09/04/2012

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Plus de 200 personnes étaient réunies devant le cinéma Éden pour « la dernière séance » du mardi 3 avril.

- En présence de France 3 Champagne-Ardenne et de Canal 32, Dany Bouteiller, animateur du collectif de défense, Anne-Lise Sitkiewicz, au nom de l'association Éden et le conseiller général Joë Triché se sont succédés pour s'adresser aux manifestants. La détermination reste de mise, il ne s'agissait nullement d'un baroud d'honneur.

- Lors d'une assemblée constitutive le 18 avril à 18 h 15 au foyer Monmousseau, le collectif va se transformer en association. Il restera vigilant pour que l'établissement, même en régie municipale, reprenne la diffusion cinématographique dans les meilleurs délais. Rien ne justifie sa fermeture actuelle ! D'autre part, le rassemblement contre l'implantation du multiplexe sur la zone de la Belle-Idée demeure, cette structure serait synonyme, à terme, de la disparition du 7ème art au sein de notre commune. Le collectif de défense de l'Éden se tient prêt, également, à saisir les juridictions compétentes pour faire respecter le bon droit.

- Le jeudi 12 avril, le conseil municipal de Romilly se réunira et traitera la question de l'avenir de l'Éden. Nous appelons à un rassemblement à 17 h 45 devant le cinéma Éden puis à une marche jusqu'à la mairie pour demander de faire respecter nos exigences.

05/04/2012

ROMILLY, VILLE TOUJOURS PLUS ENDETTEE

Le budget 2012 présenté au dernier conseil municipal résulte de l'analyse financière réalisée par la Chambre régionale des comptes. Celle-ci est très préoccupante.

- L'endettement ne cesse de progresser depuis l'arrivée d’Éric Vuillemin à la tête de la commune et pour tenter d'y remédier, les dépenses de fonctionnement sont en baisse. L'emploi est cassé au sein du personnel communal avec pour 2012, une baisse de 360 000 euros des dépenses. Autres victimes de la politique municipale, les associations voient leurs subventions diminuer de 42 000 euros. L'endettement génère des charges financières en progression de 212 000 euros.

- Cette situation met la ville dans l'incapacité de pouvoir emprunter d'ici la fin du mandat et le maire ne pourra tenir ses promesses (une de plus !) de baisse des impôts locaux. En plus du manque de capacité de nos élus de droite, deux autres paramètres asphyxient l'ensemble des collectivités territoriales. Les banques pratiquent une politique d'emprunts trop chers à l'égard des communes, notamment, alors que celles-ci réalisent des équipements utiles tout en soutenant l'emploi dans l'artisanat et les travaux publics. A cela s'ajoutent les emprunts toxiques qui ont plombé les finances. D'autre part, la politique gouvernementale accroît les problèmes avec le gel, voire la baisse, des dotations (moins 170 000 euros pour Romilly en 2012), alors que des transferts de charges s'opèrent. En 2012, l’État ponctionnera 382 551 euros sur la dotation forfaitaire qu'il attribuera.

- Face à cela, de vrais changements doivent s'opérer après les élections présidentielles. La réélection de N. Sarkozy serait catastrophique puisque l'UMP a déjà adopté un projet prévoyant une baisse annuelle moyenne de 2 milliards de dotations aux collectivités locales.

30/03/2012

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

Mardi 3 avril au soir, Romilly sera victime d'un film d'horreur puisque la deuxième ville du département de l'Aube va se retrouver sans cinéma.

- Après la fermeture de notre piscine, de notre aérodrome, de notre bibliothèque de la maison de l'enfance, de la salle de gymnastique, de la salle de karaté,etc., c'est le cinéma Eden qui sera la victime des metteurs en scène Vuillemin-Allart et de leur compagnie. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette situation déshonorante pour notre cité, et affirmons que tout cela aurait pu être évité. Malgré les affirmations du maire, l'avenir de la structure est incertain ; notre collectif exprime ses plus grandes réserves.

- La régie directe n'est pas opérationnelle à ce jour. C'est pourquoi, l'association Eden a proposé à la ville de Romilly de rester gestionnaire de l'établissement jusqu'à la fin de l'année 2012 et de bénéficier de la subvention d'équilibre nécessaire à la poursuite de son activité. Ainsi, le coût ne serait pas supérieur pour la ville, alors qu'une régie directe la priverait du loyer annuel. En refusant un accord sur ces bases, Eric Vuillemin et son équipe ont opté pour la politique du pire. Cette décision, dont ils portent l'entière responsabilité, n'est guidée que par la haine et l'esprit de revanche envers une structure qui refuse l'allégeance aux souhaits des élus.

- Notre collectif de défense du cinéma Eden reste vigilant et ne se résignera pas face à une décision qui va faire disparaître toute une partie de la vie culturelle locale. Romilly n'ayant plus grand chose de son histoire, l'Eden et ses 100 ans de vie reste une composante de son patrimoine. Notre attention sera d'autant plus grande que le projet multiplexe est en panne. Les investisseurs sont toujours absents ! Plus que jamais, il semble sans avenir, et pour cause, les 210 000 entrées annuelles indispensables pour son fonctionnement dans un bassin de vie de 25 000 habitants sont irréalisables. La disparition de l'Eden serait probablement synonyme à terme de disparition du cinéma à Romilly.

- Quel cinéma en France implanté dans un bassin de vie similaire au notre réalise plus de 100 000 entrées par an ? C'est pourquoi nous demandons avec la plus grande fermeté le retrait définitif du projet multiplexe sur la zone commerciale de la Belle-Idée. D'autre part, sur un sujet aussi grave, nous ne pouvons passer sous silence l'odieux chantage à l'emploi exercé par le maire de Romilly et le président de la Communauté de Communes. Si les 250 emplois promis en 2007 ne sont pas au rendez-vous, ce n'est pas à cause de l'absence de multiplexe mais en raison de la non venue de nombreuses nouvelles enseignes annoncées il y a 5 ans par le promoteur SORODI. Sans le transfert d'activités du coeur de Romilly vers le parc de l'aérodrome, il n'y aurait rien.

- Nous ne pouvons accepter que le centre-ville meure. Pour poursuivre notre combat, soutenu par plus de 3 000 personnes, nous continuerons notre rassemblement contre le multiplexe et nous nous tenons prêts, en cas de nécessité, à porter l'affaire devant les tribunaux. Pour plus d'efficacité, notre collectif se transformera en association lors d'une assemblée constitutive le 18 avril.

- D'autre part, avant la dernière séance prévue le mardi 3 avril, notre collectif de défense de l'Eden appelle à un grand rassemblement sur le parking du cinéma à 19 h 15.

26/03/2012

PROJET PISCINE : ENFIN LA VERITE ?

Le 14 mars 2009, Guy Allart annonçait le projet intercommunal contenant une nouvelle piscine qui ouvrirait fin 2012.

- Revirement le 23 janvier 2010, monsieur le maire, malgré le choix exprimé à deux reprises par les Romillons, lançait l'idée d'une structure sur la colline des Hauts-Buissons. Une ambition que la ville devait supporter seule puisque nos élus n'ont su convaincre ceux des différentes communautés de communes contactés pour aider au financement. Le 17 avril 2010, il fut question d'un nouveau projet de 8,4 millions d'euros, porté ensuite à 8,8 millions, pour une ouverture prévue fin 2013. Coup de théâtre au dernier trimestre 2011, le maire annonçait une piscine à minima pour 8 millions d'euros, un jury d'architectes était même lancé...

- Et voilà qu'au cours du dernier conseil municipal, Guy Allart propose un projet qui, aux dires d'Eric Vuillemin, « ira au bout ». En base, la piscine serait composée d'un bassin de 25x15 mètres, avec gradins de 50 places, un dispositif de fond mobile couvrant 120 m2, un bassin petite enfance de 30 m2. Si des collectivités voisines s'associent au projet financièrement, un bassin supplémentaire d'initiation et de loisirs de 130 m2 sera installé. Sur la colline des Hauts-Buissons, l'équipement devrait pouvoir répondre aux besoins scolaires, extrascolaires, à la pratique sportive et à l'accueil des plus petits.

- Le montant des travaux est de 3,74 millions d'euros hors taxes, auquel il faudra ajouter les frais d'aménagement de voirie, d'amenée des réseaux sur site, les adaptations spécifiques, les frais d'opération (22% du montant des travaux). Ce serait une piscine sans plongeoir, aux possibilités réduites d'accueil du public lors des rencontres sportives. Avec quelle gestion ? Eric Vuillemin a affirmé vouloir écarter le partenariat public-privé. Patience donc.

21/03/2012

LA DROITE N'EST PAS AVEC CEUX QUI DEFENDENT LEUR EMPLOI

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » Victor Hugo. Parmi le public du dernier conseil municipal, une délégation des salariés de Sodimédical.

- Depuis près de deux ans, ils se battent pour conserver leur emploi, pour vivre et travailler dans l'Aube. Ils refusent la délocalisation de leur production qui est utilisée dans les blocs opératoires des hôpitaux publics notamment. Pour cela, 35 procédures judiciaires ont été intentées par leurs avocats : toutes les décisions de justice leur ont donné raison. La multinationale Lohmann et Rauscher, qui délocalise, n'a pas payé ses salariés depuis octobre 2011. Elle les affame dans l'espoir de les faire plier. Dans notre pays des Droits de l'homme et du citoyen et dans un état de droit où les décisions de justice doivent être appliquées, cette situation intolérable humainement suscite une vive émotion et de la colère parmi la population auboise.

- C'est dans ce contexte que Joë Triché et son groupe au conseil municipal ont proposé que notre ville vote une contribution de solidarité de 1500 euros pour les salariés en lutte. Alors que Romilly se serait honorée d'une telle initiative, Eric Vuillemin n'y a vu qu'une situation « fortement politisée ». Appuyé par madame Commenil, il n'a su que mettre en avant les 2095 euros remis par le Centre Communal d'Action Sociale de Romilly pour les salariées romillonnes de Sodimédical afin de les aider à faire face. Cette seule action pour notre ville est bien restrictive, insuffisante au regard de la détresse des 52 salariés.

- Dans d'autres communes de l'Aube, une aide financière a été décrétée, tout comme au Conseil régional. C'est légitime car si l'employeur a organisé le sacrifice de l'entreprise, la lutte des salariés est axée sur la sauvegarde de l'emploi. Au regard des slogans électoraux incitant à la production française, il aurait été possible pour notre ville de démontrer sa volonté. Cette situation dépasse pourtant le cadre politique, chaque élu doit, avec son cœur, faire preuve de solidarité. Mais ces valeurs ne font pas partie de l'idéal de M.Vuillemin et de sa majorité.

- Christophe Latrasse a souligné que ces 1 500 euros étaient pourtant bien dérisoires au regard du digne combat des Sodimédical et des fonds trop souvent perdus lorsqu'ils sont avancés aux entreprises. Hélène Turquin n'a pas caché son étonnement quant à la réaction du maire car alors que le CCAS ne fait que son travail, il aurait été logique de faire par ailleurs preuve de solidarité. Par une nouvelle mauvaise action, monsieur Vuillemin et son équipe humilient encore un peu plus notre ville.

18/03/2012

EDEN : VUILLEMIN VEUT LIQUIDER

Environ 100 personnes étaient venues assister au conseil municipal du samedi 17 mars.

- Elles répondaient à l'appel du collectif de défense de l'Eden et, avec lui, réclamaient le rétablissement de la subvention à l'association Eden que le dernier conseil municipal a honteusement supprimée. Elles refusaient l'hypothétique multiplexe, souhaitaient voir continuer la gestion associative du cinéma communal, faire respecter les engagements de 2007 avec la construction d'un pôle ludique sans multiplexe, on voit mal pourquoi les élus de la majorité municipale veulent se priver d'un atout pour notre ville. D'autant plus que la population est opposée aux desseins de l'équipe Vuillemin-Allart.

- Malgré la réprobation du public et sous les huées, le maire n'a pas changé d'optique. S'il fut ridicule en se lançant dans l'historique des supermarchés Leclerc de notre ville, il réaffirma son engagement pour le multiplexe et la volonté d'étouffer financièrement l'association avant une reprise de l'activité cinématographique en régie municipale. Sur ce dossier, il préfère une gestion privée ; mais alors pourquoi se fourvoyer dans le mensonge en affirmant que le pôle ludique était impossible sans multiplexe ? Les engagements des promoteurs en 2007 prouvent le contraire.

- Grotesque encore Vuillemin lorsqu'il émit un doute sur les 3 000 signatures en faveur du collectif de défense, elles ont pourtant bien plus de poids que les 15 courriers qu'il nous a dit avoir reçus pour le soutenir dans sa démarche ! Sans argument sérieux, il se replia derrière le chantage à l'emploi, provoquant de nouvelles réactions du public. En effet, si les 250 promis en 2007 ne sont pas au rendez-vous, c'est à cause de l'absence de nouvelles enseignes annoncées alors par le promoteur SORODI, ce que rappela Joë Triché. Très virulent, le conseiller général communiste indiqua ne pas accepter de voir le centre-ville mourir et accusa le maire de « se coucher devant le promoteur ».

- Une intervention d'une personne dans l'assistance, affirmant que le mouvement de défense de l'Eden n'était pas politique, elle-même se réclamant de droite, tourna court. Il refusait simplement un accès culturel comme à Marne-la-Vallée au prix de 15 euros parking compris. Mais l'esprit démocratique n'a jamais été une vertu de Vuillemin au conseil municipal de Romilly... une ville qui mérite bien mieux à n'en pas douter !

14/03/2012

POUR LA DEFENSE DE NOTRE CINEMA EDEN, RENDEZ-VOUS AU CONSEIL MUNICIPAL DE ROMILLY LE 17 MARS 2012

Si le projet multiplexe est en panne, il menace toujours ! Le promoteur n'a toujours pas signé l'acte authentique de vente des terrains et le président de la Communauté de communes indique que de nouvelles délibérations sont nécessaires. Le projet n'est pas finalisé.

- Les actions du collectif de défense du cinéma Eden, de l'association Eden, des commerçants et les menaces d'actions en justice portent leurs fruits.Mais attention, la volonté des initiateurs du projet, élus et investisseurs, reste intacte, tant qu'il y aura projet, l'Eden sera menacé.Notre volonté de voir son activité maintenue à proximité du centre-ville, des écoles, des collèges, des lycées, des maisons de retraite doit se manifester avec force. Plus de 3000 personnes se sont engagées contre le multiplexe et le 17 mars, lors du conseil municipal, l'action doit se poursuivre pour maintenir l'activité cinématographique à l'Eden.

- Le maire et sa majorité ont supprimé la subvention de l'association qui gère le cinéma, c'est extrêmement grave !Ils ne supportent pas l'opposition d'une structure de plus de 200 adhérents. Ils prétendent vouloir gérer le cinéma en régie municipale mais dans quelles conditions ? Avec quels tarifs ? Avec quelle programmation ? Quels horaires ? Quel personnel ?Rien ne garantit une diffusion pérenne, de qualité et accessible au plus grand nombre. Le Maire et sa majorité veulent prendre en main la question de l'Eden pour mieux le liquider. Ce sera un nouveau mauvais coup porté à notre ville. Nous ne l'acceptons pas.

NE LAISSONS PAS FAIRE, RENDEZ-VOUS A 8 H 15 LE 17 MARS AU CONSEIL MUNICIPAL,
pour exiger :
- Le retrait définitif du projet multiplexe,
- Le maintien du cinéma Eden avec sa gestion associative et la réalisation du numérique,
- Le respect des engagements de 2007 et des décisions prises en 2008.
Dany Bouteiller

10/03/2012

LE SERVICE MOYEN SEJOUR DOIT ETRE REOUVERT A ROMILLY

La suppression du service « moyen séjour » a suscité une grande inquiétude pour les habitants de notre ville où partout, les besoins ne cessent de croître.

- Nous ne pouvons admettre que ce service ne soit plus assuré aux malades de Romilly dont l'état de santé nécessite une hospitalisation prolongée. Madame Ginette Collot s'est adressée le 1er mars à la directrice du Groupe Hospitalier Aube-Marne de l'hôpital Maurice-Camuset. Elle lui a rappelé qu'elle s'était adressée à son prédécesseur en 2006 après avoir constaté « la vétusté et l'insalubrité extrêmes des locaux, ainsi qu'une carence en personnel ». Ce dernier avait alors promis un transfert avant 2008 dans d'autres locaux qui allaient faire l'objet de travaux de rénovation. Une augmentation de personnel et une meilleure prise en charge étaient également prévues...

- Malheureusement, ce service fut fermé depuis et la création de quelques lits en « court séjour » est une solution inadaptée aux grands besoins de notre ville. Les personnes dans la nécessité de soins prolongés sont actuellement accueillies à Nogent-sur-Seine, voire à Sézanne. Nous ne pouvons admettre que Romilly, ville centre du groupe hospitalier Aube-Marne, soit mise à l'index, d'autant plus qu'au regard du vieillissement de sa population, les besoins sont et seront de plus en plus grands, de plus en plus urgents. Pour les familles des malades, l'éloignement pose des problèmes de transport, de coût, de gestion d'emploi du temps.

- Alors qu'il serait légitime d'aménager une structure correcte, il est totalement irrespectueux envers les personnes âgées de les soigner loin de leur famille. Ce service « moyen séjour » doit donc faire l'objet d'une réouverture rapide, dans des locaux et avec des soins dignes d'une structure de ce type. Il est indispensable que la directrice du groupe hospitalier Aube-Marne engage un travail permettant de répondre positivement à ces justes questions.

01/03/2012

SANTE : LES INEGALITES SE CREUSENT

En France, si l'espérance de vie augmente, les inégalités perdurent (un ouvrier vit en moyenne 7 ans de moins qu'un cadre supérieur) et les difficultés d'accès aux soins s'aggravent.

- En 2011, 29% des Français ont renoncé ou reporté des soins, faute d'argent, contre 11% en 2009. Notre système est à deux vitesses, un pour les riches, un pour les plus modestes. La multiplication des dépassements d'honoraires (+ 6% en 2010) et les déremboursements n'arrangent rien. Les écarts se creusent entre les patients de catégories socio-professionnelles aisées, bien informés et bien suivis, et les autres. Qu'en sera-t-il en 2020 si, comme les experts le prédisent, le temps consacré aux malades diminue encore de 40% ?

- Ce n'est pas parce que les soins sont plus chers qu'ils sont meilleurs. La solidarité, ce n'est pas rembourser des médicaments qui n'ont pas fait la preuve de leur efficacité : en plus des drames humains, le Médiator a coûté 1 200 000 euros à la Sécurité Sociale ! Les médecins s'interrogent : « hyperspécialisation », manque de moyens, paiement à l'acte, surcharge, isolement... et l'hôpital étouffe : fermeture de dispensaires, désertification médicale... Les urgences ont accueilli 16 millions de personnes en 2010 (contre 9 millions en 2000). Mis en concurrence avec les cliniques privées, l'hôpital doit devenir rentable.

SORTIR DE LA LOGIQUE COMPTABLE :
- Des accueils d'urgence sont supprimés, des blocs opératoires fermés le soir, on réduit les effectifs, cette logique comptable conduit à l'hécatombe. Notre système de soins est basé sur la solidarité mais il se dégrade. Aujourd'hui, franchises, forfaits, encadrements des tarifs, dépassements d'honoraires se généralisent, à l'hôpital, les indicateurs de performance prennent le pas sur la qualité des soins. La santé devient un marché captif ! Les patrons des grands groupes d'assurances privés et des laboratoires pharmaceutiques l'ont très bien compris. Pourtant, on ne doit pas éviter de se soigner lorsque l'on est malade.

- La bonne médecine n'a rien à voir avec la rentabilité et le profit, bien se soigner ne se résume pas à un acte technique ou le métier de chirurgien à opérer. Les cliniques privées traitent principalement les cas les plus simples, les malades atteints de pathologies lourdes sont accueillis à l'hôpital qui ne sélectionne pas et soigne chacun. L'enseignement et la formation des chirurgiens, le travail en équipe, c'est aussi dans le public qu'ils se font. Mais il est difficile de travailler à l'hôpital car les moyens régressent, on ferme les chambres...

- Il faut sortir de la logique de rentabilité qui tue le public. Des médecins sont nécessaires, pas des comptables rivés sur des chiffres et éloignés de la réalité du terrain. Des moyens conséquents sont indispensables. Ce n'est pas soigner qui coûte cher, car les patients qui n'ont pas les moyens d'aller chez le praticien aggravent leur état et requièrent plus de soins.

16/02/2012

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DE DEFENSE DE L'EDEN

Lors de la réunion de la communauté de communes du 3 février, le président Guy Allart a informé que le promoteur n'avait pas signé l'acte authentique de vente relatif à l'implantation d'un multiplexe sur la zone commerciale de la Belle-Idée, il devait intervenir au plus tard le 30 décembre 2011.

- Malgré un délai supplémentaire accordé, il est maintenant question d'une mise en demeure et de paiement de pénalités de retard prévues à hauteur de 10%. Plus que jamais, le multiplexe semble sans avenir, les 210 000 entrées annuelles indispensables pour son bon fonctionnement dans un bassin de vie de 25 000 habitants sont irréalistes. D'autant plus que la population y est majoritairement opposée comme en témoignent les plus de 3 000 personnes engagées en faveur de notre collectif de défense. Dans ce contexte, le maire de Romilly, Éric Vuillemin, a décidé d'étrangler financièrement l'association Éden, gestionnaire depuis 30 ans du cinéma en coopération avec la ville qui en est membre de droit, lui supprimant sans préavis sa subvention, tout en cherchant à jeter le discrédit sur les capacités de gestion des bénévoles qui l'animent. Il tente ainsi de porter un coup fatal à l'Éden et prend le risque de priver à court ou moyen terme notre ville de toute activité cinématographique.

- Faut-il rappeler l'investissement de plusieurs dizaines de milliers d'euros, en 2009, pour la rénovation de l'établissement à l'occasion de ses 25 ans ? Les discours prometteurs des élus municipaux sur son avenir supposé par tous si brillant ? Toute opposition est insupportable à Éric Vuillemin et à Guy Allart ! Prêts à tout pour rassurer les investisseurs, leur attitude n'efface en rien les justes arguments de notre collectif de défense qui vante la vocation sociale d'une structure dont la politique tarifaire volontairement modérée vise à mettre le cinéma à la portée du plus grand nombre. C'est une atteinte aux intérêts de la population, des écoles et des établissements hospitaliers qui bénéficient d'un cinéma de proximité. C'est une atteinte à la dimension culturelle de l'Éden qui perdrait sa vocation « d'art et d'essai ». C'est un coup fatal pour l'économie du centre-ville dépossédé d'un de ses rares équipements identifiants.

- Nous réaffirmons notre soutien à la création d'un pôle ludique conforme aux conditions énoncées par le projet SORODI en 2007 pour obtenir l'acquisition des terrains (et voté par le conseil communautaire actuel en septembre 2008), c'est-à-dire sans multiplexe. D'autre part, la promesse d'Éric Vuillemin de transformer l'actuel cinéma en salle culturelle est irréaliste, sauf à y engloutir des fonds exorbitants que les finances de la commune ne permettent pas. C'est pourquoi, le collectif de défense de notre cinéma communal demande :
- Le retrait définitif du projet multiplexe sur la zone de la Belle-Idée.
- Le rétablissement de la subvention municipale à l'association Éden pour lui assurer les moyens de gérer au mieux l'équipement.
- L'installation du numérique sans lequel le fonctionnement du cinéma se trouverait paralysé dès la fin 2012 quel qu'en soit le mode de gestion.
- Le respect des engagements pris en 2007 par SORODI, avec la venue de nombreuses nouvelles enseignes commerciales, un espace ludique sans cinéma, avec une discothèque qualifiée « moteur de ce projet », et les emplois prévus.
- La restauration du dialogue, notamment par la tenue d'une réunion publique comme Guy Allart s'y est engagé le 3/11/2011, qui serait l'occasion d'un débat sur l'avenir de l'activité cinématographique à Romilly.

09/02/2012

CONSEIL MUNICIPAL DU 2 FEVRIER (SUITE)

Les autres questions à l'ordre du jour.

- Garantie d’emprunts : la municipalité a répondu favorablement à la demande de garantie partielle de plusieurs prêts contractés par l’office public de l’habitat « Aube Immobilier » auprès de la caisse des dépôts et consignations. Joë Triché a fait remarquer que si cette opération était sans risque actuellement, la vigilance s’imposait. En effet, « Aube Immobilier » comme d’autres, perçoit une grosse part des loyers avec la contribution de l’aide personnalisée au logement.
Si cela démontre l’intérêt de ces prestations, le débat relatif aux élections présidentielles peut faire craindre, du fait des choix des certains candidats, que certaines prestations sociales seront en diminution dans les années à venir. Si des risques apparaissent ainsi pour les offices d’habitat, le fait de garantir leurs emprunts pourrait mettre en difficulté la commune.

- Vente de bâtiments municipaux : un ensemble immobilier situé à l’angle des rues Milford Haven et Denis Diderot sera mis en location-vente afin de permettre l’implantation d’un établissement commercial de remise en forme. Montant du loyer mensuel : 4 200 euros hors-taxes sur 12 ans. Auparavant, la ville devra engager pour 80 000 euros d’aménagements structurants.

- Vente de l’ex-usine Olympia : L’ex-usine Olympia, achetée 3 000 000 d’euros en 2008 sera vendue 2 050 000 à la SCI Immo Industrie. 10% seront payés comptant à la signature de la vente, le reste, selon les reventes effectuées, au plus tard un an après.

- Maison de santé pluridisciplinaire : Si elle voit le jour, elle sera implantée sur le site de l’actuelle piscine. Estimation du coût : 2 387 442 euros. Une autre tranche pourrait l’agrandir pour un montant de 598 661 euros. Subventions espérées : 1 500 000 euros. A ce jour, ont manifesté un intérêt pour le projet : 7 médecins généralistes ( dont 6 déjà en poste à Romilly), 3 sages-femmes, un gynécologue, 4 dentistes dans un même cabinet, 6 infirmiers dans deux cabinets, un podologue, un orthophoniste, un bureau sera partagé par deux diététiciennes et 2 psychologues, la maison de garde y sera implantée.
Concernant les médecins généralistes, l’offre ne sera que trop peu augmentée. Certes, des soucis de couverture sanitaire apparaissent à Romilly, mais est-ce aux collectivités à répondre à ce problème avec les fonds publics ? Cela ne s’apparente-t-il pas à des aides à la médecine libérale alors que l’hôpital public manque de moyens ?

- Vœu en faveur de la réalisation d’un canal à grand gabarit entre Bray-sur-Seine et Nogent : la majorité municipale a passé outre le souhait de Joë Triché qui formulait le vote d’un vœu du conseil pour que les collectivités bénéficient d’un retour positif par rapport aux gains que les entreprises réaliseront grâce au transport fluvial. Puisque les collectivités participent au financement de cette infrastructure, il serait logique qu’elles en aient un retour afin d’aider leur développement. De son côté, Henri Guérin se pose la question de l’impact écologique réel.

- Contre l’avis des syndicats : malgré l’avis négatif émis par le syndicat représentant le personnel communal, la majorité municipale a voté la mise en place d’une prime de fonctions et de résultats (« valeur professionnelle » et « performance » sont mises en avant) et d’une prime de service et de rendement. C. Latrasse a exprimé qu’il aurait préféré une augmentation sur les points d’indice.

- Philanthropie ? Dans le cadre de l’aménagement du futur parking Henrion, rue Pasteur, la SCS J.P Pageau et compagnie ont attribué une offre de concours de 64 000 euros.

- Les autres décisions : acquisition par la commune de l’extrémité de la rue du moulin et de trois parcelles privées situées rue du Docteur Roux, signature d’une convention de prestation de services avec la Croix rouge française, autorisation d’exploitation d’une carrière sur le territoire de Saron-sur-Aube, création d’un poste de chargé de mission au sein des services municipaux, règlement intérieur et tarifs d’occupation de l’aire d’accueil des gens du voyage, attribution d’une subvention exceptionnelle à l’association Corail.

04/02/2012

LA SITUATION FINANCIERE DE LA VILLE EST "PREOCCUPANTE"

Le conseil municipal du 2 février était largement axé sur le rapport de la chambre régionale des comptes concernant la gestion de notre ville à compter de l’année 2006.

- Si le maire Eric Vuillemin a tenté maladroitement de faire porter la responsabilité de la situation aux équipes l’ayant précédé, le rapport met clairement en lumière la mauvaise gestion de la droite locale. Les choix politiques des années 2008, 2009 et 2010 ont aggravé la situation financière de la ville, la dette passant à plus de 30 millions d’euros, ce qui a fait progresser les charges financières supportées par le budget municipal.

- Comme l’a souligné Joë Triché, d’autres paramètres s’ajoutent à des choix hasardeux. Tout d’abord, la politique du secteur bancaire qui exige des taux d’intérêt supérieurs à l’inflation et a proposé des emprunts toxiques qui représentent une charge trop lourde. A Romilly, dans le cadre d’une renégociation partielle des emprunts, la banque Dexia exige une pénalité de 820 000 euros et un taux d’intérêt de 6,3% contre 3,99% initialement prévu. S’ajoutent encore les conséquences de la politique du gouvernement soutenue par Eric Vuillemin, qui a baissé ses dotations de 700 000 euros entre 2006 et 2011, dont 500 000 euros rien qu’en 2011. Ainsi, les recettes de fonctionnement sont inférieures aux dépenses.

- L’autofinancement s’est amoindri (moins 38,4% entre 2006 et 2011) et les subventions d’équipements reçues sont en dessous de la moyenne des communes de notre strate (97 euros par habitant contre 163 euros en 2009). Ces éléments expliquent la baisse des services à la population, les coups portés à la vie associative (baisse de 46 000 euros de subventions en 2012) et au personnel communal. D’ailleurs, en 2011, les dépenses de fonctionnement ont été abaissées de 790 000 euros dont 625 000 de charges de personnel dans le cadre d’une baisse des effectifs de 25 agents. L’année 2012 risque de ne pas apporter d’améliorations puisque la dette a augmenté de 6 millions en 2011, le budget est d’ailleurs empreint d’austérité. Un changement de politique s’impose. Qu’elle est loin la promesse de baisse des impôts…

L'ASSOCIATION DU CINEMA EDEN PRIVEE DE SUBVENTION

22 h 30, jeudi 2 février, salle du conseil municipal. Soutenu par sa majorité, Eric Vuillemin vient d’annoncer la suppression de la subvention à l’association qui gère le cinéma communal « Eden ». Le silence est pesant.

- Seule Marie-Annick Commenil arbore un sourire aussi narquois que triomphant. Par différents prétextes, la droite locale justifie ce qui n’est qu’un règlement de comptes pour porter un nouveau coup à la structure culturelle. Tous les moyens semblent bons. Il y a des victoires pires que des défaites. L’intérêt général est bafoué sur l’autel des intérêts financiers de quelques-uns. Henri Guérin évoque une mise à mort, rappelle les promesses du maire qui au début de son mandat parlait de passage au numérique. Dans ces conditions, quel crédit apporter à Eric Vuillemin lorsqu’il évoque la possibilité pour la ville de reprendre en régie l’Eden si le besoin se fait sentir afin qu’il ne ferme pas ?

- Claude Maitrot ne peut que constater le manque de concertation alors que lucide, Joë Triché sait très bien que les lignes de la Chambre régionale des comptes au sujet de l’Eden ne sont qu’un mauvais prétexte. Celle-ci ordonne simplement de ne pas dépasser le plafond de 200 000 euros de subventions sur trois ans. Après deux subventions annuelles de 75 000 euros, la ville pouvait encore verser 50 000 euros et ainsi rester dans les limites du droit. Mais cette droite arrogante et dévastatrice a fait le choix du multiplexe. Elle aurait pu baisser le loyer demandé (38 000 euros annuels) mais le but est l’étranglement financier et de contraindre l’association à une cessation de paiement.

- Aux côtés du collectif de défense du cinéma Eden, elle a montré une résistance, l’opposition est insupportable pour Vuillemin et ses amis politiques, qu’ils soient de Romilly ou de la communauté de communes. Il fallait procéder à l’élimination des opposants, la suppression de la subvention est un moyen peut-être infaillible pour réussir la purge. Seule la mobilisation de la population peut contrecarrer ce non-sens. Rendez-vous est donné au prochain conseil municipal, le 17 mars.

26/01/2012

TROIS QUESTIONS A C. LATRASSE

C. Latrasse est responsable de l'union locale CGT de Romilly.

A moins de 100 jours du 1er tour des élections présidentielles, quel bilan tirez-vous des « années Sarkozy » pour notre bassin d'emploi ?
- Tout d'abord, permettez-moi de présenter mes meilleurs voeux de bonheur, santé et réussite aux salariés, aux retraités et aux chômeurs de notre bassin de vie pour 2012, ainsi qu'à leur famille. Pour que 2012 soit bénéfique à tous, il est certain que la question de l'emploi est souvent primordiale. A 3 mois des élections présidentielles, le bilan des années Sarkozy sur notre bassin est marqué par une forte dégradation de la situation. Nous avons subi des plans sociaux chez Olympia, chez Cycleurope, à la SIRC parmi d'autres exemples, sans oublier les multiples structures moins importantes en nombre de salariés où les licenciements ont été nombreux. Face à cette "purge", nous ne constatons que peu de créations. Certes, sur la zone commerciale de la Belle-Idée, nous observons quelques créations, mais il s'agit essentiellement d'emplois à temps partiel avec de maigres salaires. Sur cette zone, beaucoup de magasins déjà implantés à Romilly sont venus s'installer et nous sommes loin des promesses qui annonçaient des nouvelles enseignes. D'un point de vue plus général, au niveau de la ville, le maire n'a pas tenu ses engagements sur cette question.

Justement, comment jugez-vous l'attitude des responsables des collectivités territoriales sur la question de l'emploi ?
- Je ne prendrai que l'exemple du Joint Français où les salariés se battent pour défendre leur outil de travail. Les responsables de la Communauté de Communes sont totalement absents, notamment Guy Allart qui n'a rien fait ni vis-à-vis de la puissance publique, ni envers l'entreprise alors qu'il est question d'une fermeture à Maizières pour un transfert des emplois en région parisienne. En fait, nos élus de droite ont un double discours, officiellement, ils sont les défenseurs de l'emploi avec des slogans tel le fameux « travailler plus pour gagner plus ». Dans les faits, aucun ne se préoccupe des emplois industriels. A titre personnel, j'ai subi les foudres d'Eric Vuillemin m'accusant d'avoir brûlé son effigie au cours d'une manifestation. Bien sûr, ceci est totalement faux mais au regard de ce que je représente, il veut criminaliser l'action syndicale. C'est totalement inacceptable.

Votre opinion sur le cas Sodimédical ?
- Il s'agit là d'un cas typique où les salariés veulent conserver leur emploi, travailler au pays, alors qu'il est question de délocalisation. Je suis allé les soutenir le 18 janvier. L'Etat a volé au secours de la direction en envoyant les forces de l'ordre. Il est inadmissible que les salaires ne soient pas versés. Une fois de plus, l'attitude de certains élus a été lamentable. Le président du Conseil général Adnot et le ministre Baroin auraient pu intervenir pour faire payer une avance sur les salaires. Nous avons même vu M. Adnot demander aux salariés d'accepter le plan social contre un soutien du Conseil Général. C'est tout dire...