23/01/2012

FRONT DE GAUCHE : ASSEMBLEE CITOYENNE A ROMILLY


Initié par le Front de Gauche, l’acte fondateur des assemblées citoyennes du secteur Romilly-Nogent-Méry-sur-Seine a été officialisé par une conférence de presse jeudi
19 janvier.


- Sous la houlette du syndicaliste Cyril Elbaz et du conseiller général Joë Triché, les animateurs ont affirmé l’urgence d’en finir avec la droite au pouvoir et de voir gagner une gauche qui réponde aux attentes sociales, ose rompre avec les logiques capitalistes et remettre en cause une Europe sous tutelle des spéculateurs.

L’URGENCE EST DE REPLACER L’HUMAIN AU CŒUR DES PRIORITES
- Dans cet optique, les assemblées citoyennes sont des lieux de débat et de prises d’initiatives qui ne sont limitées ni dans le temps, ni dans le lieu, ni même à une appartenance politique. Elles sont un espace ouvert de rencontres et de discussions où chacun doit trouver sa place, faire part de ses attentes, de ses envies, de ses analyses sur la situation politique. La finalité des assemblées citoyennes n’est pas uniquement de dresser un constat, des actions pourront être décidées en soutien aux luttes et résistances locales soulevées et débattues par les participants. Les élections de 2012 sont une chance pour imposer démocratiquement un changement profond de politique. Une majorité peut rassembler et affronter efficacement la crise.

- Mercredi 25 janvier à 18 h 30 à l’espace Ambroise-Croizat de Romilly, le débat sera axé sur l’enjeu des élections présidentielle et des législatives, le fonctionnement de l’assemblée citoyenne et les initiatives futures.

16/01/2012

LA JEUNESSE EN DOIT PAS ÊTRE SACRIFIEE

«Unis pour un changement global», «changer de modèle maintenant», en Espagne, en Angleterre, aux U.S.A, au Portugal, au Japon, en Grèce, etc. « les Indignés » sont dans la rue.

- Ils se soulèvent contre le capitalisme des banquiers, la spéculation qui plonge, par l'effondrement de l'économie, les populations dans la précarité, le chômage, la misère. Par manque de volonté, les gouvernements refusent de s'opposer aux marchés. Bien que diplômée, cultivée, notre jeunesse subit la situation. En France, 613 000 des 16/24 ans n'ont pas d'emploi, le chômage des jeunes a augmenté de 72% depuis le début de la crise, la durée de recherche du premier emploi s'allonge : 6 mois en 2010, contre 5 en 2008 (étude de l'association pour l'emploi des cadres). Il est constaté une forte précarisation des situations professionnelles des jeunes diplômés (47% en contrat à durée indéterminée en 2009 contre 54% en 2008).

- Les jeunes sont contraints de vivre en co-location ou avec le soutien des parents, les petits boulots précaires sont souvent le quotidien, quelques subsides étatiques permettent la survie.
Enfants d'internet, ils voyagent sur les réseaux sociaux, créent des sites ou des forums de discussions. Selon le baromètre Ipsos-Secours populaire 2010, un sur deux a un sentiment d'angoisse face à l'avenir. Il est tant de réinventer une économie citoyenne où les inégalités sociales cesseraient de s'accroître.

- En France, le mouvement des « Indignés » peine à décoller. La crise, légèrement moins brutale qu'ailleurs jusqu'ici, sans doute grâce à notre meilleure protection sociale, freinerait la prise de conscience selon certains observateurs. D'autres citent la perspective des élections présidentielles, qui encourageraient à attendre un changement. Il faut convaincre les jeunes à s'exprimer, s'ils ont participé à la dernière présidentielle, leur tendance à s'abstenir reste très marquée.

09/01/2012

SOLIDARITE POUR LE DROIT DE VIVRE EN FAMILLE

Monsieur Sunday Eigbe habite à Romilly, il vit en France depuis juin 2005. Malgré les menaces qui pèsent sur lui du fait de son engagement politique au Nigéria, le statut de réfugié lui a été refusé.

- En raison d'un handicap à l'œil droit, séquelles de graves persécutions subies dans son pays d'origine, une autorisation de séjour lui a été accordée en qualité d'étranger malade pendant un an, mais elle n'a pas été renouvelée. Ce problème de santé ne l'empêche pas d'être un soutien de famille efficace, il a cumulé des emplois dans la restauration et le nettoyage. Marié avec une compatriote en situation régulière (mère d'une fille de nationalité française), le couple est parent d'un deuxième enfant depuis avril 2011.

- Monsieur Eigbe a été arrêté pour avoir usé de son téléphone portable en conduisant, cette infraction mineure lui a valu, faute de possession de carte de séjour, l'emprisonnement au centre de rétention de Metz le 16 novembre 2011, sur décision du Préfet. Il vient d'être libéré après 45 jours de rétention, mais est assigné à résidence et risque une expulsion brutale et impitoyable vers un pays où il court des dangers certains.

- Cette mesure administrative d'éloignement punirait de manière disproportionnée toute une famille. L'obligation de quitter le territoire ne doit pas être de mise, la régularisation de Monsieur Eigbe, qui a commencé à reconstruire sa vie en France est une exigence qui doit être entendue. Il a prouvé sa volonté de travailler et d'assumer la charge affective et matérielle de sa famille.

Une pétition de soutien est en ligne à l'initiative du MRAP Aube. Pour la signer : clic

29/12/2011

NOS VOEUX POUR 2012

2011 s'achève, cette année aura été très difficile pour notre ville.

- Le chômage n'a cessé d'augmenter, il touche près de 1 500 Romillonnes et Romillons et aujourd'hui encore, des menaces persistent, notamment au Joint Français de Maizières, alors que le commerce du centre-ville est en difficulté. L'endettement de la commune a progressé de 20%, la baisse des impôts promise par Eric Vuillemin en 2008 n'est plus qu'une illusion perdue et les services à la population, qu'ils émanent de la ville ou de la Communauté de Communes sont de plus en plus chers : hausse considérable de la redevance d'eau potable et d'assainissement, cantines scolaires, taxes d'ordures ménagères, etc... alors que la précarité et les difficultés ne cessent de croître pour beaucoup de familles. Ainsi, le plan de 100 millions d'euros d'investissement prévu d'ici 2014 est abandonné.

- La politique locale est assise sur une méconnaissance de la vie quotidienne d'un grand nombre de Romillonnes et de Romillons, l'aérodrome a été fermé, la bibliothèque de la maison de l'enfance également, des conflits permanents demeurent avec les associations, etc. Une nouvelle piscine est en gestation, une seule certitude, elle coûtera deux fois plus cher aux contribuables qu'une réhabilitation-extension de l'ancienne pour une structure de plus petite taille ! Notre cinéma communal "L'Eden" aux vertus incontestées est la cible des compères Vuillemin-Allart, qui tentent de brader notre patrimoine et l'intérêt général aux appétits financiers de quelques-uns. Ils ont à faire face au collectif de défense du cinéma, créé en mai suite à une rencontre organisée par notre espace citoyen, Romilly, une ville pour tous, avec la population de notre ville. Plus de 3 000 personnes se sont engagées en sa faveur.

- Lors des consultations électorales de mars, Joë Triché, réélu avec plus de 62% des voix à l'assemblée départementale a prouvé, une fois de plus, que notre cité gardait le coeur bien ancré à gauche. Le conseiller général communiste déclarait avec lucidité que cette gauche était irrésistible lorsqu'elle savait se rassembler à Romilly. Pour débarasser notre ville d'Eric Vuillemin, nous sommes décidés à oeuvrer à la construction d'une alternative de progrès au coeur de la gauche, même si les privilégiés qui ont tous les pouvoirs actuellement sont prêts à tout pour le garder. Nous y parviendrons si nous sommes à la hauteur des attentes populaires qui attendent des perspectives de changement convaincantes.

- Nous devons être utiles à construire ces réponses dont notre ville a besoin pour s'inventer un autre avenir. Nous avons la conviction que la gauche romillonne avec son expérience, son savoir-faire, son énergie, sa créativité militante, son enracinement populaire, son ouverture culturelle, donne des atouts pour contribuer utilement à cette quête d'avenir. Le tissu réel, qui reste à bien des égards unique, de nos réseaux de militants, d'élus, d'amis, de compagnons de combat, la force de leurs idées, leur capacité de propositions, l'importance des actes que nous produisons, sont des gages d'avenir pour lutter contre la fatalité et amener au redressement indispensable de Romilly.

- L'alternative est possible à condition de défricher les voies d'une nouvelle expérience de rassemblement dans la durée, être utiles à toutes celles et à tous ceux qui cherchent à sortir Romilly du marasme. Cela est possible si l'écoeurement ne prend pas le dessus sur l'espoir de réussir le changement. L'envie de s'engager pour mettre la gauche à la hauteur doit primer, elle permettra une nouvelle majorité politique autour d'un projet de changement crédible et pertinent. Y travailler, c'est débattre, énoncer, porter les réformes, les transformations qu'il faut entreprendre et unir, mettre en actions les forces qui rendent possibles leur réalisation. Romilly peut redevenir une ville parmi les plus dynamiques de Champagne-Ardenne. Nous sommes prêts à travailler dans ce sens.

- Bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous.

22/12/2011

LE COLLECTIF DE DEFENSE DE L'EDEN NE DESARME PAS

Vendredi 16 décembre, le collectif de défense de notre cinéma Eden avait organisé une soirée à la fois d'échanges et festive.

- C'est par un débat avec 120 personnes qu'elle débutait avant la projection du film "Holliwoo". Le collectif exposait ses motivations et les animateurs ont rejeté une fois de plus l'idée de la création d'un multiplexe sur la zone de la Belle-Idée. Avec 210 000 entrées espérées chaque année, celui-ci accumulerait les désavantages : éloignement du centre-ville, difficultés de transport, projections exclusivement commerciales avec pour but unique le profit, etc. L'objectif du nombre d'entrées est inaccessible puisqu'alors que l'agglomération troyenne regroupe 8 fois plus d'habitants au niveau de vie supérieur à celui du bassin romillon, "Ciné City" n'accueille que 440 000 personnes annuellement. D'autre part, la volonté affichée par les gérants des structures de Nogent et de Sézanne de les moderniser est contraire aux souhaits des concepteurs du multiplexe qui visaient cette clientèle. Le multiplexe ne pourra compter avec les 7 000 scolaires qui fréquentent l'Eden chaque année., en raison du coût et de l'éloignement.

- Il faut au contraire optimiser notre cinéma communal, le numériser est tout à fait possible, cela ne coûterait rien à la ville par le jeu des subventions, la seule volonté politique est juste indispensable... Le collectif de défense a réaffirmé qu'il n'était pas opposé au pôle ludique, mais avec une autre locomotive pour le booster. Joë Triché étudie un recours juridique du fait des vices dans la procédure d'attribution du marché qui pourraient s'apparenter à un dol commercial. La volonté de transformer l'Eden en centre culturel dans le futur semble une aberration, cette métamorphose aurait un coût exhorbitant. Le cinéma Eden doit donc vivre, c'est une exigence essentielle qui doit être entendue. Il en va de l'intérêt général qui ne s'effacera pas derrière les intérêts financiers de quelques-uns.

14/12/2011

HAUSSE EXCESSIVE DE L'EAU A ROMILLY

Le conseil municipal du 10 décembre a été essentiellement marqué par le nouveau mauvais coup de la municipalité Vuillemin à l'égard des Romillons.

- En effet, c'est cette fois en augmentant la redevance communale d'eau potable et d'assainissement que la droite locale va ponctionner un peu plus les familles dont on sait que le niveau de vie est déjà globalement très bas dans notre ville. Même si nos concitoyens consomment moins d'eau que la moyenne nationale (75 mètres3 contre 120), la facture dès le 1er janvier 2012 sera plus lourdement taxée puisque la redevance d'eau potable passera à 0,5 euro le mètre3 (+ 38,88%) et la redevance d'assainissement sera de 1,75 euros (+ 23,23%).

- Joë Triché a dénoncé une hausse de 66% de l'eau potable au cours des deux dernières et de 20% pour l'assainissement. Pour se défendre, Eric Vuillemin, a mis en avant des réseaux obsolètes qui ont dû ou devront être rénovés. « Chargeant » la municipalité Cartelet d'avant 2008, il annoça qu'à son arrivée à la tête de la commune, les fuites sur le réseau représentaient 35% du volume contre 20% actuellement. D'autre part, Romilly devra débourser 5 138 000 euros pour qu'en 2015, tous les problèmes soient règlés comme les directives européennes le prévoient.

- Concernant le financement de la station d'épuration, le maire a dénoncé les engagements de l'équipe Cartelet qui a choisi un remboursement sur 40 ans alors qu'en 20 années, des travaux de maintenance seront à engager. D'ailleurs, il a regretté une forme d'immobilisme entraînant l'impossibilité d'obtenir des subventions.

08/12/2011

SAUVONS NOTRE CINEMA EDEN

Le collectif ne désarme pas. Par tous les temps, il est sur le terrain. Distribution de tracts sur la zone commerciale de l’aérodrome.

Tromperie, miroir aux alouettes, chantage : les promoteurs sont prêts à tout pourvu qu’ils remplissent leur tiroir-caisse
- Déjà en 2007 pour obtenir le marché de « la Belle Idée », le promoteur de Sorodi, J. P. Merle, n’avait pas hésité à retirer le cinéma multiplexe de son projet : un projet mirobolant avec une multitude de nouvelles enseignes, de commerces et comme locomotive de l’espace ludique, une discothèque avec de gros développements car ouverte aux seniors et aux juniors, dixit le promoteur. De plus sur la zone des marais, il devait venir : Orchestra, Chaussea, Défimode, Kiabi. Le tout avec la promesse de la création d’environ 250 emplois.

- 4 ans après, s’il n’y avait pas des transferts d’activités : Cache-Cache, les garages automobiles, But, Gédimat, il n’y aurait pas grand-chose sur la zone, la discothèque est abandonnée, à croire que cela ne fait plus recette. Toutes ces défaillances, ce n’est pas bon pour le business du promoteur. Alors il nous ressort le cinéma multiplexe par l’intermédiaire d’un complice, le promoteur Reverchon, Ensemble ils rejettent d’un revers de main plus de 3 000 adhérents pour la défense du cinéma Eden. Ils ignorent le mécontentement grandissant de la population qui voit avec incompréhension et colère leur cadre de vie se délocaliser ou disparaître. Ils ironisent sur la crainte des commerçants d’un déséquilibre au centre ville.

- Enfermés dans leur tour d’ivoire, ils refusent de prendre en compte ce qui ne va pas pour l’activité économique : la misère grandissante, les travailleurs pauvres, les licenciements, une hausse importante du chômage, les taxes, la vie chère (santé, électricité, produits de consommation, loyer etc) et un pouvoir d’achat en berne. Et ils nous rejouent l’histoire du projet époustouflant, même Mac Do qui devait être reconstruit sur place aux Marais sera délocalisé sur la zone et… des emplois toujours en prévision. Mais bien sûr, c’est impératif, il faut le multiplexe sinon rien. Ce n’est plus acceptable.

Des élus à genoux devant les promoteurs
- Et avec les même pratiques, poudre aux yeux, vérités à géométrie variable, chantage. Pour le président de la communauté de communes, Guy Allart : pas de multiplexe, pas d’emplois. Question emploi, on peut lui rappeler l’aérodrome. Les avions sont partis mais on attend toujours les enseignes et les 250 emplois promis. On constate aussi la menace de suppressions de plus de 100 emplois réels (Sodimédical, Joint Français). Ce qui serait un nouveau frein pour l’activité économique. Pour le maire de Romilly, Eric Vuillemin, il n’est pas à un revirement prêt. Le 30 octobre 2009, lors d’une réunion publique il déclarait « serais-je assez fou d’en faire un nouveau (cinéma) alors que nous allons investir 400 000 € sur la durée du mandat pour l’Eden » Aujourd’hui, le voila un fervent défenseur de la liquidation du cinéma de Romilly.

Stop
- Stop au diktat des promoteurs.
- Stop à cette pratique du chantage à l’emploi.
- Stop de prendre les romillons pour de la monnaie d’échange comme par exemple pour le financement de la piscine par les communes conditionné au multiplexe. Les romillons et les habitants alentours sont des citoyens à part entière, ils paient des impôts, ils ont aussi leur mot à dire.
- Le promoteur Reverchon doit enlever son multiplexe.
- Le promoteur Merle doit tenir ses engagements de nouveautés en 2007 avec la création de 250 emplois.
- Le président de la communauté de communes Guy Allart et le maire de Romilly Eric Vuillemin doivent revenir à la raison et à un peu plus d’éthique. Ils doivent exiger le respect des engagements pris en 2007.
- Le cinéma Eden doit pouvoir entreprendre sa modernisation numérique. Le cinéma Eden doit continuer à vivre. Défendez-vous, venez rejoindre le comité de défense du cinéma Eden.

05/12/2011

PISCINE : UN PROJET AU RABAIS... MAIS PLUS CHER !

S'il est un sujet où les dires des élus de la droite locale sont à écouter avec précaution, c'est bien celui de la future piscine.

- Au conseil municipal du 14 mars 2009, Guy Allart faisait part d'un projet intercommunal, puisque 3 communautés de communes avait donné leur accord pour aider au financement de la construction. L'ouverture étant même prévue pour 2012. En décembre 2009, le président Guy Allart annonçait le désistement de sa communauté de communes, comme celui des autres conseils communautaires... Puis vint le conseil municipal du 17 avril 2010 et l'annonce « d'un équipement moderne et performant » pour fin 2013, et même des options possibles (16/9/2010). Entre temps, Eric Vuillemin avait pris soin de consulter à deux reprises les romillons pour l'emplacement de la future construction. Mais, les résultats ne convenant pas à la volonté du maire et de son équipe, il imposa la colline des Hauts-Buissons comme future implantation.

UN PROJET MINIMUM POUR UN COÛT MAXIMUM
- Récemment, les protagonistes de droite ont annoncé un nouveau projet. S'ils sont restés discrets sur le lieu de construction, l'annonce d'une piscine de plus petite taille que l'ancienne pour 8 millions d'euros a retenti comme une provocation. En effet, le choix d'une réhabilitation-extension de la piscine Jean-Moulin aurait coûté 5 millions d'euros et si les travaux avait été entamés dès 2009, les usagers pourraient jouir de l'équipement actuellement. A ce surcoût de 3 millions d'euros pour un équipement de moindre importance, il faudra ajouter les frais de démolition. D'autre part, après l'organisation par la ville de Romilly d'un jury de concours d'architectes, 26 cabinets ont postulé. Quatre d'entre eux ont été retenus et comme tout cela est abandonné, il faudra les indemniser.

QUEL GÂCHIS ! QUEL DESASTRE !
- Nous nous interrogeons également sur le mode de gestion qui sera imposé et le prix d'entrée. Les besoins des clubs sportifs ont-ils été pris en compte ? Et ceux des établissements scolaires ? Remarquons que lorsque certains de nos élus évoquent l'aménagement de la seconde tranche de l'aérodrome, ils parlent d'un bassin de vie de 80 000 personnes qui chute à 20 000 lorsqu'il s'agit de la piscine. Choix imposés, argent public gaspillé, projet revu à la baisse, la copie est à revoir. Et ce n'est pas la maigre contribution annoncée par la communauté de communes qui peut nous rassurer, les romillons supporteront l'essentiel du coût de l'établissement.

02/12/2011

FINANCES LOCALES : COMMENT LA DROITE ECRASE LES COMMUNES

La situation financière de Romilly est catastrophique avec une prévision de d'endettement de 35 millions d'euros pour la fin du mandat de maire d'Eric Vuillemin en 2014.

- Les emprunts à tour de bras et une politique hasardeuse sur la question ont mené à une situation où les marges de manoeuvre n'existent plus. Au niveau national, les amis politiques de droite d'Eric Vuillemin (ce dernier se glorifie par ailleurs de ses liens avec le ministre Baroin) ne font qu'aggraver la situation des communes. La réforme territoriale, les transferts de charges, la suppression de la taxe professionnelle (qui représentait 28 milliards d'euros en 2009) privent les municipalités de moyens précieux pour venir en aide aux administrés, agir dans leur intérêt.

- La politique du gouvernement place les communes dans l'incertitude quant à leur évolution, alors qu'il serait impératif qu'elles puissent savoir sur quel concours de l'Etat elles peuvent compter. Avec le plan d'austérité, l'ensemble des collectivités locales sont victimes de choix idéologiques d'un gouvernement aux abois. Pourtant, les municipalités doivent faire face à une hausse importante du nombre de demandes de secours social dont beaucoup sont le fait de jeunes actifs, phénomène nouveau et inquiétant. Le retrait de l'Etat de l'hébergement d'urgence ou la remise en cause de l'utilisation des stocks alimentaires sous forme d'aide pour les plus démunis vont laissser les villes en première ligne face à la détresse sociale par exemple. De plus, la contribution économique qui a remplacé la taxe professionnelle représente un manque à gagner de 11%.

- A ceci s'ajoute une baisse des dotations globales de fonctionnement. Cette remise en cause des modes de financement des communes n'a qu'un seul but : contraindre les villes à réduire la dépense publique, à abandonner certains services à la population et à en privatiser d'autres. Les prochaines échéances électorales doivent déboucher sur une réforme de la fiscalité locale. Mettre à contribution les actifs financiers des entreprises est une proposition : ils échappent à l'impôt alors qu'une taxe de 0,5% rapporterait 500 euros par habitant. D'autre part, la création d'un pôle public bancaire mettrait les collectivités locales à l'abri de la spéculation.

-Si en 2008, le chef de l'Etat vantait le modèle français et le rôle joué par les collectivités locales qui ont permis de résister à la crise, trois années plus tard, sa politique laisse les maires bien seuls. Eric Vuillemin et sa majorité la soutiendra-t-elle encore longtemps ?

17/11/2011

L'ARGENT DES BANQUES, C'EST LE NOTRE : IL NE DOIT PAS SERVIR A SPECULER !

Avec nos salaires, pensions, retraites et autres allocations, les banques disposent chaque mois d’une manne financière considérable et gratuite. Qu'en font-elles ?

- Lorsque nous voulons acquérir un bien, elles nous accordent un prêt avec l’argent de nos dépôts sur lesquels elles appliquent des taux d’intérêts bien supérieurs à l’inflation. Elles réalisent ainsi de juteux profits avec lesquels elles spéculent sur les marchés financiers qui exigent des taux de rentabilité toujours plus élevés. Cette logique du fric pour le fric explique les plans massifs de licenciements, de casse de notre industrie, des services publics et des acquis sociaux. Ces politiques pour “rassurer les marchés financiers”, comme ils disent, nous enfoncent dans les difficultés.En effet, d’austérité en austérité imposée aux peuples, elles génèrent une baisse d’activité, donc plus de chômage et moins de recettes pour l’état pourtant nécessaires pour diminuer la dette et les déficits publics. On ne sortira pas de cette spirale avec dix millions de nos concitoyens contraints de vivre avec des ressources inférieures au seuil de pauvreté, avec cinq millions de privés d’emplois, avec un pouvoir d’achat en baisse et des bas salaires.

L'HUMAIN D'ABORD
- Une logique où l’épanouissement des individus sera le moteur de notre société est tout à fait possible. Pour y parvenir, il y a urgence à reprendre le pouvoir sur la finance pour mettre en oeuvre une politique du crédit qui favorise l’investissement, la formation, la recherche, les salaires, l’emploi... On ne sortira pas de la crise en matraquant les peuples. Chaque jour qui passe le démontre.Reprendre le pouvoir sur la finance, cela nécessite de créer un pôle public financier en procédant à des nationalisations de banques avec une gestion non étatiste mais démocratique. C’est une nécessité pour développer un nouveau système de crédit, cet outil majeur pour l’investissement, qui soutienne les réponses aux besoins humains et sanctionne les spéculateurs. Plus d’emplois, de meilleurs salaires, c’est autant de recettes supplémentaires pour l’état, la sécurité sociale, les caisses de retraites, etc. ; les besoins financiers de l’assurance chômage en seraient diminués tout comme les budgets sociaux des collectivités locales. Notre argent, l’argent que nous déposons dans les banques doit servir à cela.

LA BIBLIOTHEQUE DE LA MAISON DE L'ENFANCE EST FERMEE !
- Dès que nous avons eu vent de cette perspective, nous l’avons dénoncée avec la plus grande fermeté. Très agacé, le président de la Communauté de communes s’en est aussitôt offusqué en déclarant dans la presse du 18 octobre : “il ne s’agit seulement que d’une réflexion”. Ne voulant pas revivre le calvaire du cinéma Eden (3 000 pétitions), il a vite réfléchi. Le 6 novembre, la bibliothèque de la Maison de l’Enfance fermait ses portes. Quelle honte !
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh, conseillers municipaux.

ROMILLY FETE LES DROITS DE L'ENFANT, ELLE DOIT CESSER DE LES ATTAQUER

Samedi, Romilly va célébrer les droits de l'enfant par un grand jeu de l'oie, la vente de gaufres et la plantation de 65 arbres.

- Dans notre ville, cette évènement aura une saveur particulière tant notre jeunesse fait l'objet d'attaques de la part de la municipalité Vuillemin. Dès 2008, la fermeture de la piscine a privé nos enfants de l'apprentissage de la natation inscrit dans les programmes scolaires. A l'automne 2010, sans une lutte acharnée des parents d'élèves et de la population, les études surveillées dans les écoles primaires seraient devenues payantes, alors que la hausse de la restauration scolaire a atteint 21 à 63% selon les familles ! Si la droite locale tente d'étouffer le cinéma communal, elle prend le risque de priver d'activités culturelles les enfants dont les parents ne pourraient se rendre à l'hypothètique multiplexe excentré de la ville, pompe à fric de la zone de la Belle-idée. L'accès pour les scolaires y serait proscrit... ou alors à un tarif rédhibitoire et en créant des problèmes de transport.

- Attaques envers la culture des plus jeunes encore avec la fermeture de la bibliothèque de la Maison de l'enfance. Celle-ci est pourtant située idéalement dans un quartier populaire où l'habitat se développe. Le travail y est couplé avec la médiathèque et les centres de loisirs assurent également une présence durant les vacances scolaires. Il est curieux que les élus extérieurs à Romilly ont décidé cette fermeture alors qu'ils refusent d'investir pour un projet de nouvelle piscine. Par voie de presse le 11/10/2011, Guy Allart avait beau affirmer qu'il ne s'agissait que "d'une réflexion" et non d'une fermeture, la suite des évènements n'a pas plaidé en faveur de la probité du président de la Communauté de Communes. Il n'y a aujourd'hui aucun plan de financement pour un éventuel remplacement et aucun débat n'a eu lieu aussi bien à l'assemblée communale qu'intercommunale. Et si la "modernisation" se produisait à travers un déplacement de la structure dans l'environnement de la bibliothèque François-Mitterrand, le bon sens aurait dû dicter d'attendre que cet espace soit opérationnel avant toute fermeture. D'ailleurs, les locaux incertainement pressentis sont bien exigus par rapport à ceux de la Maison de l'Enfance. Prépare-t-on un projet au rabais ?

- C'est donc un outil supplémentaire au service de la jeunesse qui est supprimé. L'accès à la culture est pourtant une source d'épanouissement. La création, l'éducation populaire par la diffusion des savoirs et des connaissances, leur appropriation par les enfants sont indispensables pour leur émancipation. C'est une condition essentielle pour la démocratie. Notre choix de civilisation repose sur la capacité de la personne à penser, agir, s'émouvoir. La confrontation aux arts, aux sciences, à la réflexion permet de devenir un citoyen éclairé et ouvert. Chaque enfant doit y avoir droit, c'est une exigence. La célébration des droits de l'enfant tombe donc à pic pour que "Romilly, ville amie des enfants" ne soit pas qu'un slogan aux portes de notre cité.

08/11/2011

GUY ALLARD ET SA "HONTE"

"J'ai honte de ce qui s'est passé ce soir, Romilly mérite mieux". Ainsi s'exprime Guy Allart, président de la Communauté de communes, au cours de la réunion "opération promotion du multiplexe" du 3 novembre (voir Libération-Champagne du 5/11/11).

- Une fois n'est pas coutume, nous ne pouvons que valoriser les propos de monsieur Allart. Comment, en effet, ne pas ressentir un déshonneur humiliant lorsque l'on organise une réunion qui a pour objectif d'étouffer un cinéma communal et qui exclut les membres de l'association qui le dirige et les représentants du collectif de défense de celui-ci fort de plus de 3 000 personnes ? Un débat pouvait être instauré, constructif, il aurait donné plus de sens à cette soirée. Museler toute opposition est intolérable, cette manière est affreusement digne des régimes autoritaires où le pouvoir est illimité et s'exerce sans contrôle. Guy Allart en est-il un partisan ?

- Sans doute est-il honteux également de privilégier un projet où les intérêts privés de quelques-uns priment. La fonction d'élu ne doit-elle pas être guidée par la volonté d'agir pour l'intérêt général ? Le projet multiplexe n'en suit pas le chemin, cela est déplorable. Honte aussi de laisser la parole à un promoteur qui se permet l'insulte envers un élu de la République qui lui pose des questions pertinentes qui mettent à nu les zones d'ombre dont ce dossier ne manque pas. Enfin, le sentiment de honte peut s'expliquer aussi par l'attitude d'amis politiques avec lesquels Guy Allart siège au sein du conseil municipal de Romilly. Eric Vuillemin, un maire absent alors que se joue l'avenir d'un bien communal et David Faria, sous-fifre qui n'a pas hésité à user de violence envers une manifestante âgée et pacifique à l'issue de cette réunion. Comment contredire Guy Allart ? Romilly mérite mieux !
Dany Bouteiller

06/11/2011

120 MANIFESTANTS CONTRE LE PROJET MULTIPLEXE

La communauté de communes et son président Guy Allart ont organisé une réunion d'informations relative au futur pôle ludique de la zone commerciale de la Belle-Idée, le 3 novembre. En présence du promoteur Thierry Reverchon venu défendre ses intérêts, seuls les privilégiés savamment triés sur le volet (élus de Romilly et des communes environnantes, commerçants, entrepreneurs) ont eu accès à la discussion. Devant la salle, 120 personnes étaient venues manifester leur désapprobation et réaffirmer leur intérêt pour le cinéma L'Eden. Ce fut l'occasion pour le collectif de défense du cinéma communal de remettre une lettre ouverte aux participants dont voici la teneur :

- "A ce jour nous sommes plus de 3 000 à dire NON à l’implantation d’un cinéma multiplexe sur le parc de l’aérodrome et à exiger le maintien de l’activité cinématographique à l’Eden. Et ceci pour plusieurs raisons.
Une tromperie pour obtenir un marché :
Nous dénonçons en effet avec la plus grande fermeté les moyens utilisés pour obtenir la 2ème tranche d’aménagement commercial et de l’espace ludique avec un cinéma multiplexe. Une véritable tromperie a été organisée qui pourrait d’ailleurs s’apparenter à un "dol" en droit commercial. Nous en apportons la preuve.
Rappel des faits :
1°) La période de négociations et d’échanges avec les candidats à ce projet d’aménagement commercial s’est achevée le 30-11-2007. Après cette date les promoteurs ne pouvaient plus apporter de modifications et de propositions nouvelles à leur projet déposé avant la date limite.
2°) le document d’analyse effectuée par le cabinet SOREPA/IMPLANTATION’ACTION, missionné par la Communauté de communes démontre que dans le projet déposé avant le 30-11-2007 par SORODI figurait bien un projet de cinéma.
3°) Avant la réunion du Conseil communautaire du 21 décembre 2007 où devait être choisi le promoteur pour la réalisation de la 2ème tranche d’aménagement commercial s’est tenue une réunion privée où les quatre candidats étaient invités à présenter aux élus leur projet respectif.
4°) A cette occasion, contrairement au règlement de consultation, de nouvelles propositions ont été présentées par SORODI, et principalement le retrait du cinéma du pôle ludique ;
5°) Ces propositions nouvelles ont fait basculer la balance en faveur de ce projet, alors qu’un autre projet avait été retenu à l’unanimité par les membres du bureau de la Communauté de communes de l’époque.
6°) Le 29-9-2008 a été présenté au Conseil communautaire le contenu détaillé du futur pôle ludique dans lequel ne figurait toujours pas de cinéma multiplexe.
7°) Ce n’est que le 18 octobre 2010 qu’il réapparaît dans un compromis de vente des terrains annexé à un rapport.
- Après avoir obtenu le marché sans cinéma, deux après, profitant d’une nouvelle majorité au conseil municipal de Romilly et à la communauté de communes, le promoteur ressort son projet de multiplexe. Ainsi, s’il est bien l’initiateur de cette tromperie, les élus qui n’ont pas fait respecter les engagements pris en 2007 et confirmés en 2008 en sont devenus les complices dans le but évident de favoriser un projet privé au détriment d’un équipement cinématographique public.
Le multiplexe et ses défauts :
-Son éloignement du cœur de Romilly
-Des tarifs plus chers
-Une programmation essentiellement commerciale
-Une rentabilité aléatoire pouvant entraîner la disparition de l’activité cinématographique sur notre bassin de vie ?
-Des transports publics à mettre en place pour si rendre avec des coûts supplémentaires pour l’usager.
-La fin des animations spécifiques en direction des scolaires et des séances pour les personnes âgées.
-Une menace pour les cinémas de Nogent-sur-Seine et de Sézanne.
Le cinéma Eden et ses atouts :
-Cinéma classé d’art et essai, il permet une programmation destinée à tous publics.
-C’est un équipement fonctionnel avec un grand confort, bien entretenu avec des prix les plus bas du secteur.
-Il est idéalement situé : à proximité du centre ville mais aussi des scolaires, lycées Curie et Diderot, les collèges le Noyer-Marchand et Langevin, des groupes scolaires Gambetta et Robespierre ( 3 000 à 3 500 élèves et à proximité des maisons de retraite).
-Il vient d’être rénové.
-Il est prêt à réaliser sa modernisation avec le numérique (très largement subventionnée) si le projet multiplex est abandonné.
Ce sont là d’excellentes raisons pour maintenir l’activité cinématographique à l’Eden. Mais pour être tout à fait clairs, nous réaffirmons à nouveau que nous ne sommes pas opposés à la réalisation de l’espace ludique à condition qu’il n’y ait pas de multiplexe. Il appartient donc au promoteur d’implanter un autre équipement locomotive répondant aux attentes de la population et de la jeunesse qui actuellement fait défaut à Romilly et dans notre secteur."