au service de tous, l'accessibilité dans les transports ferroviaires, etc.

- Pour l'emploi, la région doit poser la question de la mobilisation de l'argent des banques. Des actions politiques sont à mener pour que les fonds se tournent vers l'économie réelle. Inquiétude tout de même avec la suppression de la taxe professionnelle, mesure gouvernementale jugée en faveur des grandes entreprises. Elle représente 12% du budget de la région. Si des compensations (suffisantes ?) sont prévues pour 2010, qu'en sera-t-il après ? Le déficit budgétaire de l'État n'engendre pas à l'optimisme. C'est une réforme faite pour recentraliser le pouvoir au bénéfice du ministère de l'économie et des finances. Est-elle judicieuse ? Les investissements publics réalisés à 75% par les collectivités territoriales pourront-ils être poursuivis dans ces conditions ? De même, la suppression de la clause générale de compétence qui retire à la région la possibilité d'intervenir dans tous les domaines est inacceptable.

- Pour lutter contre la droite et affirmer une politique de gauche, la mobilisation est indispensable. Il est nécessaire d'y travailler au préalable afin qu'elle se traduise dans les urnes.
Compte-rendu par Dany Bouteiller

05/03/2010

REGIONALES : 3 QUESTIONS A JOE TRICHE ET HENRI GUERIN

Le 14 mars aura lieu le 1er tour des élections régionales. Parmi les candidats qui figurent sur la liste de rassemblement de la gauche (PS-PCF-PRG), Joë Triché (PCF) et Henri Guérin (PS), conseillers municipaux à Romilly, répondent aux questions de notre collectif.

Quel bilan tirez-vous de la présidence Bachy et de sa majorité au Conseil régional à la fin de leur mandat ?
Henri Guérin : Pour moi, le bilan est positif et les objectifs fixés sont atteints. Je mettrai en lumière plus précisément 3 points de ce bilan.
Dans un premier temps, le transport. En 6 ans, les champardennais ont pu voir leur TER et l’offre des dessertes se moderniser. Je pense, bien sur, aux Bibis qui, contrairement à ce qu’on peut lire dans les journaux locaux, sont très fiables. Ce sont les corail intercités qui sont défaillants. Je pense également à la liaison Troyes-Dijon, qui permet au département de sortir, timidement, de son isolement.
Il y a aussi, le site
VITICI
qui permet à chacun d’établir un trajet porte-à-porte, c’est-à-dire qu' il est possible d’établir un trajet de chez soi jusqu’à la destination choisie, tout en sachant quelles sont les offres proposées en matière de transport. Je regrette d’ailleurs que le département de l’Aube soit le seul à ne pas réellement jouer le jeu.
- L’autre point que je retiens est le fait que la Région a remis, je dirais même mis, de la solidarité dans sa gestion. En effet, l’équipe sortante a créé de nombreux pass (lycéen, étudiant, emploi…) et surtout le pass famille qui permet aux familles les moins aisées de pouvoir utiliser les transports régionaux en ne payant que 20% du prix. Tout ceci avec une échelle d’attribution qui reprend l’échelle menée par les CAF. La solidarité est devenue même prioritaire dans l’attribution d’enveloppes de subventions aux territoires. Les territoires les plus riches reçoivent moins que ceux les moins riches, tout ça sur des critères de nombre d’habitants, de recettes fiscales…
- Enfin le dernier point est l’environnement. En effet, la région Champagne-Ardenne a été une des premières régions à mettre en place un plan Climat-Energie qui non seulement dresse un état des lieux précis et chiffré des besoins de la région, mais qui établit une feuille de route réaliste pour les années à venir.


Joë Triché : Le bilan de la majorité de gauche sortante est positif. En même temps, j’ai parfaitement conscience que nos concitoyens, actuellement confrontés à d’énormes problèmes (chômage, pouvoir d’achat…) n’en évaluent pas toute la portée. Et puis, pour apprécier à sa juste mesure ce bilan, il faut le mettre en relation avec le budget du Conseil régional : 630 M€ en 2010 pour 4 départements. C’est beaucoup moins que le budget de l’agglomération de Reims et 1/3 de plus que celui du Conseil général de l’Aube.
- On peut aussi évaluer le bilan de la majorité régionale de gauche par comparaison avec la politique de Sarkozy et de l’UMP. La gauche à la Région, c’est plus de justice sociale, plus de solidarité, plus d’égalité : carte Lycéo (85 € par lycéen pour l’achat de livres scolaires), 200 € pour l’équipement des apprentis, aide à la restauration scolaire des lycéens, tarifs pour les TER étudiés en fonction des revenus. C’est aussi des investissements importants dans les transports régionaux : renouvellement de tous les trains circulant sur la ligne Paris-Mulhouse, mise en service d’une desserte Troyes-Dijon. Concernant l’aménagement du territoire, nous sommes passés d’une politique de guichet, pratiquée avant 2004, à une politique de projets, avec le souci de donner plus au territoire qui jusque alors avaient le moins.
- A l’opposé, avec l’UMP à la direction du pays, c’est moins de solidarité, moins de justice sociale, plus d’inégalité. Les acquis sociaux, notre système de santé et les services publics sont attaqués de toutes parts ; la retraite est remise en cause, suppressions de postes dans l’Education Nationale, le secteur public hospitalier, la police, la gendarmerie, baisse importante du pouvoir d’achat mais, dans le même temps instauration d’un bouclier fiscal et d’autres cadeaux pour les riches. Tout cela, les 14 et 21 mars, il ne faudra pas l’oublier !

Quelles propositions formulez-vous pour les 4 années à venir en tant que membres de la liste de rassemblement de la gauche ?
H.G. : La première est celle que les Jeunes Socialistes de l’Aube ont fait au près du président Bachy lors d’une rencontre officielle : la création d’un forum régional jeunes. Cela ressemble à un Conseil régional jeunes, et donc il pourrait se prononcer sur toutes les compétences de la région et pas seulement les lycées et les universités. La deuxième serait de revoir les offres sur la liaison Troyes-Dijon. En effet, cette ligne est récente et doit être améliorée, notamment avec une deuxième desserte. Enfin, je parlais plus haut de sortir le département de son isolement ; la proposition que je soutiens est la création d’une liaison ferroviaire Troyes-Châlons, ce qu’on appelle l’axe Nord-Sud. C’est pour moi indispensable pour relier le département à la modernité qui est symbolisée par la LGV (Ligne à Grande Vitesse) Est-Europe.

J.T. : Il est difficile de développer ici toutes les propositions de la liste conduite par J.-P. Bachy. Chacun a récemment reçu dans sa boîte à lettres un journal récapitulant toutes les propositions de la gauche pour le prochain mandat. Forte du bilan que j’ai succinctement évoqué, son ambition est d’aller plus loin à gauche et de répondre encore mieux aux préoccupations des champardennais.
- 3 priorités : l’emploi, l’amélioration de notre vie quotidienne et l’attractivité de notre région. Et comme l’emploi est la préoccupation majeure de nos concitoyens, les communistes considèrent – la proposition est reprise par l’ensemble de la liste – que la collectivité régionale peut y jouer un rôle en contribuant à canaliser l’argent des banques vers l’emploi, la formation et l’investissement utile. Dans cet esprit, nous avons lancé l’idée de la création d’un Fonds régional pour l’emploi et la formation.

Quelles répercussions peut attendre notre ville de Romilly de la politique du Conseil régional ?
H.G. : Elles sont de plusieurs ordres. Encore une fois, dans le domaine des transports, la ville de Romilly est desservie par la fameuse ligne 4 (Paris-Mulhouse) et donc elle peut attendre une meilleur desserte ferroviaire et surtout l’électrification. C’est grâce aux initiatives du Conseil régional, que cela se fera. Romilly possède sur son territoire 2 lycées ; de toute évidence, notre ville peut attendre du Conseil régional des investissements dans ce domaine ainsi qu’une modernisation des offres de formations et de matériel. Enfin, la ville peut attendre de la Région, une aide financière, au travers des subventions du pays ou au travers de subventions directes, sur des projets bien précis (centre culturel, centre sportif…).

J.T. : Tout d’abord, il est bon de rappeler que la Région, comme d’ailleurs le département, agissent dans le cadre de compétences précises transférées par l’Etat. C’est ainsi que les équipements sportifs du lycée Curie ont été réhabilités, tout comme l’est actuellement le lycée Diderot ; le GRETA a été complètement reconstruit. Lycéens et apprentis bénéficient des dispositifs évoqués plus haut. Je pense et j’espère que l’électrification de la ligne 4 jusqu’à Troyes, qu’on doit pour beaucoup à la majorité sortante, aura des retombées bénéfiques pour les ateliers SNCF de Romilly : l’électrification facilitera l’acheminement des rames TGV, actuellement tractées par des motrices diésel. Le cercle hippique a bénéficié d’une subvention de 320 000 € pour faire peau neuve.
- En fait, au-delà des compétences obligatoires du Conseil régional pour lesquelles des retombées sont à attendre pour notre ville, il appartient aussi au maire de déposer des dossiers qui doivent être compatibles avec les critères définis par la Région pour leur financement. En espérant que la réforme des collectivités territoriales, concoctée par Sarkozy/Warsmann n’interdise pas aux Régions et aux Départements de financer des projets communaux se situant en dehors des compétences transférées par l’Etat.
- Dès le 14 mars, face à la politique de Sarkozy et pour que la Champagne-Ardenne reste à gauche afin d’amplifier le travail entrepris depuis 2004, pas une voix de gauche et écologiste ne doit manquer à la liste Bachy. Etre en tête au 1er tour, c’est possible ; et c’est le meilleur moyen de briser tout espoir à l’UMP au second tour.

02/03/2010

RETRAITES : MOBILISONS-NOUS !

La semaine passée, la CGT de Romilly a organisé un intéressant débat sur la question des retraites.

Près de 60 personnes ont pris part à une réunion pédagogique, suivie d’une discussion et des propositions de l’organisation syndicale. Cette démarche, étape des huit réunions publiques qui seront organisées dans l’Aube, traite un sujet au cœur des préoccupations majeures des français.

HISTORIQUE :
- Clair et précis, le diaporama commenté par Marcel Renaud retraçait l’historique. Si d’abord les personnes âgées étaient prises en charge par la famille, la révolution industrielle et le développement des grands travaux allaient être source d’aspirations nouvelles pour achever sa vie. Un premier système pour des catégories particulières (marins, militaires...) jeta les bases des régimes spéciaux avant que le secteur privé n’en développe un.

- De 1928 à 1930, les assurances sociales naissaient. C’est dans la période 1945-1975 que le régime général se mettait en place, à l'initiative du Conseil National de la Résistance qui est à l’origine d’autres avancées sociales conséquentes. A partir de 1947, toute la population a pu bénéficier de l’assurance vieillesse dans le cadre du régime général. En 1956 est instauré le fond de solidarité et le minimum vieillesse par une retraite minimum aux plus de 65 ans.

- L’exposé s’est poursuivi par l’explication des différents systèmes et régimes sans oublier de mettre en garde contre les risques d’une éventuelle instauration d’un principe basé sur l’individualisme ; l’aléatoire au détriment de la solidarité. Pour les négociations prévues au printemps sur l’avenir des retraites, Marcel Renaud rappela les objectifs du MEDEF fondés sur trois piliers : régime actuel, épargne individuelle ou collective des fonds de pension (facultative), développement du cumul emploi-retraite (facultatif).

PROPOSITIONS DE LA CGT:
La retraite est un enjeu de société, les jeunes accèdent de plus en plus tard à l’emploi, les seniors en sont souvent exclus, la précarité demeure.
- Quel que soit le parcours professionnel, 60 ans doit rester l’âge légal de départ à la retraite, en fonction des métiers, de la pénibilité des carrières, des aléas (accidents du travail ou de la vie), l’âge peut varier entre 50 et 55 ans.
- Le système par répartition doit rester la base du financement, en élargissant le champ des cotisations au-delà du montant du salaire (primes par exemple).
- De nouveaux financements sont indispensables en fonction des nouveaux besoins sociaux, du défi démographique et de l’augmentation de l’espérance de vie.

Cela ne doit pas justifier la démolition du système, bien que le chômage diminue les rentrées de cotisations.
- Il est indispensable de moduler l’assiette de cotisation basée sur une politique en faveur de l’emploi.
- L’entreprise doit aider au financement des retraites de ses anciens salariés.
- Les cotisations patronales doivent augmenter, celles des salariés aussi à condition d’une amélioration visible du niveau de vie.
- Réindexer les pensions sur les salaires.
- 5 à 6% du PIB doivent aller aux retraites.
- Taxer les stock-options.
- Création d’une maison commune du régime des retraites
- Appliquer le socle commun de garantie applicable à tous les régimes.
- Assurer un vrai droit, programmer les financements, garantir les prestations définies.
- Avoir des repères d’âge.
- Prendre en compte les périodes d’étude dans les trimestres de calcul.
- Refuser la capitalisation inéquitable, dangereuse et illusoire.

LE DEBAT :
- Au cours du débat qui a suivi cet exposé, certains points ont été relevés. Alors que la productivité et les profits augmentent, il semble aberrant de vouloir faire travailler plus pour toucher une retraite. D’autant que le coût moyen du travail en France est plus faible que dans certains pays tels l’Allemagne, l’Angleterre, le Danemark par exemples. Les retraités sont aujourd’hui 14 millions sur notre territoire mais 7 millions perçoivent moins de 1 000 euros chaque mois. Toute retraite ne devrait-elle pas être au moins égal au SMIC ?

- Le gouvernement se doit d’expliquer ce qu’ont provoqué les actions de la droite au pouvoir en 1993 et 2003 sur cette question. La CGT craint une remise en cause du système. Il faut combattre l’idée qu’il est incompatible avec l’augmentation de la durée de vie. Il est incroyable qu’un régime de retraite performant mis en place à la fin de la seconde guerre mondiale, alors que le pays était dévasté, soit aujourd’hui remis en cause alors que les profits augmentent. Est-ce sérieux ? Comment travailler plus afin d’avoir une meilleure retraite au regard des plans sociaux qui se succèdent actuellement ? Le souci est le manque d’emplois.

- C’est l’orientation de l’argent qui est en cause, il existe mais sa redistribution est inéquitable. Les salariés créent les richesses, il est normal qu’ils touchent leur part en fin de carrière. Une première journée de mobilisation est prévue le 23 mars, il faut souhaiter que l’unité syndicale sera de mise, elle doit primer sur cette question.
Dany Bouteiller

01/03/2010

ENSEIGNEMENT : ROMILLY VICTIME DE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE

Aujourd’hui, notre ville subit de nouveaux mauvais coups puisque des suppressions de postes et des fermetures de classes sont annoncées dans nos collèges à la rentrée prochaine.

Au printemps dernier déjà, les parents d’élèves avaient occupé l'école Mignonnette afin de montrer leur réprobation à la fermeture d’une classe de maternelle.

MOINS 3,5 POSTES AU COLLEGE LE NOYER MARCHAND
- En septembre prochain, le collège Le Noyer Marchand sera privé de 3,5 postes. Pourtant, il se situe en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Depuis plusieurs années, il accueille des populations issues de la grande couronne parisienne et les effectifs par classe, déjà chargés, s’alourdissent un peu plu à chaque rentrée scolaire, sans aucun moyen supplémentaire pour les accueillir. Le nombre de divisions allouées au collège Le Noyer Marchand est insuffisant pour s’adapter à ces nouveaux flux dans des conditions satisfaisantes pour les élèves.

- De ce fait, les effectifs dans les classes seront supérieurs au seuil jugé acceptable par les textes officiels. Cette saturation rend impossible l’intégration d’élèves scolarisés en Unités Pédagogiques d’Intégration dans les classes de Sections d’Enseignement Général et Professionnelle Adapté.

COLLEGE LANGEVIN : SUPPRESSION DE 3 CLASSES ET DE 2 POSTES D’ENSEIGNANTS
- Le collège Langevin n’échappe pas à la casse. Deux postes d'enseignants seront supprimés en septembre pour trois fermetures de classes : une 6ème, une 5ème, une 4ème. Pour mieux justifier ses choix, l’Inspection Académique évoque une baisse des effectifs prévue de… 6 élèves. Quel cynisme ! Cette mesure, si elle devait s'appliquer, entraînerait aussi des classes très chargées en effectif.

- Ces suppressions s'ajoutent aux dizaines de milliers d’autres que la droite a fait disparaître depuis son retour au pouvoir. Dans sa volonté de casser le service public, elle souhaite appliquer les critères de rentabilité et le modèle de gestion et de management de l’entreprise capitaliste. Cette logique est néfaste : elle supprime des postes, remplacés par des moyens provisoires et le recours massif aux heures supplémentaires, et elle oblige des professeurs à dispenser leur enseignement sur plusieurs établissements.

- La multiplication de ces situations, conséquence d’une dotation insuffisante, met les professeurs dans l’impossibilité d’assumer convenablement leur mission tant sur les exigences de contenus d’apprentissage de travail que sur le suivi et l’attention personnalisés des élèves, leur évaluation. Il est nécessaire de lutter contre ces réformes en cours et le désengagement de l’Etat. Il en résulte des conditions d’enseignement qui se dégradent. Faute de remplaçants, des centaines de jours de classe ne sont pas assurés.

- Il est indispensable, dans ces conditions, de défendre au cœur des institutions et collectivités la logique de service public et porter les exigences d’une réforme alternative de l’enseignement. Il faut, par exemple, assurer une formation initiale et continue des enseignants nécessaire pour améliorer l’école des savoirs toujours plus complexes et renouvelés dans notre société.
Stop au démantèlement, l'Etat doit assumer ses responsabilités !
Dany Bouteiller

19/02/2010

CONSEIL MUNICIPAL DU 16/02/2010 (2)

Si le manque de transparence fut le fait marquant du Conseil municipal, 12 questions ont été traitées au cours de la soirée.

- Principe d’un bail commercial avec la société Sogecoq concernant les locaux situés 60 et 62 avenue de la Liberté pour une durée de 9 ans à partir du 1er août 2010 avec prévision d’une option d’achat. Si par la suite, « le Coq Sportif » devait acheter l’ensemble des bâtiments, l’association « Romilly Patrimoine » est assurée, par le maire, d’avoir à disposition de quoi perpétuer le musée de la bonneterie.

- Le prix des activités de la maison de l’enfance sera minoré de 30% pour les adolescents titulaires du « passeport jeunes ».

- Retrait de l’ancienne station d’épuration et installation de la nouvelle : transfert partiel du contrat d’affermage de 2004 au syndicat intercommunal des eaux usées pour la partie transport et traitement.

- Dans le cadre de la rénovation de la mairie et de l’aménagement de son parvis, l’édifice sera éclairé. Montant : 55 714,29 euros. C. Maitrot fit remarquer que « les travaux interrogent au regard du reste de la rue de la Boule-d’Or. Attention, Romilly n’est pas Versailles ! »

- Construction de vestiaires et de locaux dédiés à l’équipe technique du service des sports. Coût : 435 427 euros.

- Attribution de subventions ordinaires de fonctionnement aux associations pour l’année 2010. 1 million d’euros sera versé aux clubs et autant pour le centre communal d’action sociale. C. Maitrot s’éest étonné que tous les syndicats reçoivent la même somme alors que leur nombre d’adhérents diffère. J.Triché a attiré l’attention sur la vétusté des locaux du Secours Populaire Français qui soutient des personnes en situation précaire. De nouveaux bâtiments sont indispensables. A l’heure où la ville vend à des promoteurs privés, quelles sont les perspectives pour l’accueil des familles dans des conditions dignes ? J.C. Lelouard avoua ne rien avoir à proposer. Le mot de la fin revint à Annie Herskowicz qui, après avoir exprimé que l’association devait chercher de son côté, lâcha : « il faut que chacun se responsabilise un peu ». Les bénévoles apprécieront… Cette remarque est pour le moins malvenue au regard du travail réalisé par cette association dans le domaine caritatif.

- Dans le cadre du cinquantenaire du jumelage, une subvention de 10 000 euros a été accordée au Comité de jumelage. Cette somme pourra être portée à 20 000 euros si le Conseil régional, également sollicité, n’apporte pas son aide. Notons que le Conseil général et la Commission européenne ont refusé toute subvention. Les animations sont prévues lors du week-end de la Pentecôte.

- Le dispositif « Culture du cœur » agit afin que des personnes en situation d’exclusion sociale et économique puissent assister à des manifestations. L’action culturelle municipale sera associée. Des invitations seront distribuées au public concerné par le biais de structures sociales partenaires.

- Le collège Saint-Joseph va créer une classe musicale à horaires aménagés. Les élèves prendront des cours au Conservatoire municipal. Un tarif unique de 45,00 euros par élève et par trimestre sera proposé.

- Dans le cadre des pratiques musicales enseignées au Conservatoire, certains élèves souhaitent pratiquer un instrument supplémentaire. Une tarification a été entérinée en conséquence. Les élèves extérieurs à la communauté de communes de Romilly devront payer plus que les autres. Joë Triché indiqué que les habitants des communes rurales devraient intervenir auprès de leur municipalité afin que, par le biais d’une politique tarifaire adaptée (quotient familial par exemple), elles permettent l’accès à la culture pour chacun à un prix adapté.

- Une portion de l’allée des Sapins a été cédée à une entreprise qui souhaite s’y installer. Rien ne filtra sur l’investisseur ; circulez, y'a rien à voir !
Compte-rendu par Dany Bouteiller

18/02/2010

CONSEIL MUNICIPAL DU 16/02/2010 (1)

Le maire perd les pédales... Spectacle affligeant au Conseil municipal.

Le Conseil municipal du mardi 16 février promettait d’être intéressant puisque la question importante de l’emploi devait y être abordée comme l’avait promis Eric Vuillemin le 23 janvier dernier.

L’EMPLOI EST-IL LA PRIORITE DU MAIRE ?
- Surprise ! D’emblée, le maire refusa d’aborder la question que C. Maitrot lui soumit. Il y revint 45 minutes plus tard mais de façon inattendue. Après un introductif « pendant que certains se questionnent sur l’emploi, d’autres agissent... », Claude Maitrot fut la cible de propos aussi inadmissibles que déplacés de la part du maire. L’élu de l’opposition s’est vu décerner « la palme d’or du bonimenteur » du fait de son annonce récente dans la presse locale de chiffres du chômage qui divergent très nettement de ceux annoncés par la majorité municipale. E.Vuillemin attendant plus de tempérance de la part de quelqu’un qui « ne paie pas ses impôts à Romilly » puis lui reprochant de soutenir les "aviateurs" qui, c’est bien connu, freinent le développement économique de la ville…

- Semblant dans l’incapacité de se contrôler, le maire lança à C. Maitrot : « à force de tanguer, vous allez finir par tomber, arrêtez de tout monter en épingle histoire de vous faire mousser ». Et lorsque ce dernier tenta de répondre en affirmant, par son travail, chercher la transparence et être sur de ses informations, il ne put s’exprimer que quelques instants puisque Eric Vuillemin lui coupa la parole. Le débat sur la question remis une seconde fois au 13 mars, le maire quitta l’assemblée. Avait-il mieux à faire que d’informer et débattre sur l’emploi au sein de l’assemblée communale ?

- Christophe Latrasse qui s’étonna de ne pas avoir de réponse sur cette question posée par écrit depuis plusieurs semaines eut droit à un réponse de M. Bonnefoi, plus mesurée que son mentor : « à la commission économique, des chiffres ont été communiqués sur l’emploi. Je ne les cache pas. » Tout en refusant tout de même de les annoncer devant le Conseil municipal… Nous pouvons nous étonner d’un tel silence, pourquoi tenir secret un domaine qui se doit d’être de notoriété publique ? Comment ne pas imaginer que si le chômage avait reculé dans notre cité, les élus de la majorité municipale ne se seraient pas fait forts d’être les responsables d’un tel bienfait ? Le pessimisme est donc de rigueur sur ce fléau palpable au quotidien à Romilly !

STATION D’EPURATION : QUESTIONS SANS REPONSE
- Si l’attitude du maire sembla disproportionnée sur l’emploi, il faut reconnaitre qu’il avait été malmené quelques instants auparavant par Joë Triché qui avait mis mal à l’aise le premier édile sur la question relative au choix de la société pour la gestion de l’assainissement et de la fourniture d’eau. M. Lelouard n’a pas apprécié les questionnements émis par Joë Triché sur ce sujet au mois de janvier. Ce dernier ne cacha pas cette fois que le rapport présenté lui posait problème.

- Il souhaite la transparence : la procédure d’appel d’offres a-t-elle été menée jusqu'à son terme ? Quels en sont les détails ? Le contrat peut-il être modifié ? Véolia proposait un coût de 251 000 euros à l’origine, il est finalement abaissé notablement à 155 000 euros ; est-ce le prix du marché ou un alignement sur une autre société ? Le maire, agacé, jura qu’il n’y avait pas de délit de favoritisme. Ne proposa-t-il pas le champagne à qui prouverait qu’il « en avait croqué » ? Pourtant, J.Triché fit remarquer que le leg de Ruas avait été transmis dans un état pitoyable, avec des branchements toujours en plomb notamment, et que cette société n’a pas respecté son engagement. Pourquoi la ville continue-t-elle de traiter avec cette entreprise ?

- Dépourvu de toute aisance, le maire se justifia en affirmant avoir demandé « d’augmenter la cadence » pour les mises en conformité, le problème des branchements serait résolu d’ici 2013. D’un tarif annoncé au départ à 251 000 euros, suite à une procédure d’appel d’offres déclarée infructueuse par ce dernier, la négociation aurait permis de passer à 155 000 euros sans prendre de risques judiciaires.

- Pas de suspicion pour J.C. Lelouard, ne travaille-t-il pas avec Véolia « contraint et forcé » tellement ce seraient des « gens désagréables » ? Mais alors, comme pour l’emploi, pourquoi refuser de porter le contenu des offres faites à la connaissance de chacun ? Les romillons n’ont-ils donc pas droit à la transparence ? C’est par une vague promesse d’une communication orale de la part du syndicat de communes associant Pars et Romilly que la discussion s’est close.
A suivre…
Compte-rendu réalisé par Dany Bouteiller
- Lire le compte-rendu du précédent Conseil

17/02/2010

QUELQUES PRECISIONS

Suite au texte du Comité National Olympique que nous avons publié et qui soulève des inquiétudes relatives à la réforme des collectivités, nos « bloggers » souhaitent quelques éclaircissements sur la politique sportive de proximité.

Dans le cadre de la réforme territoriale, la suppression de la taxe professionnelle et de la clause de compétence générale pour les départements et les régions, risquent d’étouffer les collectivités. La suppression des Directions Départementales de la Jeunesse et des Sports et la restructuration régionale depuis le 1er janvier 2010 signent la fin du réseau sport dans le territoire. Pour les collectivités territoriales, des choix vont s’imposer.

DES TERRITOIRES ASPHYXIES ET SOUS TUTELLE :
- En mars 2009, le « comité Balladur » présentait 20 propositions pour réformer les territoires. Départements et régions auront des compétences spécialisées. La clause de compétence, c’est-à-dire celle permettant jusqu’à présent d’intervenir dans tous les domaines présentant un intérêt local, y compris celui du sport, leur sera supprimée. La création de métropoles, qui prendront les compétences des départements et des régions sur leur territoire va réduire considérablement le périmètre de ces derniers.

- La suppression de la taxe professionnelle (40% des ressources des collectivités locales en moyenne) va réduire les moyens d’action. La création de conseillers territoriaux, qui siègeront dans les deux assemblées, en lieu et place des conseillers généraux et régionaux, achève le remodelage de l’organisation du couple département/région. C’est de fait l’institutionnalisation du cumul des mandats. La fusion des communes va être facilitée et encouragée. L’intercommunalité sera achevée fin 2013. Les conseillers communautaires seront élus en même temps que les conseillers municipaux. La restriction des moyens va pousser les communes à abandonner leurs compétences au profit des communautés de communes.

UNE MODIFICATION PROFONDE :
- La base d’organisation de notre pays reposait jusqu’alors sur 4 piliers : commune, départements, région et nation. La loi de décentralisation de 1982 a transféré le rôle exécutif des représentants de l’Etat vers les pouvoirs élus des départements et régions. Les collectivités territoriales devenaient alors « maîtresses » de leur politique et de la mise en œuvre de leur budget sans tutelle préalable du préfet. C’est cette base qui est mise en cause par les réformes pour y substituer, à terme, un tryptique : intercommunalité ou communes nouvelles, métropoles, Europe, s’accompagnant d’un renforcement du pouvoir central omniprésent. C’est dans les faits la fin de la décentralisation et le retour du pouvoir central sous l’autorité des préfets.

- Quelles conséquences pour les clubs et la population ? La RGPP conduisait déjà à la fin d’une politique sportive nationale Jeunesse et Sports. Avec la réforme territoriale, c’est la possibilité d’intervention des Conseils Généraux qui est mis en cause. Actuellement, ils consacrent 600 millions d’euros aux aides aux clubs, comités et ligues et autant aux investissements d’équipements. Avec la suppression de la taxe professionnelle, ce sont les moyens des communes qui sont en jeu. Le scénario prévu par les initiateurs des réformes ne fait guère de doute : affaiblissement considérable du service public et voie dégagée pour le sport marchand…

EXTINCTION PROGRESSIVE DES SERVICES DECONCENTRES DE L’ETAT :
- La réorganisation des services déconcentrés de l’Etat est prévue. Ils vont se confondre dans le réseau des Directions Régionales de la Jeunesse, des Sports et de la cohésion sociale d’une part, et des Directions Départementales interministérielles chargées de la cohésion sociale d’autre part. Ces Directions seront pilotées par le préfet de région et de département. Une rupture avec la politique du secrétariat d’Etat au sport est donc actée « de fait ». En plus de s’éloigner des associations locales, l’Etat va accentuer les inégalités entre des territoires aux politiques et moyens différents.

- Au niveau régional, il est créé des directions régionales de la jeunesse et des sports et de la cohésion sociale. L’objectif est de renouveler le mode d’intervention de l’Etat au niveau régional afin de « mieux répondre aux besoins des concitoyens en améliorant le service rendu aux usagers » et réduire la dépense publique. L’Etat resserre ses services, supprime des postes et définit un champ d’intervention on ne pleut plus large.

- Au niveau départemental, la nouvelle organisation sera articulée autour de la préfecture et de 2 ou 3 directions interministérielles, en fonction de la taille des départements. La Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection de la population et, dans les départements de plus de 400 000 habitants, une direction de la cohésion sociale. C’est la disparition de l’échelon départemental des actions de cette mission. Des « préfigurateurs » ont été nommés en mai 2009 pour piloter ces nouvelles directions. Seuls 19 des 95 départements de ces préfigurateurs sont issus du réseau jeunesse et sport, la majorité provenant des affaires sanitaires et sociales. Le réseau sport dans les départements et régions s’éteint à petit feu…
Dany Bouteiller

11/02/2010

QUEL AVENIR POUR LE SPORT ?

Le Comité National Olympique s'inquiète de la réforme des collectivités territoriales qui fait peser un certain nombre de menaces sur l'avenir du sport en France.

Nous publions le communiqué de presse rédigé par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) sur les dangers que représente la réforme des collectivités territoriales pour le sport. Ce texte est issu d’un dispositif de travail spécifique de cet organisme sur les territoires :
- « Le Mouvement Sportif Français au travers du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), de ses fédérations et de ses associations sportives, occupe, aujourd’hui, dans notre pays, un rôle de premier plan. Porteur d’engagements et facteur de cohésion sociale, le Mouvement Sportif est un acteur essentiel de la société civile et, à ce titre, un partenaire incontournable de l’ensemble des collectivités territoriales avec lesquelles il a établi des liens forts et multiples.

La réforme en cours des collectivités territoriales nous rappelle que le sport n’est dans aucune des compétences transférées par l’Etat. A ce jour, les différents niveaux territoriaux (commune, département, région) n’interviennent au bénéfice des activités sportives que sur la base de la clause de compétence générale. Pour l’avenir, il est vital que le projet de loi relatif aux compétences prévoie des segments relatifs au sport, clairement identifiés, par niveau territorial, afin d’échapper à des transferts importants de charges sur un seul échelon qui serait dans l’incapacité de les assumer totalement. Le CNOSF, fort de l’adhésion de 108 fédérations regroupant 180 000 associations, générant 170 000 emplois salariés, animées par 3,5 millions de bénévoles et dont 16 millions de licenciés sont membres, tient à souligner le rôle sociétal du sport et de ses acteurs, au service de toute la population.

Les missions d’intérêt général du mouvement sportif, doivent continuer à se développer dans notre pays. La diversité des pratiques et l’accueil de tous les publics constituent une valeur ajoutée concernant tout à la fois l’utilité sociale, l’éducation, le bien-être et la santé, l’aménagement du territoire, l’économie, l’emploi… L’avenir se construira sur la base de la confiance et la coresponsabilité. Le CNOSF présentera des propositions afin d’optimiser les équilibres nécessaires et que soient assurés les concours financiers indispensables aux missions du Mouvement Sportif. »

01/02/2010

OLYMPIA : L'AVIS DE JOE TRICHE

Le Conseiller général communiste, Conseiller municipal de Romilly, répond à nos questions.

Joë Triché, pouvez-vous faire le point sur la situation d’Olympia aujourd’hui ?
- Après la décision récente du Tribunal de commerce de mettre en vente le groupe Olympia, c’est d’abord le sentiment d’un énorme gâchis industriel et social qui me vient à l’esprit. Romilly se souvient, en effet, qu’il y a une dizaine d’années, Olympia employait plus de 1 000 salariés et réalisait 60 à 70 millions d'€ de chiffre d’affaires annuel. La réserve financière était de 20 millions d’€. C’était l’époque où toute la production était fabriquée à Romilly : 30 millions de paires de chaussettes. Après les "charettes" de 2000, 2003 et 2005 du fait des délocalisations et des importations massives, en pleine période de fêtes de fin d’année 2009, 102 salariés ont reçu leur lettre de licenciement. En 10 ans, cette casse de l’emploi a coûté plus de 10 millions d’€ d’indemnités de licenciement.

- La gestion et la stratégie industrielle sont sérieusement en cause ; dans une telle situation, les actionnaires et la dirigeante ne devraient pas pouvoir être exonérés de leur écrasante responsabilité. Les 47 ex-salariés, qui ont fait valoir leurs droits, ne sont en rien responsables de la situation puisque l’entreprise est endettée à hauteur de 13 millions d’€. Ce chiffre représente six fois plus que la condamnation de justice rendue par la cour d’appel de Reims. Si un repreneur industriel ne se manifeste pas, une fermeture totale est à craindre. Mais il doit s’agir d’un véritable repreneur industriel et non d’un financier venant faire des profits par tous les moyens possibles.

Vous avez su prendre vos responsabilités depuis le printemps dernier en étant à l’initiative d’une pétition pour l’octroi d’un prêt bancaire qui a recueilli 1 200 signatures, puis en portant des propositions concrètes et réalistes. Quelle démarche vous semble maintenant impérative ?
- Olympia a bénéficié d’importants fonds publics depuis 10 ans, une commission d’enquête indépendante s’impose afin de déterminer ce qui a conduit à une telle situation. Le préfet, représentant du gouvernement et qui porte une lourde responsabilité dans le dénouement de ce dossier, doit organiser une table ronde, avec toutes les parties concernées, afin d’examiner les propositions qui permettraient d’éviter la catastrophe.

- Le concours financier des banques reste indispensable pour investir et maintenir les emplois actuels. Fin 2009, la Bourse a enregistré une hausse de 22% alors que les entreprises, en l’occurrence les PME, rencontrent des difficultés pour accéder au crédit. Cela n’est pas normal. J’ajoute que l'argent des banques provient pour l’essentiel des dépôts mensuels des salariés, des ménages, retraites, pensions… et de l’épargne. Elles disposent donc d’argent gratuit qu’elles prêtent à des taux exorbitants pour engranger des profits ensuite réinjectés dans la spéculation sur les marchés financiers alors que l’économie réelle, celle qui créé de la vraie richesse par le travail et la production, traverse une crise sans précédent.

Aux niveaux local, départemental et national, le silence des élus est « assourdissant ». De quelle façon auraient-ils pu agir ?
- Depuis 10 ans, trop d’élus soutiennent la direction avec les résultats que l’on connaît maintenant. Dès que le jugement des 47 ex-salariés, a été rendu, Eric Vuillemin et le député UMP de la circonscription, François Baroin, s’en sont pris à la Justice alors que les victimes n’ont fait que défendre leurs droits. Ils espéraient les rendre responsables de la catastrophe aux yeux de l’opinion publique ; ce que j’ai refusé de cautionner dès le départ. Dès septembre 2009, j’ai écrit à au maire pour lui proposer de rencontrer ensemble le médiateur départemental du crédit. Je n’ai pas eu de réponse, alors qu’il prétendait « suivre le dossier heure par heure ». Au moment où je réponds à vos questions, personne ne peut dire comment tout cela va se terminer. Pour l’instant, aucun repreneur ne s’est manifesté. Le pire peut donc être envisagé à savoir la fermeture totale de l’entreprise avec la perte de tous les emplois à Romilly. Quel gâchis !
Propos recueillis par Dany Bouteiller

- Notre photo : Joë Triché et une délégation ont porté les pétitions à F. Baroin