25/08/2019
CRENEY : "UN CRIME DE GUERRE QUI RESTERA A TOUT JAMAIS IMPUNI."
Discours de Rolande Barthélemy (Présidente de l'ANACR de Romilly) prononcé le jeudi 22 août au monument aux morts de Romilly, à l’occasion de la commémoration des 15 fusillés romillons à Creney.
« L’objectif de cette cérémonie annuelle est de rendre hommage aux 15 victimes des nazis fusillées au champ de tir de Creney le 22 août 1944. Victimes identifiées et honorées, dans toutes leurs diversités, d’âges, d’origines géographiques, professionnelles, idéologiques, d’engagements et d’actions dans la Résistance face à l’envahisseur et au gouvernement collaborationniste de Vichy.
Oui, cela fait 75 ans aujourd’hui que ces jeunes Résistants Romillons furent massacrés par la bête immonde qu’est le fascisme et ses bras armés. Ce 22 août 1944, à l’heure où de nombreuses villes et villages de notre pays étaient libérés par les troupes alliées et les Résistants, 49 jeunes maquisards incarcérés à la prison Hennequin de Troyes, furent extraits de leurs geôles par une horde de SS avec la complicité de 7 autonomistes bretons du Bezen Perrot et emmenés dans le village de Creney pour y être lâchement assassinés à la veille de la libération. Un crime de guerre qui restera à tout jamais impuni.
02/08/2019
SMUR : UNE BONNE NOUVELLE POUR LES PATIENTS
La ténacité a porté ses fruits. L’Agence Régionale de Santé (ARS) a enjoint l’hôpital de Romilly-sur-Seine (et l’ensemble des hôpitaux de Champagne Sud) à « cesser toute facturation au patient » dans les cas d’intervention du SMUR (Voir presse locale du 02/08/2019).
Localement, cette illégalité de facturation pratiquée par le Groupement Hospitalier Aube-Marne (GHAM) et qui frappait durement les patients concernés, dont beaucoup aux ressources modestes, était dénoncée par notre groupe au Conseil municipal de Romilly-sur-Seine depuis de longs mois. Un Conseil municipal où siège le président du Conseil de surveillance de l’hôpital qui est également conseiller municipal-délégué à la Santé.
Face à l’absence d’initiatives fermes du maire de Romilly, M. Éric Vuillemin, et de son Conseiller délégué à la Santé, M. Serge Wasmer, pour mettre un terme à cette pratique illégale, le groupe des élu.e.s communistes et partenaires a multiplié les démarches, entre autre auprès des parlementaires communistes, qui ont interpellé la ministre de la Santé. Tout récemment encore, fin juin, un rassemblement avait été organisé à ce sujet devant l’hôpital de Romilly-sur-Seine et un courrier adressé au Défenseur des Droits.
Nous nous réjouissons, avec toutes celles et ceux, qui se sont mobilisés sur ce dossier, que le chemin du droit ait été retrouvé et que la protection des intérêts des usagers de la santé publique ait enfin primé.
Pour autant, nous entendons aussi les arguments budgétaires mis en avant par la direction de l’hôpital, en termes de compensation financière attendue de l’ARS. Un égal accès à des soins de qualité, partout dans nos territoires, est, à nos yeux, un droit essentiel. Les moyens financiers pour y parvenir existent pour peu que l’on sorte des logiques austéritaires et « d’équilibre comptable » qui aboutissent aux compressions budgétaires à répétition qui frappent la santé publique. C’est une bataille déjà engagée par les élu.e.s communistes à tous les niveaux et appelée à s’amplifier au regard de la situation extrêmement dégradée de l’hôpital et des structures publiques de santé dans leur ensemble.
Fethi CHEIKH
Pour les élu.e.s communistes et partenaires du Conseil municipal de Romilly-sur-Seine
Romilly-sur-Seine, le 2 août 2019
30/06/2019
SMUR : "FAIRE CESSER CES FACTURATIONS ILLÉGALES"
Rassemblement de protestation, samedi 29 juin devant l’hôpital de Romilly, pour demander de mettre un terme à la facturation illégale des interventions du SMUR. Les élu.e.s communistes et partenaires, vent debout contre cette pratique, vont poursuivre leur action pour défendre les intérêts des romillons. Intervention de Fethi Cheikh, conseiller municipal :
"Nous sommes réunis ce matin pour dire NON A LA FACTURATION DES INTERVENTIONS DU SMUR et dire NON, NON et NON à une société qui inscrit la « logique comptable », quand ce ne sont pas le profit et la rentabilité, jusque dans l’assistance et les secours aux personnes malades ou en danger ! Nous payons déjà des impôts dont une part est allouée au financement du SMUR, pourquoi donc facturer aux patients ce service de mission publique comme le fait l’hôpital de Romilly-sur-Seine ?
Cette pratique aussi scandaleuse qu’illégale porte gravement atteinte à la santé publique et, surtout, à son égal accès pour tous. Qui nous dit, en effet, que ces coûts « hors-la-loi » demandés aux patients ne vont pas conduire en certains à renoncer à faire appel à ce service, avec toutes les implications que l’on imagine, pouvant aller, pour des raisons de manque d’argent, jusqu’à une mise en danger de la santé, voire de la vie de personnes amenées à faire le choix d’y renoncer ? A supposer d’ailleurs que tel n’ait pas déjà été le cas.
Illégale, en effet, comme le précise sans ambiguïté un courrier de l’ARS de juin 2015 selon lequel : « en l’état actuel de la réglementation, l’activité des services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR), déjà financés via la dotation annuelle de financement des missions d’intérêt général, n’est pas facturable aux patients ». Illégale, au regard de l’instruction N° DGOS/R2/2017/90 du 15 mars 2017 indique elle aussi que « les transports primaires, qui correspondent aux transports effectués du lieu de prise en charge des patients jusqu’à l’établissement de santé, sont financés dans le cadre de la dotation MIGAC, quel que soit le lieu de prise en charge médicale du patient (voie publique, domicile...), dès lors qu’il y a sortie du SMUR. »
Le site ameli.fr est lui aussi extrêmement clair sur cette question : « en cas de sortie primaire du SMUR […] les frais sont à la charge de l’établissement qui gère le SMUR. […] Aucune participation financière ne doit être demandée ni à l’Assurance Maladie, ni au malade. »
25/06/2019
VIDÉOSURVEILLANCE : UN "POGNON DE DINGUE" POUR UN LEURRE
La majorité municipale a voté une nouvelle extension de la vidéosurveillance au dernier conseil municipal. Au nom des élus communistes et partenaires, Dany Bouteiller a fait la déclaration suivante :
« Nous voterons en cohérence avec nos positions antérieures sur cette question. D'ailleurs, votre délibération énonce clairement, comme un constat d'échec, que la vidéosurveillance ne fait que "renforcer le sentiment de sécurité" sans garantie sur le résultat en matière de lutte contre les actions délictueuses.
C'est tout à fait compréhensible puisque depuis plusieurs années, nous dénonçons l'inutilité d'un dispositif qui aura coûté très cher aux contribuables romillons. Le taux d'utilité aux enquêtes comme le taux de participation à l'élucidation des voies de fait reste très faible.
Son déploiement est tout entier lié à la montée de l'idéologie sécuritaire alors que d'autres choix sont possibles. Son succès n'est pas à chercher du côté de l'efficacité mais tient au couplage entre une injonction politique et des incitations financières (depuis 2007, l’État et les collectivités locales ont développé des modalités de financements publics pour aider les communes à s'équiper). Ce sont donc politisation, médiatisation et commercialisation qui expliquent le succès.
Par ailleurs, la vidéosurveillance est utilisée comme une réponse pour calmer colère et inquiétude, mais le calcul politique n'est rentable qu'à court terme ; d'une part parce que la demande de caméras risque d'être sans fin, et d'autre part parce que finalement, et nous le constatons, le sentiment d'insécurité ne sera pas impacté. Dans les faits, elle n'arrête ni les délinquants, ni les incivilités.
La prévention, l'aide aux familles en difficultés, le recrutement et la présence humaine seraient à notre avis, plus efficace. Les études d'évaluation montrent que l'utilité de la vidéosurveillance est faible, pour ne pas dire dérisoire (entre 0 et 2% de faits repérés ou élucidés).
Alors, nous posons la question de l'intérêt de ces centaines de milliers d'euros investis, en comparaison avec d'autres choix financiers possibles pour développer la tranquillité publique. »
23/06/2019
CONTRAT LOCAL DE SANTE : "UN ETAT SANITAIRE DES LIEUX QUI EST TERRIBLE POUR ROMILLY"
Au Conseil municipal du 22 juin, Fethi Cheikh est intervenu pour le groupe des élu.e.s communistes et partenaires, sur le Contrat local de santé.
“D’abord le contexte dans lequel on étudie ce document : Il y aurait tant de choses à dire… allons au plus court : on a un système de santé qui explose de partout, et des personnels soignants qui sont à bout. Pas un jour, ces derniers mois, sans qu’on n’ait parlé de la situation dans les EHPAD, dans les hôpitaux, dans les déserts médicaux, etc. On recense aujourd’hui en France 1 700 services ou hôpitaux qui font l’objet d’une lutte ou d’un mouvement social. Donc, s’il y a une question à se poser, c’est la suivante : est-ce que le CLS répond à l’urgence de la situation ?
« Une espérance de vie moindre alliée à une surmortalité générale »
L’urgence de la situation, elle est décrite dans le document d’état des lieux, qui est terrible pour Romilly-sur-Seine. Regardez les statistiques et les cartes, elles sont terrifiantes ! Partout, Romilly est en rouge. Je cite « Une espérance de vie moindre alliée à une surmortalité générale », ce qui veut bien dire ce que ça veut dire… mais aussi un accroissement des maladies chroniques, et une surmortalité prématurée par cancers, pathologies liées à l’alcool et le suicide, etc. Partout, Romilly-sur-Seine est sur le podium. On nous présente ces inégalités comme des inégalités presque naturelles, comme si c’était le résultat de la géographie. Mais ces fractures n’ont rien de naturel, rien de géographique, ce sont des fractures de classe : c’est le résultat des politiques menées ces dernières années, en matière d’aménagement du territoire (en fait, de déménagement du territoire), d’abandon de toute politique industrielle, de métropolisation accentuée par la réforme territoriale, de casse des services publics et notamment des services de santé, c’est le résultat de la Loi Bachelot, c’est le résultat de la Loi Touraine ! Donc, c’est d’abord un constat d’échec cuisant des politiques menées ces dernières années. Est-ce que ce CLS rompt avec ces politiques-là ? Est-ce qu’il remet en cause les logiques de concentration, de regroupements, de privatisations, de « rationalisation des dépenses »… qui nous ont amenés à cette situation ? Bien sûr que non, et pour cause.
13/06/2019
RÉFÉRENDUM CONTRE LA PRIVATISATION D'ADP :
LE VOTE A COMMENCÉ
Depuis ce mercredi 12 juin 0:00 h, il est possible de voter dans le cadre du Référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).
Le PCF et ses parlementaires et élu.e.s, avec d'autres formations politiques, est en premières lignes dans le déclenchement de cette initiative citoyenne qui est une première et qui, si elle va jusqu'à son terme, portera un rude coup au gouvernement. «Ensemble, nous pouvons contribuer à la réussite de cette initiative démocratique. Je compte sur vous pour signer et faire signer cette demande de référendum...» a déclaré la sénatrice Éliane Assassi, «c’est un événement politique qui peut changer bien des choses dans notre pays.»
Le PCF appelle «les français.e.s à s’emparer du RIP», précisant en outre qu’il «contribuera avec ses militant.e.s à la collecte des [...] signatures nécessaires au référendum. Nous serons par ailleurs particulièrement vigilants quant à la transparence du processus de collecte organisé par l’État.»
Le PCF et ses parlementaires et élu.e.s, avec d'autres formations politiques, est en premières lignes dans le déclenchement de cette initiative citoyenne qui est une première et qui, si elle va jusqu'à son terme, portera un rude coup au gouvernement. «Ensemble, nous pouvons contribuer à la réussite de cette initiative démocratique. Je compte sur vous pour signer et faire signer cette demande de référendum...» a déclaré la sénatrice Éliane Assassi, «c’est un événement politique qui peut changer bien des choses dans notre pays.»
Le PCF appelle «les français.e.s à s’emparer du RIP», précisant en outre qu’il «contribuera avec ses militant.e.s à la collecte des [...] signatures nécessaires au référendum. Nous serons par ailleurs particulièrement vigilants quant à la transparence du processus de collecte organisé par l’État.»
LE SITE DU VOTE (cliquez sur l'image)
Avoir à portée de main sa carte d’identité
Avoir à portée de main sa carte d’identité
IMPORTANT : Pour les électeurs ne disposant pas d'internet des points d'accès sont disponibles. Il est aussi possible de voter sur un formulaire papier :
Pus d'infos ici : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/contenu/comment-ca-marche
Il est conseillé de télécharger le récépissé.
Prise en compte du vote par internet sous 5 jours selon le site gouvernemental
et de vérifier que tel est bien le cas.
12/06/2019
DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE :
"LE CHEMIN QUE VOUS PROPOSEZ CONDUIT A UNE IMPASSE"
"Oui le capitalisme est à bout de souffle. Mais vous ne proposez rien d’autre que d’y rester ! Le chemin que vous nous proposez conduit à une impasse, pour nous comme pour la planète !" a dénoncé le député du Nord Fabien Roussel. Il a alors présenté la déclaration de politique générale que les députés communistes, démocrates et républicains vont faire aux Français. Extraits :
“D’abord, répondre à l’urgence pour notre industrie menacée : il faut envoyer un signal fort, solennel, et tout faire pour que la France ne laisse plus tomber une seule de ses usines. General Electric, Whirlpool Amiens, Arjowiggins, Renault, Ford Blanquefort, Ascoval… Ces piliers de notre industrie sont stratégiques pour notre pays. Ils doivent faire l’objet d’une intervention directe de l’État. Avec nous, l’industrie et les circuits courts deviendront une priorité nationale, un enjeu de souveraineté, tant pour notre économie que pour relever le défi climatique. Car un pays sans industrie est un pays sans avenir. Et quand on produit local, c’est bon pour l’emploi mais aussi pour le climat. Nous définirons ainsi une politique industrielle ambitieuse pour notre pays ; des filières stratégiques seront protégées, à l’opposé du pillage et de la vente de nos bijoux de famille à des fonds de pension. À ce titre, nous ferons gagner du temps et de l’argent aux Français en annulant la privatisation d’Aéroports de Paris – ADP – et de la Française des Jeux. ADP est stratégique pour notre pays, pour notre compagnie nationale, pour notre sécurité et même pour tenir nos engagements climatiques : vous n’êtes vraiment pas à la page en voulant le privatiser !
29/05/2019
27 MAI : JOURNÉE NATIONALE DE LA RÉSISTANCE
Lundi, Romilly a commémoré le 79ème anniversaire de la naissance du Conseil National de la Résistance. Avant de fleurir la stèle à la mémoire de Jean Moulin sur le parking de la piscine portant son nom, Rolande Barthélémy, Présidente de la section locale de l'association Nationale des Anciens combattants et Amis de la Résistance a prononcé un poignant discours :
« Le 27 mai 1943, dans Paris occupé et quadrillé par l’armée nazie avec le concours des forces de répression du régime collaborateur que présidait Pétain, sur les murs duquel, comme sur ceux d’autres villes de France, étaient apposées, avec une sinistre régularité, des affiches annonçant l’exécution de patriotes, que désormais la population appelait «les Résistants», les représentants de huit mouvements de Résistance, de six partis politiques résistants et des deux centrales syndicales clandestines se réunissaient, 48 rue du Four, autour de Jean Moulin, initiateur de la rencontre.
Même si ces participants n’en avaient pas pleinement conscience, ils vivaient un moment historique : à l’issue de cette réunion allait naître sous la présidence de Jean Moulin le Conseil National de la Résistance (CNR), événement de portée considérable puisqu’il coordonnait dans le combat commun toutes les forces de la Résistance jusque-là dispersées, qu’il allait ouvrir la voie à l’unification au sein des Forces Françaises de I’intérieur (FFI) des différentes structures militaires de la Résistance, permettre la mise en place des Comités locaux et départementaux de la Libération, et conduire à l’élaboration du Programme du Conseil National de la Résistance.
Événement de portée considérable puisque, lors de sa réunion constitutive, le CNR, en se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, allait permettre au chef de la France Libre de s’affirmer comme le représentant de l’ensemble de la France Combattante, en lutte tant sur le sol national occupé, où combattaient les Résistants, que sur tous les théâtres d’opération d’Europe, d’Afrique, d’Asie et du Pacifique où s’illustraient aux côtés des Alliés les Français libres. Patriotisme, humanisme, idéaux démocratiques et aspiration à un monde juste et en paix furent les valeurs qui motivèrent l’engagement au péril – et souvent au sacrifice – de leur vie des Résistantes et des Résistants dans le combat contre l’occupant nazi et le régime pétainiste complice de ses crimes, combat convergeant avec celui des Français Libres et prenant sa place dans la lutte des peuples et des forces alliées contre la barbarie génocidaire et liberticide.
« Le 27 mai 1943, dans Paris occupé et quadrillé par l’armée nazie avec le concours des forces de répression du régime collaborateur que présidait Pétain, sur les murs duquel, comme sur ceux d’autres villes de France, étaient apposées, avec une sinistre régularité, des affiches annonçant l’exécution de patriotes, que désormais la population appelait «les Résistants», les représentants de huit mouvements de Résistance, de six partis politiques résistants et des deux centrales syndicales clandestines se réunissaient, 48 rue du Four, autour de Jean Moulin, initiateur de la rencontre.
Même si ces participants n’en avaient pas pleinement conscience, ils vivaient un moment historique : à l’issue de cette réunion allait naître sous la présidence de Jean Moulin le Conseil National de la Résistance (CNR), événement de portée considérable puisqu’il coordonnait dans le combat commun toutes les forces de la Résistance jusque-là dispersées, qu’il allait ouvrir la voie à l’unification au sein des Forces Françaises de I’intérieur (FFI) des différentes structures militaires de la Résistance, permettre la mise en place des Comités locaux et départementaux de la Libération, et conduire à l’élaboration du Programme du Conseil National de la Résistance.
Événement de portée considérable puisque, lors de sa réunion constitutive, le CNR, en se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, allait permettre au chef de la France Libre de s’affirmer comme le représentant de l’ensemble de la France Combattante, en lutte tant sur le sol national occupé, où combattaient les Résistants, que sur tous les théâtres d’opération d’Europe, d’Afrique, d’Asie et du Pacifique où s’illustraient aux côtés des Alliés les Français libres. Patriotisme, humanisme, idéaux démocratiques et aspiration à un monde juste et en paix furent les valeurs qui motivèrent l’engagement au péril – et souvent au sacrifice – de leur vie des Résistantes et des Résistants dans le combat contre l’occupant nazi et le régime pétainiste complice de ses crimes, combat convergeant avec celui des Français Libres et prenant sa place dans la lutte des peuples et des forces alliées contre la barbarie génocidaire et liberticide.
27/03/2019
CONSEIL MUNICIPAL : LES PROPOS A CARACTÈRE RACISTE DOIVENT ETRE CONDAMNES !
Communiqué de Pierre Mathieu, président du groupe des élu.e. communistes et partenaires du Conseil municipal de Romilly-sur-Seine :
"En tenant, samedi dernier, en plein conseil municipal des propos à caractère raciste, l’élu d’extrême droite du parti de Marine Le Pen a, une nouvelle fois, tombé le masque.
Alors que Fethi Cheikh venait d’exposer à l’assemblée communale l’opposition du groupe des élus communistes et partenaires sur les orientations municipales mises en œuvre (hausse des prélèvements fiscaux, ponction en cinq ans de 1,7 million d’euros sur la vie associative et 786 000 euros sur le CCAS, avec un nombre de demandeurs d’emploi qui a dépassé la barre des 2000), monsieur Vernet l’a pris à partie, l’interrogeant directement, et avec insistance, sur ses origines. Dans son expression violente, il a été jusqu’à indiquer que : «s’il était si compétent, il n’avait qu’à aller diriger les pays de ses origines, les pays du Maghreb».
Une attaque et des propos totalement inadmissibles, qui ont soulevé immédiatement une réprobation de la part de tous les autres élu.e.s et du public présent. Dans sa lancée, M. Vernet a aussi insulté une personne du public, lui intimant l’ordre de «fermer sa g...» et, joignant le geste à l’insulte, il lui a fait un doigt d’honneur. Quelque temps auparavant, le même élu avait adressé des propos pleins de sous-entendus au maire, tentant de jeter la suspicion en faisant l’amalgame entre sa profession de notaire et des questions touchant au foncier communal. Nauséabond !
Monsieur Vernet n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il s’en était déjà pris lors de la campagne des dernières élections départementales au candidat PCF, Joë Triché, et à sa colistière, en les agressant physiquement ainsi qu’en endommageant leur véhicule, ce qui lui avait valu une mise en garde du médiateur de la République.
Immédiatement après les propos de l’élu lepéniste, j’ai rappelé au maire qu’il y avait des limites qui ne pouvaient être dépassées dans le cadre des débats et de la tenue du conseil municipal, dont la maîtrise et la police lui appartenait. J’ai demandé que le procès-verbal de la séance retrace fidèlement les propos tenus et j’ai indiqué que, pour notre part, nous nous réservions la possibilité de donner des suites au plan judiciaire, quant à la tenue de propos qui ne relèvent pas, à notre avis, du débat mais du délit.
Dans un premier temps, notre groupe a décidé de saisir de ces faits monsieur le Procureur de la République et nous attendons également de monsieur le maire de Romilly qu’il fasse ce qui doit être fait face aux propos condamnables d’un élu du conseil municipal."
23/03/2019
"NOUS N'ACCEPTERONS JAMAIS LA BANALISATION DE LA HAINE"
Avant qu'en plein Conseil municipal, des propos racistes ne soient tenus à l'encontre de Fethi Cheikh par l'élu lepeniste Vernet, les élu.e.s communistes et partenaires avaient demandé la mise aux voix d'un vœu "Contre l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie et l’intolérance", qui a été adopté à l'unanimité. L'élu d'extrême droite ayant quitté la salle du Conseil.
Les actes antisémites, racistes, d’intolérance se sont dramatiquement multipliés depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. L’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit. Les événements récents mettent en évidence une incitation au meurtre.
Cela s’est traduit par une image de Simone Veil barrée d’une croix gammée, un immeuble lacéré de dizaines de croix gammées à Blois, mais aussi la découverte d’un tag « Juden » » barrant la vitrine d’un restaurant parisien, la profanation d’arbres plantés en la mémoire d’IIan Halimi ou de la profanation de tombes dans un cimetière à Strasbourg.
Tous ces actes font suite à l’horrible assassinat des enfants juifs à Toulouse et à la prise d’otage de l’Hyper Cacher. Au-delà de nos frontières, nous découvrons des accès d’une rare violence comme l’attentat vendredi dernier contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande où 50 personnes ont été assassinées.
Les actes à caractère racistes et xénophobe se poursuivent partout et en France, ils ne concernent pas que les étrangers, ils concernent la Nation tout entière et nous disons : ça suffit !
Les actes anti-musulmans ou anti-chrétiens sont trop nombreux, ils ne concernent pas que les croyants mais dans notre pays fier de sa laïcité, la Nation toute entière, et nous disons : ça suffit !
Le constat de l’intolérance, du rejet et de la haine envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans, comme le démontre le passage à tabac de deux jeunes femmes vendredi à Lyon sont des fléaux en France et partout dans le monde et nous disons ça suffit !
Chacun de ces actes est une atteinte aux valeurs de la République et un coup très grave porté aux Français.
Nous portons dans ce Conseil municipal des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Nous n’accepterons jamais la banalisation de la haine. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Romillons et des Romillonnes à dire ensemble : NON, l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie à l’intolérance, ce n’est pas la France. Ce n’est pas Romilly-sur-Seine !
Appel à l’union
Contre l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie et l’intolérance.
Les actes antisémites, racistes, d’intolérance se sont dramatiquement multipliés depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. L’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit. Les événements récents mettent en évidence une incitation au meurtre.
Cela s’est traduit par une image de Simone Veil barrée d’une croix gammée, un immeuble lacéré de dizaines de croix gammées à Blois, mais aussi la découverte d’un tag « Juden » » barrant la vitrine d’un restaurant parisien, la profanation d’arbres plantés en la mémoire d’IIan Halimi ou de la profanation de tombes dans un cimetière à Strasbourg.
Tous ces actes font suite à l’horrible assassinat des enfants juifs à Toulouse et à la prise d’otage de l’Hyper Cacher. Au-delà de nos frontières, nous découvrons des accès d’une rare violence comme l’attentat vendredi dernier contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande où 50 personnes ont été assassinées.
Les actes à caractère racistes et xénophobe se poursuivent partout et en France, ils ne concernent pas que les étrangers, ils concernent la Nation tout entière et nous disons : ça suffit !
Les actes anti-musulmans ou anti-chrétiens sont trop nombreux, ils ne concernent pas que les croyants mais dans notre pays fier de sa laïcité, la Nation toute entière, et nous disons : ça suffit !
Le constat de l’intolérance, du rejet et de la haine envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans, comme le démontre le passage à tabac de deux jeunes femmes vendredi à Lyon sont des fléaux en France et partout dans le monde et nous disons ça suffit !
Chacun de ces actes est une atteinte aux valeurs de la République et un coup très grave porté aux Français.
Nous portons dans ce Conseil municipal des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Nous n’accepterons jamais la banalisation de la haine. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Romillons et des Romillonnes à dire ensemble : NON, l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie à l’intolérance, ce n’est pas la France. Ce n’est pas Romilly-sur-Seine !
BUDGET MUNICIPAL : "TOUT PROMETTRE ET NE RIEN TENIR !"
"Nos concitoyens n’en peuvent plus de cette conception de la vie politique qui consiste à tout promettre et ne rien tenir ; qui consiste à cacher les choses avant les élections et toujours faire payer, les mêmes, après les élections" estiment les conseillers municipaux communistes après analyse du budget communal mis au vote par Eric Vuillemin. L'intervention de Fethi Cheikh :
"Lors du débat sur les orientations budgétaires, j’ai, au nom des élus de notre groupe, exposé notre appréciation sur les choix proposés et formulé des demandes précises.
Force est de constater, qu’une nouvelle fois, vous n’avez apporté aucune inflexion, ni pris en compte aucune des propositions que nous avons formulées. Pourtant celles-ci n’avaient pour objectif que d’accorder dans différents domaines une meilleure réponse aux besoins des habitants de notre commune, aux associations et structures qui s’occupent de la solidarité et qui s’emploient avec l’implication de bénévoles au mieux vivre ensemble et à la réponse aux besoins parfois les plus vitaux. Pourtant, chacun le sait et bien des éléments concrets le montrent, la situation de notre ville et les difficultés persistantes que rencontre notre territoire et ses habitants sont souvent assez éloignés de celles que décrit votre communication.
- Le nombre d‘habitants ? Après une légère embellie, notre population stagne et est même en très léger retrait d’après les derniers chiffres du recensement. S’il y a des arrivées il semble aussi y avoir pas de mal de départs preuve s’il en était que la situation est loin d’être idyllique.
- L’emploi ? Malheureusement, la situation est loin d’être brillante. A fin décembre 2018, le nombre des demandeurs d’emplois (catégories A, B, C) dépassait les 2 000. 2020 exactement ! Nous sommes donc très loin d’un recul significatif du nombre des demandeurs d’emplois. Par rapport à fin 2017, il y a même pour notre commune une augmentation de près de 1% des demandeurs d’emplois de catégorie A, alors que ce chiffre est en recul de près de 5% en moyenne départementale et dans le Grand-Est. Où sont les résultats du dynamisme sur lequel vous discourez ? Quant aux emplois qui se créent, il faut regarder de plus près leur nature… Nous continuons d’assister au plan local au remplacement d’emplois qualifiés, à statuts, par des emplois moins qualifiés, précaires, voire très précaires. Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser !
"Lors du débat sur les orientations budgétaires, j’ai, au nom des élus de notre groupe, exposé notre appréciation sur les choix proposés et formulé des demandes précises.
Force est de constater, qu’une nouvelle fois, vous n’avez apporté aucune inflexion, ni pris en compte aucune des propositions que nous avons formulées. Pourtant celles-ci n’avaient pour objectif que d’accorder dans différents domaines une meilleure réponse aux besoins des habitants de notre commune, aux associations et structures qui s’occupent de la solidarité et qui s’emploient avec l’implication de bénévoles au mieux vivre ensemble et à la réponse aux besoins parfois les plus vitaux. Pourtant, chacun le sait et bien des éléments concrets le montrent, la situation de notre ville et les difficultés persistantes que rencontre notre territoire et ses habitants sont souvent assez éloignés de celles que décrit votre communication.
“Il n’y a pas de quoi pavoiser”
A reprendre vos déclarations souvent grandiloquentes de ces dernières années, qui ne sont pas frappées par la modestie, on allait voir ce qu’on allait voir en matière d’accroissement de la population, de création massive d’emplois, de développement économique, de baisse d’impôts… Où en sommes-nous sur tous ces sujets ?- Le nombre d‘habitants ? Après une légère embellie, notre population stagne et est même en très léger retrait d’après les derniers chiffres du recensement. S’il y a des arrivées il semble aussi y avoir pas de mal de départs preuve s’il en était que la situation est loin d’être idyllique.
- L’emploi ? Malheureusement, la situation est loin d’être brillante. A fin décembre 2018, le nombre des demandeurs d’emplois (catégories A, B, C) dépassait les 2 000. 2020 exactement ! Nous sommes donc très loin d’un recul significatif du nombre des demandeurs d’emplois. Par rapport à fin 2017, il y a même pour notre commune une augmentation de près de 1% des demandeurs d’emplois de catégorie A, alors que ce chiffre est en recul de près de 5% en moyenne départementale et dans le Grand-Est. Où sont les résultats du dynamisme sur lequel vous discourez ? Quant aux emplois qui se créent, il faut regarder de plus près leur nature… Nous continuons d’assister au plan local au remplacement d’emplois qualifiés, à statuts, par des emplois moins qualifiés, précaires, voire très précaires. Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser !
18/03/2019
AFPA : FABIEN GAY S’ADRESSE AU MINISTRE
Après sa venue à Romilly le 21 février, où il a rencontré les salariés du centre de formation professionnelle menacé de fermeture et des syndicalistes, invité par les élus et la section du PCF, le sénateur de Seine-Saint-Denis, Fabien Gay, a interpellé le ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire.
Clic sur l'image pour agrandir
14/03/2019
13/03/2019
Inscription à :
Articles (Atom)














