26/08/2012

LES DEFENSEURS DE L'EDEN NE DESARMENT PAS


Une délégation de l'association de défense du cinéma Eden s'est invitée à la présentation de la seconde tranche commerciale de la zone de l'aérodrome, orchestrée par la Communauté de communes et son président Guy Allart.

- C'est au cœur de celle-ci qu'est prévue l'implantation d'un multiplexe. Ce fut l'occasion pour les défenseurs de l'Eden de rappeler devant les caméras de Canal 32 et la presse locale le reniement permanent des élus de leurs engagements et de leurs paroles. Pour venir au secours du promoteur en échec sur ses projets (pas de discothèque, aucun des 250 emplois promis), le président de la Communauté de communes a ressorti fin 2012 un nouveau projet de pôle ludique avec un multiplexe qui condamne notre cinéma Eden. L'engagement de plus de 3 000 personnes pour le maintien du cinéma communal, les actions de ses défenseurs et les menaces de la saisine de la justice ont mis provisoirement en échec la réalisation du multiplexe.

- Avec un esprit vengeur et rageur, la majorité du conseil municipal de Romilly a supprimé la subvention à l'association gérant l'Eden, ce qui a entraîné la fermeture de l'établissement début avril. Le Maire et ses acolytes sont donc les seuls responsables de la situation, d'autant plus que la reprise en gestion par les services municipaux tarde à se concrétiser. Cette manœuvre ne sert qu'à pouvoir fermer définitivement le cinéma Eden quand bon leur semblera.

- Les intérêts des Romillons n'est pas la priorité de cette municipalité et la population a été privée d'une saine distraction depuis 5 mois, tout comme elle vit sans piscine depuis plus de 4 ans. Cette entourloupe entraînera, d'autre part, la perte de 3 emplois au sein du personnel de l'établissement. Pour échapper aux poursuites judiciaires et afin de dédouaner le promoteur Sorodi de sa tromperie, Guy Allart vient de faire adopter un nouveau projet de pôle ludique et de projet multiplexe en changeant les zones de leur réalisation. Ce sont des méthodes indignes d'élus de la République.

- Les administrés doivent être respectés, les engagements tenus et le multiplexe à vocation exclusivement commerciale doit être abandonné. L'Eden, au service de toute la population au centre-ville doit vivre !
Le comité de défense s'est transformé en « association de défense du cinéma Eden de Romilly », vous pouvez lui donner de la force en adhérant au prix de 5euros.

24/08/2012


LA MUNICIPALITE TOUJOURS SUR SON NUAGE... ET POURTANT
- Pas moins de huit articles de presse en deux semaines de juillet pour permettre aux élus de la municipalité de vanter leur action ! Après les mauvais résultats électoraux de l’UMP à Romilly ; élections cantonales, régionales, présidentielles et législatives, la presse serait-elle déjà en campagne des municipales pour la droite locale ? Ainsi, les Romillonnes et Romillons auront pu constater combien la municipalité nageait dans le bonheur et l’autosatisfaction. Décidément, depuis leur élection en 2008, ces élu-e-s n’arrivent pas à descendre de leur nuage. Piscine rasée, cinéma Eden fermé, aérodrome bouclé...  A part cela, tout va bien à Romilly. Et puis pourquoi passer sous silence, comme le font le maire et ses adjoints, ce que nous ont à nouveau confirmé les études réalisées dans le cadre de la révision du Plan Local d’Urbanisme et sur la Dotation de Solidarité Urbaine ? Dans les deux cas, un même constat qui traduit les difficultés de vie de notre population. Par exemple, on y relève un potentiel financier par habitant inférieur à Romilly de 25% par rapport aux communes de notre importance et que ce revenu par habitant est en retard de 28%. Or, à aucun moment, il n’est tenu compte de cette situation dans la politique municipale. Le très pauvre programme des activités estivales proposées aux jeunes, comparé à ce qui se faisait avec la municipalité de gauche avec un maire communiste, le confirme.

DES INTERETS BANCAIRES EQUIVALENTS AU COUT DE CINQ PISCINE !
- Depuis 2008, l’endettement de la Ville a explosé. Tous budgets confondus (ville, eau, assainnissement, économie), il atteint 32,6 millions d’euros, soit 2 322 euros par habitant. Une situation à mettre au passif de la majorité municipale actuelle, sans oublier pour autant que, dans la mandature précédente, a été réalisé en 2007 un emprunt de 10 millions d’euros consolidé par la municipalité d’aujourd’hui ; emprunt dit “toxique” car indexé sur le cours du Franc Suisse. Maintenant, la Ville doit passer à la caisse. Elle a dû payer à DEXIA 820 000 euros de pénalités dans une renégociation des contrats initialement souscrits qui a permis de sécuriser cet emprunt seulement pour une période de deux années. à leur terme, et à défaut d’une nouvelle renégociation, la Ville devra débourser à DEXIA 790 000 euros pour la seule année 2013.

- Mais, à ces 32,6 millions d’euros d’emprunts restant à rembourser, doivent s’ajouter les intérêts payés aux banques : ce sont donc plus de 4 600 euros que chaque Romillon aura à débourser. Ces intérêts (32,5 millions d’euros) représentent l’équivalent du prix de cinq piscines identiques à celle envisagée actuellement à Romilly. Si le changement c’est maintenant, il ne faudra pas tarder à changer cela. Comment continuer d’accepter de telles ponctions dans la poche des ménages pour alimenter les profits des banques et payer leurs dividendes aux actionnaires ? Une réforme profonde du secteur bancaire et du crédit est urgente, par la création d’un pôle public financier qui favoriserait les activités créatrices d’emplois, la formation et les salaires. Des taux d’intérêts très abaissés viendraient soutenir ces activités au premier rang desquelles on retrouve les collectivités territoriales qui réalisent 75% des investissements publics, soutenant de ce fait l’emploi.
Joë Triché, Rolande Barthélemy, Christophe Latrasse, Hélène Turquin, Angélique Cheikh.

06/08/2012

VACANCES : UN PLAISIR QUI N'EST PAS PARTAGE


Si l'été rime avec farniente pour certains, il est synonyme d'ennui et de morosité pour d'autres.

- L'accès aux vacances s'est démocratisé au XXème siècle, mais la tendance s'est grippée au cours de ces dernières années. 40% des Français n'ont pas les moyens de « partir », un enfant sur trois reste chez lui, malgré le travail remarquable des associations caritatives. Le Secours populaire donne l'exemple dans ce domaine : il propose chaque année « la journée des oubliés des vacances », une opération nationale déclinée au niveau régional depuis 1979 qui se déroulera le 24 août en 2012.

- De plus, l'organisation mettra sur pied le 19 août au Champ de Mars à Paris le rassemblement de 40 000 enfants de toute l'Europe pour une journée de fête. Des milliers d'enfants seront reçus également le temps d'un court séjour par des familles. La période estivale est un cheval de bataille historique pour les associations de lutte contre la pauvreté. L'aide principale est financière mais aussi administrative.

- Les familles viennent avec les bases d'un projet de vacances et des bénévoles étudient quels séjours peuvent convenir. A Romilly, malgré le battage médiatique souhaitant faire apparaître que « l'économie connaît une embellie », la vérité est toute autre pour la population particulièrement touchée. Le quotidien des familles des plus de 1500 chômeurs est difficile et beaucoup ne peuvent s'offrir le luxe de certains loisirs, comme plusieurs catégories de retraités, de familles monoparentales, etc.

- D'ailleurs, le potentiel financier des Romillons est 25% inférieur à la moyenne des habitants des villes de notre importance. Sans cinéma, sans piscine, notre cité se trouve d'autant moins attractive. Des possibilités existent pourtant avec des activités telles les colonies, les villages vacances, ou pour les plus jeunes qui rechignent à s'éloigner trop longtemps des parents, des activités à la journée. L'effort financier demandé aux familles en fonction des possibilités de chacun permettrait des loisirs qui satisferaient le plus grand nombre. Pour cela, une volonté municipale s'impose, elle n'existe pas aujourd'hui dans notre ville.

30/07/2012

DEPASSEMENTS D'HONORAIRES : COMMENT LES EVITER ?

Les dépassements d'honoraires médicaux suscitent des incompréhensions face au manque d'éthique de certains médecins. Un tel sentiment pourrait porter atteinte à toute la profession.

- Pour les éviter, ne faut-il pas changer le mode de rémunération à l'acte pour aller vers des contrats individuels ou de groupe modélisables en fonction des spécialités ou du lieu d'exercice, comme le préconise la CGT ? Cela permettrait de gérer l'installation et une nouvelle hiérarchie dans la rémunération. L'intérêt des assurés sociaux doit être central. L'inscription dans la convention d'un accord de dépassement limité pris en charge pas les complémentaires reviendrait à reconnaître comme normal le principe de non respect des tarifs opposables.

- Par ailleurs, toute diminution de cotisation au régime social des indépendants et de prise en charge des cotisations sociales par l'Assurance maladie doit être conditionnée à un engagement de mission publique donc de respect strict des tarifs de la Sécurité Sociale et de participation aux gardes médicales. Les modalités de contrôle et de sanction doivent revenir à l'Assurance maladie qui conventionne et qui paie. Pour les praticiens hospitaliers, de l'ordre est nécessaire dans le secteur libre, ces professionnels doivent choisir entre bénéficier de la revalorisation de leur retraite intervenue en 2011 ou le secteur libre. Cet avantage social est financé par des fonds sociaux et nécessite une reconnaissance de la collectivité.

23/07/2012

FONCTION PUBLIQUE : CHANGER PAR DES MESURES CONCRETES

Les agents et les missions de la fonction publique ont occupé une place importante dans la conférence sociale des 9 et 10 juillet.

- Le gouvernement veut rompre avec les années Sarkozy, il dit se placer du côté de ceux qui s'emploient pour l'intérêt général. Cette volonté est louable, elle doit permettre une rupture avec l'entreprise de déstructuration des missions de la fonction publique. Au cours de la table ronde de la conférence sociale, la CGT a rappelé son attachement aux garanties statutaires comme condition d'un service publique rendu de manière équitable sur tout le territoire. La poursuite de la suppression des postes dans des ministères est condamnable.

- Des mesures immédiates sont nécessaires tel le dégel du point d'indice, l'abrogation du jour de carence et la volonté de voir s'ouvrir au plus vite des négociations sur des questions qui préoccupent les agents. Plusieurs organisations syndicales ont demandé de voir traiter les missions des services publics, les droits syndicaux, l'égalité hommes-femmes, l'emploi des handicapés, des jeunes peu qualifiés, des seniors, la santé et la sécurité au travail, la prévention des risques psychosociaux, les agents non-titulaires.

- Un débat contradictoire s'impose sur une nouvelle étape de décentralisation et d'autre part, la question des rémunérations, des carrières et des parcours professionnels doit faire l'objet d'un débat approfondi. Il faut apprécier positivement l'engagement du dialogue social et l'abrogation des mesures relatives à la réorientation professionnelle issues de la « loi de mobilité » du 3 août 2009.

- Par ailleurs, le cadre financier très contraint définit par le gouvernement est inacceptable, c'est un frein au développement de l'emploi public, la reconnaissance du travail des agents, leurs légitimes revendications. L'étau financier doit être rompu. La mobilisation des agents avec leurs organisations syndicales sera une condition incontournable pour un réel changement.

12/07/2012

EDEN : LE TRIBUNAL A TRANCHE

Le tribunal de commerce de Troyes a décidé d'attribuer l'offre de reprise du cinéma Eden à la ville de Romilly, unique candidate.

- Guy Allart qui représentait la commune a promis la même tarification, la même programmation et les mêmes animations.Notons que les élus romillons prévoient pour 2012 un déficit de 80 000 euros que notre ville comblera, la promesse du Maire Eric Vuillemin de proposer un cinéma qui coûtera moins cher aux contribuables est déjà envolée... Trois emplois vont faire les frais de l'opération : celui de programmateur, de comptable et de directeur. La ville devra également verser 10 000 euros pour le rachat des biens de l'association et 2 000 euros pour la clientèle créée par l'Eden depuis 1984.

- L'opération séduction de la ville de Romilly-sur-Seine ne fait que masquer sa volonté réelle : la fermeture de l'Eden au bénéfice d'un multiplexe sur la zone commerciale de la Belle-Idée avec son lot de désagréments. Un multiplexe qui ne semble pas viable dans notre bassin de vie et le compromis de vente des terrains pour son installation est repoussé à l'automne... dans le meilleur des cas.

- Suivant l'exemple de ce qui s'est produit dans la région d'Angoulême, il est toujours possible de mettre à mal ces desseins. La commission nationale d'aménagement commerciale a statué sur un projet multiplexe validé par la commission départementale. Le recours contre sa décision a été engagé au niveau national par des professionnels du cinéma. Devant les arguments développés et les fortes mobilisations, le CNAC a émis un avis défavorable à la création du multiplexe. L'exemple est éloquent, le combat continue!

05/07/2012

93 JOURS SANS CINEMA !

L'association de défense du cinéma Eden dénonce les décisions arbitraires dont Romilly est victime.

Petit rappel :
- En septembre 2008,Guy Allart fait voter un projet de pôle ludique sans multiplexe conformément aux engagements pris par le promoteur SORODI lors de l'acquisition du marché de « la Belle-Idée » en 2007. Le 30 octobre 2009, lors d'une réunion publique, Eric Vuillemin affirme : « Serais-je assez fou pour faire un autre cinéma alors que nous allons investir 400 000 euros pour l'Eden ? ». Fin 2010, alors que le promoteur est en échec, Guy Allart présente un nouveau projet de pôle ludique avec un multiplexe qui condamne le cinéma Eden. Dans sa lettre à la population, en février dernier, le maire affirmait être prêt pour reprendre de suite la gestion du cinéma Eden en régie sans préjudice pour les salariés et les Romillons.

Un mobilisation efficace :
- Les 3 000 personnes engagées en faveur du collectif de défense du cinéma Eden, les actions des défenseurs,la menace de saisine de la justice pour non-conformité des décisions prises ont mis provisoirement en échec la construction du multiplexe.

Un cinéma fermé :
- Alors que l'activité du cinéma Eden est exemplaire, la gestion saine, que l'année 2012 est commencée, le Maire de Romilly annonce la suppression de la subvention à l'association qui le dirige, pourtant indispensable pour la continuité de l'activité cinématographique dans notre ville. Cinéma fermé le 3 avril, licenciement probable du personnel,la responsabilité de M. Vuillemin est lourde. Si nous pouvons admettre la volonté d'une commune de reprendre la gestion d'un cinéma public en régie directe, le projet ne tient pas pour Romilly. Si ce mode est plus efficace, pourquoi Eric Vuillmin ne l'a pas fait plus tôt ?

- Le motif de cette reprise n'est pas l'intérêt des Romillons, ni les prétendues économies annoncées en supprimant déjà 3 emplois. C'est une belle « entourloupe »  pour faire passer le multiplexe et les préjudices pour la population. C'est aussi faire rentrer comme programmateur le futur gestionnaire du multiplexe s'il se fait éventuellement.

Une « délocalisation » pour éviter la justice :
- Dans l'espoir d'échapper à des poursuites judiciaires et pour dédouaner SORODI de sa tromperie, Guy Allart vient de faire adopter un nouveau projet de pôle ludique avec un multiplexe en changeant les zones de réalisation. Ce sont des méthodes indignes d'élus de la République.

LES ADMINISTRES DOIVENT ÊTRE RESPECTES , LES ENGAGEMENTS TENUS, LE MULTIPLEXE DOIT ÊTRE ABANDONNE, LE CINEMA EDEN DU CENTRE-VILLE AU SERVICE DE TOUTE LA POPULATION DOIT VIVRE.

LE 10 JUILLET A 18H30 A LA SALLE DES FÊTES DE GELANNES SE TIENDRA UNE REUNION DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES, L'ASSOCIATION DE DEFENSE DE L'EDEN INVITE LA POPULATION A VENIR DEMONTRER SA DESAPPROBATION.

01/07/2012

CONSEIL MUNICIPAL DU 28 JUIN (SUITE)

Mignonnette : tout ça pour ça !
- C'était le 10 juin 2010, le conseil municipal de notre ville annonçait la construction d'un nouveau bâtiment sur l'actuel plateau de sport du quartier Mignonnette avec une école élémentaire de 7 classes, une bibliothèque de 965 m2... L'annonce n'a que trop peu été suivie d'effets. D'après les promesses de ce 28 juin, trois classes préfabriquées se trouvant dans un état de vétusté seront remplacées par une construction en dur. Coût total : 462 661 euros. Des sanitaires pourraient y être insérés. Le délai de réalisation serait de 15 mois dont 7 seront consacrés aux travaux. A suivre avec la plus grande vigilance...

Projet de révision du Plan Local d'Urbanisme :
- Ce projet élabore un diagnostic territorial, définit les enjeux pour le territoire, pense l'aménagement et le développement durable, redéfinit les plans de zonage et de servitude. Il revisite l'évolution de Romilly marquée par les pertes d'emplois. Aussi louable soit-il, sa réalisation ne peut s'opérer sans moyens financiers que notre ville ne possède plus. Beaucoup d'intentions sont affichées, notamment l'augmentation de la population par la venue de Franciliens. Comment se réalisera l'aménagement de la RD 619 alors que le Conseil général ne participera aux dépenses que si la ville paie 50% du coût par exemple ? La polarisation sur le site de la Belle-Idée crée une désertification du centre-ville.

- Cette question permit encore à Éric Vuillemin d'épingler l'équipe de son prédécesseur Cartelet qui a failli au niveau de la construction des logements. Alors qu'il en aurait fallu 700 pour maintenir la population, il y en avait 100 de moins en 2008 par rapport à 1999. Nous en compterons d'après lui 7 600 fin juin 2012.

Petites vagues ou grosses turbulences dans la majorité ?
- Il s'agit d'une juste question puisqu'après la démission de C. Rouge de ses fonctions de conseiller municipal délégué à la culture, c'est Dolorès Boutier qui quitte son poste de conseillère municipale. Jack Giroux va pourvoir le siège vacant, alors que les grands projets culturels seront confiés à A. Herskowicz et le reste de ce domaine à M. Bouchut. Quant à A. Petrequin, elle dirigera la question des pistes cyclables. Au total, l'équipe municipale coûtera 175 853 € chaque année aux contribuables de Romilly.

ROMILLY ENDETTEE DE 32 MILLIONS D'EUROS


Un conseil municipal marathon ce 28 juin avec 55 questions pour 4 heures 30 de discussions ! L'adoption du compte administratif de l'exercice 2011 portant sur le budget principal et les budgets annexes était l'un des principaux sujets.

- La ville s'endette toujours puisque le passif est passé de 312 euros par habitant en 2008 à plus de 2300 euros en 2011 (contre 930 de moyenne nationale pour les communes de la même importance). Sans imagination et comme toujours dans ce genre de situation, ce sont sur les charges de fonctionnement et de personnel que les économies sont réalisées. L'autofinancement s'amoindrit, alors, il n'y aura plus d'emprunt d'ici 2014.

- Rappelons que l'en-cours de la dette est passé 19% en 2010 à 31% en 2011, dans le même temps où les tarifs du conservatoire, des cantines et autres augmentaient, et que nous constatons une baisse des services à la population et à la vie associative. Le maire assume pleinement ses choix, il a eu recours à l'emprunt pour investir ! Il a aussi chargé la municipalité Cartelet en assurant que si l'autofinancement de la ville avait chuté, cela était dû aux emprunts toxiques qu'elle avait contractés, avant de dénoncer ceux souscrits sur 40 ans et la pléiade d'intérêts  qu'ils génèrent.

- N'ayant sans doute pas entendu les remarques des conseillers de l'opposition depuis 2008, Eric Vuillemin a semblé découvrir que les finances des collectivités étaient dans une situation difficile avec le gel des dotations de l'Etat et le transfert de charges toujours accentué sans compensation suffisante. Une politique négative menée par Sarkozy et ses différentes équipes que la gauche au pouvoir devra rectifier. Et bien que le patrimoine de la ville représente 40% de son endettement, les habitants risquent de payer très cher les choix politiques de la droite locale.

28/06/2012

CONFERENCE SOCIALE DE JUILLET : BESOIN DE MESURES IMMEDIATES


Le gouvernement organise une conférence sociale en juillet, après des années de politique régressive dans le domaine de l'emploi et du pouvoir d'achat, des services publics, d'atteintes aux libertés syndicales : les attentes des salariés sont grandes.

- 7 thèmes sont retenus : l'emploi, le développement des compétences et la formation tout au long de la vie, les systèmes de rémunération et le pouvoir d'achat, l'égalité professionnelle, le redressement de l'appareil productif, l'avenir des retraites et le financement de la protection sociale, les services publics.

- Des mesures immédiates sont attendues et des changements structurels s'imposent, alors qu'une refonte fiscale est nécessaire. Un véritable contrôle des aides publiques est indispensable au moment où le patronat entend nous enfermer dans un cadre économique incompatible avec le progrès social et le développement humain durable. Il maintient la pression pour baisser le « coût » du travail et continue à licencier.Dans toute l'Europe, les politiques de soumission à la finance ont conduit dans l'impasse, tous les syndicats ont rejeté l'austérité généralisée.

- La conférence sociale doit porter des mesures aptes à relancer notre économie, c'est la condition pour sortir du cadre de la rigueur et faire progresser la protection sociale. Des questions peuvent être traitées rapidement, comme l'égalité salariale hommes-femmes. La loi votée, des sanctions doivent punir ceux qui ne la respectent pas. La démocratie sociale a besoin de moyens, de reconnaissance, conditions d'un dialogue de qualité, utile aux salariés, aux entreprises, au pays. Enfin, l'industrie est un défi majeur, comme les services publics, leur développement doit être porté par l'Etat, c'est de la responsabilité du gouvernement et du Président de la République.

22/06/2012

RETOUR SUR LES LEGISLATIVES


Les élections législatives ont été marquées par une forte abstention. Pour beaucoup d'électeurs, le choix se réduisait au « petit mieux » ou au « moins pire ». Les uns se sont écartés du vote, les autres sont allés vers l'utile, selon des mouvements pendulaires réguliers.

- L'abstention dévalorise ainsi une assemblée où toutes les lois seront soumises, n'est-elle pas l'expression d'une certaine prudence d'un électorat qui craint que les changements espérés ne soient pas au rendez-vous ? Sur le plan national, les législatives auront porté le balancier franchement du côté de la polarisation bipartisane.C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre le résultat du Front de Gauche. Un Front de gauche qui a obtenu près de 20% des voix à Romilly (4,3% de plus qu'aux présidentielles). Si, au final, une fragilisation parlementaire est observée, des éléments encourageants ne doivent pas être occultés ni effacer la campagne et le premier tour de la présidentielle. En retrouvant presque partout le score de François Hollande, les candidats socialistes ont progressé par rapport à 2007.

- Toutefois, le Front de Gauche est une force qui compte, qui mobilise, attire la sympathie, il est accepté comme un aiguillon mais pas encore reconnu comme un recours. Il a donc un ancrage qui aurait pu s'accentuer avec une meilleure médiatisation de certaines propositions (emploi, baisse des coûts financiers des entreprises, nouvelle politique de crédit, pouvoir d'achat), et une campagne nationale plus intense pour les législatives.Le premier tour des présidentielles a interrompu le mouvement d'expulsion du Front de Gauche du cœur des grandes agglomérations qui a pénalisé le PCF dans les dernières décennies. J.L Mélenchon a fait ses meilleurs scores dans les communes de plus de 100 000 habitants et l'épaisseur de son vote augmentait régulièrement avec la taille des communes. Le phénomène est confirmé pour l'essentiel aux législatives. Le Front de Gauche est au-dessus de la moyenne nationale dans les communes de plus de 20 000 habitants.

FORTE BIPOLARISATION
- Si l'UMP espérait une session de rattrapage les 10 et 17 juin, elle n'a pas été obtenue, la droite ne subit pas une déroute toutefois et possède un (trop) solide groupe à l'assemblée. Mais les électeurs ont confirmé leurs choix de la présidentielle. La bipolarisation a favorisé l'UMP et le PS, il s'agit d'un effet de la limitation du mandat présidentiel à 5 ans et la réduction des législatives à un scrutin de confirmation. La réalité politique s'en trouve déformée, phénomène amplifié par l'absence de proportionnelle.

06/06/2012

UN ETE SANS CINEMA ET TOUJOURS DES INQUIETUDES


« Le cinéma Eden restera ouvert jusqu'à la réalisation du futur multiplexe » écrivait Eric Vuillemin en février, avant de promettre devant la presse en avril qu'il ne s'agissait finalement que d'une fermeture de quelques semaines.

- Deux mois plus tard, les propos du maire résonnent au mieux comme un aveu d'incompétence, au pire comme assertion sciemment contraire à la vérité, faite dans l'intention de tromper. Cette situation est un déshonneur pour la seconde ville de l'Aube, le maire et son équipe ont opté pour la politique du pire. Ils en portent l'entière responsabilité alors que le projet de multiplexe sur la zone commerciale de la Belle-Idée demeure en panne. En refusant d'attribuer la subvention de fonctionnement à l'association Eden cette année, monsieur Vuillemin et ses complices au conseil municipal ont étranglé financièrement la structure gestionnaire.

- Ainsi, la liquidation est devenue inévitable et le tribunal de commerce de Troyes a lancé la procédure judiciaire cette semaine. Celle-ci devrait s'orienter en toute logique vers la désignation d'un mandataire afin d'ouvrir la voie à des offres de reprise. Durant ces longues semaines, la ville devra déposer son offre, sera-t-elle la seule ? Enfin, le tribunal se prononcera sur l'une d'entre elles.

- La démarche durera plusieurs mois, Romilly sera donc sans structure cinématographique jusqu'à l'automne dans le meilleur des cas. Cette situation ne devra pas durer car pour préserver son classement « art et essai », tout cinéma doit avoir fonctionné un an au moment de la demande. Et le renouvellement doit s'effectuer au début de l'été 2013... La vigilance s'impose !

02/06/2012

VOTEZ PIERRE MATHIEU !


François Hollande est aujourd'hui face à un vrai désir de changement progressiste. De la composition de la future majorité de gauche à l'Assemblée Nationale dépendra la qualité des lois qui y seront votées.

- Les législatives des 10 et 17 juin doivent permettre de franchir une nouvelle étape dans la marche en avant du Front de Gauche, ce qui sera un atout déterminant. Dans la 3ème circonscription de l'Aube, Pierre Mathieu et son suppléant Joë Triché sont candidats pour faire réussir la gauche afin de porter la voix des citoyennes et des citoyens car il ne saurait question  de gouverner sans le peuple. Ils  sont les représentants d'une force combative à gauche, apte à faire réussir le changement. Ce sont eux qui soutiendront l'idée d'un nouveau partage des richesses, la lutte contre l'égoïsme social qui viole l'intérêt général.

- Pour cela, il est utile que les députés qui votent les lois agissent pour le soutien à l'emploi, sa sécurisation et la formation tout au long de la vie. Un nouveau crédit bancaire sélectif et des pouvoirs nouveaux pour les salariés sont indispensables. La précarité doit être abolie avec l'augmentation des salaires et des retraites, le droit au logement pour tous, des services publics consolidés et étendus. Une autre urgence est de reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers. Il est indispensable de changer les missions de la Banque Centrale européenne et de créer en France un pôle public financier qui agira sur les salaires, l'emploi, et contre les délocalisations et la spéculation.

- D'autre part, la catastrophe écologique remet en cause les conditions mêmes de la vie humaine sur Terre. Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l'épuisement des ressources naturelles sont le résultat de logiques capitalistes du profit à court terme. Il faut préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable créateur d'emplois. Ces objectifs doivent s'appuyer  sur un plan débattu et voté au Parlement, assorti d'une loi de programmation financière.

- Il est aussi impératif que l'Assemblée Nationale disposent de députés en faveur du remboursement à 100% des dépenses de santé, du doublement du budget de la recherche, de la promotion de la culture et des sports, du soutien à l'université, de la valorisation de l'enseignement professionnel, pour le rétablissement de 70 000 postes dans l’Éducation Nationale, du renforcement de la justice, du droit à la retraite à 60 ans à taux plein.
Pierre Mathieu serait un député compétent et combatif capable de faire valoir ces impératifs.

25/05/2012

STOP A FRANCOIS BAROIN !

Le député UMP et ex-ministre du budget, de l'économie, des finances et de l'industrie François Baroin affiche un bilan catastrophique à la fin de son mandat.

- Alors qu'il s'agira d'élire le représentant de la 3ème circonscription de l'Aube les 10 et 17 juin, un rappel de l'action du député s'impose. François Baroin n'a absolument rien fait pour s'opposer aux délocalisations d'entreprises, source de milliers de chômeurs supplémentaires. Dans sa circonscription, le dossier SODIMEDICAL en est un triste exemple. Alors que le plan social est rejeté par tous les jugements des tribunaux, la justice n'est pas appliquée et les salaires ne sont pas versés.

- Avec un cynisme non dissimulé, le maire de Troyes a refusé de voter une aide financière exceptionnelle de soutien aux employés avec sa majorité municipale, ce qui traduit un sens de la solidarité et de l'humanité inexistant. Au cours de sa législature, il n'a fait que soutenir les mesures les plus injustes contre les salariés et les citoyens, organiser la casse du service public (et l'emploi dans ce domaine avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux). Il a également apporté son concours au plan d'austérité qui a mené à la récession, à la crise et développer la précarité.

- En tant que député puis ministre, François Baroin a apporté sa caution à la réforme des retraites, à la hausse de la TVA, la privatisation d'E.D.F, le déremboursement des médicaments, la défense du bouclier fiscal supplanté par la suite par l'allègement de l'impôt sur la fortune, et a fait payer l'impôt à 200 000 foyers modestes supplémentaires alors qu'ils en étaient exonérés. La circonscription à laquelle appartient notre ville doit se mobiliser pour empêcher un nouveau mandat du candidat U.M.P Alors que le changement de Président de la République a soulevé l'espoir d'une nouvelle politique, élire François Baroin serait un frein à la réussite du changement.