23/05/2011

ARRETEZ LA CASSE !

150 manifestants pour dire non à l'école sous tutelle marchande.

- A l'appel des parents d'élèves de la FCPE, des formations politiques de gauche, du conseiller général communiste Joë Triché, des élus de l'opposition municipale, des syndicats CGT, CFDT, SNES, d'enseignants... 150 personnes se sont retrouvées devant la Bourse du Travail, samedi 21 mai, pour protester contre les 13 suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine dans plusieurs établissements d'enseignement romillons. C'est la première initiative de cette ampleur dans le département.

- La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes de l'UMP depuis 2007. Ce n'est pas seulement moins d'école, mais une autre école qui est remodelée sous nos yeux : un enseignement à plusieurs vitesses, une école du "tri" pour ceux qui pourront payer, qui privilégie l'élitisme par des filières et des établissements "d'excellence" ; et une école du "minimum" pour les autres dont les programmes seront adaptés sur les critères définis par les besoins du patronat.

- Avec sa volonté d'imposer la marchandisation de l'enseignement, la droite accroît les inégalités entre territoires, mais surtout entre les élèves des différentes couches sociales. Elle organise la raréfaction de la formation et la pénurie de postes pour pousser, notamment par l'autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants à statut précaire. Elle sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse les maternelles, met en place un socle commun minimum... Dans le même temps, ce ne sont que largesses à l'égard de l'enseignement privé.

- Le ministre de l'Education Nationale travestit son travail de sape de l'enseignement public avec un discours presque irréel sur l'égalité des chances comme traitement de l'échec scolaire. Le mal-être scolaire des enfants, la culpabilisation des familles, la souffrance des enseignants et des personnels éducatifs est pourtant devenue une réalité quotidienne.

- A Romilly, la suppression de 6 postes d'enseignants est prévue au lycée Joliot-Curie, dont 3 professeurs qui vont se retrouver privés d'emploi, alors que les effectifs sont en moyenne de 35 par classe et que certaines salles de cours sont exigües. Au LEP Diderot, 4 postes seront supprimés et la mutation de celui de ferronnerie va obliger le chef d'établissement à faire appel à Pôle Emploi pour son remplacement. Au collège Langevin, le seul professeur d'arts plastiques sera remercié. Un poste est supprimé au collège le Noyer-Marchand ainsi que le psychologue au RASED.

- Aujourd'hui, l'école a besoin d'être défendue et le statut public des enseignants consolidé en refusant toute phase de privatisation-décentralisation dans l'Education Nationale. Après une prise de parole de Mme Bergeron, pour la FCPE, et de Mme Dubuis, représentant les professeurs du lycée Joliot-Curie, le cortège a emprunté les rues Brossolette, Gambetta et De Lattre de Tassigny avant de s'arrêter devant la marie où une délégation a été reçue par les adjoints Allard et Lucas. Un verre de l'amitié offert par la FCPE dans la cours de la Bourse du Travail clôturait une première action revendicative qui n'en restera pas là. Une réunion doit se tenir très rapidement pour définir les initiatives prochaines de la mobilisation.

20/05/2011

UN COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Notre espace citoyen élabore et porte des projets, impulse des débats pour transformer des propositions en revendications majoritaires.

- L'avenir du cinéma Eden a été l'occasion, mardi 17 mai, d'une réunion qui a rassemblé une quarantaine de personnes à l'espace Croizat. L'annonce par la communauté de communes du président Allard (et où siège le maire de Romilly) d'autoriser l'ouverture d'un multiplex de six salles dans la zone commerciale de la Belle-Idée, le met en grand danger.

- Cette décision est contraire aux engagements pris lors de la présentation du projet d'aménagements commerciaux sur la seconde tranche de la Belle-Idée. Dès le lancement de la procédure, le cahier des charges et le règlement d'appel d'offres auraient du interdire les transfert d'activités, rendant non recevables les dossiers qui ne respectaient pas cette règle. Le projet initial SORODI, pour obtenir l'acquisition des terrains, ne comprenait d'ailleurs pas la réalisation d'un multiplex ; il y a donc rupture des engagements pris à l'époque devant les élus de la communauté de communes. Nous nous interrogeons sur le silence de ces élus alors que ce dossier réunit un mélange des genres très préoccupant entre intérêts public et privés.

- L'Eden, avec ses trois salles et un hall d'exposition, répond pleinement aux attentes de la population. Eric Vuillemin évoque une spécialisation dans le cinéma "art et essai" qui pourrait revenir à l'Eden. N'a-t-il pas plutôt l'idée de confier la partie rentable à l'espace ludique privé et ce qui l'est moins au cinéma public ? Et d'ajouter que d'autres vocations pourraient incomber à cet équipement. Très concrètement, le cinéma communal risque de disparaître, victime du business.

- Géré par une association, l'Eden, avec ses 70 000 entrées annuelles, s'autofinance à 90%. L'attitude de M. Vuillemin est surprenante quelques mois après une rénovation pour le 25ème anniversaire de cet équipement. En fait, le multiplex serait surtout une "tête de gondole" pour le centre ludique du promoteur privé. Reste que son succès peut être problématique puisque les études tablent sur 150 000 entrées par an pour atteindre le seuil de rentabilité. On peut donc craindre que la concurrence entre le multiplex et l'Eden tue d'abord ce dernier, avant que le premier, faute d'entrées suffisantes, ne ferme à son tour, avec pour conséquence la disparition totale du 7ème art à Romilly.

- L'implantation en périphérie et son corollaire de problèmes de transports et de désertification accentuée du centre-ville fait aussi partie des inquiétudes que les commerçants présents lors de la réunion ont exprimées, avec aussi des incidences sur l'emploi.

- C'est pourquoi l'Eden doit vivre. Il doit continuer de permettre aux seniors de bénéficier de séances aussi destinées aux pensionnaires de maisons de retraite, de l'hôpital et aux handicapés. Les centres aérés doivent pouvoir y être accueillis pendant les vacances scolaires et les actions éducatives en faveur des jeunes des écoles, collèges et lycées au cours de séances trimestrielles doivent demeurer. Il en va de même pour les tarifs adaptés aux privés d'emplois, retraités et scolaires. Nous souhaitons préserver la liberté du choix des films, notre patrimoine culturel et social.

- Parallèlement à l'Association Eden, nous ne nous résignons pas, à plus forte raison parce que toutes les procédures permettant l'implantation du multiplex sont loin d'être achevées. L'Eden peut être sauvé. C'est pourquoi un collectif de défense de l'Eden s'est créé et va réfléchir sur les actions à mener. L'Eden doit vivre, les moyens de son existence doivent être assurés : c'est notre exigence essentielle.
Dany Bouteiller

19/05/2011

La FCPE de Romilly - La FCPE de l'Aube - Le PCF - Le PS - Le MRC - Le PRG - Le Parti de Gauche - Le Conseiller Général Joë Triché - Les élus de l'opposition de Romilly - La CGT - La CFDT - Des professeurs des lycées Joliot-Curie et Diderot - Des professeurs des Collèges Langevin et Le Noyer-Marchand - Des enseignants des écoles maternelles et primaires - La Section SNES au collège Langevin - Mme Delannée, représentante SNES au lycée Joliot Curie - M. Biannic, représentant CGT au Lycée Diderot - Des parents d'élèves...

Tous appellent à une grande mobilisation et à un rassemblement le
SAMEDI 21 MAI 2011 10 h 00
devant la Bourse du Travail (rue de la Boule-d'Or à Romilly)

- Pour condamner la casse de l'école publique, qui se traduit par 16 000 suppressions de postes dans l'Education Nationale à la prochaine rentrée, cette casse qui va construire une école à plusieurs vitesses, une école du "tri".

Romilly va payer, au prix fort, cette politique de destruction
- Lycée Joliot Curie : - 6 postes
- Lycée Diderot : -4 postes
- Collège Langevin : - 1 poste
- Collège Le Noyer Marchand : Au moins - 1 poste
- Rased : - 1 poste de psychologue (sur 2)
- Effectifs surchargés (35 élèves par classe)
- Profs non remplacés
- CIO de Romilly et de Sézanne regroupés

- Et ce n'est pas fini, puisque le ministère de l'Education Nationale annonce encore 12 000 suppressions de postes supplémentaires pour la rentrée 2012. C'EST INTOLERABLE !

Cette situation concerne chacun et chacune d'entre nous :
- Tous les parents : même si Romilly est plus touchée cette année au niveau secondaire que primaire (1 suppression à Gambetta primaire, 1 ouverture à Lion) c'est bien l'éducation de nos enfants qui est remise en cause (un enfant de maternelle ou de primaire aujourd'hui sera touché de plein fouet par ces mauvaises conditions dans sa future scolarité).
- Tout notre bassin de vie : Les collèges et lycées de notre ville accueillent de nombreux enfants des communes des alentours.
- Toute la population : les deux lycées sont de véritables faire-valoir de notre ville (classement exceptionnel du lycée Joliot-Curie et formations spécifiques sur le lycée Diderot).

- Ensemble mobilisons-nous pour arrêter ce démantèlement, qui consiste à supprimer des postes aveuglément, loin de la réalité du terrain et très loin de l'intérêt de tous les enfants. Ensemble, nous demandons aux instances de l'Education Nationale de revenir sur ces décisions inacceptables.

Rejoignez-nous et signez la pétition : clic

17/05/2011

GREVE TRES SUIVIE CHEZ CARREFOUR MARKET

Samedi 14 mai, une grande partie des salariés de l'enseigne, à Romilly et à Nogent, étaient en grève.

- Des personnels motivés et en lutte au point qu'il a fallu faire venir de Provins des salariés non grévistes pour éviter la fermeture à Nogent-sur-Seine. Le message est clair, s'inscrivant dans un appel national revendicatif avant l'ouverture le 18 mai des négociations annuelles obligatoires (NAO) : les employés de Carrefour Market demandent au minimum les mêmes avantages que leurs homologues des hypermarchés de la même enseigne, notamment des salaires leur permettant de vivre dignement.

- A Romilly, plus de 80% de grévistes : ils estiment être considérés comme les parents pauvres du groupe Carrefour dont les bénéfices à fin 2010 ont progressé de 11,3% sur 2009. Il est vrai que Carrefour, qui se restructure, annonçait en mars dernier 580 millions d'euros "d'économies de coûts" pour l'année dernière, en même temps qu'une dette financière en hausse de 21,2% par rapport au 31 décembre 2009. On imagine aisément comment sont réalisées les "économies de coûts" : par des pressions accrues sur les salaires et les conditions de travail.

- Les revendications portent sur une prime de 220 euros bruts, la renégociation de la prime de vacances, une remise de 10% sur les achats, la mise en place de tickets-restaurant, une hausse des salaires supérieure à celle de 2% accordée en mars dernier, l'augmentation des effectifs en privilégiant le travail à temps complet pour celles et ceux qui le souhaitent.

- Le projet "tous commerçants" est également au centre des préoccupations, n'apportant rien de positif aux salariés sinon une dégradation des conditions de travail. Les salariés demandent la suppression de la poly-activité imposée dans les rayons, l'abandon du chronométrage, des pressions subies et l'arrêt des changements d'horaires imposés. La journée du 14 mai qui a nationalement été un succès aura aussi des retombées locales avec la syndicalisation d'une partie des personnels grévistes.

09/05/2011

ENSEIGNEMENT : SITUATION PREOCCUPANTE A ROMILLY

La situation dans les établissements scolaires devient très préoccupante à Romilly.

Au moins onze postes seront supprimés à la rentrée prochaine dont un psychologue au RASED.

LYCEE JOLIOT-CURIE : - 6 POSTES

- Six postes devraient disparaître au lycée Joliot-Curie dont 3 d'enseignants en place qui se retrouveront sans emploi. Les élèves sont généralement 35 par classes, certaines salles deviennent exigües, ce qui n'est pas sans conséquences sur les conditions de travail. S'y ajoutent un problème de remplacements : ainsi une enseignante absente pour cause de congé maternité n'est pas suppléée depuis plusieurs semaines. Il n'est pas difficile d'imaginer le risque pour des élèves qui vont passer le baccalauréat en juin. Aucune solution, de même, pour remplacer un professeur de sciences et vie de la terre parti à la retraite avant les vacances de Pâques.

LEP DENIS-DIDEROT : - 4 POSTES
- La situation au lycée d'enseignement professionnel n'est guère plus reluisante : moins quatre postes à la rentrée 2011 et la répartition de la dotation horaire globale présentée au conseil d'administration de l'établissement a été refusée. Pour septembre, la mutation d'un professeur de ferronnerie pose problème puisqu'aucun remplaçant n'a été proposé. Le chef d'établissement devra trouver une solution en faisant appel à Pôle-Emploi. Quelle formation auront les postulants ? Que se passera-t-il si le poste n'est pas pourvu ?

DANS LES COLLEGES
- Au collège Paul-Langevin, lors du conseil d'administration de février, la dotation horaire globale n'indiquait pas de suppressions de postes. Surprise quelques semaines plus tard, le rectorat décidait de supprimer le seul poste d'arts plastiques ! Il serait aussi question d'une suppression de poste au collège Le Noyer-Marchand.
- La situation se dégrade également au centre d'information et d'orientation ; les structures de Romilly et ne Sézanne ne feront plus qu'une. Les conseillers seront surchargés de travail et les élèves auront des difficultés pour obtenir un rendez-vous ou des informations. Et ce triste bilan risque d'empirer puisque la politique de l'Education Nationale prévoit la suppression de postes de professeurs pour les prochaines rentrées scolaires.

VIGILANCE DANS LE PRIMAIRE
- Romilly est plus touchée dans le secondaire que dans le primaire : si une suppression de poste est prévue à Gambetta, une ouverture à l'école de Lion est envisagée. Il ressort que l'éducation de nos enfants est gravement remise en cause. Un jeune aujourd'hui en maternelle devra faire face à de mauvaises conditions de scolarité dans les années futures.
- Nos deux lycées sont des atouts pour notre ville, au regard du classement exceptionnel de Joliot-Curie et des formations spécifiques de Diderot. Accueillant des élèves des communes environnantes, tout notre bassin de vie est concerné par leur bon fonctionnement. Mobilisons-nous !

02/05/2011

1ER MAI UNITAIRE A ROMILLY

Une centaine de personnes se sont retrouvées devant la Bourse du Travail pour un 1er mai unitaire dans notre ville.

- Avant le traditionnel cortège revendicatif, Christophe Latrasse a réaffirmé le soutien des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté, portant un message d'espoir. 1er mai aussi de solidarité européenne des salariés et des peuples contre les politiques d'austérité des états de l'union et les institutions au service des ces politiques libérales et régressives. Les salariés et les populations n'ont pas à payer pour faire face à une crise dont ils ne sont en rien responsables.

- En France, la situation de l'emploi est plus que jamais préoccupante et le contexte actuel de crise économique et sociale aggrave les inégalités, étend la précarité. Ainsi, selon la Banque de France, les dépôts de dossiers de surendettement des familles ont progressé de 12% entre décembre 2010 et février 2011. A l'opposé, les bénéfices des grandes entreprises et des banques n'ont jamais été aussi élevés.

- Après avoir évoqué la dégradation au niveau local de la situation de l'emploi, avec récemment l'annonce de la fin de la SIRC à Marigny-le-Châtel, C. Latrasse s'est félicité des luttes syndicales victorieuses chez Tractel et ICOA où "des avancées significatives pour les salaires" ont été obtenues. L'emploi et le pouvoir d'achat étaient donc au coeur de cette journée du 1er mai avec une pensée particulière "pour les jeunes à la recherche d'un premier travail et les seniors qui se battent pour conserver le leur ou en retrouver un". Au-délà, a-t-il poursuivi, "nous devons penser à toutes celles et ceux qui luttent pour le droit à une vie meilleure dans un monde plus juste".
Dany Bouteiller

24/04/2011

CONSEIL MUNICIPAL DU 9 AVRIL 2011

Ambiance quelque peu électrique pour ce conseil : le maire avait sans doute quelques réalités en travers de la gorge.

Résultats des cantonales, mise à l'index d'une délibération tronquée, sa gestion dans le concret... Comme un sportif, pour faire face, il a dû se dire que la meilleure défense c'est l'attaque, et il n'a pas lésiné sur les moyens : mépris, baratin et diversions tous azimuts. Il est donc utile de faire quelques arrêts sur questions.

ETUDES SURVEILLEES : L'UTILITE DE LA MOBILISATION
- En préambule de l'adoption du précédent PV, Claude Maitrot a rappelé ques les conseillers municipaux devaient avoir un état chiffré de sa nouvelle mise en place, ce qui n'est pas le cas. Joë Triché a dit "sa satisfaction de la marche arrière du maire par rapport à sa décision de faire payer les études surveillées". Il est convenu d'un compte-rendu dans le dossier du conseil municipal du 28 avril.

CAR OU MINIBUS : ACCOUCHEMENT DIFFICILE POUR UNE DELIBERATION TRONQUEE
- Un car devenu minibus ou l'inverse ? "Simple rectification d'une erreur matérielle" selon E. Vuillemin. Difficile à faire avaler si l'on en croit les gesticulations du maire qui voit là "un os à ronger pour l'opposition". Et de sortir : "M. Triché, dans un délibération de 1971..." "Un texte employé doit être strictement identique à ce qu'on délibère au conseil" a rappelé C. Maitrot ; J. Triché poursuivant : "en 1971, je n'étais pas encore élu ! Vous n'êtes pas un homme d'avenir mais un homme d'histoire [...] votre mépris est inacceptable [...] la délibération n'est pas conforme et il est légitime de s'interroger s'il n'y en a pas d'autres." Finalement, l'abrogation de la délibération du CM du 15 janvier 2011 a été votée par les élus de la majorité.

COQ SPORTIF : ENCORE UN FINANCEMENT DE LA COMMUNE DE 816 546 € !
La question du Coq Sportif a semblé (re)booster le moral du maire qui a annoncé :
- 15 emplois, de vraies créations.
- Engagement de 15 emploi minimum dans l'unité de production haut de gamme.
Mais derrière cet optimisme, il y a des coûts et des financements pour la commune :
- Chantier de réaménagements : 586 950 € HT
- Parking intérieur de 30 places : 130 094 € HT
- Prestations intellectuelles : 99 502 € HT
Tout ceci s'ajoutant à plus d'un million d'euros de financement pour la 1ère tranche. Subventions possibles : 70 000 € de la réserve élyséenne et subvention espérée pour la formation. Le loyer mensuel payé à la ville sera de 9 500 € pour l'ensemble du site.

- Devant la situation catastrophique de l'emploi à Romilly ( 1 400 chômeurs environ - + 50% d'augmentation depuis 2008 - ), les délocalisations massives de productions, la faillite l'Olympia avec des bâtiments vides sur les bras, les financements engagés par la commune, l'Etat et d'autres collectivités, le maire devrait faire preuve d'un peu plus d'humilité. L'emploi est une question majeure et les élus de l'opposition ont le sens de leurs responsabilités.

- Christophe Latrasse s'est dit cependant "choqué par ce [qu'il considère comme] une subvention indirecte alors que la société, avec 4 millions d'€ annoncés en 2010, a augmenté ses bénéfices de 50%". Joë Triché estime quant à lui "qu'il serait juste que les loyers couvrent les dépenses des travaux sur les neufs ans de la durée du bail". Réponse : "on ne connait pas encore le montant des subventions". Dans ces conditions, les 7 élus de l'opposition se sont abstenus sur le montant proposé d'un loyer de 5 400 €.

LES DEUX DINDONS DU COQ
- L'extension du Coq Sportif sera fatale au musée de la Résistance et à l'espace vivant de la bonneterie. C. Maitrot s'est inquiété de l'avenir de l'espace de la bonneterie et Rolande Barthélemy est intervenue sur les engagements pris pour le musée de la Résistance. Pas d'inquiétude du côté du maire qui privilégie l'emploi : "nous réflechissons, nous présenterons un lieu au début de l'année prochaine, un choix relativement intelligent pour les vingt années à venir." Nous voilà donc rassurés, quoiqu'il avait déjà vanté les lieux actuels comme une aubaine ; cette fois, en plus, le choix sera intelligent !

VENTE DE BIENS COMMUNAUX A MON LOGIS : UNE TRANSACTION QUI A MIS LE FEU AUX POUDRES
- La majorité a décidé de vendre des bâtiments communaux dont la MJC, le RAS, le centre médico-scolaire, Romilly hand-ball, l'UNSA, etc. pour 1 040 000 €. Dans l'attente d'autres locaux adaptés, la ville versera un loyer à Mon Logis et s'engage à participer à hauteur de 100 000 € aux travaux de démolition de 115 logements au Marais. L'opposition avec C. Maitrot s'est inquiétée de l'avenir de la MJC et de la maison de la justice. Joë Triché est intervenu : "vous voulez vendre ce patrimoine pour boucler votre budget, vous avez réduit de 50% l'enveloppe d'emprunts et vous avez des besoins financier [...] je pense qu'avant il aurait été nécessaire de recenser les besoins associatifs." Et de s'indigner sur le versement à Mon Logis pour la démolition des logements au Marais : "Mon Logis en est propriétaire depuis vingt ans et les a laissés dépérir [...] Au moment de la cession de la SACVIR, Mon Logis a pourtant reçu trois millions d'euros de subvention de la Ville et a hérité, pour le franc symbolique, d'un patrimoine évalué à 140 millions de francs de l'époque". "Vous êtes un menteur !" a lancé le maire venant au secours de Mon Logis, et d'affirmer : "Mon Logis a aussi repris les 140 millions de prêts à rembourser". Ce qui, bien sur, à fait réagir Joë Triché : "c'est évident, la SACVIR, on en reparlera, on alimentera les historiens". En fait le maire a tout simplement oublié de mentionner les recettes financières pour Mon Logis avec les loyers encaissés et les rentrées pour la Ville par les ventes de terrains et autres.

- Il a aussi omis de rappeler qu'Annie Herszkowicz et cinq autres élus de la droite au sein de la précédente majorité municipale n'ont pas voté la cession de la SACVIR au motif que "le dossier a été mené à la hussarde". En tout cas, une bien piteuse diversion d'E. Vuillemin pour masquer la réalité de vente touts azimuts du patrimoine communal au secteur privé. Les 7 élus de l'opposition ont voté contre.

TRANSPORTS URBAINS : LE 1ER MAI C'EST LA FETE AU PORTE-MONNAIE
- De 0,50 € pour les deux circuits de transports urbains, celui vers les centres commerciaux et celui vers le centre ville et le marché, le ticket va passer à 1 € le 1er mai. Hélène Turquin juge l'augmentation "énorme" et Roland Barthélemy a suggéré de "conserver les 0,50 € pour les personnes au RSA et au RMI". Joë Triché également : "il faut tenir compte des familles en précarité" tout en se félicitant de la mise en place de ces transports : "nous avions d'ailleurs encouragé les personnes intéressées à écrire au maire". M. Beaujean a affirmé que "les personnes interrogées sont prêtes à payer un euro" et Mme Commenil qu'il "existe au CCAS un service d'aide aux transports". Reste à savoir quelle sera la réaction des usagers face à cette hausse.

HISTOIRE DE VOIR CE QUE FONT NOS ELUS ET OU PASSENT NOS IMPOTS : RESUME
- Location-vente : Sarl FRET 3 remplace Mediapost. Bail de 12 ans, loyer de 24 000 €. Création de 2 emplois en 2011, puis 2 par an d'ici 2013, soit 6 emplois.
- Adhésion de la commune à l'association Aube Initiative en 2011.
- Réfection voirie rue Gornet-Boivin : refonte de l'éclairage public : 162 109,37 € (pour la ville 96 360 €).
- Autorisation comblement d'un fossé friche SCARM, ilôt des Moulins.
- Gymnase Bardin-Gousseret - réhabilitation du sol sportif : 130 000 € TTC
- Secteur lycée Joliot-Curie : cession à la Région des parcelles communales à l'euro symbolique.
- Subvention exceptionnelle à l'association Geek'em all : 60%
- Subvention exceptionnelle à l'association Solidarité Femmes Aube : 2 000 €
- Subvention ordinaire de fonctionnement à l'UNSA Romilly : 400 €
- Revalorisation de la subvention ordinaire Amicale pongiste Romilly-Villenauxe (évolution constante de jeunes scolaires au tennis de table) : 1 000 € (+ 20%)
- Subvention exceptionnelle association Maizières Studio.
- Réaffectation de crédits de dotation 2008 - 2010 reliquat : 19 000 €
- Brocante de l'Ascension : prix 10 € pour un module de 3 ml.
- Contrat urbain de cohésion sociale prolongé jusqu'en 2014.
- Création d'un emploi : chef de service de police municipale de classe exceptionnelle au 1er juillet 2011.
- Transfert de compétences du réseau Natura 2000 à la communauté de communes.
- Mise en vente de terrains à bâtir parcelle communale vers l'allée Gustavr-Eiffel : prix du m2 16 € HT.
- Transfert petit COSEC et emprise (5 302 m2) au syndicat intercommunal à titre gratuit.
- Travaux complémentaires d'assainissement : 9 990 € - demande de subvention à l'Agence de l'Eau : 4 995 €
Compte-rendu par Ginette Triché

09/04/2011

BILAN A MI-MANDAT (FIN)

SAUVONS LE CINEMA EDEN, PATRIMOINE ROMILLON :

- L’annonce d’autoriser un cinéma multiplex de six salles sur la zone commerciale de « La Belle-Idée » risque de mettre en péril le cinéma Eden. C’est une forfaiture de la part du promoteur et des élus qui ont ratifié cette autorisation. Créé en 1984, l’Eden est la garantie d’un cinéma communal, il ne doit pas céder sa place à un cinéma privé au service du business. Fin des tarifs spéciaux pour chômeurs, retraités, scolaires ? Fin de la liberté du choix des films, des séances-débats ? Disparu le patrimoine culturel et social ? Ce sont nos craintes, avec les problèmes de transports et la désertification amplifiée du centre-ville. Il est indispensable de se rassembler pour sauver ce symbole culturel et social.

LES ILLUSIONS PERDUES :

- Il semble donc loin le temps où fraîchement élu, Eric Vuillemin promettait une baisse des impôts, un plan sexennal de 100 millions d’euros. La réalité est la majoration de 66% de la redevance de l’eau, une hausse excessive de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères décidée par la communauté de communes (avec à sa tête M. Allard et…Vuillemin)

-Passée l’euphorie de l’élection, l’emprunt à tour de bras n’est plus possible et les illusions du centre culturel, de la halle couverte, de la maison de la justice et du droit, du zoo, les « 32 à 50 emplois de la zone commerciale du reclassement de la friche Sorotex », les 150 emplois annuels, la nouvelle école Mignonnette, etc. sont enterrées.

- Romilly-sur-Seine a besoin d’une tout autre politique. Une grande partie de sa population témoigne de la persistance des valeurs de gauche et nombreux sont ceux qui souhaitent un combat audacieux et combatif. Notre objectif demeure une majorité qui impulse une politique de gauche : solidarité, justice sociale, lutte pour l’emploi, contre la pauvreté, pour l’éducation et l’associativité.

Dany Bouteiller

04/04/2011

BILAN A MI-MANDAT (SUITE)

ENSEIGNEMENT : CHANGER DE POLITIQUE POUR L’EGALITE DES CHANCES

- Sur le plan scolaire, la volonté de fermer l’école Eugénie-Cotton a provoqué de vives réactions de la part des parents d’élèves. 150 personnes ont investi le conseil municipal du 16 octobre 2010 pour protester contre le paiement des études surveillées, la hausse des tarifs de 20 à 65% de la restauration scolaire. Les collations de l’après-midi ont été supprimées aux élèves. La mobilisation sans précédent à Romilly a contraint le maire à faire marche arrière pour l’aide aux devoirs du soir. Toutefois, la vigilance reste de mise.
- L’école est le creuset de la pratique des principes fondamentaux de la République. Notre commune doit veiller à ce qu’elle assure à tous les mêmes conditions d’études et d’épanouissement afin d’assurer l’égalité des chances. La municipalité doit s’opposer à toute décision de fermeture de classe et d’établissement afin d’éviter des classes surchargées. Les mêmes chances pour tous, c’est aussi la possibilité de pouvoir travailler dans des locaux bien insonorisés, sécurisés et confortables. Il est d’urgent d’agir pour que chaque école romillonne offre à nos enfants des conditions matérielles optimales, propices à un enseignement de qualité.

UNE VILLE SANS PISCINE :

- Sans concertation, EricVuillemin fermait la piscine Jean Moulin en juin 2008. Depuis, nos enfants ne peuvent apprendre à nager malgré les impératifs des programmes scolaires. Alors qu’une réhabilitation aurait coûté moins de 3,5 millions d’euros, le maire a rejeté cette option désirée à deux reprises par la majorité des romillons qui ont répondu aux consultations citoyennes. Le projet d’une piscine neuve dans le quartier des Hauts-Buissons est annoncé pour (un minimum) de 8,8 millions d’euros. Ajoutons à ce coût la démolition de la piscine Jean-Moulin pour 300 000 euros. Guy Allard a annoncé une ouverture pour 2012...

DES CONFLITS PERMANENTS AVEC LES ASSOCIATIONS :

- Depuis mars 2008, les relations entre la ville et les associations sont conflictuelles. Les structures ne se sentent pas respectées, elles manquent de locaux, de moyens matériels et les promesses du maire en matière de subventions ne sont pas tenues. Les élus concernés par ces questions sont trop souvent absents, les contacts insuffisants. Pourtant, des possibilités existent pour faire reculer la droite municipale qui tente d’imposer ses mauvais coups. Elle a du revenir sur le paiement imposé aux associations du matériel mis à sa disposition. Leur protestation n’a pas été vaine.

- La volonté de fermer l’aérodrome demeure, elle émane de la communauté de communes du président Guy Allard, et où siège Eric Vuillemin. La salle de gymnastique est fermée, une vague promesse d’une construction pour 2014 est apparue au moment de la campagne des élections cantonales. Vigilance donc ! Il en est de même pour le dojo, mais qu’est devenu le projet du stade des Hauts-Buissons ? Les principales missions de l’Office Municipal des Sports sont reprises par les services de la ville, il est prévu la suppression de sa subvention en 2011. Les associations de solidarité évoluent dans des locaux vétustes où s’en voient refuser. Il est temps d’apaiser les tensions et de favoriser le dialogue.

- Nous proposons un audit des associations et des structures existantes et la définition collective de nouveaux critères d’évaluation de leur activité. Il est indispensable de donner plus de moyens d’existence, de développer la concertation avec le mouvement syndical, de veiller à l’égalité de traitement. Dans le domaine sportif, il est nécessaire de créer de nouvelles structures en partenariat avec d’autres collectivités : gymnase du Lycée Joliot-Curie, du collège Langevin, remise en état de l’espace sportif Mignonnette, création de postes d’animation sportive… La vie culturelle peut être relancée avec la création d’un office municipal de la culture et la construction du centre culturel, la création d’un musée de la mémoire ouvrière et industrielle, l’organisation d’initiatives mettant en relation des créateurs, les artisans…

A suivre…

01/04/2011

POLITIQUE MUNICIPALE : BILAN A MI-MANDAT

Mars 2008 : Eric Vuillemin, à la tête d’une liste de droite, est élu maire de Romilly.

- Les promesses sont allées bon train, l’emploi devait prospérer d’un coup de baguette magique et la ville se métamorphoser. Trois années ont passé. A mi-mandat, il est temps de réaliser un premier bilan de l’action menée. La réfection de la voirie, soutenue par les élus de gauche au conseil municipal est-elle la vitrine d’une ville en pleine renaissance ou cache-t-elle un bilan négatif ? A travers différents domaines et en plusieurs articles, nous avons dressé un état des lieux.

EMPLOI : LA DEBACLE

- Eric Vuillemin avait promis de créer 150 emplois chaque année à Romilly. A mi-mandat, son bilan est désastreux ! Le nombre de demandeurs d’emploi est passé de 962 en janvier 2008 à près de 1500 au début de l’année 2011 : + 50%. Cause aujourd'hui invoquée : la crise d’un système économique que l’équipe municipale soutient par ailleurs, jusqu'à se faire le complice de la casse de l’emploi en ne renouvelant pas les contrats et en ne compensant pas les départs à la retraite au sein de ses services.

PRECARITE ET DIFFICULTES CROISSANTES POUR LES FAMILLES

- La population romillonne est de plus en plus fragilisée. Son niveau de revenu est plus faible que celui des aubois, lui-même inférieur à la moyenne nationale. 3 500 romillons ont recours au centre communal d’action sociale chaque année, les associations caritatives et de solidarité sont de plus en plus sollicitées.

ENDETTEMENT EN HAUSSE DE 20%

- En trois années, l’UMP et son maire ont plombé les finances de la ville : l’endettement s’est envolé de 20%. La commune n’a plus aucune marge de manœuvre, les charges financières ont augmenté de 35% au cours des deux dernières années. Pour 2011, les investissements sont réduits de 52% par rapport à l’année précédente.

SERVICES COMMUNAUX MIS A MAL

- Hausse excessive des tarifs du conservatoire, augmentation moyenne de plus de 16% de la location des salles communales, hausse des tarifs des centres de loisirs, suppression de l’opération « quartiers en fête », horaires d’ouverture des foyers communaux revus à la baisse, etc. Les services à la population ne répondent plus aux attentes. A l’inverse, la commune doit clairement s’engager, dans le cadre d’une politique décidée en concertation avec la population et au service de celle-ci.

- Nous proposons un programme pluriannuel d’entretien des rues et des trottoirs, l’aménagement du parking de la gare, l’amélioration du service municipal pour une ville propre.
- Dans le domaine du logement, créer un service municipal de l’habitat avec un programme local adapté, soutenir les locataires dans leurs actions contre les augmentations de loyers et pour des logements confortables.

- Sur le plan social, nous souhaitons l’instauration d’un nouveau quotient familial afin de favoriser l’accès de chacun aux services de la ville.

- Il est nécessaire de tisser des liens intergénérationnels autour de maisons de quartiers à créer, de relancer les contrats de prévention de la délinquance, de revenir à la gratuité des accueils périscolaires, de redonner vie aux espaces réservés aux seniors et les ouvrir à toute la population.

- Pour les jeunes, nous proposons la création d’un conseil local de la jeunesse, d’organiser chaque année une manifestation « plein feu sur la jeunesse », de créer un bureau « coup de main jeunesse » pour favoriser leur accès à l’autonomie.

- Nous suggérons d’agir dans le domaine du tourisme et des loisirs et pour la création d’un service municipal de l’eau et de l’assainissement.
A suivre...

25/03/2011

BATTRE L'UMP COMMENIL

Dimanche, pour le second tour des élections cantonales, les choses seront claires.

- Il s'agira de battre Commenil, l'adjointe de Vuillemin, celle qui dit faire dans le social après avoir voté des deux mains des mesures de régression sociale au conseil municipal de Romilly : paiement des études surveillées (position revue après la forte protestation de la population, des élus de l'opposition et de la FCPE), hausse des tarifs de la restauration scolaire... ; celle qui a voté le non-remplacement des départs à la retraite des personnels communaux, le non-renouvellement à leur terme des contrats des personnels non-titulaires, ce qui conduit à baisser les services rendus à la population et à augmenter le chômage à Romilly.

- Il s'agira de battre Commenil, soutien indéfectible, comme son chef Vuillemin, à la politique de Sarkozy et de l'UMP dont l'honteuse position, "ni PS, ni FN" ouvre toutes grandes les portes des conseils généraux à l'extrême-droite. Que dit Baroin, qui s'est déplacé à Romilly pour la soutenir ? "[...] le front républicain n'est pas la bonne réponse électorale" car le front républicain "c'est un peu faire le jeu du PS". Les déclarations dans la presse ces derniers jours de ses autres soutiens, les Adnot, Menuel et Cie sont du même tonneau. Commenil siège aux côtés d'Annie Herszkowicz dont on se rappelle les déclarations sur la "connotation ouvrière et étrangère" dont il s'agissait de débarrasser le Nouveau Romilly. On ne l'a pas entendue à l'époque sur cette déclaration scandaleuse.

- Il s'agira de battre Commenil qui, si elle était élue, voterait tous les mauvais coups avec la droite du conseil général, comme elle les vote au conseil municipal de Romilly. Entre la droite metissée de brun et la gauche rassemblée avec les écologistes derrière Joë Triché et Béatrice Bergeron, il n'y aura pas photo. Les camps sont bien démarqués. Celui des réactionnaires arrogants au service exclusif des riches, des banquiers, de ceux qui délocalisent pour le profit tuant nos emplois ou celui de ceux qui se battent pied à pied sans rien céder, de ceux qui sont à nos côtés dans l'action et les manifs et qui font entendre notre voix là où il sont élus ; celui de ceux qui ont des propositions concrètes pour améliorer la vie de millions de françaises et de français, pour la justice et le progrès social.

- Pour battre Commenil, pas une voix ne doit manquer dimanche à Joë Triché et Béatrice Bergeron !
Rémi

17/03/2011

REELIRE JOE TRICHE AU CONSEIL GENERAL

Dimanche prochain 20 mars aura lieu le 1er tour des élections cantonales. A Romilly, le deuxième canton qui regroupe 8 des 10 bureaux de vote est concerné (sauf les bureaux de l'hôtel de ville et de l'école Mignonnette).

- Conseiller général depuis 1998, Joë Triché et sa remplaçante Béatrice Bergeron auront face à eux M.-A. Commenil, candidate masquée de l'UMP qui a le soutien des Baroin, Menuel, Adnot et Vuillemin, S. Auzols et le FN.

- Détenant 28 sièges sur 33, la droite du conseil général présente un passif chargé. Plus forte progression du chômage en Champagne-Ardenne ; taux de scolarisation des 2~5 ans inférieur aux niveaux régional et national, à l'image de la formation ; salaire moyen aubois inférieur de 13% au niveau national. Malgré ce contexte extrêmement dur pour les familles, la droite a supprimé la gratuité des transports scolaires, les bourses aux lycéens, les aides au commerce et à l'artisanat ; elle a baissé les subventions aux associations.

UTILE ET EFFICACE POUR ROMILLY
- Joë Triché a mené à leur terme, avec l'appui des citoyens, des projets utiles pour Romilly : ainsi la rocade nord dont les crédits pour l'ouverture des travaux sont inscrits dans le budget 2011 (1 million d'€) ; il a travaillé pour que soit engagée la réhabilitation-extension du collège Langevin ; dix millions d'euros sont prévus par le conseil général à cet effet. La rénovation du collège Le Noyer-Marchand a été réalisée.

- Tous les dossiers romillons qu'il a défendu ont reçu des subventions du Département : station d'épuration, grosses réparations scolaires, cercle hippique, aménagement de l'aérodrome, voiries... Toujours présent aux côtés de ceux qui défendent leurs droits, sont porteurs de revendications, il a engagé avec eux les actions nécessaires pour y parvenir ; salariés, parents d'élèves, défenseurs du pôle de santé, contre la casse de la retraite à 60 ans.

LE VOTE UTILE DES LE 1ER TOUR
- Face à une droite agressive et arrogante qui applique une politique de casse sociale, Joë Triché et sa remplaçante représentent la gauche qui ne plie pas et qui ne cède rien. Avec eux, tout est clair : ils représentent la gauche qui ne veut plus échouer par manque de courage politique ; la gauche porteuse d'une vraie alternative étayée par des propositions concrètes et réalisables sans délai.

- Pour réindustrialiser l'Aube, dévastée par les délocalisations, il propose de créer un fonds pour l'emploi, l'investissement et la formation qui implique les collectivités locales et les banques. Il préconise aussi la création d'un pôle public de l'autonomie pour les personnes dépendantes, financé solidairement dans le cadre de la sécurité sociale, demande le rétablissement des bourses aux lycéens et la gratuité des transports scolaires, etc. Voir l'ensemble de ses propositions.

- Voter Triché-Bergeron dès le 1er tour, c'est l'assurance que votre voix sera entendue au conseil général ; c'est votre colère contre la droite qui donne aux riches en prenant aux salariés, aux retraités, aux chômeurs... ; ce sont vos espoirs pour que ça change vraiment dans notre département qui entreront dans l'urne.

10/03/2011

LE MAIRE ET SA MUNICIPALITE SUR LA DEFENSIVE

En pleine campagne des cantonales, alors que nous étions en droit d’attendre de la presse locale qu’elle ouvre ses colonnes pour permettre un débat entre les candidats, c’est au maire qu’elle a consacré trois pleines pages. La candidate UMP, Mme Commenil n’aurait pas souhaité un tel débat ; la presse a obtempéré.

Paiement des études surveillées : le maire contraint au recul
- Face à la vague de protestations suscitée par cette décision injuste, il essaie de reprendre la main. Mais personne n’oubliera que cette mesure, prise avec sa majorité de droite, était bien la fin de la gratuité des études surveillées dont bénéficiaient 350 élèves. Personne n’oubliera non plus que la mobilisation – 1 500 signatures collectées sur la pétition, manifestation au conseil municipal – des parents d’élèves, de la FCPE et des élus de l’opposition aura pesé lourd. Tout cela a commencé quand nous avons proposé à nos collègues de l’opposition de quitter le conseil municipal pour protester contre cette mesure pénalisante pour les élèves et leurs parents. Du fait de ce départ, le quorum n’étant plus réuni pour permettre la poursuite du conseil, cette question a du être renvoyée à plus tard permettant ainsi d’amplifier davantage la protestation.

Eden : une mise en concurrence qui risque d’être fatale
- L’autorisation donnée par la majorité de la communauté de communes de construire un cinéma multiplex de 6 salles suscite une très vive inquiétude pour l’avenir de l’Eden. Patrimoine de notre ville et structure avec 3 salles répondant aux besoins de notre territoire, cette perspective a conduit notre espace-citoyen à lancer l’idée de la création d’un comité de soutien pour que l’Eden continue de vivre. Là encore, le maire essaie de rassurer et manœuvre en retraite en faisant croire que les deux structures pourront fonctionner. Nous en doutons sérieusement. Qui peut croire qu’économiquement il y a de la place pour 9 salles de cinéma à Romilly et son secteur ? En fait, le maire et le président de la communauté de communes ont décidé de livrer l’Eden à une concurrence déloyale qui le met en danger de mort.

Paul Belmondo : annulation de la délibération du conseil municipal
- C’est ce que demandent au maire les associations départementales et locales d’anciens combattants. Notre groupe a relayé cette exigence au sein de l’assemblée communale. Le passé de Paul Belmondo, durant la seconde guerre mondiale, est plus que douteux. A l’évidence, se rendant en Allemagne nazie en 1941, il a apporté sa caution à ce régime tortionnaire et d’extermination. Comment pouvait-il ignorer que 17 mois auparavant, De Gaulle, dans son Appel du 18 juin, appelait les français à résister et à combattre le régime nazi ?
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh, conseillers municipaux

07/03/2011

CINEMA EDEN : SAUVONS NOTRE PATRIMOINE ROMILLON !

- Devant l'émoi provoqué dans la population à l'annonce de l'ouverture d'un cinéma multiplex de six salles dans la zone commerciale de la Belle-Idée et les sérieuses menaces de fermeture du cinéma Eden, le maire E. Vuillemin tente de rassurer en déclarant que ce seront les romillons qui décideront, mais dans le même temps il va permettre la concurrence déloyale entre l'Eden et le multiplex. Il veut surtout faire taire la contestation. Ne tombons pas dans le piège, redoublons notre force de mobilisation !

- Le cinéma Eden doit vivre.
- Les moyens de son existence doivent être assurés.
- Les engagements pris par le promoteur du projet et les élus communautaires doivent être respectés.
- C'est une exigence essentielle, ils doivent l'entendre.


- L'espace-citoyen "Romilly, une ville pour tous" a diffusé un tract et proposé un questionnaire. Cette initiative a reçu un très bon accueil et déjà un nombre significatif de personnes est prêt à participer à une réunion et, au-delà, à créer un comité de soutien. Notre espace-citoyen les en remercie.

- Afin de laisser passer la période de campagne électorale, il organisera une réunion dès le mois d'avril ; une information sera communiquée.
Ginette Triché - Dany Bouteiller - Christian Barthélemy