07/03/2011

CINEMA EDEN : SAUVONS NOTRE PATRIMOINE ROMILLON !

- Devant l'émoi provoqué dans la population à l'annonce de l'ouverture d'un cinéma multiplex de six salles dans la zone commerciale de la Belle-Idée et les sérieuses menaces de fermeture du cinéma Eden, le maire E. Vuillemin tente de rassurer en déclarant que ce seront les romillons qui décideront, mais dans le même temps il va permettre la concurrence déloyale entre l'Eden et le multiplex. Il veut surtout faire taire la contestation. Ne tombons pas dans le piège, redoublons notre force de mobilisation !

- Le cinéma Eden doit vivre.
- Les moyens de son existence doivent être assurés.
- Les engagements pris par le promoteur du projet et les élus communautaires doivent être respectés.
- C'est une exigence essentielle, ils doivent l'entendre.


- L'espace-citoyen "Romilly, une ville pour tous" a diffusé un tract et proposé un questionnaire. Cette initiative a reçu un très bon accueil et déjà un nombre significatif de personnes est prêt à participer à une réunion et, au-delà, à créer un comité de soutien. Notre espace-citoyen les en remercie.

- Afin de laisser passer la période de campagne électorale, il organisera une réunion dès le mois d'avril ; une information sera communiquée.
Ginette Triché - Dany Bouteiller - Christian Barthélemy

26/02/2011

ASSOCIATIONS, ENSEIGNEMENT : QUELLE POLITIQUE ?

La première question du conseil municipal du 17 février a été l’occasion d’un vif échange entre le maire et l’opposition.

- Un bâtiment de 4 252 m2, aire de stockage des services techniques municipaux rue Milford-Haven, est mis en vente. La ville a besoin d’argent après trois années de gestion de la droite qui a conduit à un endettement record. Mais alors que les associations locales souffrent d’un manque de locaux, celui-ci aurait pu permettre d’améliorer la situation. Le maire rétorqua que ce bâtiment pouvait accueillir une nouvelle activité économique sans se montrer capable d’évoquer la moindre piste. Nouvel effet d’annonce ? Nouvelle promesse extravagante ? Toujours est-il que le manque de locaux des associations (notamment caritatives) reste en suspens.

- La participation de la commune aux dépenses de fonctionnement de l’école Sainte-Anne (525 euros par enfant romillon) allait permettre d’initier un mini-débat sur la situation de l’enseignement à Romilly. L’opposition s’est étonnée que le forfait soit passé de 350 euros en 2008 à 525 en 2011. Pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires, répondit Eric Vuillemin. Joë Triché a rappelé les suppressions de postes au lycée Diderot et au lycée Joliot-Curie et les initiatives du maire pour tenter de les éviter. L’intervention alambiquée de M.T. Lucas n’apporta rien au débat ; Eric Vuillemin vint à son secours pour affirmer que ces mesures étaient nécessaires pour équilibrer les budgets. Loin de ce qui se vit sur le terrain, il tenta maladroitement de justifier la casse de l’emploi au sein de l’Éducation Nationale… qui n’est pas sans rappeler ce qui se passe dans le personnel communal à Romilly. Pour un maire dont l’emploi est, paraît-il une priorité, plus de cohérence serait indispensable.

LES AUTRES QUESTIONS

- Vente d’une emprise foncière de la ville située rue des Tournesols (98 m2) à un propriétaire privé.

- Simplification de la situation foncière d’un passage commun en indivision reliant la rue Henri-Barbusse à la rue Gabriel-Wuillaume

- Projet de réhabilitation de l’ancienne décharge communale dite « Le Pré Flaubert ». Le site doit faire l’objet d’un traitement spécifique afin de limiter tout impact lié à un stockage de déchets sur le milieu naturel. Coût : 328 000 euros. Joë Triché a précisé que le conseil général apportera 66 000 euros de subvention.

- Aménagement du parking Pascal-Henrion rue Pasteur qui comptera 68 places. Coût estimé des travaux : 277 833 euros.

- Afin de moderniser les installations d’éclairage public, une consultation auprès de bureaux d’études techniques a été lancée. Le coût du diagnostic s’élèverait à 31 427 euros.

- Gratuitement, la ville mettra à disposition de l’AFMR et du RS 10 un minibus dans les limites de 3 600 kilomètres par an. Ce nouveau rétropédalage semble bien insuffisant comme l’a souligné Rolande Barthélémy alors que le RS 10 compte plus de 20 sections (certaines évoluant au niveau national) et 2 100 adhérents. Les associations restent décidément délaissées par la municipalité.

- La ville de Romilly a passé en février 2007 un Contrat Urbain de Cohésion Sociale, renouvelé pour 2010. Celui-ci sera prolongé dans des dispositions qui restent à débattre lors d’une réunion État/Ville

- Vote de la mise en route des radars au carrefour des rues Diderot et Jean-Jaurès.

- L’état de vétusté de certains vitraux de l’église Saint-Martin présente un danger pour les fidèles et les riverains. L’association des vitraux pour Romilly développe un projet de conception et de réalisation pour en faire don à la commune. Il est porté essentiellement par des fonds privés, la ville devrait le soutenir à hauteur de 20%, ne subventionnant que les éléments confortatifs.

- Réhabilitation du lavoir du quai Raspail pour un coût de 10 000 euros.

- Convention de soutien à la politique de la réserve militaire : elle précise les modalités dans lesquelles des membres du personnel communal qui seraient liés au Ministère de la Défense.

Dany Bouteiller

19/02/2011

CONSEIL MUNICIPAL DU 17 FEVRIER

Etudes surveillées : le maire recule mais la vigilance demeure.

- Une opposition qui se bat sans relâche, une pétition qui recueille 1500 signatures, un conseil municipal investit par 150 manifestants… la décision injuste de l’équipe Vuillemin de rendre payantes les études surveillées dans les écoles primaires de Romilly s’est heurtée à une forte résistance au cours de l’automne 2010.

- La lutte n'a pas été vaine puisque le maire a annoncé au conseil municipal l'abandon de cette mesure. Toutefois, la vigilance reste à l'ordre du jour puisqu'il n’a apporté aucune précision claire sur ses intentions. Certes, à partir de mars, une expérimentation d’accompagnement personnalisé sous forme de tutorat sera mise en place dans les écoles. Et ce sera gratuit ! Mais, qui définira les besoins ? Qui aidera les élèves ? Où ? De quelle façon ? Patientons donc deux semaines puisque « nous en saurons plus » après les vacances d’hiver !

- Le conseil municipal fut l’occasion pour Eric Vuillemin d’attaques personnelles contre Joë Triché et l'« l’équipe précédente ». En guise d’éternels effets d’annonces, le 9 avril serait l’occasion de dévoiler des bonnes nouvelles économiques qu’il garde pourtant secrètes comme à son habitude ! Ce qui évite de voir les montagnes accoucher de toutes petites souris.

- Les entreprises arrivent, les emplois suivent… De belles promesses qui ne sont pas sans rappeler celles du candidat Vuillemin lors de la campagne des municipales… avec les résultats désastreux que nous connaissons. A un mois des cantonales, rien ne semble superflu pour booster Mme Commenil, candidate de la droite, qui aura la lourde tâche de représenter une équipe et une politique au bilan désastreux, dans notre ville après trois années d’exercice municipal, de casse et de régressions sociales au niveau du département et national.

Dany Bouteiller

13/02/2011

BEN ALI, MOUBARAK "DEGAGES" ! AUX SUIVANTS !

Dix-huit jours ont changé le cours de l'histoire moderne de l'Egypte.

- Le départ de Moubarak est une grande victoire du peuple égyptien. Cette victoire doit pourtant être consolidée et certains leaders du mouvement de contestation envisagent déjà de nouvelles manifestations si leurs revendications en faveur de changements démocratiques n'étaient pas exaucées par l'armée. "Si l'armée ne remplit pas nos exigences, notre soulèvement et ses manifestations concrètes repartiront de plus belle", a prévenu Safouat Hegazi, l'un des chefs de file de la contestation.

- La débandade du tunisien Ben Ali avait suscité une immense joie et un immense espoir pour toutes celles et ceux qui rêvent d’un monde démocratique où les richesses seraient partagées, et débarrassé des pouvoirs autoritaires, corrompus et violents. Ainsi, c’est possible ! La valse à deux temps de la Maison Blanche, alternant admonestations envers Moubarak et larmes de crocodile versées sur ses victimes, cache mal l’embarras du gouvernement américain. C’est l’avenir de tout son dispositif de domination économique et financière au Moyen-Orient qui se joue aujourd’hui. Alors que les manifestations rassemblaient des millions de personnes, le gouvernement égyptien jouait la carte du pourrissement et agitait l’épouvantail de l’intégrisme islamique, comptant sur la lassitude, la peur et l’intimidation pour sauver sa peau. La détermination populaire a porté ses fruits et le vent de l’histoire vient de tourner vers l’Algérie de Bouteflika. Des solutions démocratiques urgentes sont exigées par les peuples – au Moyen-Orient, en Europe et dans le monde entier -, en réponse à la crise économique, sociale et écologique qui lamine les conditions de travail et de vie des couches populaires.

- Les peuples ne supportent plus les mesures de rigueur qui leur sont imposées par le FMI de Strauss-Kahn, la banque centrale européenne, le G8 ou autres structures économiques et financières internationales dont la seule et unique raison d’être est de servir de rouages au système capitaliste, en saignant à blanc des milliards d’être humains dans le monde. Les peuples ne supportent plus l’autoritarisme, les magouilles, la corruption aux plus hauts niveaux. Après les vacances chez Ben Ali d’Alliot-Marie, qui a la reconnaissance du ventre puisqu’elle proposait, le 12 janvier, le savoir-faire français à la police tunisienne pour "régler les situations sécuritaires", c’est Fillon qui vient d’admettre avoir utilisé un avion affrété par le gouvernement égyptien pendant ses vacances de Noël. Et cette racaille de Ben Ali qui se serait enfui avec une tonne et demi d'or !

- Dans quelques semaines auront lieu les élections cantonales. En France aussi, les familles souffrent durement de la politique de la droite, autoritaire, agressive, qui casse les acquis sociaux, remet en cause nos droits, et ce à tous les niveaux. Le 20 mars, déplaçons-nous aux urnes en masse pour dire à la droite : ça suffit ! En France aussi, les choses peuvent changer : c'est possible.
Rémi

11/02/2011

AUSTERITE A TOUS LES ETAGES !

Les communes, les départements et les régions ont construit dans la rigueur leurs budgets 2011.

- Les dépenses sont en très forte hausse alors que les recettes se sont effondrées. Les collectivités sont soumises à un contexte inédit de désengagement de l’Etat. Les orientations politiques de l’UMP sont en cause.

LA CRISE DU CAPITALISME :
- La crise économique et financière à un impact sur les budgets. Les hausses du chômage et de la précarité ont pour conséquence de plus solliciter les allocations de solidarité, dont le RSA. 60 conseils généraux attaquent l’Etat en justice afin qu’il compense intégralement les allocations universelles de solidarité, comme la loi de décentralisation le prévoit. Les collectivités locales sont confrontées aussi aux répercussions des suppressions de services publics étatiques dans le cadre de la Réforme Générale des Politiques Publiques initiée par l’UMP dès 2007 et visant à «améliorer la compétitivité et l’attractivité des territoires». Le gouvernement se recentre sur la dimension financière alors qu’il y a nécessité de répondre aux attentes des citoyens pour accéder aux services publics de proximité.

LA REFORME FISCALE :
- Préparée en août 2009, la réforme de la taxe professionnelle fut appliquée dès le 1er janvier 2010. La «clause de revoyure» prévue par le gouvernement ne s’est jamais concrétisée. Le système fonctionnera avec des compensations de l’Etat jusqu’en 2012 mais qu‘en sera-t-il après ? Dans le même temps, le bouleversement des transferts d’impôts locaux entre niveaux de collectivités aboutit à les priver de tout levier fiscal direct. Les régions dépendront, pour 90% de leurs recettes, de dotations budgétaires ou parafiscales de l’Etat. Pour la première fois dans l’histoire de la décentralisation, elles ne voteront plus l’impôt.
- La part sur laquelle les conseils généraux peuvent voter un taux d’imposition passe de 36 à 17% du budget. Pour financer des services et équipements locaux, il ne reste plus aux communes que la taxe foncière et la taxe d’habitation. La perte d’une grande part de l’autonomie fiscale est palpable pour les trois collectivités territoriales. Cette nouvelle architecture fiscale entraîne une perte de moyens financiers.

LE GEL DES DOTATIONS DE L’ETAT :
- La loi de finances 2011 prévoit aussi le gel des dotations de l’Etat aux collectivités pour trois ans. Ces dotations permettent de financer leurs actions et sont réparties en fonction de la population, de la richesse du territoire et des contraintes locales. 20% des conseils généraux vont faire appel à un fonds spécial ajouté in extremis dans la loi de finances. En la créant, l’Etat lui-même reconnait la situation dans laquelle il a contraint les départements à se retrouver !
Dany Bouteiller

04/02/2011

UN SPORT POPULAIRE PORTEUR DE VALEURS

Depuis bientôt trois ans, l'équipe Vuillemin n'a cessé d'être en conflit avec les associations en général et les clubs sportifs en particulier.

- A l'évidence, cette activité importante n'est pas une priorité pour la municipalité UMP. C'est une grave erreur. S'y ajoute un politique du "coup par coup" au moins maladroite, pour ne pas dire incompréhensible. Alors que les inégalités ne cessent de croître dans notre ville, une politique globale et volontariste d'aide et d'incitation à la pratique des activités physiques et sportives, qui contribuent à l'épanouissement de la population, devrait être mise en oeuvre. D'autant que leurs vertus, notamment en matière de santé publique, ne sont plus à démontrer.

- La commune devrait, au contraire, travailler au renforcement de son action en direction des milieux populaires. En coordination avec les clubs locaux, et en s'appuyant sur la volonté d'accès à la plénitude et à la formation physique, il s'agirait de redoubler d'attention à l'égard de celles et ceux qui sont aujourd'hui privés de pratiques sportives pour des raisons économiques ou sociales. Cela permettrait d'agir pour une société plus juste et solidaire où l'égalité à l'accès et la fraternité pourraient trouver sens et contenu et créer des liens solides et durables.

- Cette politique est d'autant plus impérative que le sport associatif et les bénévoles qui l'encadrent et le pratiquent sont touchés par les effets de la crise. Et l'on sait aussi que la pauvreté, les inégalités sociales ou les exclusions de tous ordres ont des répercussions négatives sur le vie associative et particulièrement sur les pratiques des milieux populaires.

QUELQUES AXES DE TRAVAIL :
- Avec les partenaires, l'action doit être inscrite dans la durée. Un travail ciblé en direction des publics des milieux populaires devrait être réalisé : identification des besoins et des attentes en matière d'activités sportives et de formes de pratiques.

- La commune devrait encourager des coopérations entre les associations locales de solidarité et les clubs sportifs, identifier les "pratiques spontanées" et repérer les partenaires relais.

- Des actions de formation pourraient être mises en oeuvre avec les éducateurs sportifs communaux en vue de développer des projets et des partenariats territoriaux, ainsi qu'avec les bénévoles pour les rendre aptes à animer des activités innovantes et adaptées aux millieux populaires. Tout ceci contribuerait à promouvoir un sport populaire porteur de valeurs.
Dany Bouteiller

30/01/2011

RAPPORT REISS : DANGEREUX POUR LES ECOLES DE ROMILLY

A l'automne 2010, le député UMP Frédéric Reiss a rendu son rapport sur la "gouvernance de l'école".

- Sa teneur est cadrée par le première recommandation : instaurer une inégalité de dotation par des financements supplémentaires privilégiant l'esprit d'entreprendre et les bonnes initiatives. Le spectre du MEDEF hante ce rapport dans lequel le député Reiss préconise d'en finir avec l'égalité de traitement des élèves sur le territoire national. L'école de l'égalité des chances est menacée, dans le même temps où le statut de fonctionnaire d'état des enseignants est sujet à des remises en cause.
  • Ce rapport préconise d'en finir avec le principe d'égalité de traitement en instaurant un financement aux résultats de chaque école,
  • de regrouper les écoles par convention avec l'Académie et les intercommunalités afin de supprimer des postes,
  • de désengager l'état vers les collectivités territoriales en "faisant mieux entrer la commune dans l'école",
  • de remettre en cause les règles statutaires de la fonction publique dans l'objectif d'un "assouplissement de la question des personnels",
  • d'avancer à marche forcée vers des établissements publics primaires regroupant au moins 14 classes ; les modalités d'organisation seront réduites à un cadre minimum que chaque collectivité définirait à sa guise.
- Le brave soldat Vuillemin et son équipe voulaient déjà décliner ces mesures à Romilly en souhaitant détruire l'école Eugénie-Cotton et regrouper ses élèves avec ceux de l'école Romain-Rolland. Les parents d'élèves ont désapprouvé en manifestant à l'occasion d'un conseil municipal. L'application du rapport Reiss soulève la question des moyens financiers des communes et nous avons un maire funambule sur la corde raide du budget municipal. L'endettement a progressé de 20% en deux ans de gestion municipale UMP et la ville ne peut plus emprunter.

- 8 967 postes du premier dégré sont supprimés dans le budget 2011 alors que le ministère prévoit 3 900 élèves supplémentaires : il y aura donc une augmentation importante des effectifs par classe. Cette politique où la rentabilité, si chère à la droite, est le fil rouge que l'on retrouve derrière les préconisations du rapport Reiss est une politique néfaste. A Romilly, comme ailleurs, il s'agit au contraire de moderniser, de donner plus de moyens permettant d'assurer un meilleur niveau d'enseignement adapté aux défis de notre société moderne et, en même temps, de garantir l'égalité des chances pour tous.

- Les enseignants doivent donc pouvoir assumer leurs missions dans les meilleures conditions possibles, tant au niveau des contenus éducatifs et de formation professionnelle que dans le suivi personnalisé et l'évaluation des élèves. Il est impératif de défendre la logique de service public et urgent de porter l'exigence d'une réforme alternative de notre système d'enseignement.
Le rapport Reiss : clic

27/01/2011

UNE ANNEE DE CONTESTATION ET DE RESISTANCE

Les voeux du maire furent l'occasion pour la droite de resserrer les rangs derrière la majorité municipale UMP.

- De tout le département, ils étaient là... presque tous pour écouter et faire la claque à un discours "remake" de ce qui avait déjà été dit en janvier 2010. Les emplois promis il y a un an sont de nouveau promis pour... En attendant, le chômage à Romilly n'a jamais été aussi important : près de 1 500 chômeurs toutes catégories confondues ! Le bassin d'emploi de Romilly est celui qui enregistre la plus forte hausse avec un taux de chômage de 10,5% contre 9,8% pour le département. Loin de nous de nous réjouir de cette situation car nous savons trop bien ce que représente la perte de son emploi.

- Mais le maire et sa majorité, à cent lieues des réalités et des préoccupations de la population, sont heureux, radieux même. Pourtant, le budget 2011 de la ville se caractérise par des services plus chers pour les ménages. Pour les seules études surveillées, 60 000 € vont être pris dans le porte-monnaie des parents d'élèves alors que, dans le même temps, 90 000 € seront dépensés dans la vidéo-surveillance. Le budget 2011 verra aussi un recul de moitié de l'investissement par rapport à 2010. Les 100 millions d'€ d'investissements promis d'ici 2014, avec le plan tant vanté par le maire et sa majorité, ne sont pas prêts de se concrétiser ; il faudra attendre au moins 2025 ! Consciente de cette situation qui suscite de sérieux doutes parmi la population sur la capacité de la majorité municipale à enrayer le déclin de Romilly, la droite a donc décidé de faire bloc.

- Il est vrai aussi que, depuis septembre dernier, cette majorité a été sérieusement secouée par l'opposition. En septembre, la réunion du conseil municipal n'a pas pu aller au terme de son ordre du jour du fait que le quorum n'était plus réuni suite au départ des élus de gauche provoqué par le paiement des études surveillées. Et puis, lors des importantes manifestations de l'automne, le maire et son équipe ont été - à juste titre - associés à la politique de Sarkozy. Et comment oublier le conseil municipal d'octobre où 150 manifestants envahirent la mairie pour protester contre la remise en cause des services à la population ? Et puis, il y eut aussi cette forte mobilisation des sportifs contre les attaques de la municipalité.

- Ainsi, 2010 aura été une année de contestation et de résistance de la part de la population. La droite en a pris conscience, d'où sa présence renforcée aux voeux du maire.
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh, conseillers municipaux

26/01/2011

LES AUTRES QUESTIONS AU CONSEIL MUNICIPAL DU 15 JANVIER

- Augmentation de la redevance communale d'assainissement, du taux de la redevance communale d'eau potable : l'opposition a voté contre.
- Création d'une rampe pour les handicapés et d'un escalier d'accès à la salle de jeux de la maternelle Romain-Rolland.
- Participation financière des communes extérieures aux frais de fonctionnement des écoles maternelles et élementaires à partir de l'année 2010-2011. 130 € par élève d'école élementaire (contre 500 € décidé par ce même conseil municipal en juillet 2010) et 300 € en maternelle (contre 800 € précédemment).
Joë Triché s'est étonné de cette soudaine générosité. La réciprocité n'étant pas en usage, notamment lors du "montage" du dossier de la future piscine. Plus de 1 000 € par enfant restent ainsi à la charge de la commune. Rappelons que les communes sont responsables de la scolarité de leurs enfants ; quel marchandage peut expliquer un tel rabais ? Selon E. Vuillemin, cette révision des tarifs évite la saisine de la commission départementale de l'Education Nationale : 47 élèves sont concernés. L'opposition a voté contre.
- Participation aux frais de fonctionnement pour un enfant scolarisé à Gélannes : 130 euros.
- Extension du cimetière du Champ-Chardon, création de parking.
- Création de concessions au cimetière du Champ-Chardon & augmentation des tarifs des concessions funéraires.
- Réfection de voirie rues Carnot, Gornet-Boivin : enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques, refonte de l'éclairage public.
- Démolition du lavoir route de Conflans (15 000 euros).
C'est malheureusement une partie du patrimoine local qui disparait, alors que le lavoir près du collège Langevin a été rénové, ce dont nous nous félicitons. Cette décision est très regrettable puisque l'endroit est chargé d'histoire et devrait, au contraire, être mis en valeur. Pour le maire, une remise en état aurait été moins onéreuse si elle avait été faite plus tôt. Suivez mon regard...
- Démolition de la piscine Jean-Moulin (300 000 euros).
- Mise en vente d'une propriété communale à l'angle de la rue et du passage Julian-Grimau (65 000 euros).
- Attribution des subventions ordinaires de fonctionnement aux associations pour 2011.
- Remise gracieuse de pénalités de retard de paiement.
- Annulation de la délibération du 12/12/2009 portant sur la tarification du matériel et des cars mis à la disposition des associations. La scène tractable fera l'objet de prêts dans le cadre d'un partenariat. La gratuité des cars ne sera accordée qu'à l'AFMR et aux sections du RS10 (dans la limite de 3 600 kms/an), ainsi qu'à l'association des retraités communaux, une fois par an.
- Subvention exceptionnelle à l'AFMR (1 500 €) et à SOS-Chiens (2 500 €).
- Réhabilitation du jardin du Dr Gougis. La pétition des habitants du quartier a donc porté ses fruits.

INFORMATIONS :
- Guy Allard a donné lecture du rapport d'activité 2009 de la communauté de communes.
- Le maire peut désormais proposer une transaction à un contrevenant en réparation du préjudice subi. C'est une alternative aux poursuites pénales. Une réflexion va avoir lieu sur la mise en oeuvre et les conditions de ce nouveau pouvoir. La transaction devra être homologuée par le procureur de la République et pourra consister en heures de travail non rémunérées au profit de la commune. Hasard ? Ce dispositif est mis à l'étude simultanément avec l'annonce du non-renouvellement de contrats et du non-remplacement des départs à la retraite au sein du personnel communal.
Dany Bouteiller

20/01/2011

QUARTIER PAUL BELMONDO : LE "NON" DES ANCIENS COMBATTANTS ET RESISTANTS

Les présidents de l'ANACR et de la FNDIRP s'élevent contre l'appellation, décidée par le maire, d'un quartier "Paul-Belmondo" à Romilly.

- Lors du conseil municipal du 15 janvier, Joë Triché a évoqué un courrier que les associations d'anciens combattants et résistants - ANACR et FNDIRP - ont adressé à E. Vuillemin, copie ayant été remise à tous les élus du conseil municipal. Les présidents de ces associations de mémoire, Jean Girost (médaillé de la Résistance) et James Romanens (interné résistant et détenteur de la carte du combattant volontaire de la Résistance) demandent l'annulation de la délibération de juillet 2010 qui donne à un quartier de Romilly le nom de Paul-Belmondo.

- Ils s'appuient sur la déclaration de Paul Belmondo, lui-même, en 1972 qui reconnaissait "avoir servi la propagande nazie". Paul Belmondo fut, de 1941 à 1945, vice-président de la section "arts" du groupe Collaboration. D'autres preuves irréfutables existent et une telle dénomination serait un injure à la mémoire des déportés et fusillés romillons ; à celle des Jean Moulin, Guy Môcquet, dont les rues les plus proches de ce quartier portent les noms ; à celle de Maurice Camuset dont l'hôpital porte le nom.

- L'ANACR, lors de son conseil national en 2010, avait déjà adopté une motion selon laquelle elle poursuivra sa campagne pour que "l'on retire des murs de nos villes les noms des collaborateurs qui les souillent encore et qu'aucun autre n'y soit ajouté, comme certains [le maire de Romilly par exemple, ndlr] envisagent de le faire, et qu'on l'on honore un plus grand nombre de résistants injustements oubliés." Cette demande des associations auboise a obtenu le soutien de personnalités nationales et départementales, telles que Robert Badinter, Raymond Aubrac, le grand rabbin Alain Goldmann, Georges Séguy, Serge Auffredou (président de l'union départementale des anciens combattants).

- A la question de Joë Triché, le maire a donné et réponse évasive et lacunaire qui ne rassure en rien les défenseurs du devoir de mémoire qui combattent toujours et inlassablement une idéologie barbare, ce qui en fut la cause, et tout ce qui pourraît être de nature à la faire ressurgir.

18/01/2011

CHOMAGE : + 50% SOUS L'ERE VUILLEMIN !

Parmi les promesses électorales d' E. Vuillemin, la création de 150 emplois par an à Romilly.

- Il les avait "sous le coude". Aujourd'hui, les chiffres parlent d'eux-mêmes et Joë Triché, lors du conseil municipal du 15 janvier, a dénoncé le "fiasco" de la droite municipale sur cette question. Depuis que l'UMP et ses alliés dirigent notre ville, le chômage a progressé de 50%. Le conseiller général communiste a précisé qu'il ne se réjouissait néanmoins pas de cette situation "sachant bien ce que représente la perte d'un emploi au sein d'une famille". Et la municipalité UMP ne montre pas l'exemple dans ce domaine avec sa décision de ne pas remplacer les départs à la retraite au sein des services communaux et de ne pas renouveler les contrats des agents non-titulaires. Cela se traduira par une dégradation du service public municipal et fermera des opportunités d'emploi à ceux qui en recherchent.

- D'ailleurs, le maire se trouva dans l'incapacité de répondre à la conseillère municipale communiste, Rolande Barthélemy, qui lui demandait de préciser le nombre de contrats qui ne seront pas renouvelés. Incapacité ou dissimulation ? La transparence n'est pas encore à l'ordre du jour du côté de l'équipe municipale. Mais il y aura bien 500 000 euros de charges salariales en moins dans le budget 2011. Claude Maitrot a avancé le chiffre de 1 438 demandeurs d'emploi fin octobre, avec une hausse attendue pour les deux derniers mois de l'année, soulignant que les catégories 1,2 et 3 étaient les plus touchées.

- Face à ces chiffres catastrophiques, le maire n'a répondu qu'en évoquant "les bâtiments qui sortent de terre avec des emplois en conséquence". Surprenante méthode pour mesurer le chômage ! Si nous nous félicitons de toutes créations d'emploi, force est de constater qu'elles ne pèsent que trop peu pour inverser la tendance dans notre ville qui enregistre 500 chômeurs de plus par rapport à 2008. Et ce n'est pas "surfer sur le misérabilisme", comme le prétend le maire, que de s'inquiéter des victimes.

- M. Bonnefoi, malgré un lapsus mal-à-propos - "nous travaillons pour que l'emploi diminue à Romilly" - s'est montré plus pondéré, reconnaissant un accroissement lié aux licenciements chez Olympia mais aussi dans d'autres entreprises, et arguant d'un tissage "de réseaux au quotidien qui n'ont jamais été aussi forts". Attendons donc et voyons ! Un bémol toutefois, puisque selon lui, 40% des demandeurs d'emploi auront des difficultés à retrouver une activité salariée !

- Christophe Latrasse a dénoncé le cas d'Ahmed Jorfe, licencié par la ville après vingt ans de services, et le "caractère socialement et humainement insoutenable" de cette décision. Le maire n'a répondu que par une "non-reconduction du contrat, dans les clous juridiquement". Le secours d'Annie Rousseau-Herszkowicz ne fut pas de trop ; et de répondre qu'il s'agissait d'un cas particulier : "la personne en question n'a pas saisi l'occasion, c'est de sa responsabilité propre [...] vingt ans à la ville et il n'est pas français, c'est la loi qui est comme cela". Joë Triché a estimé qu'une autre évolution était sans doute possible. Quoiqu'il en soit, le poste d'Ahmed Jorfe est supprimé. N'était-ce pas là l'objectif final de la municipalité ?
Dany Bouteiller

16/01/2011

MA PETITE VILLE CONNAIT LA CRISE

Le vote du budget 2011 était la question centrale du conseil municipal du 15 janvier.

- Une gestion caractérisée par "un virage à 180° au regard des engagements électoraux" selon Joë Triché (lire son intervention). Après deux d'années d'euphorie où, rassurait le maire, la crise n'aurait pas de prise sur Romilly et ses habitants, le budget 2011 et la sévère politique d'austérité qui va être imposée à la population dément ses propos lénifiants, pour ne pas dire aventureux. Elle n'épargnera personne.

- La baisse des impôts promise en 2008 est renvoyée à la semaine des quatre jeudis. Enterrement de première classe pour le plan "sexennal" de 100 millions d'euros d'investissements. Les drapeaux sont en berne, seul pavoise celui de l'endettement de la ville qui a augmenté de 20% avec la gestion "rigoureuse" de la majorité de droite depuis 2008. Financièrement, Romilly est sur la corde raide et les marges de manoeuvre sont nulles. A un point tel que, pour équilibrer le budget, sont annoncées des cessions immobilières aujourd'hui très incertaines (1,8 millions d'euros). De la gymnastique comptable !

- Tout ceci aura évidemment des répercussions sur l'emploi car ces mesures d'austérité, s'ajoutant à celles déjà prises par les autres collectivités territoriales, vont toucher l'artisanat, les PME et le secteur des travaux publics. Les charges financières ont augmenté de 35% en deux ans. Mais le maire de renvoyer la patate chaude à son prédécesseur : ce serait la faute aux emprunts d'avant 2008 ! Les absents ont toujours tort, sauf que dans l'équipe municipale précédente siégeaient déjà mesdames Commenil et Lucas, messieurs Prieur et Hosdez... dont les oreilles ont du quelque peu siffler.

- Malgré les cachotteries du maire, nous connaissons aujourd'hui les chiffres réels de l'emploi à Romilly : 950 chômeurs au moment de son élection, 1 450 aujourd'hui. Bilan globalement négatif en dépit de promesses électorales mirobolantes... et "certaines". La politique du gouvernement, avec ce beau cadeau au patronat qu'a été la suppression de la taxe professionnelle, le gel pour trois années des dotations de l'Etat, &c. ne va évidemment pas arranger la situation, sinon celle des plus riches.

- Le budget communal 2011 se caractérise donc par une hausse des tarifs des services municipaux resserrant davantage encore le budget des familles déjà ponctionné de toutes parts. Mais il y aura de l'argent pour payer la vidéo-surveillance : 93 000 euros ! Avec le paiement des études surveillées, les parents d'élèves en seront pour 60 000 euros de leur poche. Sans compter l'augmentation jusqu'à 63% des tarifs des cantines scolaires, celle de 66% de la redevance de l'eau, celle de 24,5% de la part de la ville sur la taxe d'assainissement et celle plus importante, attendue à court terme, de la part de cette taxe transférée au SIVU de Romilly et Pars-les-Romilly.

- Alors que dans notre ville, le mal-vivre, la précarité, voire la misère, se développent, toutes ces mesures vont enfoncer davantage sous l'eau la tête des ménages qui connaissent la détresse économique et sociale. Elles sont basées sur une méconnaissance - volontaire ? - de la vie quotidienne d'un grand nombre d'habitants de notre cité. C'est la déclinaison locale de la politique de la droite qui pressure la population qui n'y est pour rien afin de faire fonctionner, coûte que coûte, un système capitaliste en crise encore plus grave que celle de 1929. D'autres choix sont possibles, y compris à Romilly.
Dany Bouteiller

13/01/2011

AGIR POUR LE DROIT AU LOGEMENT

La politique du logement est devenue une machine à creuser les inégalités.

- Malgré un renouvellement relativement important (18% de la population vit sur le territoire depuis moins de cinq ans), la population diminue depuis plus de 20 ans dans la communauté de communes de Romilly et le vieillissement s'accentue. Le niveau de vie des ménages y est inférieur à la moyenne départementale, elle-même au-dessous de la moyenne nationale. La part des ménages non-imposable est supérieure à celle du département (50% des propriétaires et 63% des locataires). Le parc de logements est occupé à 59% par des propriétaires, mais la moitié des habitations date d'avant 1948. Le parc locatif privé représente 14% des résidences principales ; 76% des logements ont été construits avant 1948 et, dans les deux cas, le taux d'inconfort est élevé. Même constat pour les logements vacants, souvent anciens et vétustes. Les besoins d'adaptations sont importants, en particulier pour les personnes à mobilité réduite.

DES ORIENTATIONS INDISPENSABLES
- Il faut sortir de l'insalubrité et résorber les situations de mal-logement, mais aussi lutter pour le droit à l'énergie et à l'eau qui sont, au même titre qu'un logement digne et adapté, des besoins vitaux. Des réponses concrètes doivent être apportées à l'enjeu de mise à disposition d'une offre locative de référence en matière de qualité (urbanisme, environnement, confort...). D'autre part, il est nécessaire de renforcer les outils d'information et de suivi de la politique de l'habitat.

UNE POLITIQUE MUNICIPALE ADEQUATE
- Face au privé, un service public municipal du logement et de l'habitat pourrait permettre de maîtriser la demande à partir d'une plus juste appréciation des besoins et de la situation des demandeurs. Il permettrait aussi de lutter contre la spéculation immobilière et l'envol des prix des loyers. Une telle politique serait conduite à partir d'un programme local pluriannuel.

- Il est aussi nécessaire de soutenir l'accession à la propriété qui favoriserait l'installation d'une population plus jeune avec une politique d'équipements et de réalisations de lotissements. Le coût des terrains pèse lourd dans les budgets - 55 €/m2 actuellement dans notre ville - ; c'est un frein réel. C'est le résultat de la spéculation financière constatée ces dernières années suite aux cessions par la ville de terrains à des promoteurs privés. La maîtrise publique du foncier et la réalisation de lotissements communaux aurait comme corollaire naturel une baisse sensible des prix.
Dany Bouteiller

06/01/2011

STOPPER L'INJUSTICE : UNE EXIGENCE

Lors du dernier conseil municipal, j'ai fait remarquer au maire qu'il avait un "problème avec la classe ouvrière".

- Au regard du budget communal primitif pour 2011, je dois rectifier : c'est le monde du travail qui a qui a un problème avec le maire UMP. La casse de l'emploi au sein des services municipaux est d'une grande ampleur : les départs à la retraite ne seront pas remplacés, les contrats des personnels non titulaires ne seront pas renouvelés à leur terme. En matière d'emploi, le moins que l'on puisse dire, c'est que E. Vuillemin, qui prétendait, au moment des élections, avoir des centaines d'emplois "in the pocket" et dont nous n'avons pas vu la couleur, ne montre pas l'exemple. A l'image de son mentor, N. Sarkozy, il fait subir des injustices (augmentation des tarifs des cantines scolaires, paiement des études surveillées, &c.) où ce sont les plus défavorisés qui sont les premières victimes.

- Par ailleurs, on ne peut que s'inquiéter de la "réforme" de la taxe professionnelle : elle ne sera pas sans répercussions négatives sur la population. Le cadeau de 4 milliards d'euros fait aux entreprises pèse d'autant sur le budget des collectivités. L'UMP Gilles Carrez, rapporteur général du budget, indique que le coût de la suppression de cet impôt payé par les entreprises devrait plus que doubler pour atteindre les 9 milliards d'euros. Le MEDEF sort grand gagnant des décisions fiscales du gouvernement. Ce "cadeau" est d'un montant comparable et s'ajoute à celui des baisses cumulées d'impôt sur les sociétés adoptées entre 2000 et 2009.

- Comme le MEDEF l'a rappelé : pas question de toucher aux niches fiscales et sociales de ses adhérents, ainsi que la Cour des Comptes y invitait le gouvernement. Autrement dit : pour les économies, prière de puiser dans les porte-monnaie des ménages ! A l'issue de l'examen de la loi de finance, le bilan des entreprises est simple : aux 4 milliards d'euros de la réforme de la taxe professionnelle, s'ajoutent 5 autre milliards de bonus desquels, il est vrai, il convient de déduire "l'effort" patronal, de 150 petits millions d'euros, produit au titre de la nouvelle contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), sensée remplacer la taxe professionnelle.

- Les salariés qui représentent la majorité de nos concitoyens paient donc lourdement les effets d'une crise dont ils nullement responsables. Et cette situation est aggravée au niveau des collectivités locales, comme à Romilly, par des réductions de personnel et des services à la population plus chers ou supprimés. Dans notre ville, comme dans l'ensemble de notre pays, l'injustice grandit.
Christophe Latrasse, conseiller municipal