19/11/2009

OLYMPIA : REACTION DE JOE TRICHE, CONSEILLER GENERAL

La situation dramatique dans laquelle se retrouvent aujourd’hui les salariés aurait pu être évitée.

- Je rappelle que, depuis des mois, je demande et j’agis avec mes amis pour que les banques interviennent. Ceci aurait permis aux salariés licenciés en 2005 de percevoir les dommages et intérêts que leur a accordés la Cour d’appel de Reims. Avec un prêt bancaire, la direction aurait pu étaler sa dette sur plusieurs années. J’ajoute qu’un tel prêt, cautionné par les actionnaires et les biens du groupe OLYMPIA, permettrait d’éviter un dépôt de bilan.

- Mais, malheureusement, depuis le début de cette affaire, certains, je pense à la direction, au maire de Romilly, au député Baroin, n’ont eu qu’un souci : s’en prendre à la justice et trouver des boucs émissaires en la personne des 47 licenciés de 2005 au lieu de peser sur les banques pour qu’elles sauvent cette entreprise et ses 296 emplois.

- Aujourd’hui, je pose donc la question : quel rôle jouent les banques ? En refusant d’intervenir, ne sont-elles pas en train de pousser le groupe OLYMPIA, la marque et son marché dans les bras d’un éventuel repreneur dont l’objectif essentiel ne sera pas l’emploi mais de faire main basse sur la marque OLYMPIA et sur un marché annuel de 25 millions de paires de chaussettes ?
Joë Triché, Conseiller général, Conseiller municipal de Romilly-sur-Seine

APRES LES PRESSIONS, VOICI L’EPURATION !

M. Bonnefoi, conseiller municipal aux affaires économiques, a convoqué dernièrement les syndicats et les associations pour aborder le devenir de la Bourse du Travail et exprimer sa volonté de la voir déménager.

- Au nom du maire, utilisant sa rhétorique habituelle, il prétexte le coût important d’une rénovation pour mener à terme son projet de déménagement. La CGT n’est pas d’accord sur le déménagement d’un symbole pour la classe ouvrière romillonne et propose une rénovation en s’organisant avec les autres organisations syndicales pour pouvoir accélérer les travaux de remise en état. Ne prenant aucun compte des propositions de la CGT, M. Bonnefoi propose seulement un échéancier pour une installation dans les locaux de la MEFER. En cas de refus de quitter les lieux par, éventuellement, une occupation de la Bourse, il a indiqué que ce serait la Préfecture qui enverrait les forces de l’ordre pour dégager la CGT (ce qui signifie « refiler » le sale boulot au Préfet)… Quel courage !

- Pressions sous-jacentes, prétextes fallacieux, détestation de tout ce qui conteste l’ordre établi, l’entêtement du maire et de son équipe municipale envers les forces syndicales est immodéré. Leur stratégie est d’éloigner le plus possible du centre-ville les organisations syndicales qui dérangent par leurs activités (défense du salarié aux prud’hommes, manifestations...). Le maire serait-il en « service commandé » pour le patronat ? Rappelons qu’au début de son mandat, il abusait de photos avec le patronat local du Bâtiment et des Travaux Publics ; ce même patronat qui s'en prenait avec mépris aux chômeurs qui ne voulaient s’orienter dans leur secteur d’activités.

- Cette situation est inacceptable, E. Vuillemin et son conseiller seraient mieux inspirés de se préoccuper de l’emploi et des problèmes supportés par les salariés, des difficultés sociales des romillons que de menacer d'utiliser des méthodes qui ne sont pas sans rappeler des périodes sombres de notre histoire vis-à-vis des organisations syndicales en général, et plus particulièrement de la CGT. Qu’ils le veuillent ou non la CGT qui a plus de cent ans d’existence, malgré de vives attaques dont elle fut victime, est toujours présente et active dans les entreprises, pour le plus grand dépit des forces réactionnaires rêvent de l’éliminer.

Alors, M. le maire, M. Bonnefoi, soyez convaincus que nous ne laisserons pas faire car il y va de l’intérêt des salariés !
Christophe Latrasse, syndicaliste CGT

- Crédit photo : Libération-Champagne

11/11/2009

L’EMPLOI, PROBLEME MAJEUR POUR ROMILLY

Plus de 1 000, c’est un chiffre record du chômage à Romilly. 2009 aura été catastrophique pour l’économie locale.

OLYMPIA : DES SOLUTIONS EXISTENT !
- Aujourd’hui, des craintes sont plus que jamais d’actualité pour l’avenir du site et ses emplois. Pourtant, initiée par le conseiller général Joë Triché, une pétition exigeant l’intervention des banques et du crédit pour accorder un prêt à Olympia a recueilli 1 200 signatures. Portée au député UMP François Baroin, celui-ci a annoncé un passif de 8 millions d’euros.

- Les 47 licenciés en 2005 ne sont donc pas responsables de l’actuelle situation. Un prêt leur permettrait de percevoir les indemnités accordées par la cour d’appel de Reims, suite au non-respect de la procédure de reclassement des salariés sur quatre points, et de régler le solde de l’important passif. Les causes véritables de l’endettement envers l’URSSAF et les fournisseurs (confirmé par la Pdg, Mme Rambaud, dans la presse locale du 6 novembre 2009) résident dans la stratégie de gestion de l’entreprise.

- Sur un dossier aussi grave pour l’avenir de notre ville, le mutisme du maire Eric Vuillemin est pesant. Nous pouvons l’interpréter comme une sorte de passivité. Une demande de commission d’enquête indépendante sur la situation financière réelle du groupe Olympia est indispensable. Elle est d’autant plus légitime que des fonds publics ont été accordés à cette entreprise dans un passé récent.

- Où sont passés les 3 millions d’euros de la vente à la ville de l’usine de la rue du Colonel Fabien ? L’augmentation de 3 millions d’euros du capital annoncée cet été n'a pas été faite, comme indiqué dans la presse ? Pour quelles raisons ? Les objectifs de profit mènent à délocaliser les productions, importer massivement depuis des pays à très bas coûts salariaux, à mettre les états, territoires et collectivités en concurrence. Chez Olympia, nous voulons croire que le pire peut encore être évité.

UN CAS QUI N’EST PAS ISOLE :
- Malheureusement, d’autres entreprises locales connaissent une situation préoccupante. Cycleurope sort d'une période de chômage partiel. Quel est l’avenir du site romillon avec la levée des mesures anti-dumping prévue en 2010-2011 ? Tractel impose aussi le chômage partiel (deux jours en moyenne par mois, variables selon les services). La récente mise en redressement judiciaire de la SIRC risque d'amener la suppression de la moitié des effectifs (30 à 40 romillons y travaillent).

- Romilly a déjà trop souffert par le passé : Le Coq Sportif, Dupré, Barbara par exemple, ont stoppé leur production. Face à cette situation, le maire Eric Vuillemin et son équipe ont des discours pour le moins déplacés sinon cyniques. Ils se montrent satisfaits alors que notre ville n’a jamais connu autant de chômage. Ils annoncent des créations d’emplois alors que nous en perdons plus que nous en voyons se créer ! Et ceux créés sont souvent précaires à l’image des « contrats aidés » du gouvernement à 660 € mensuels - et d'une durée limitée à un an - que la municipalité met en œuvre au sein de son personnel. Quid des bénéficiaires au bout d'un an ? Retourneront-ils grossir le nombre des chômeurs ? Seront-ils embaûchés par la ville, puisqu'ils semblent répondre à un besoin, ou seront-ils « remplacés » par de nouveaux bénéficiaires des contrats aidés ? Les municipalités Cartelet successives ont exploité, elles aussi, pendant des années ce « filon » avec les CES de l'époque.

Ont sont les 150 emplois annuels « sous le coude » du candidat Vuillemin ?
- Chacun sait bien que ce ne sont pas ceux que les entreprises proposent dans le cadre de leur développement. Ils auraient vu le jour quelque soit le maire en place. Alors, les promesses n’étaient-elles qu’électoralistes ?
Dany Bouteiller

30/10/2009

AVENIR MOROSE POUR L’ECONOMIE LOCALE

Plus de 1 000 chômeurs récemment recensés dans notre ville, soit une progression d’environ 5% en un an.

N’oublions jamais que ces chiffres bruts cachent des hommes et des femmes en souffrance. Et ce ne sont pas les dernières informations recueillies dans les entreprises locales, ou proches de notre commune, qui nous rendrons notre optimisme :
- OLYMPIA, condamné à verser prés de 3 millions d’€ à ses anciens salariés licenciés en 2005, étudierait une cession de son entreprise susceptible d’entraîner la perte d’un tiers des emplois locaux ou une cessation totale d’activité.
- la SIRC, implantée à Marigny-Le-Châtel, employeur de 30/40 romillons, dépose son bilan et 100 à 150 emplois sont menacés.
- CYCLEUROPE risque de connaitre à nouveau une semaine de chômage en novembre, même si la production de vélos à Romilly, auparavant programmée en Italie, apporte une bouffée d’air non négligeable.
- TRACTEL est déjà engagé dans un chômage partiel...

- A ce jour, nous n’avons guère entendu la nouvelle municipalité, elle qui communique pratiquement au quotidien dans la presse locale sur le moindre fait, s’exprimer ou manifester sa solidarité. Enfin, aucune des nouvelles entreprises annoncées lors de la campagne électorale n’est encore apparue, et que je sache, une "Maison de l’emploi" ne crée pas d’emplois !
André Diot

27/10/2009

UNE PRISE DE CONTACT ENCOURAGEANTE

Une trentaine de personnes ont participé, le 22 octobre dernier, au premier rendez-vous, organisé par notre collectif citoyen sur la vie associative à Romilly.

- Etaient notamment représentées les associations Radio Aube et Seine, Rs10 culturisme, RS10 tennis de table, RS10 billard, RS10 foot, la CGT, Main à Main, ESC Portugais, l'ANACR...

- Dany Bouteiller a rappelé la vocation de l’espace citoyen « Romilly, une ville pour tous » qui souhaite être un mouvement au sein duquel se retrouvent les habitants de notre commune, soucieux d’investir la vie locale. Depuis sa création, une des valeurs affichées par notre collectif est l’associativité. La présence de nombreuses associations dans notre cité est un signe rassurante quant à la volonté de chaque citoyen de vouloir agir pour le développement d’une activité utile à l’épanouissement de tous. L’histoire de Romilly est riche sur le plan associatif, notamment grâce aux politiques mises en œuvre au cours de la seconde moitié du XXème siècle. De belles réussites ornent un glorieux passé, telles que le conservatoire municipal, la Maison des jeunes et de la culture, l'USMR …. Le bénévolat a permis le succès d’associations véhiculant une image positive de notre ville, bien au delà des « frontières » départementales, régionales et parfois nationales.

- Or, nous constatons, depuis les dernières élections municipales, que la nouvelle municipalité ne répond plus aux attentes de nos associations, notamment en réduisant leurs moyens. Les dirigeants, encadrants, pratiquants, que nous rencontrons, ne cachent pas leurs inquiétudes, colères et désarroi. Ils ne se sentent plus soutenus et certains envisagent même de quitter notre ville.

Faute de moyens matériels et financiers, la vie associative est, à terme, condamnée !
- Notre espace offre à chacun la possibilité de s’exprimer et nous tenons à développer des lieux de rencontres, de débats, ouverts à tous les acteurs. Cette première réunion avait pour objectif de dresser un premier état des lieux, d’établir ensuite un bilan et un état des besoins de toutes les activités : sport, culture, caritatif, syndical, mémoire… Enfin de collaborer jusqu’à l’établissement de propositions.

- Christian Barthélemy a rappelé les premières actions enclenchées par la municipalité à l’encontre des associations : hausse de la tarification du conservatoire ; pour le RS10, qui a engagé une procédure auprès du tribunal administratif : refus au premier abord de payer les 30 000 € dus par la ville, non respect des conventions signées avec leurs prédécesseurs, contrainte pour le RS10 foot « d’émigrer » au stade des Droits de l’Enfance...

- L’AFM Romilly, malgré une « rallonge » de sa subvention ne bénéficie toujours pas de l’aide financière méritée au regard de l’évolution de son équipe fanion au niveau régional. La MJC fut l’objet d’attaques envers les Rabardels. L’opération « Quartiers en fête » qui réunissait de nombreux enfants des quartiers populaires a été supprimée sans explication. Le CAP n’a du qu’à une forte réprobation de ses dirigeants de se voir rétablir 500 € sur sa subvention. Aujourd’hui, ce sont aussi les associations de l’aérodrome et la radio Aube et Seine de faire les « frais » de la politique municipale et du conseil communautaire. La piscine municipale a été fermée sans aucune concertation et, à ce jour, on ignore toujours le projet et l’emplacement retenus.

- On peut également ajouter les problèmes de locaux surgis récemment : 3 000 € de loyer annuel réclamé pour le RS10 billard, remise en cause de l’hébergement d’associations du monde syndical, combattant ou autres à la Bourse du travail, Romilly-Patrimoine « invitée » à quitter les locaux de Barbara et à rechercher un autre local. Les récentes assemblées générales des associations revendiquent toutes des moyens matériels, financiers et humains afin de réaliser normalement leurs activités, alors que dans un récent courrier adressé aux présidents des associations, la municipalité écrivait :
« Par ailleurs, conformément au nouveau Code de la Propriété des Personnes Publiques, il s’avère que certaines des mises à disposition (installations et équipements municipaux, personnels, véhicules matériels divers…) seront désormais assujetties à une participation financière de la part des associations. »

- Lors des nombreux échanges et doléances exprimées au cours de cette réunion, nous constatons que : 180 associations existent dans notre ville et on atteint un chiffre proche de 300 en comptabilisant les sections des clubs (20 pour le RS10 par exemple). Impressionné par les installations sportives créées dans les années 1960-80, le monde associatif ressent un manque de respect de la part des élus locaux. On ne les écoute pas ! Tout dirigeant donne de son temps, de son argent et ne bénéficie d’aucune considération.
- Radio Aube et Seine manque cruellement de moyens avec des locaux insalubres et sans soutien. La municipalité favoriserait CANAL 32 au détriment de R.A.S. La Bourse du Travail, symbole de l’histoire ouvrière de Romilly, doit bénéficier d’un bâtiment et de locaux dignes ! Les bureaux des syndicats sont pratiquement insalubres et parfois sans chauffage. Si la Bourse du Travail est transférée malgré l’opposition des syndicats qui refusent une « délocalisation » et désirent simplement une réhabilitation aux normes du bâtiment, que restera-t-il dans le centre ville ? Romilly-Patrimoine s’est, en partie, installé, chez Aube-Chaussettes .

- La municipalité a mieux à faire que de s’occuper du monde associatif. Pourtant, une vie associative riche permet d’améliorer l’image d’une ville, de mettre en valeur son dynamisme, et offre un atout fort pour attirer de nouvelles entreprises et habitants. Notre ville devient « triste », nous sommes loin du prix de « la ville la plus sportive de Champagne Ardenne » décerné au début des années 80. Le RS10 billard ne dispose pas des moyens financiers pour régler le loyer du local proposé et quid de l’électricité, du chauffage ? Totale méconnaissance des élus de l'actuelle majorité envers les contraintes imposées par les fédérations sportives. Le projet du stade des Hauts-Buissons est à relancer. La piscine doit être réhabilitée et bénéficier d’une extension sur le site actuel, à proximité immédiate de 2 500 élèves, tous établissement scolaires confondus, choix d’ailleurs exprimé par les romillons lors d’un sondage. La fermeture de l’école Eugénie-Cotton est programmée.

- Neuf cents jeunes pratiquent une activité sportive au sein du RS10, que deviendront-ils si ce club disparait ? Une nouvelle inquiétude apparait sur l’avenir des organisations avec les récents projets politiques de réforme des collectivités territoriales (département, région), risquant de remettre en cause les subventions allouées par ces collectivités. Les associations déplorent également l’absence fréquente de représentants de la municipalité lors des assemblées générales des sections et clubs.

- Parmi les premiers besoins exprimés, celui de locaux, d'équipements et de soutiens financiers apparaissent les plus criants, notamment pour la piscine, la salle de gymnastique, la salle de billard, celle du tennis de table ; la construction du stade des Hauts-Buissons...

- Une commission chargée d’élaborer un questionnaire à l’intention de tous les dirigeants, afin de réaliser un état complet des besoins a été constituée. Elle est composée de : Didier Zavoli, Maurice Protat, Dany Bouteiller et de Christian Barthélemy.
Une prochaine réunion fera le point de leurs recherches et travaux.
Compte-rendu réalisé par André Diot

16/10/2009

CONFERENCE DE PRESSE DU 14/10/2009

Un forum pour rassembler les associations et proposer une autre politique.

- L’espace citoyen "Romilly, une ville pour tous" a tenu une conférence de presse mercredi 14 octobre. La question associative était au cœur des discussions. Après une présentation succincte de notre collectif, il fut question des raisons de notre attachement à l’associativité : cette valeur est une force pour la cohésion sociale, la tolérance, la citoyenneté et le sens de la collectivité.

- Malgré sa riche histoire à Romilly-sur-Seine, son développement extraordinaire (environ 130 structures dans la cité), la municipalité de droite ne répond plus aux attentes. Pire, pas une semaine ne passe sans que le milieu associatif soit la proie d’attaques répétées visant à réduire ses moyens matériels et financiers ou à remettre en cause son activité. Depuis 18 mois, le conservatoire de musique, le Romilly-Sport 10 et nombre de ses sections, la Maison des jeunes et de la culture, l’opération « quartiers en fête », l’aéroclub, Radio Aube-Seine, Romilly-Patrimoine et bien d’autres organisations en ont été les victimes.

- Et malheureusement, d’autres opérations néfastes sont en gestation, la presse locale annonçait cette semaine la fermeture des locaux de l'actuelle Bourse du Travail. Inquiétude, colère, désarroi ; des pratiquants aux dirigeants de clubs, le mécontentement s’exprime.

Cette politique est catastrophique, Romilly risque de perdre une partie de sa richesse, un de ses atouts.

- D’autant plus que la vie associative risque d’être fragilisée dans un proche avenir avec les réformes gouvernementales qui vont mettre à mal les collectivités publiques auxquelles une partie des moyens sera confisquée (réforme Balladur, projet de suppression partielle de la taxe professionnelle...). L’espace citoyen, "Romilly, une ville pour tous" se veut un collectif de rencontre et d'échanges pour que chacun s’exprime et puisse agir afin de mieux se faire entendre. Nous tenons à développer des lieux interactifs pour travailler ensemble à un état des lieux et des besoins. Ainsi, nous pourrons dresser un bilan permettant d'avancer des propositions concrètes et constructives. Dans cette optique, une première rencontre sous forme de forum se tiendra le jeudi 22 octobre à 18 h 30 à l'espace Gabriel-Péri.
Dany Bouteiller
Crédit photo : L'Est-Eclair - Lire l'article de L'Est-Eclair

08/10/2009

LA PRESSE NE VOUS DIT PAS TOUT !

Maisons illégales:
- Suite à une question du conseiller municipal communiste Joë Triché sur l'affaire des maisons construites sur sur des terrains classés inconstructibles au P.O.S. (Plan d'occupation des sols) puis au P.L.U. (Plan local d'urbanisme), le maire a fait le point de ce dossier au Conseil municipal de septembre.

- Il a donc donné lecture du courrier du cabinet d'avocats missionné à cet effet, courrier indiquant que cette affaire était "classée sans suite" par le procureur de la République. Une décision incroyable au regard des multiples infractions constatées et rappelées dans le courrier des avocats au maire ! Affaire à suivre ?
La presse locale vous a caché cette information !

Baisse de la taxe d'ordures ménagères:
- D'après le président de la Communauté de communes, la gestion différente de l'entretien des nouvelles poubelles va générer une économie de 120 000 € pendant 6 ans. A qui cette économie va-t-elle profiter, ont aussitôt demandé les élus communistes & partenaires à l'occasion d'une récente conférence de presse ? Pour eux, pas de doute, elle doit profiter aux usagers, ce qui permettrait de baisser de 8 à 9% la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.
La presse locale vous a caché cette information !

Crèche municipale :
- Le Conseil municipal du 3 octobre a débattu de la création d'une structure "Petite Enfance Multi-Accueil". Au cours de la discussion, Rolande Barthélemy et Joë Triché se sont inquiétés des conséquences négatives que pourrait induire une telle structure sur l'emploi des assistantes maternelles de la DIDAMS. Il semblerait que les besoins réels aient été mal estimés ; des places de garde d'enfants chez ces assistantes maternelles sont, en effet, disponibles.
La presse locale vous a caché cette information !

05/10/2009

CONSEIL MUNICIPAL DU 03/10/2009 (1)

On ne se prononce pas sur La Poste... mais on endette !
- Ce conseil municipal débuta par une discussion sur un voeu présenté par l'opposition municipale appelant l'assemblée communale à se prononcer sur la privatisation de La Poste. Eric Vuillemin refusa puisque "c'est au citoyens d'en décider, il y a assez d'autres choses à régler". Comme l'a remarqué Christophe Latrasse, une privatisation ne serait pourtant pas sans conséquences pour la population romillonne qui en subirait les effets néfastes, comme toujours dans ce type de situation : prix en hausse, services en moins, répercussions sur le personnel, etc.

- Soutenant, on s'en doute, cette politique, le maire UMP n'a pas osé cependant tomber le masque, prétextant que "ce n'était pas le lieu". Pour Joë Triché, la Poste est un bien de la Nation ; il appartient à notre peuple de pouvoir se prononcer sur ses évolutions. La Poste n'appartient pas à l'UMP ! Le vœu de l'opposition proposait donc l'instauration d'un débat public et un référendum ; il ne serait pas illogique qu'un Conseil municipal se positionne. Rien n’y fit !

Un plan sexennal... mais au prix de quel endettement ?
La première question à l'ordre du jour concernait le plan sexennal tant vanté par la majorité. Il est donc prévu :
- l'aménagement de la rocade nord,
- des aménagements de la ville (abords de la mairie, halle couverte, requalification de friches, extension de parkings, acquisitions foncières, travaux de bâtiments administratifs ou divers, centre culturel),
- aménagements et création de voiries,
- pôle économique, maison de l'emploi et de la formation,
- construction de l'école Romain-Roland maternelle, de son restaurant scolaire, réhabilitation du primaire, et déconstruction,
- construction de salles de classe à Mignonnette, déconstruction à Eugénie-Cotton, rénovations des autres écoles,
- aménagement de la ferme pédagogique, des centres de loisirs, de l'espace animation-jeunesse,
- création d'une structure petite enfance multi-accueil,
- travaux en Béchère, dans les jardins familiaux,
- réfection et constructions au stade municipal, éclairage du stade des Droits-de-l’enfant, réflexion sur la création d'un complexe sportif aux Hauts-Buissons, évolution du terrain de rugby,
- présentation d'un projet de maison des associations, piscine,
- rénovation du cinéma, acquisition d'œuvres d'art,
- travaux en faveur de la police municipale, vidéosurveillance, maison de la justice et du droit.

- Henri Guérin s'est dit déçu du contenu qui va se traduire par l'endettement et des dépenses inutiles (police et vidéo par exemples). Quant aux subventions dont il est question, sont-elles acquises ? Prévues ? Espérées ? Joë Triché en a fait appel à la vigilance et à de justes prévisions. En effet, les réformes nationales prévues (réforme Balladur, taxe professionnelle en partie supprimée, entre autre) ne seront pas sans répercussion sur les communes qui auront ainsi moins de recettes. La ville pourra-t-elle aller au bout de ses projets ? La dette va s'accentuer (elle est aujourd'hui de 37 million d'€) par le recours massif à l'emprunt.

- Claude Maitrot "s'attendait à autre chose", car ce plan ne représente pas une politique municipale, « c'est plutôt un catalogue de projets contradictoires". Il verra en fonction de leur utilité pour déterminer ses votes futurs. Surtout, elle ne répond pas aux besoins des romillons, aujourd’hui d'abord demandeurs d'emplois, et oublie les actions pour développer la citoyenneté et l'intégration.

La question ayant été soulevée, Jérôme Bonnefoi a "donné des chiffres" et des indications sur l'emploi :
- La MEFER a un an : elle observe les besoins du territoire, il y aurait plus de 150 emplois créés à Romilly en 2009, le taux de chômage actuel - et officiel - est de 9,8% et des dossiers économiques seraient "en gestion et en gestation". Denys Prieur s'exprima à son tour pour nous indiquer qu’il n'était pas devin, pas plus que les autres membres de la majorité, qu'il faut par conséquent davantage s'endetter pour investir plus, et que cela sera modulé en fonction des finances. Eclair de lucidité de notre adjoint aux finances qui souligna la pertinence des remarques de Joë Triché, soulignant qu'il était "un homme sérieux". La population auboise, lui ayant accordé et renouvelé sa confiance pour l'élire Conseiller régional puis Conseiller général, s'en est, elle, aperçue depuis plus longtemps !

- Enfin, Eric Vuillemin ne laissa à personne le soin de conclure afin de justifier l'endettement. Pourquoi diable s'inquiéter ? Il emprunte sur 25 ans alors que les romillons devront payer les ardoises laissées par M. Cartelet et son équipe jusqu'en 2049 ! Nous voilà donc rassurés ! 30% des subventions sont acquises, des recettes arriveront encore et il faut engager des projets maintenant puisque l'aide gouvernementale est incertaine depuis 2014.
Compte-rendu réalisé par Dany Bouteiller

CONSEIL MUNICIPAL DU 03/10/2009 (2)

Service moyen séjour à l'hôpital : indigne et insupportable !
- Un seul WC au 1er étage pour les patients et les visiteurs, pas d'oxygène dans les chambres, des chambres inadaptées qui ne respectent pas la dignité des personnes âgées admises dans ce service, des conditions de travail très difficiles... Cette situation n'a que trop duré ! Les financeurs, en l'occurence l'Etat, doivent accorder les crédits nécessaires pour que disparaisse ce véritable "mouroir" indigne de notre époque et de notre ville.

- Joë Triché a dénoncé sans mâcher ses mots les conditions d’accueil insupportables du service « moyen séjour » de l’hôpital de Romilly. Une personne vient récemment d'être victime d’un grave accident lié à ces conditions : elle est décédée dans les jours suivants. Il attira l’attention du Conseil municipal pour l’inviter à prendre une meilleure connaissance de la situation. Le personnel ne cache d’ailleurs pas non plus son inquiétude. Le Conseiller municipal communiste souhaite une délibération du conseil afin que les décideurs apportent les moyens nécessaires pour un service de qualité. Mme Comménil a indiqué qu'elle soulèverait le problème lors du prochain Conseil d’administration devant les services de l’Etat.
Pour Christophe Latrasse, le manque de financement lié à la politique gouvernementale mène à de telles extrêmes, mettant en avant, de manière fort adroite et avec les mots justes, les conséquences néfastes au niveau local. Le maire a soutenu la démarche et s'est engagé à mettre à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal une délibération allant dans le sens de la proposition du groupe communiste & partenaires.

Les autres questions abordées :
- M. Bouchut représentera la ville au collège Le Noyer-Marchand,
- Catherine Boulet siègera au Conseil d’administration du centre communal d’action sociale,
- la commune participera financièrement à l’opération versement par fonds de concours au Conseil général pour la déviation de la route départementale 440,
- les rues Magenta, Henri-Millet, Partouneaux et Jules-Vallès ne seront déclassées des routes départementales,
- une parcelle communale située Chaussée de Sellières sera cédée pour un développement et une extension d'entreprise,
- création d’une structure petite enfance « multi accueil » en remplacement de la halte-garderie et de la crèche familiale permettant d'accueillir 36 enfants.

Rolande Barthélemy s’est interrogée sur le nombre de places disponibles chez les assistantes maternelles car ce projet risque d’entrer en concurrence. Pour Mme Comménil, ce service est différent, c’est une demande spécifique moins chère. Le futur lieu d’implantation demandé par Henri Guérin est resté secret mais « on y a déjà pensé »… Joë Triché en a profité pour rappeler à Mme Commenil et à l’assistance que des crèches ont vu leur activité réduite volontairement par des équipes municipales précédentes auxquelles elle a appartenu, d’où la saturation de la structure actuelle. Il a mis en avant l’inquiétude des assistantes maternelles (environ 80 dans notre communauté de communes) pour leur emploi et la nécessité d’une approche ciblée et maîtrisée des besoins.

- L’AFMR se verra verser un accompagnement de 4 000 € sur sa subvention ordinaire.

Joë Triché a, en fin de séance, demandé à M. Allard, président du Conseil de la communauté de communes, à ce que l'opposition bénéficie d'un espace lui permettant de s'exprimer dans le bulletin intercommunal. Ce dernier n'a pas semblé s'y opposer. Qui vivra verra !
Compte-rendu réalisé par Dany Bouteiller

01/10/2009

DEUX PAS EN ARRIERE... UN PAS EN AVANT !

Fifres, tambourins, lauriers et myrrhe ; la presse encensait récemment une décision de la Communauté de communes (avec photo « en situation ») : le Bibliobus va stationner dans le Nouveau-Romilly… Expérience jusqu’à fin octobre, bémolise-t-on prudemment.

- Nous ne serons certes pas les derniers à approuver cette initiative. A la différence toutefois du journal local souvent opportunément amnésique, j’ai le souvenir vivace. Ayant, par ailleurs, à faire dans ce Temple de la Mémoire que sont les archives départementales, j’y ai, pur hasard, trouvé ce que je n’étais pas venu y chercher. L’Est-Eclair de mi-mars 1984 : un article annonce la mise en service pour la fin de l’année d’un Bibliobus municipal. Avec une photo du vaillant autocar qui conduisit, en un « temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », des centaines de petits romillons et de retraités respirer le bon air dans des centres de vacances municipaux aujourd’hui disparus.

- Ah ça, quand le maire Maurice Camuset avait une idée dans la tête, il ne l’avait pas aut’ part ! Et il ne manquait pas d’ingéniosité pour la mettre en œuvre. L’autobus communal renâclait dans les cols haut-savoyards, toussotait dans les embruns vendéens, qu’à cela ne tienne car l’heure de la retraite n’avait pas pour autant sonné ! Je me rappelle du « Saviem » réaménagé, revigoré, les flancs ornés d’une fresque pimpante : vaisseau flamboyant, les cales pleines à craquer de livres, c’était en quelque sorte la force d’intervention rapide de la politique de lecture publique voulue par la municipalité de l’époque et de la commission mise en place à cet effet. Il sillonnait l’océan d’ignorance encore de nos jours soigneusement entretenu, car « chez ces gens-là », on l’a compris de longue date : le savoir, c’est le pouvoir.

- C’est dans le Nouveau-Romilly que je le vis pour la première fois. Dans le Nouveau-Romilly ? En 1985 ? Parfaitement, en 1985 déjà ! L’annonce récente d’une « grande » avancée n’est donc qu’un pas en avant bien timoré quand nous avons reculé de deux. En matière de culture – et ailleurs - on raccommode industrieusement quelques pans de l’ouvrage détricoté depuis vingt ans à Romilly, qu’on essaie ensuite, à grands coups de pub, de nous « refourguer » pour du neuf. C’est la robe de mariée retaillée en robe de baptême !

- Avec la culture et l’instruction populaires, on ne peut pas jouer « petit bras ». Il faut de l’ambition, l’audace de ses ambitions et les moyens financiers de cette audace. Notre ville a perdu tout cela au fil des ans. Ce qui rend d’autant plus difficile et méritoire la tâche des employés des services communaux qui s’évertuent à faire au mieux avec les moyens qui leur sont chichement alloués.
Rémi

21/09/2009

UN AN DE POLICE MUNICIPALE : ET DEJA DU MECONTENTEMENT !

Depuis maintenant une année, la majorité de droite à la tête de la ville a imposé aux romillons son "joujou sécuritaire" en créant une police municipale.

De vives contestations
- Le premier bilan de cette mesure qui, d'emblée, semblait bien électoraliste s'impose. La police municipale a-t-elle aidé à régler les problèmes de fond auxquels nous sommes confrontés ? Aucunement ! Et déjà de vives contestations apparaissent, une pétition circule même contre les excès de zèle. En effet, des parents d'élèves expriment leur désarroi face à l'attitude policière devant les écoles, les agents ne jouant pas un rôle utile pour solutionner la question, bien réelle, du stationnement. D'autre part, des commerçants s'élèvent aussi contre des comportements similaires qui nuisent à leur activité.

Pour une autre façon d'agir
- Si le coût d'une telle structure, estimée à 500 000 € par an, pose déjà problème dans notre ville endettée de 40 millions d'€ (soit une augmentation de 50% depuis l'élection d'Eric Vuillemin), il est certain que la façon d'agir est également une préoccupation.
Dialogue, éducation, prévention doivent primer, la police municipale ne doit pas être une occasion de vider un peu plus le porte-monnaie des familles romillonnes.

- Des commerçants dénoncent publiquement que des zones où les automobilistes pouvaient stationner en toute quiétude, il y a encore quelques mois, font désormais l'objet de verbalisations policières. Et que penser des paroles de l'adjoint Beaujean qui, au lieu d'instaurer l'échange de vue et la compréhension, se montre intransigeant dans la presse locale où il déclare vouloir continuer "le travail" dans le même esprit ?

Une politique différente est possible
- La sécurité des biens et des personnes est un droit fondamental qu'il faut faire respecter. Notre espace citoyen, issu de la liste de gauche menée par Joë Triché en mars 2008 y est fortement attaché. Elle doit passer par le tissage de liens intergénérationnels autour, par exemple, de maisons de quartiers. Les activités sportives et culturelles ont aussi un rôle important à jouer en ce domaine, elles offrent des occupations saines qui évitent le désœuvrement. Aider à leur juste développement doit primer, la furie dénuée de sens qu'elles subissent de la part de la municipalité depuis 18 mois doit cesser. Il est nécessaire de relancer un contrat de prévention de la délinquance.

- Enfin, chaque collectivité doit jouer le rôle qui lui revient, et ce n'est pas aux romillons de payer une police municipale mais à l'Etat d'assumer les missions de sécurité. Si des manques apparaissent, les effectifs de la gendarmerie doivent être augmentés en conséquence. Nous sommes prêts à nous rassembler avec toutes celles et ceux qui souhaitent travailler dans ce sens.
Dany Bouteiller

14/09/2009

PARIS-BALE, ENFIN ! EDEN : LIFTING POUR SES 25 ANS

PARIS-BALE :
- Le bouclage financier du dossier de l’électrification de la ligne Paris-Bâle, avec une 1ère étape jusqu’à Troyes, est enfin réalisé. C’est, en effet, ce qui ressort de l’importante réunion qui vient de se tenir chez le ministre Borloo. La ténacité, le fermeté et la recherche permanente d’un consensus large des collectivités territoriales concernées par ce dossier ont été la ligne de conduite mise en oeuvre par le Conseil régional avec, en premières lignes, le président J.-P. Bachy et le vice-président Pierre Mathieu. Cela a fini par payer ; nous nous en félicitons. Et ce ne sont pas les «intrigues d’arrière-salles», les «peaux de bananes» ni les pressions sur les élus qui ont manqué pour tenter de briser ce consensus !

- En vain, tellement la gestion de ce dossier par le vice-président du Conseil régional, chargé des transports et des infrastructures, fut exemplaire et déterminée. L’état, Réseau Ferré de France (RFF) qui, jusque là, ne voulait pas en entendre parler, les conseils régionaux d’Ile-de-France et de Champagne-Ardenne, le Conseil général de l’Aube et la Communauté de l’agglomération troyenne en seront les principaux financiers. Certes symbolique, la contribution des Communauté de communes des «Portes de Romilly» et de Nogent S/Seine est à noter. Ainsi, cette électrification tant attendue par les aubois et le monde économique sera sans aucun doute - si rien n’est remis en cause - la bonne nouvelle de l’année 2009 pour les usagers en attente d’améliorations sensibles dans la ponctualité de leurs transports, pour notre département qui verra ses atouts confortés et de nouveaux se développer avec la perspective de voir circuler des TGV, pour les ateliers de Romilly où l’acheminement des rames TGV en maintenance sera facilité. La perspective de voir ce dossier se concrétiser a pris corps, il y a une dizaine d’années, avec la décision du ministre des transports de l’époque, J.-C. Gayssot, annonçant son financement par l’état. Aujourd’hui, il aboutit grâce à la fermeté et à la ténacité du Conseil régional et de sa majorité de gauche. Tout un symbole !

1984, RENAISSANCE DU CINEMA A ROMILLY :
- Il y a 25 ans, l’activité cinématographique a bien failli disparaître à jamais dans notre ville. C’était cependant sans compter sur la volonté politique de la municipalité de gauche de l’époque avec à sa tête Maurice Camuset, maire communiste, de vouloir faire vivre le 7ème art à Romilly. Ainsi, devant la carence du secteur privé qui gérait encore deux salles (l’Eden et le Casino), la décision fut prise de créer un cinéma public : l’Eden. Une décision fortement contestée et attaquée par la droite locale qui trouvait le projet «trop beau» pour la population romillonne et des environs. Malgré cela, l’ambition a mûri et c’est en présence de 3 000 personnes que les deux premières salles et la galerie d’exposition furent inaugurées par les illustres réalisateurs Marcel Carné et François Truffaut. Le succès rencontré par cet équipement culturel moderne conduisit, deux ans plus tard, à l’ouverture d’une 3ème salle sous le patronage de Claude Lelouch.
C’est d’ailleurs au cours de cette période que notre cité s’est vue décerner par FR3 Champagne-Ardenne le titre méritoire de ville de l’année pour le niveau et la qualité de ses équipements. Aujourd’hui, l’Eden a fait l’objet d’un petit lifting : c’est tant mieux. Lire aussi.
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh
Groupe communiste & partenaires du Conseil municipal de Romilly S/Seine

- PHOTOS : PIERRE MATHIEU / CINEMA EDEN (Libération-Champagne).

10/09/2009

CONSEIL MUNICIPAL DU 05/09/2009

Lassitude ? Mécontentement ? Désintérêt ? Ce conseil n’a pas mobilisé la foule, c’est donc devant une salle presque vide que les élus ont « planché » sur les 20 questions à l’ordre du jour pendant plus de 2 heures et demi.

Et bien sûr, on a eu droit aux traditionnelles communications du maire :
- Octroi d’une 2ème fleur pour la ville de Romilly,
- Décision de faire un état de santé des 55 bâtiments municipaux (fonctionnement et maintenance),
-extinction de l’affaire Brun (construction illégale sur un terrain non constructible) : il n’y aura pas de jugement.

Radio Aube et Seine :
- Suite à une question de Claude Maitrot sur son devenir, un débat entre le maire et Joé Triché a montré deux conceptions opposées de l’information ; Eric Villemin pour le modèle de TF1 : "je serais heureux d’avoir un petit TF1", Joë Triché pour une radio associative avec une démocratie locale. En conclusion, le maintien de radio Aube et Seine parait bien incertain. Amateurs soyez prêts.

Rapport Balladur :
- Un dossier moins inoffensif qu’il ne veut le paraître pour les citoyens. Cette réforme des collectivités territoriales est-elle nécessaire ? Est-ce le moment ? Alors que les collectivités locales ont de plus en plus de difficultés financières pour répondre aux besoins des citoyens, Nicolas Sarkozy veut mettre en œuvre sa politique et ce n’est pas quand les effets de sa réforme se feront sentir qu’il faudra réagir.
- Pour Joë Triché, il était donc nécessaire d’informer, d’alerter chaque citoyen sur les dangers de cette réforme, c’est la motivation de sa demande d’un débat tant au Conseil général qu’au Conseil municipal. C’est un Eric Villemin, tout feu tout flamme, « plus démocrate que moi tu meurs » qui a répondu à cette invitation. Il s'est même fait le pourfendeur des injustices comme par exemple l’élection des parlementaires (200 000 voix pour certains, 40 000 voix pour d’autres).

- Les élus de l’opposition ont bien pointé la logique de cette réforme, ses enjeux, ses dangers. Pour Joë Triché c’est : recentraliser, étouffer les lieux de résistances au libéralisme, casser les services publics avec l’ouverture à la privatisation et ses dangers pour le social. Les communes sont appelées à disparaître ou à devenir des coquilles vides. Pour prendre un exemple concret « avec la suppression de la clause de compétences comme c’est prévu, l’ UTT n’aurait pas pu être réalisée » et pour être constructif il a rappelé les 5 axes de ses propositions pour répondre mieux aux attentes des habitants et aux besoins de financement des collectivités territoriales. Lire son intervention complète.

- Pour Claude Maitrot (MRC), globalement, la réforme ne va pas dans le bon sens ; les communes sont dévalorisées, les compétences des départements réduites, c’est la rupture avec la République. Pour Henri Guérin (PS), il faut attendre la réflexion des élus en espérant que le gouvernement en tienne compte. Il s’est prononcé lui aussi pour la proportionnelle partout et pour un référendum sur cette réforme.

- Christophe Latrasse s’insurge « devant les difficultés actuelles, licenciements, chômage, difficultés financières des familles, le gouvernement n’a-t-il pas d’autres interventions à faire dans le domaine industriel, social et dans le contrôle des banques ? ». C’est au moment du vote, demandé par le maire, sur chacune des 20 propositions de la réforme (20 fois "contre" pour les élus communistes et partenaires, plusieurs fois "pour" et des abstentions pour Claude Maitrot et Henri Guérin) qu’on a bien vu les limites et les pièges de la « démocratie à la sauce sarkozienne ».

- Une carotte (quelques points positifs) pour enfermer les récalcitrants dans sa logique libérale et faire passer sa réforme, un lot de consolation (à l’exemple de la proposition de subsidiarité) pour les libéraux plus pointilleux et le rejet total mais « discuté » d’une autre logique de justice, de solidarité et d’efficacité. Comme quoi, il y a besoin de continuer le débat avec les citoyens car cette réforme ne sera pas sans conséquences sur leur vie au quotidien.

Electrification de la ligne Paris-Bâle :
- La "bonne nouvelle de l’année 2009 pour Romilly, le département, les usagers." C’est ce qu'a exprimé Joë Triché sur ce dossier à la suite des félicitations et des remerciements du maire à tous les élus régionaux, les élus généraux qui ont obtenus 1/3 du financement de l’Etat. Pour la participation communale de 50 000 €, Claude Maitrot précisa que c’était à la demande de François Baroin, il rappela les actions menées par les élus de gauche depuis plus de 10 ans, les pétitions des usagers et interrogea le maire sur son action, ce qui a fait sortir ce dernier de ses gonds : « il y a ceux qui parlent comme vous et ceux qui font avancer les dossiers ».

- « Romilly n’est pas née le soir du second tour » lui rétorquait Joë Triché, soulignant aussi l’action positive de la majorité de gauche de la région présidée par Jean-Paul Bachy et de son vice-président Pierre Mathieu, chargé des transports et des infrastructures, qui a fait preuve de ténacité, de fermeté, évitant les peaux de bananes et de sa volonté de rassembler. L'élu comunniste à aussi mis les points sur les "i" : « Qu’ont fait les ministres Galley, Granet et Baroin ? C’est le ministre Jean-Claude Gayssot qui a pris la 1ère décision concrète sur le financement de l’Etat pour ce dossier ! ». Ces vérités incontournables étant dites, la participation de 50 000 € est votée à l’unanimité.

Deux nouveaux emprunts pour 12 millions d'€ :
- Ceci qui porte l’endettement de la ville à 39 M€ : attention ! Après l’exposé de Denys Prieur sur ces nouveaux emprunts de 7,5 M€ et 4,5 M€ contractés auprès du Crédit Agricole et de la Société Générale pour permettre des travaux de voirie, de réhabilitation des écoles, de construction d’une salle de gymnastique et la réalisation de deux hôtels et d’une pépinière d’entreprises, Joë Triché motiva son refus de vote puisque l’opposition n’a pas voté le budget et attira l’attention sur l’endettement de la ville à hauteur de 39 M€ alors que les collectivités sont déjà en difficulté du fait de la faiblesse de la contribution de l’Etat. Pour le maire et son adjoint, pas de problème, Romilly va mieux, tout est maîtrisé (espérons que ce sera pas comme pour le projet de l’aérodrome !), il y aura des recettes et des économies.
7 refus de vote de l’opposition, 25 votes pour de la majorité.

Votes à l’unanimité pour les autres questions à l’ordre du jour :
- Projet de requalification urbaine du Nouveau Romilly, création de trois emplois d’adjoints administratifs , création d’un emploi de contrôleur territorial de travaux, revalorisation de la participation financière à la ferme pédagogique , fixation à 10 € pour les romillons, 15 € pour la communauté de communes et 20 € pour les extérieurs, des tarifs d'accès à l’activité sport-attitude des 6/8 ans, garantie partielle de la ville à un prêt contracté par Mon Logis pour la construction de 22 logements locatifs, création de tarifs pour la location de services municipaux à des organismes extérieurs, subvention exceptionnelle de 500 € pour l’Amicale pongiste, participation financière de la ville pour les Restaurants du cœur, revalorisation du tarif des dépôts déchets et grabats à 1 € par jour et par m2 au-delà de 5 €.
Compte-rendu réalisé par Ginette Triché

09/09/2009

CINEMA "EDEN" : LES BATISSEURS ET LE PETIT FAISEUR

Sur qu’on n’y échappera pas dans le prochain bulletin municipal : le maire, pinceau à la main, devant notre cinéma qui sent encore la peinture fraîche et la moquette neuve !

- Il y a ceux qui font « du » cinéma devant les objectifs ; il y eut ceux qui, voilà 25 ans, ont bataillé dur pour faire « un » cinéma à Romilly qui fut, à l’époque, le 1er cinéma à gestion publique de Champagne-Ardenne. Sa pérennité démontre que la solution retenue n’était finalement pas si mauvaise.

14 avril 1984

- C’est la presse au stade municipal et devant le cinéma Eden : 3 000 personnes participent aux festivités organisées pour l’inauguration-résurrection de l’ancien cinéma muet du « Père Cassis », le fondateur en 1913 de l’Eden, fermé depuis plusieurs années. Je me souviens encore des trois cinémas d’alors, destinations de nos sorties d’ados de fins de semaines : L’Eden, le Casino et le Celtic. Leurs projecteurs se sont hélas éteints l’un après l’autre, victimes de la concurrence des salles troyennes, plus modernes et à l’affiche plus attractive. L’Eden eut son baroud d’honneur et vivota un temps de ses « Visiteurs du soir », fidèles de la séance de minuit. Bref…

- 14 avril 1984 : Marcel Carné, bedaine rebondie, dialogue en aparté avec le frêle et élégant François Truffaut. Deux « gueules », deux époques, deux cinémas différents. Que se sont-ils dit ? Nous ne le saurons jamais. Et vient le moment tant attendu de couper le ruban. Le maire, Maurice Camuset, prend la parole : « En redonnant vie au cinéma Eden, nous faisons battre un nouveau cœur d’animation, de loisirs et de culture…nous renouons avec une réalité et une tradition locale extrêmement populaire... Notre Conseil municipal en est particulièrement fier ». Et il pouvait l’être !

Une bataille de plusieurs années
- Depuis les premières solutions envisagées, en particulier de trouver d’éventuels repreneurs privés, jusqu’à la décision puis la mise en œuvre d’une solution municipale, que d’obstacles à surmonter, que de réticences à droite, mais aussi quelle opiniâtreté, quelle persévérance pour obtenir des subventions du ministère de la Culture, de la région et du département afin de ne pas alourdir les impôts locaux. Sur un coût total de 7,3 millions de francs de l’époque, ne seront à la charge de la commune qu’environ 4,5 millions. « Avec vous tous, je crois que nous avons bien travaillé ! » dira Maurice Camuset, pour qui la culture n’était pas un sujet subalterne. Les temps ont bien changé à Romilly !

Cinéma public, cinéma social
- Vint ensuite une seconde tranche de travaux qui vit l’ouverture de la salle Claude Lelouch, donnant à l’Eden la configuration que nous lui connaissons aujourd’hui. « Cinéma public, cinéma social » : telle fut l’ambition phare de cette réalisation. « Cinéma public veut dire cinéma populaire, donc social » déclarait la municipalité de l’époque en établissant des tarifs étudiés pour « rendre possible l’accès de cet équipement à tous, sans aucune exclusion. » Et l’on peut dire aujourd’hui que le « nouvel » Eden a bien rempli son rôle.

- Alors, que l’actuel maire nous en fasse tout un plat autour de « sa » restauration ne nous fera pas oublier à qui nous devons cet équipement. La droite eût-elle été à cette époque à la direction des affaires communales, on imagine assez bien quelle aurait été sa politique en la matière. Politique au sujet de laquelle, le conseiller municipal communiste, Joë Triché, a déclaré lors d’un récent conseil municipal qu’il espérait « qu’elle ne se résumerait pas à de simples ravalements de façades. »

- L’Eden a encore un long chemin devant lui. Tous ceux qui ont contribué à ce qu’un tel équipement voie le jour, à le faire vivre au service de la population peuvent en être remercié. Et puisqu’il vient de faire peau neuve, adressons-lui de nouveau le vœu de Maurice Camuset : « permettez-moi… de lui souhaiter très cinématographiquement : Et vogue le navire ! ».
Rémi
- Notre photo : Marcel Carné et Maurice Camuset inaugurant le nouvel Eden.