08/11/2011

GUY ALLARD ET SA "HONTE"

"J'ai honte de ce qui s'est passé ce soir, Romilly mérite mieux". Ainsi s'exprime Guy Allart, président de la Communauté de communes, au cours de la réunion "opération promotion du multiplexe" du 3 novembre (voir Libération-Champagne du 5/11/11).

- Une fois n'est pas coutume, nous ne pouvons que valoriser les propos de monsieur Allart. Comment, en effet, ne pas ressentir un déshonneur humiliant lorsque l'on organise une réunion qui a pour objectif d'étouffer un cinéma communal et qui exclut les membres de l'association qui le dirige et les représentants du collectif de défense de celui-ci fort de plus de 3 000 personnes ? Un débat pouvait être instauré, constructif, il aurait donné plus de sens à cette soirée. Museler toute opposition est intolérable, cette manière est affreusement digne des régimes autoritaires où le pouvoir est illimité et s'exerce sans contrôle. Guy Allart en est-il un partisan ?

- Sans doute est-il honteux également de privilégier un projet où les intérêts privés de quelques-uns priment. La fonction d'élu ne doit-elle pas être guidée par la volonté d'agir pour l'intérêt général ? Le projet multiplexe n'en suit pas le chemin, cela est déplorable. Honte aussi de laisser la parole à un promoteur qui se permet l'insulte envers un élu de la République qui lui pose des questions pertinentes qui mettent à nu les zones d'ombre dont ce dossier ne manque pas. Enfin, le sentiment de honte peut s'expliquer aussi par l'attitude d'amis politiques avec lesquels Guy Allart siège au sein du conseil municipal de Romilly. Eric Vuillemin, un maire absent alors que se joue l'avenir d'un bien communal et David Faria, sous-fifre qui n'a pas hésité à user de violence envers une manifestante âgée et pacifique à l'issue de cette réunion. Comment contredire Guy Allart ? Romilly mérite mieux !
Dany Bouteiller

06/11/2011

120 MANIFESTANTS CONTRE LE PROJET MULTIPLEXE

La communauté de communes et son président Guy Allart ont organisé une réunion d'informations relative au futur pôle ludique de la zone commerciale de la Belle-Idée, le 3 novembre. En présence du promoteur Thierry Reverchon venu défendre ses intérêts, seuls les privilégiés savamment triés sur le volet (élus de Romilly et des communes environnantes, commerçants, entrepreneurs) ont eu accès à la discussion. Devant la salle, 120 personnes étaient venues manifester leur désapprobation et réaffirmer leur intérêt pour le cinéma L'Eden. Ce fut l'occasion pour le collectif de défense du cinéma communal de remettre une lettre ouverte aux participants dont voici la teneur :

- "A ce jour nous sommes plus de 3 000 à dire NON à l’implantation d’un cinéma multiplexe sur le parc de l’aérodrome et à exiger le maintien de l’activité cinématographique à l’Eden. Et ceci pour plusieurs raisons.
Une tromperie pour obtenir un marché :
Nous dénonçons en effet avec la plus grande fermeté les moyens utilisés pour obtenir la 2ème tranche d’aménagement commercial et de l’espace ludique avec un cinéma multiplexe. Une véritable tromperie a été organisée qui pourrait d’ailleurs s’apparenter à un "dol" en droit commercial. Nous en apportons la preuve.
Rappel des faits :
1°) La période de négociations et d’échanges avec les candidats à ce projet d’aménagement commercial s’est achevée le 30-11-2007. Après cette date les promoteurs ne pouvaient plus apporter de modifications et de propositions nouvelles à leur projet déposé avant la date limite.
2°) le document d’analyse effectuée par le cabinet SOREPA/IMPLANTATION’ACTION, missionné par la Communauté de communes démontre que dans le projet déposé avant le 30-11-2007 par SORODI figurait bien un projet de cinéma.
3°) Avant la réunion du Conseil communautaire du 21 décembre 2007 où devait être choisi le promoteur pour la réalisation de la 2ème tranche d’aménagement commercial s’est tenue une réunion privée où les quatre candidats étaient invités à présenter aux élus leur projet respectif.
4°) A cette occasion, contrairement au règlement de consultation, de nouvelles propositions ont été présentées par SORODI, et principalement le retrait du cinéma du pôle ludique ;
5°) Ces propositions nouvelles ont fait basculer la balance en faveur de ce projet, alors qu’un autre projet avait été retenu à l’unanimité par les membres du bureau de la Communauté de communes de l’époque.
6°) Le 29-9-2008 a été présenté au Conseil communautaire le contenu détaillé du futur pôle ludique dans lequel ne figurait toujours pas de cinéma multiplexe.
7°) Ce n’est que le 18 octobre 2010 qu’il réapparaît dans un compromis de vente des terrains annexé à un rapport.
- Après avoir obtenu le marché sans cinéma, deux après, profitant d’une nouvelle majorité au conseil municipal de Romilly et à la communauté de communes, le promoteur ressort son projet de multiplexe. Ainsi, s’il est bien l’initiateur de cette tromperie, les élus qui n’ont pas fait respecter les engagements pris en 2007 et confirmés en 2008 en sont devenus les complices dans le but évident de favoriser un projet privé au détriment d’un équipement cinématographique public.
Le multiplexe et ses défauts :
-Son éloignement du cœur de Romilly
-Des tarifs plus chers
-Une programmation essentiellement commerciale
-Une rentabilité aléatoire pouvant entraîner la disparition de l’activité cinématographique sur notre bassin de vie ?
-Des transports publics à mettre en place pour si rendre avec des coûts supplémentaires pour l’usager.
-La fin des animations spécifiques en direction des scolaires et des séances pour les personnes âgées.
-Une menace pour les cinémas de Nogent-sur-Seine et de Sézanne.
Le cinéma Eden et ses atouts :
-Cinéma classé d’art et essai, il permet une programmation destinée à tous publics.
-C’est un équipement fonctionnel avec un grand confort, bien entretenu avec des prix les plus bas du secteur.
-Il est idéalement situé : à proximité du centre ville mais aussi des scolaires, lycées Curie et Diderot, les collèges le Noyer-Marchand et Langevin, des groupes scolaires Gambetta et Robespierre ( 3 000 à 3 500 élèves et à proximité des maisons de retraite).
-Il vient d’être rénové.
-Il est prêt à réaliser sa modernisation avec le numérique (très largement subventionnée) si le projet multiplex est abandonné.
Ce sont là d’excellentes raisons pour maintenir l’activité cinématographique à l’Eden. Mais pour être tout à fait clairs, nous réaffirmons à nouveau que nous ne sommes pas opposés à la réalisation de l’espace ludique à condition qu’il n’y ait pas de multiplexe. Il appartient donc au promoteur d’implanter un autre équipement locomotive répondant aux attentes de la population et de la jeunesse qui actuellement fait défaut à Romilly et dans notre secteur."

29/10/2011

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DE DEFENSE DU CINEMA EDEN

- Le jeudi 3 novembre à 19 h 15 au foyer Gaston-Monmousseau de Romilly, la Communauté de Communes et son président, Guy Allart, organiseront une réunion d'informations sur le futur pôle ludique de la zone commerciale de la Belle-Idée. Le projet d'implantation d'un multiplexe y occupera une place centrale, en présence du promoteur M.Reverchon qui viendra défendre ses intérêts.

- Alors que nous pourrions légitimement penser qu'une telle initiative pouvait susciter un judicieux débat sur la question, il s'avère que cette réunion se fera en cercle fermé, "strictement" réservée aux privilégiés dûment invités. Si le projet risque de signer l'arrêt de mort du cinéma Eden, nous sommes choqués de constater que ses défenseurs, dont font partie les responsables du collectif de défense qui regroupe 2900 personnes d'horizons divers, ont été soigneusement exclus des échanges.

- Un tel piétinement de la démocratie est totalement inacceptable. Le collectif de défense du cinéma Eden a donc décidé d'appeler la population à venir démontrer son indignation à partir de 19 h devant l'entrée du foyer Gaston-Monmousseau. Si ce sera également l'occasion de remettre une lettre ouverte au promoteur, nous n'acceptons pas notre exclusion des débats, donc la privation de notre liberté d'expression.
Pour le collectif de défense du cinéma Eden,
DANY BOUTEILLER

27/10/2011

LA JUSTICE DEVIENT PAYANTE

Lors du dernier conseil municipal, Christophe Latrasse a dénoncé une mesure qui impose désormais de payer 35 euros pour ester en justice. Etude de cas avec le conseil des prud'hommes.

- Jusqu'alors, il représentait une justice de travail gratuite et sans formalisme. Chaque année, plus de 200 000 salariés y ont recours, même ceux qui n'ont pas l'habitude, le savoir, les moyens de se défendre. Désormais, un salarié qui voudra saisir le conseil des prud'hommes devra d'abord débourser 35 euros pour obtenir l'application de la loi. Comme le forfait hospitalier, ces 35 euros risquent d'être majorés à l'avenir et l'habitude de faire payer sera prise.

- Derrière cette mesure, c'est la volonté de destruction de tout ce qui fait la vie sociale qui est visé. Déjà, l'article 7 de la loi du 15 octobre 2010 reportait la date du prochain renouvellement général des conseils de prud'hommes jusqu'à une date qui sera fixée au plus tard le 31 décembre 2015. Si cette mesure était prétendument prise en raison du nombre important de scrutins prévus au premier semestre 2014, elle permettait aussi de "mener une réflexion sur une éventuelle modification du mode de désignation des conseillers prud'hommaux". L'obectif n'est-il pas de supprimer les élections aux prud'hommes ?

- En 2008, un quart des prud'hommes a été supprimé. Depuis, les temps attribués aux conseillers pour étudier les dossiers et rédiger un jugement ont été limités, alors que le droit du travail a été complexifié. C'est une manière de peser sur la qualité des jugements. Il y a une dégradation des conditions d'exercice du mandat de conseiller, la partie patronale cherche systématiquement le blocage et veut remettre en cause la parité syndicat/patronat. En fait, la droite souhaiterait la présence d'un avocat même pour les plus petits litiges. Pour le Medef et madame Parisot, "les prud'hommes insécurisent les employeurs". Tuer cette justice rendrait au patronat la sécurité pour exploiter plus librement.

21/10/2011

UN SALON DU LIVRE A ROMILLY

A l'heure où la culture est attaquée de tous côtés par la municipalité de notre ville (volonté de fermeture du cinéma Eden, de la bibliothèque de la Maison de l'Enfance, par exemples) l'association "L'air du temps" organise ce week-end un salon du livre, Espace Monmousseau.

- S'il y a quelques années la bande dessinée était à l'honneur, jamais à Romilly un salon du livre n'avait vu le jour. Pourtant, la bibliothèque est un lieu de convivialité et de partage. S'il n'y a plus de véritable librairie dans notre ville, certains se battent, à l'image de la Maison de la Presse, pour qu'un rayon "livres" perdure. Les grandes surfaces offrent la vente, mais le conseil est souvent insuffisant. Notre commune compte de nombreux auteurs : Pierre Guillaumot, Jean-Marie Lenours, Edith Piotrowski, par exemples, et la liste est étonnamment longue pour qui veut s'y attarder. Anne-Lise Sitkiewicz, Présidente de l'association organisatrice, répond à nos questions :

POURQUOI UN SALON DU LIVRE A ROMILLY ?
- Deuxième ville du département, Romilly, contrairement à des communes moins importantes, n'a jamais organisé de salon. Je suis invitée depuis sa création à celui de Saint-Parres-aux-Tertres, les libraires m'y ont convié lors de la sortie de mon premier album. Après une expérience au salon de la jeunesse à Troyes et dans d'autres organisations du même type, je relève ce challenge. L'an passé, j'ai expliqué la démarche à Edith Piotrowski, elle m'a tout de suite proposé son aide, comme d'autres auteurs. Je suis présidente d'une association culturelle, "L'air du temps", nous formons des jeunes au théâtre, clowns et à l'écriture de sketchs. Le livre est présent dans nos répétitions. En 2010, les enfants ont écrit leur spectacle de fin d'année sur le thème de la fin du monde. Si le thème semblait lourd, "leur spectacle" fut réussi, les gosses chantaient et jouaient, ils ont aimé. Faire un salon du livre était donc compatible avec le but de notre association qui est certes petite, mais pleine de bonne volonté et nous espèrons que ce salon prendra de l'ampleur d'année en année.

COMBIEN D'AUTEURS SERONT PRESENTS ?
- Entre 25 et 30, nous ne refuserons personne, l'objectif est de défendre le livre en version papier. Beaucoup d'auteurs sont en auto-édition, c'est-à-dire qu'ils financent l'édition de leurs bouquins.

LES LIVRES INTERESSENT-ILS ENCORE LES JEUNES ?
- Oui bien sûr, et même si internet est un concurrent, tenir un livre est sans commune mesure. Il peut être facilement glissé dans ses bagages, et lire quelques lignes avant de s'endormir est toujours un moment agréable. J'ai 4 enfants, le soir avant de les coucher, leur lire une histoire était un vrai moment de complicité. Mon petit-fils est âgé de 15 mois, je lui lis déjà des histoires et pour lui, j'en invente. Il a une vraie bibliothèque composée d'une trentaine d'ouvrages.

DES VENDREDI, UNE CONFERENCE-DEBAT SERA ORGANISEE EN AVANT-PREMIERE...
- Denis Seznec, a accepté notre invitation pour venir au salon, il présentera les livres écrits par son grand-père Guillaume Seznec. Il a également proposé de réaliser une conférence-débat sur l'affaire Seznec avec vidéos et il répondra aux questions du public. Denis est une personne sympathique, dévoué totalement à l'histoire de sa famille. Cette conférence est un moment de partage avec le public, rendez-vous donc vendredi 21 octobre à 20 heures, Espace Monmousseau, Rue du trou du chêne.

LE SALON S'ADRESSE A QUEL PUBLIC ?
- Il est destiné à tous les lecteurs, vous trouverez des livres pour la jeunesse mais aussi des romans de terroirs, policiers, de la poésie.

ET UN CONCOURS DE NOUVELLES...
- Des élèves de différents établissements scolaires vont écrire des nouvelles, soit individuellement, soit collectivement. Des prix seront remis aux trois meilleurs de chaque catégorie. Le thème : Vous êtes tombés dans un livre... L'an prochain, nous projetons la participation de toutes les écoles mais pour la première, nous avons dû nous limiter car ce sont nos auteurs présents au salon du livres qui choisiront les gagnants. Ce sera un gros travail qu'ils réaliseront bénévolement. D'autre part, une lecture de nouvelles et de poèmes par les enfants de notre association est organisée le dimanche 23 à 16 heures.

HORAIRES DU SALON DU LIVRE : samedi 22 de 15 h à 19 h et dimanche 23 de 10 h à 19 h.
Auteurs présents : Bernard Cornet, Jean-Claude Czmara, Patrick Drouot, D. Edler, Armand Gautron, Francis Latuga, Michel Lecourt, Jean-Marc Lefebure, J.F. Maillet, Pascale Marcoult, Gisèle Meunier, Edith Piotrowski, Philippe Ropraz, Denis Seznec, Madame Simontre, Anne-Lise Sitkiewicz, etc.

14/10/2011

EDEN : LETTRE OUVERTE A M. ALLART

Lettre ouverte du collectif de défense du cinéma Eden remise à Guy Allart et aux élus lors du conseil communautaire du 30 septembre à Gélannes.

"Monsieur le Président,
En donnant votre accord pour la réalisation d'un multiplexe de six salles de cinéma sur le pôle ludique du parc de l'aérodrome, vous mettez gravement en péril le cinéma public Eden. Votre décision bafoue les engagements pris en 2007 par le promoteur qui au dernier moment décidait de retirer le multiplexe de son projet. Elle piétine aussi celle prise par le conseil communautaire de septembre 2008 qui a voté pour la réalisation de cet espace ludique sans multiplexe.

En faisant ce choix, très largement condamné par la population romillonne et des environs, vous entendez favoriser des intérêts privés au détriment d'un équipement public qui répond aux besoins de notre bassin de vie. Doté de trois salles inaugurées il y a 25 ans par des figures du cinéma français : Carné, Truffaut, Lelouch, L'Eden, patrimoine de notre ville, propose depuis une programmation de qualité à des prix attractifs.Situé à proximité du centre de la ville, il fait partie des équipements utiles pour dynamiser le coeur de Romilly. D'ailleurs, les commerçants ne s'y sont pas trompés puisque dans leur très grande majorité, ils ont aussi exprimé leur refus de ce multiplexe qui porterait un coup de plus à l'activité commerciale du centre-ville.

Notre collectif de défense du cinéma Eden ouvert à toutes celles et ceux voulant garder l'activité cinématographique rue Gambetta, a été à ce jour rejoint par plus de 2000 personnes. Nous vous demandons d'en tenir compte comme vous devez tenir compte de l'avis exprimé par les commerçants.Quand un projet fait la quasi unanimité contre lui, la sagesse commande d'envisager d'autres solutions.

Comme nous l'avons toujours exprimé, nous ne sommes pas opposés à la réalisation de cet espace ludique, source de créations d'emplois. Si en 2007, les promoteurs candidats pour l'aménagement de l'espace ludique ont fini par retirer de leur projet le multiplexe, c'est qu'ils considéraient qu'il pouvait être viable sans lui. Pourquoi ce qui était vrai hier ne le serait plus aujourd'hui ? Face à la réprobation que suscite ce projet, il appartient donc au promoteur de proposer la réalisation d'un autre équipement de loisirs qui fait actuellement défaut à Romilly.

En tant qu'élu représentant l'intérêt général et non particulier, il vous appartient, Monsieur le Président, ainsi qu'aux élus de la communauté de communes, d'agir en ce sens.
C'est ce qu'attend de vous une très grande majorité de la population
."

VERS UNE MAISON DE SANTE PLURIDISCIPLINAIRE

Notre ville manque de professionnels de la santé. Elle n'est pas la seule puisque la politique nationale de formation à partir des années 80 a fait chuter, par exemple, le nombre de médecins diplômés de 10 000 à 2 700.

- Aujourd'hui, les 7 500 qui sont formés chaque année sont insuffisants. D'autre part, les différents gouvernements ont accentué la situation en estimant qu'un nombre élevé de médecins serait synonyme de hausses des dépenses de santé (comme si les docteurs étaient la cause de la multiplication des malades...). Les syndicats des médecins libéraux ont considéré que moins le nombre de médecins serait élevé, meilleurs seraient leurs revenus. Tous ces arguments ont caché les besoins en matière de santé qui n'ont cessé de progresser du fait de la démographie, de l'allongement de la vie. Ainsi, les inégalités sociales et territoriales se sont creusées, dans le même temps où les médecins nouvellement installés souhaitent des conditions de travail meilleures que celles de leurs prédecesseurs.

- La fragilité de l'offre est un problème majeur, elle va s'accentuer et Romilly sera particulièrement touché. Pour pallier à ce manque, la création d'une maison de santé pluridisciplinaire est prévue par l'actuelle municipalité. Madame Commenil, qui a présenté ce projet au conseil municipal, n'a toutefois apporté aucune assurance quant à sa réalisation. Certes, l'intention peut se défendre mais le coût engendré pour notre commune sera très important et "donner un chèque en blanc" à un dossier insuffisamment ficelé est très risqué. D'autre part, est-ce aux collectivités d'aider les médecins libéraux ? Un point semble définitivement acquis, une maison médicale conçue sur ces bases va accentuer la concurrence entre l'hôpital public (déjà mis à mal par la politique gouvernementale) et les cabinets privés. Est-ce vraiment ce dont les Romillonnes et Romillons ont besoin ?

CONSEIL MUNICIPAL DU 29/09 (FIN)

Les autres questions abordées au Conseil municipal du 29 septembre.
- Nouveau conseiller : suite à la démission de madame Bandeira, l'impossibilité de mademoiselle Rose de la suppléer, c'est Christian Caron qui a fait son entrée (discrète) au conseil municipal. Il siègera à la commission enseignement-enfance-jeunesse et sports et vie associative. M.T. Lucas suppléera Mme Bandeira à la commission finances et budget et au conseil communautaire de la communauté de communes. D'autre part, Mme Boutier remplacera Mme Demeuve à la commission sécurité et police municipale
- Classe de découverte 2012 : si les destinations et dates des classes de découverte de l'année 2012 ne sont pas connues pour les élèves des cours moyens des écoles romillonnes, une augmentation des coûts a d'ores et déjà été votée par notre majorité municipale. Elle s'élèvera aux environs de 10 euros par enfant.
- Participation aux frais de l'école Sainte-Anne : 525 euros, c'est ce que touchera l'école privée Sainte-Anne de la part de la ville par élève romillon pour l'année 2010-2011, soit + 23% au cours des trois dernières années. Une décision qui fit intervenir Claude Maitrot, défenseur de l'école publique qu'il souhaite voir "refonder". Selon lui, trop est donné au privé et l'argent public doit aller à l'école publique.
- Remplacement partiel de la taxe professionnelle : les communes voient compenser une partie de leur perte par le transfert de la taxe sur les surfaces commerciales. Cette taxe dépend de la surface des commerces et d'un barême prévu fixé par la loi, le conseil municipal peut toutefois appliquer un coefficient multiplicateur compris entre 0,8 et 1,2 en 2012 à Romilly. Compte-tenu d'une recette 2011 prévisionnelle de 390 434 euros, le complément de ressources 2012 d'une telle décision sera de 19 521 euros.
- Future Maison de la justice et du droit : ouverture prévue en février 2012 afin d'assurer une présence judiciaire de proximité, prévenir la délinquance, aider les victimes, ainsi que les mesures alternatives aux poursuites pénales. Tout en se félicitant de cette ouverture, Christophe Latrasse a souligné que celle-ci sera insuffisante pour pallier la fermeture du tribunal d'instance de Nogent et la fermeture du conseil des prud'hommes de Romilly. Il a souligné le caractère injuste d'une nouvelle mesure qui imposera à tout salarié de verser 35 euros pour ester en justice au conseil des prud'hommes.
- Taxe communale sur la consommation d'électricité : elle coûtera 3 500 euros supplémentaires aux foyers romillons.
- Nouvelle dénomination : La voie comprise entre la rue Jean-Moulin et la rue Henri-Dunant se nommera la rue Alphonse-de-Lamartine. Le square et le parking situés entre la rue de l'Union et l'avenue du Général-Leclerc prendront le nom de square Delphine-Aigle et de parking Delphine-Aigle.
- Part communale de la taxe d'aménagement : son taux est fixé à 3%, il est révisable tous les ans. Au regard du nombre de constructions à Romilly, ce sont environ 160 000 euros qui seront prélevés aux habitants.
- Subventions exceptionnelles : à l'UFAC pour l'achat d'un nouveau drapeau patriotique, au RS-10 cyclotourisme pour sa participation au raid Romilly-Médicina, achat d'un mobil-home au profit de l'AFMR.
- Rapport sur l'eau potable : Le rapport annuel sur le prix et la qualité des services publics de distribution d'eau potable a permis de dresser l'amer constat que les engagements pris sur les remplacements de compteurs d'eau ne seront pas respectés. Pour l'entreprise Ruas, cette situation est dû à un travail plus développé que les prévisions du cahier des charges.

06/10/2011

ATTAQUE DU CINEMA EDEN : LA MUNICIPALITE COMPLICE

Le volet culturel du dernier conseil municipal fut l'occasion pour M. Beaujean d'annoncer la future élection d'une "super mamie" (le 29 janvier 2012) et de rappeler la hausse des effectifs du conservatoire avant l'inévitable question relative au cinéma Eden.

- Eric Vuillemin, sur la défensive, comme il le fut une bonne partie de la soirée, s'est voulu très bref pour indiquer qu'il deviendra un "haut lieu de vie culturelle à Romilly" (centre culturel). Ce fut l'occasion de nouvelles attaques contre ses prédécesseurs pour dénoncer que leur projet de centre culturel n'était pas financièrement ficelé et que son fonctionnement aurait occasionné des frais insupportables pour notre ville. La brièveté de son intervention sur cette question lui permit d'éviter un débat qui aurait fait ressurgir les justes arguments des défenseurs du cinéma Eden. Toutefois, le maire en avait assez dit pour que nous connaissions les désirs de cette municipalité : le cinéma communal et l'intérêt général, non ! Les intérêts privés, oui !

FUTUR CENTRE NAUTIQUE ? LA PATAUGEOIRE !
- Autre nouvelle, le projet de centre nautique n'est pas mort ! Mais il faudra encore patienter quelques semaines pour plus de détails... Le coût estimé est de 20 millions d'euros sur 20 ans. Restons optimistes puisque "le projet se poursuit, avance bien, de façon à ce qu'il puisse sortir de terre". Nous constatons que, plus de trois ans après la fermeture de la piscine, le discours, qu'il émane de M. Allart ou du maire, ne varie pas, sans apporter de réponses concrètes. Déjà, l'ensemble des communautés de communes ont été réunies car la ville ne pouvait soutenir seule ce projet et l'échec a prévalu. Et alors qu'Eric Vuillemin venait d'annoncer qu'il ne ferait plus aucun emprunt d'ici 2014, on ne voit pas comment un centre nautique pourrait voir le jour... sans un tour de magie ou... l'intrusion du privé.

LA POLICE MUNICIPALE SERA ARMEE
- Au mois de juin 2011, trois policiers municipaux ont fait l'objet d'agression de la part de chiens de type molossoïde. Pour cette raison, la majorité du conseil a approuvé la dotation d'une arme de 4ème catégorie (pistolet, revolver) pour leur service. Vétérinaire, Hélène Turquin a précisé qu'en amont, la prévention de chiens dangereux n'avait pas été prise en compte et que les armes attribuées étaient inadaptées pour la sécurité des agents. Quelle disproportion entre les problèmes constatées et les réponses proposées ! Ne doit-on pas croire Claude Maitrot lorsqu'il évoque un prétexte pour que M. Beaujean et ses amis arrivent à leur fin ?

02/10/2011

REGLEMENT DE COMPTES AU CONSEIL MUNICIPAL

Deux policiers municipaux à l'accueil, un public clairsemé, un quart des élus absents et 42 questions à l'ordre du jour, le conseil municipal du 29 septembre a été dominé par les questions d'actualité.

LOURDES CHARGES SUR LA GESTION DE L'EQUIPE CARTELET
- Alors que l'endettement de la ville ne cesse de progresser (il sera de 35 millions d'euros en 2014 selon le maire), les emprunts toxiques ont été évoqués. L'équipe Cartelet, qui dirigea la ville jusqu'en 2008, fut la cible des attaques avec une première salve tirée par Denys Prieur. En cause, des emprunts contractés avec la banque Dexia et indexés en partie sur le Franc Suisse. Lorsque le cours de ce dernier chutait, les conséquences s'en ressentaient dans les comptes de la collectivité puisque les intérêts non sécurisés - à taux variable - s'élevaient jusqu'à 23%. Une telle opération était donc des plus risquées. Denys Prieur a affirmé avoir sécurisé certains emprunts à un taux fixe de 6,3% après, dit-il, d'âpres négociations.
"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" : l'adjoint aux finances a donc faite sienne la réplique de Corneille et s'est lui-même couronné des lauriers du vainqueur.

- Après ce premier tir de barrage, vint le grenadage. Eric Vuillemin, animé d'une Sainte Colère, sortit de ses gonds pour répondre à des articles de presse, soulignant qu'il était "déraisonnable de se draper dans la sécurité financière alors qu'en 2008, il y avait plusieurs bombes à retardement. J'aimerais que certains aient mieux géré avant". Et d'ajouter : " quand certains disent qu'ils ont sécurisé, j'espère pour eux qu'ils n'achètent pas leurs biens personnels à cette condition". Il mentionna un emprunt de 10 millions d'euros par la municipalité Cartelet dont 3 pour le rachat de l'usine Olympia, 3,4 pour la station d'épuration, 400 000 euros de terrains "en partie où se trouve l'usine Gusiée actuellement" et, 2,5 millions "pour le travail en ville" de l'équipe en place. Des ordinateurs ont été financés par des emprunts... sur 40 ans ! Resteraient actuellement à la charge de la Ville deux emprunts non sécurisés, représentant 1/4 des emprunts en cours.

- Nous ne sommes donc plus au temps des remerciements appuyés à M. Cartelet le soir de l'élection de 2008. Mais ce réquisitoire est bien maladroit de la part d' E. Vuillemin qui omet de préciser qu'au sein de la majorité précédente siégeaient des élus qui sont ses partenaires actuels et ont approuvé les emprunts objet du ressentiment primédilique. A moins qu'il ne souhaitât les mettre en cause pour museler toute ambition future ?

REMISE EN CAUSE DU SYSTEME ACTUEL
- Intervenant sur cette question, Joë Triché a abordé le fond du problème qui met aujourd'hui les collectivités en danger. C'est le système financier qu'il faut revoir. Dexia a un rôle de conseiller et de prêteur. La banque a failli sur ce premier point. La différence est que "l'UMP approuve et défend ce système alors que mon parti veut le réformer à cause du diktat des marchés financiers" a déclaré l'élu communiste. En investissant, les collectivités territoriales soutiennent l'emploi et J. Triché souhaite qu'elles engagent une démarche commune par rapport à Dexia. Et d'aller plus loin : les états qui ont aidés financièrement Dexia - dont la France au cours de la crise de 2008 - sont à interpeller. L'intérêt des collectivités locales et, par ricochet, celui des contribuables en dépend.

- J. Triché a proposé que le conseil municipal adopte une délibération pour le premier ministre et le ministre du budget et des finances afin que l'Etat ne laisse pas les collectivités démunies face à une telle situation. Il a rappelé que le PCF proposait la création d'un pôle public bancaire et du crédit qui permettrait des prêts avantageux aux collectivités. "On y reviendra le 10 décembre" a laconiquement commenté E. Vuillemin, promettant - il a déjà tant promis ! - que la Ville ne travaillera plus avec Dexia et que plus aucun emprunt ne serait effectué d'ici 2014. Il reste que deux tiers des emprunts toxiques de Romilly ne sont pas sécurisés.

28/09/2011

LE JOINT FRANCAIS MAIZIERES
MAINTIEN DU SITE ET DES EMPLOIS : UN IMPERATIF

Régis Garnichat, délégué syndical CGT, secrétaire du CE, représentant au CEE SNC Le Joint Français.


En juillet dernier, les salariés occupaient jour et nuit le site du Joint Français à Maizières. Pour mieux comprendre et découvrir cette société, l'espace-citoyen a rencontré Régis Garnichat.

Régis, peux-tu nous expliquer ce que représente le Joint Français ?
- Sur Maizières, c'est trente salariés en CDI avec un volet d'intérimaires d'environ dix personnes.. Cest une dizaine de salariés extérieurs (maintenance, entretien, ménage et gardiennage). Nous produisons à 80% des produits pour l'automobile, solvants, étanchéité... et à 20% des produits pour le bâtiment, mastic, joints... Nous faisons partie de la branche chimie. Le Joint Français est affilié au SNC Le Joint Français (composé de cinq sites en France dont Bezons dans le Val d'Oise) qui est affilié au groupe Hutchinson, soit vingt sites avec 10 000 salariés, qui est affilié au groupe Total.


Qu'est-ce qui a déclenché votre mouvement en juillet ?
- C'est l'annonce du projet de transfert de notre activité sur Bezons dans le Val d'Oise avec des propositions de reclassements là-bas ou sur les autres sites. Les salariés ont immédiatement voulu exprimer leur désaccord et exiger le maintien du site et des emplois sur Maizières.

Quels arguments vous confortent dans cette lutte ?
- Les bénéfices nets de la SNC/LJF, c'est trente millions d'euros. Les bénéfices nets de Hutchinson représentent 320 millions d'euros en 2010 et 2011 s'annonce aussi profitable. Pour Total, c'est dix milliards en 2010. Le Joint Français à Maizières, c'est environ neuf millions de chiffre d'affaires. Pour ces géants, récupérer ces quelques millions de CA, c'est tout de même pas essentiel, par contre pour les salariés et leurs familles, leur travail ici, c'est vital.

Après le vote de la reprise du travail, quel est l'état d'esprit des salariés ?
- C'est vraiment le sentiment du pot de terre contre le pot de fer. Et malgré des témoignages de solidarité, ils se sentent pour l'instant assez seuls dans ce combat.

La reprise du travail s'est faite fin août, quelle est la situation actuellement ?
- Il y a du travail, le carnet de commandes est bien rempli, par contre tous les produits fabriqués sont vidés du site et stockés sur Troyes, on se demande pourquoi ? Dans le protocole de fin de conflit, nous avons obtenu qu'il n'y ait aucune sanction et des facilités pour la paie, mais sous un calme apparent, la direction manoeuvre. Même si elle vient d'être contrainte d'y renoncer, elle vait mis en place un point-conseil malgré l'absence d'un vote officiel de CCE. Des visites ont été organisées sur les différents sites. Onze salariés pourraient bénéficier de la préretraite Amiante. Pour une mesure légitime, elle espère ainsi faire passer la mort du site.

Alors, Maizières c'est fini ?
- Absolument pas, on ne se résigne pas. On ne peut pas accepter de mettre cinquante familles dans la tourmente, dégrader encore plus l'emploi, les activités dans un département déjà sinistré pour un "caprice" de milliardaires à savoir toujours plus de profits.

Quelles actions envisagez-vous ?
- Nous utilisons déjà tous les moyens du CE : expertise comptable afin de démontrer la viabilité du site, expertise du CHSCT sur les risques psycho-sociaux induits par ces déménagements. Au niveau syndical, nous voulons mettre en place une solidarité et une coordination sur tous les sites du groupe Hutchinson.

Et plus spécifiquement au niveau du site local ?
- Nous réfléchissons à des actions plus spectaculaires de sensibilisation dans les médias et dans la population. Nous voulons aussi interpeller les élus politiques. Dans le département, nous avons des maires, un député, un ministre de l'économie et des finances, François Baroin. A les entendre, leur souci majeur, c'est l'emploi, l'emploi, l'emploi. Alors qu'est-ce qu'ils attendent pour favoriser le maintien des emplois sur le site de Maizières ?

Un dernier mot à ajouter ?
- Simplement, l'emploi, c'est la vie pour les salariés, les familles, c'est la vie pour les communes. Il faut tous se mobiliser pour sauver de la mort le site de Maizières.
Interview réalisée par Ginette Triché

25/09/2011

ROMILLY POLLUE PAR LES EMPRUNTS TOXIQUES

De nombreuses collectivités locales et établissements publics français ont souscrit des "emprunts toxiques".

- Ce sont des emprunts pour partie à taux fixe et, pour une autre partie, à taux variable. Avec la crise du capitalisme, de nombreuses communes ont vu les taux d'intérêts de ces emprunts grimper en flèche et le surcoût creuse un peu plus l'endettement. La situation pourrait empirer. Jusqu'où ?

- Romilly n'est pas épargnée et les premiers emprunts concernés datent de 2006 : trois ont été effectés auprès de la banque Barclays, puis, en 2007, un autre auprès de la HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation). Le surcoût engendré avoisinnerait les 2 500 000 euros. Sous l'ère Vuillemin, un emprunt chez Dexia serait à l'origine d'un surcoût de 1 900 000 euros.

- Au total, le montant de ces emprunts s'élève à 22 224 000 euros avec un surcoût de 4 491 000 euros (le ratio surcoût/montant total est de 20,21%). Il n'est pas difficile d'imaginer qu'une compétence appropriée aurait permis d'éviter ce gaspillage et que 4 491 000 euros auraient été bien utiles par ailleurs pour satisfaire les besoins des Romillonnes et des Romillons.

17/09/2011

TABLEAU NOIR DE RENTREE

"Il est temps que cela change","nous avons besoin d'une autre politique"... ils sont nombreux les romillons que nous rencontrons au cours de cette rentrée et qui nous expriment leur exaspération.

- Alors que le maire, E. Vuillemin, avait promis la création de 150 emplois chaque année de son mandat, le chômage a au contraire progressé de plus de 50% en trois ans à Romilly, suivant la peu glorieuse courbe nationale... en pire ! Il engendre des difficultés toujours plus importantes pour les familles et de légitimes inquiétudes face à l'avenir.

- La mauvaise gestion de la droite locale a conduit à un endettement record et remet en cause les besoins des romillons. Le plan "sexennal" fièrement arboré en 2008 est oublié ; l'emprunt à tour de bras n'est plus possible et le centre culturel, la halle couverte, le zoo, les "32 à 50 emplois de la zone commerciale du reclassement de la friche Sorotex", la nouvelle école Mignonnette, etc. sont enterrés. Le projet de la nouvelle piscine prend l'eau de toutes parts.

- La politique municipale ne répond pas aux attentes des associations dont l'objectif est de tisser du lien social entre toutes les couches de la population au travers de toute une palette d'activités.

- Notre espace citoyen a organisé au mois de mai une rencontre avec les habitants sur l'avenir du cinéma Eden. Elle a débouché sur la création d'un collectif de défense. Déjà, plus de 1 650 personnes se sont engagées en sa faveur pour refuser un multiplexe à la réussite hypothétique dans la zone commerciale de la Belle-Idée. Celui-ci serait la condamnation à mort de notre cinéma communal, véritable patrimoine culturel local avec des incidences sociales et économiques. Des initiatives sont prévues cet automne, parallèlement à la poursuite de la campagne de signatures. Le multiplexe n'est rien d'autre qu'un "produit d'appel" pour les commerces situés à la sortie de la ville.

- Etre élu n'autorise pas à remettre en cause 25 années de travail qui répondent aux besoins culturels de romillons. Ce multiplexe n'était pas prévu à la base et cette tromperie ne doit pas favoriser la primauté d'intérêts financiers particuliers sur l'intérêt général. La population et les commerçants se mobilisent pour résister. Le bon sens doit l'emporter.

- Il n'y a pas de fatalité, notre ville a besoin d'un véritable changement, d'une alternative politique. Les valeurs de gauche restent ancrées dans la population et nombreux sont ceux qui souhaitent une autre politique audacieuse, combative et progressiste. Notre objectif, à leurs côtés, demeure une majorité pour impulser cette politique de gauche axée sur la lutte pour l'emploi, la justice sociale, une vraie solidarité autre que l'assistanat, l'éducation et l'associativité. C'est possible, ensemble nous y parviendrons.
Dany Bouteiller

01/09/2011

LA MISERE PROGRESSE ENCORE

Depuis près d'un an, notre espace citoyen, notamment par l'intermédiaire de notre blog, ne cesse d'alerter sur la situation préoccupante de la population de la communauté de communes.

- Le niveau de vie des ménages est inférieur à la moyenne départementale, elle-même inférieure à la moyenne nationjale. Les familles connaissent des difficultés financières et le dernier rapport de l'INSEE sur la pauvreté en France n'est guère rassurant pour l'avenir. En France, 8,2 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté : 13,5% de la popoluation en 2009 (5% de plus qu'en 2008). Cette situation est indigne d'une économie pourtant au 5ème rang mondial. Ces chiffres sont malheureusement en dessous de la réalité car ils remontent à 2009 et tous les indices montrent que la misère a encore gagné du terrain.

- D'autres facteurs sont à prendre en compte : un français sur deux n'est pas parti en vacances cet été, 39% des français ont renoncé à des soins qui leur étaient prescrits pour des raisons financières ; tous les français n'ont pas accès au sport, à la culture... Depuis 2002, la droite a multiplié les cadeaux aux plus riches et s'est archarnée sur les plus fragiles en organisant la chasse aux pauvres, souvent accusés de tous les maux. Travail non rémunéré pour les chômeurs, accusations de fraudes aux allocations de chômage, menaces sur le versement des allocations familiales, réduction des moyens du SAMU social... cette politique est dangereuse, d'autant plus que tous les effets de la crise ne sont pas encore subis.